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Regard sur Cancun: les pays appauvris du sud ont triomphé en depit de la trahison de Museveni

Par A.R. Lokongo

A la cinquième conférence ministérielle de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) qui s'est tenue à Cancun, une belle station balnéaire du Mexique, du 10 au 14 septembre 2003, les pays appauvris du Sud, avertis, ont exprimé leur ras-le-bol face à une mondialisation qui rend les pauvres plus pauvres et les riches plus riches et dont les États-Unis d'Amerique se contituent comme avant-garde. A Cancun, les masques sont tombés! Les pays appauvris du Sud se sont rendus compte que le multilatéralisme commercial que prêche les pays du Nord demeure inconséquente. Ces derniers ne sont pas du tout prêts à ouvrir leurs marchés aux pays appauvris du Sud. En même temps, les pays du Nord veulent favoriser les investissements de leurs multinationales dans les pays appauvris du Sud. Multinationales. Ces multinationales sont souvent militaro-commerciales comme c'est le cas en République Démocratique du Congo, où plus les multinationales d'une trentaine de pays étrangers sont accusées par la Cour Criminelle Internationale de la Haye d'être impliquées dans les actes terroristes et dans le pillage des richesses du Congo.

Face à cet unilatéralisme commercial voilé ˆ qui se traduit par la non-acceptation par les pays du Nord de reduire drastiquement leurs subsides qu'ils versent à leurs fermiers pour soutenir leurs exportations agricoles - dont le coton américain et un meilleur accès à leurs marchés, les pays appauvris du Sud, 148 au total (La chine, le Brésil et l'Inde y compris) n'avaient pas de choix que de tenir à leur revendiacation: suppression totale des subventions agricoles par les pays du Nord à leurs fermiers afin d'innonder le Sud avec les produits agricoles du Nord; l'ouverture des marchés du Nord aux produits agricoles du Sud ainsi que la nécessité de nouvelles règles du jeux en matière de politiques commerciales. Et parceque les pays du Nord ont réfusé d'obtempérer, et bien Cancun s'est soldé par un échec. Les pays appauvris du sud se sont finalement imposés, laissant les pays du Nord à la défensive ˆ pour la prémière fois.

Hélas, cet échec a choqué les pays du Nord qui comptaient sur certains de leurs laquins du Sud, plus particulièrement le Président Ougandais Yoweri Kaguta Museveni, pour maintenir la «Désorganisation Mondiale du Commerce (DMC)». En effet, selon The Monitor, un quotidien indépendant Ougandais dans son édition du 15 septembre 2003, Museveni a instruit - par écrit - la délégation Ougandaise, dirigée par le Professeur Edward Rugumayo, Ministre du Commerce et de l'Industrie, de soutenir coûte que coûte la position des États-Unis dans toutes les discussions sur tous les sujets qui seront évoqués à Cancun, même si ça irait à l'encontre de la position qu'adopterait les pays membres de l'Union Africaine, de l'ACP, ou les pays en voie de development en général. Ces derniers ont accusé l'Ouganda de trahison.

Toujours selon The Monitor, la lettre de Museveni a été composée par Rosa Whitaker, anciènne Sécrétaire d'État Adjointe chargée du Commerce avec l'Afrique. Museveni ne devait que signer la lettre, d'après les instructions de l'Américaine. Dans cette lettre, datée 6 Septembre et qui a été librement circulée par e-mail à Cancun, Museveni a accusé l'Inde et le Brésil de semer la confusion. Face à la ménace et au chantange brandis par le Pays de l'Oncle Sam qui ménacait de rétirer son aide à certains pays appauvris du Sud têtus, seule la délégation Kenyane a jété l'éponge et soutenu la position Museveniènne. Mais la trahison de Museveni a tellement infurié les pays membres de l'Union Africaine, de l'ACP, ou les pays en voie de development en général, que la délégation Ougandaise, visiblement désolée et embarassée, a été contrainte de quitter Cancun immédiatement et plutôt que prevu.

The Monitor a rappelé qu'à la quatrième conférence ministérielle de l'OMC, qui s'est tenue en 2001 à Doha, au Qatar, Museveni, sous l'instigation de Robert Zoellick, le Réprésentant Américain au Commerce, qui l'a contacté par e-mail, a du rappeler de Génève, son ambassadeur et Réprésentant au Commerce Nathan Irumba, accusé par Zoellick d'être «un obstacle à la bonne tenue de la conférence». Tout ce que les Américains lui commandent de faire, l'homme fort de Kampala l'éxécute immédiatement sans scrupules, même s'il faut envahir, agresser et piller le Congo. A l'instar de Mobutu, le lèche-bottisme et la corruption sont devenues une seconde nature chez le Président Ougandais Yoweri Kaguta Museveni, le parrain du MLC de Jean Pierre Bemba, le co-parrain de l'UPC de Thomas Lubanga ensemble avec Paul Kagame, ainsi plusieures autres rébellionnettes en République Démocratique du Congo.

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