Ahmed Saadat (Front populaire de libération de la Palestine)
parle depuis sa prison de Jéricho
Ahmed Saadat a été élu par le comité central
du FPLP (1) en tant que successeur d'Abu Ali Mustafa, assassiné
en août 2001 par les Israéliens. En janvier 2002, sous la
pression des Etats-Unis et d'Israël, l'autorité palestinienne
a arrêté Ahmed Saadat et quatre autres membres du FPLP pour
ce meurtre. Ensuite, en échange de la levée de l'occupation
militaire du quartier général de Yasser Arafat, l'Autorité
palestinienne a cédé à l'exigence israélienne
de les transférer dans une prison à Jéricho. Celle-ci,
supervisée par l'Autorité palestinienne, est surveillée
par des militaires américains et britanniques. Du fond de sa prison,
Ahmed Saadat, le numéro un du Front populaire de libération
de la Palestine (FPLP), a donné une interview dans laquelle il
retrace les grandes lignes de la résistance palestinienne aujourd'hui.
Article publié par Fight Back!, publication de Freedom
Road Socialist Organization, USA
20-05-2003
Identité
Nom: Ahmed Saadat
Nationalité: Palestinien, en prison à
Jéricho depuis plus d'un an
Fonction: secrétaire général du
FPLP (Front populaire de libération de la Palestine)
depuis fin 2001
Curriculum: membre du mouvement des étudiants
du FPLP en 1967, membre du FPLP depuis 1969, il a passé au total
dix ans dans les prisons israéliennes.
Quand et comment avez-vous adhéré au FPLP? Pourquoi
vouliez-vous devenir membre d'une organisation révolutionnaire?
Ahmed Saadat. Ma vie a commencé en réalité
avec la résistance nationale en 1967, lorsque Israël a occupé
la Cisjordanie et la bande de Gaza. Je me suis affilié au syndicat
des étudiants qui était dirigé par le FPLP. En 1969,
je suis devenu officiellement membre du FPLP. Ma motivation? La lutte
contre l'occupation sioniste. Les milieux de résistance palestiniens
étaient très influencés à l'époque
par les idées nationalistes de Nasser, ce qui a orienté
mon choix vers le FPLP plutôt que vers une autre organisation.
Mais c'est aussi ma classe sociale qui a orienté mon choix: j'étais
un réfugié, je subissais les conséquences de la Nakba,
la catastrophe palestinienne (l'expulsion de 750.000 Palestiniens lors
de la création de l'Etat israélien), et j'étais le
fils d'un ouvrier pauvre. J'étais donc attiré par les idées
du socialisme et du marxisme que défendait le FPLP. Ce courant
constituait un progrès dans le mouvement nationaliste arabe. C'était
la conséquence de la guerre de 1967 lors de laquelle Israël
a écrasé la bourgeoisie nationaliste arabe.
Le temps passé en prison, pendant les premières années
de mon activité politique, m'a également conforté
dans mon choix pour le marxisme et mon engagement au sein du FPLP et du
mouvement nationaliste.
Vous êtes depuis plus d'un an en prison à Jéricho.
La Cour suprême palestinienne a jugé que votre arrestation
était illégale en droit palestinien. Pourquoi l'Autorité
palestinienne refuse-t-elle dès lors de vous libérer ainsi
que vos camarades?
Ahmed Saadat. Puisque l'Accord de Jéricho (2) nous a placé
sous le contrôle d'Israël, des Etats-Unis, de l'Autorité
palestinienne et de la Grande-Bretagne, la seule manière d'obtenir
notre libération est de dénoncer cet accord. L'Autorité
palestinienne n'est pas en mesure de le faire, surtout depuis l'invasion
de la Cisjordanie en avril dernier et depuis le siège du quartier
général d'Arafat. Pour l'instant, l'Autorité palestinienne
cède à toutes les exigences israéliennes et américaines.
Elle estime que l'Accord de Jéricho est plus important pour Israël
et pour les Etats-Unis que la désignation d'un premier ministre
ou d'un nouveau ministre des Finances ou de l'Intérieur. Notre
libération nécessite donc une attitude ferme de la part
des Palestiniens. Ceux-ci doivent cesser de plier devant les exigences
des Israéliens qui bénéficient du soutien des Américains.
La question de notre libération est donc très difficile
et ne dépend pas uniquement de l'Autorité palestinienne.
Mais les affirmations de cette dernière selon lesquelles elle nous
maintiendrait en prison pour notre propre sécurité sont
dépourvues de tout sens et ne servent qu'à justifier sa
docilité et sa soumission vis-à-vis des exigences israéliennes.
L'occupation de l'Irak correspond aux efforts américains
tendant à dominer l'ensemble du monde arabe. Comment la situation
en Irak influe-t-elle sur le aspirations palestiniennes de libération
nationale et d'indépendance?
Ahmed Saadat. Colin Powell a expliqué que les plans américains
pour la région arabe consistaient ni plus ni moins à redessiner
la carte politique en fonction des intérêts américains.
En outre, le contrôle des réserves pétrolières
de cette région est crucial pour le contrôle américain
du monde entier et donc pour la vision américaine de l'ordre mondial
dans ce stade de l'impérialisme. Le 11 septembre a permis de mettre
ce plan en œuvre.
Bien que la couverture politique et le soutien international apporté
à Sharon et à la guerre criminelle d'Israël contre
le peuple palestinien constituaient le premier pas dans la réalisation
de ce plan, l'objectif principal a toujours été l'Irak.
La formule de Powell a donné un cadre politique au plan, révélant
le programme américain de «démocratiser» la
région arabe, de «protéger les droits de l'homme»
dans l'ensemble du Moyen-Orient et surtout dans le monde arabe.
Le plan impérialiste américain n'est pas uniquement basé
sur la force politique, économique ou militaire. Les Etats-Unis
veulent également contrôler et redessiner la région
sur le plan culturel et idéologique, avec la collaboration d'Israël,
en vue d'assurer leurs intérêts impérialistes à
long terme.
Les deux dirigeants principaux du FPLP sont en prison. Beaucoup
d'autres membres du comité central et du bureau politique mais
également des cadres intermédiaires ont été
arrêtés et même assassinés. Pourquoi le FPLP
est-il une si grande menace aux yeux d'Israël et pourquoi l'opinion
publique entend-elle si peu parler du FPLP contrairement aux informations
diffusées sur le Hamas, le Jihad et le Fatah?
Ahmed Saadat. Nous en connaissons les raisons par les témoignages
de responsables du service de sécurité israélien,
la Shabak, et de journalistes qui collaborent avec lui. Dans les années
80 et pendant la première Intifada de 1987 à 1993, les Israéliens
ont découvert que le FPLP était une organisation forte et
constante, disposant de bases idéologiques solides. Ils ne sont
pas parvenus à découvrir les activités clandestines
du FPLP, ni à briser la volonté de ses cadres et de ses
membres, malgré les méthodes d'interrogatoire brutales et
illégales. Le FPLP dispose également d'une structure organisationnelle
dynamique, capable de se transformer rapidement en fonction des circonstances.
Abu
Ali Mustafa, secrétaire-générale du FPLP,
a été assassiné par les Israëliens, le 27 août
2001.
Suite aux attaques incessantes des Israéliens contre le FPLP,
surtout de 1991 à 1995, et à la crise financière
sévère que nous avions à affronter au début
de 1994, la Shabak croyait que notre organisation était moribonde.
Ils ont donc été surpris par la reconstruction de notre
appareil de résistance après notre 6e congrès et
par la progression rapide de l'Intifada dès septembre 2000.
Cette surprise explique pourquoi la première tentative d'assassinat
perpétrée par les Israéliens contre le FPLP visait
Abu Ali Mustafa. Ils présumaient que l'assassinat d'Abu Ali permettrait
d'en finir avec le FPLP. Mais le FPLP a réagi en assassinant le
raciste Rehevam Ze'evi, un chef de cabinet de Sharon.
La plupart des actions du FPLP ne sont pas relatées par les médias,
mais la Shabak les connaît d'autant mieux. Les médias se
concentrent sur la rivalité entre l'Autorité palestinienne
et les forces islamistes. Ils nous ignorent, ce qui n'est pas le cas de
l'ennemi. Même si nous ne détenons pas de pouvoir politique
dans la région et que nous nous limitons à soutenir la population
locale de pauvres et de travailleurs, nos actions et notre rôle
politique est reconnu dans toute la région.
Le FPLP a-t-il élaboré un programme politique spécifique
en fonction de la situation objective de l'Intifada?
Ahmed Saadat. Pour le FPLP, l'Intifada actuelle est une initiative
populaire, une réaction prévisible à la crise après
les accords d'Oslo et les autres négociations basées sur
ces accords. Les accords n'ont pas survécu au sommet de Camp David
(3), ce qui a permis de relancer l'alternative de la résistance
populaire.
L'Intifada ne reflétait pas seulement les contradictions internes
des accords d'Oslo (4) et l'incapacité de résoudre le conflit,
la nécessité s'était également manifestée
de réorganiser les structures palestiniennes internes et de remettre
en question le leadership palestinien, en s'interrogeant sur les objectifs
de la résistance politique. Cette résistance est le résultat
du rétablissement du rôle de la légalité internationale
et du rétablissement des Nations unies comme cadre de référence
au lieu d'accepter la "paix négociée" des Américains.
L'Intifada veut que les institutions internationales jouent à nouveau
un rôle dans le processus politique en tant qu'organismes responsables
du respect des résolutions et de la législation internationale
dans le conflit israélo-arabe. Le FPLP soutient l'Intifada qui
vise à renforcer les structures dirigeantes palestiniennes en leur
adjoignant des structures populaires: tant des comités populaires
qui créent des institutions locales dans les villes, les villages,
les quartiers et les camps de réfugiés, que des médias
qui diffusent le message politique selon lequel la résistance est
justifiée et légitime et qui dénonce les pratiques
criminelles des Israéliens qui violent les droits de l'homme et
la législation internationale.
Par ailleurs, grâce à l'Intifada, des réseaux de solidarité
populaire se développent partout, parmi les arabes et dans le monde
entier, revendiquant le respect des droits nationaux justifiés
du peuple palestinien.
Le soutien populaire arabe et international, permet à l'Intifada
de mettre l'ennemi sous pression et de nous faire progresser vers nos
objectifs nationaux. Mais l'Autorité palestinienne bourgeoise ne
les a jamais mis à son agenda. Elle partageait ses efforts entre
la résistance et les négociations basées sur l'ancien
cadre de référence (les accords d'Oslo). Ceci a conduit
à une situation de schizophrénie politique. Ce double langage
de l'Autorité palestinienne — orienté, d'une
part, vers l'Intifada et la résistance et, d'autre part, vers Israël —
a affaibli l'Intifada, surtout lorsque l'Autorité palestinienne
a commencé à qualifier certains aspects de la résistance
comme des actes terroristes qu'il fallait condamner et combattre.
La solidarité avec la lutte palestinienne reste très
forte parmi les masses arabes, mais la plupart des gouvernements arabes
n'ont pas adopté une attitude catégorique contre Israël
et contre le soutien qu'apportent les Etats-Unis aux Israéliens.
Le FPLP continue de déclarer que la liberté palestinienne
et la liberté arabe sont indissociables. Quel soutien faut-il espérer
des masses arabes dans la lutte contre l'occupation actuelle, à
l'heure ou la répression exercée par leur gouvernement est
si sévère?
Ahmed Saadat. Il existe une unité entre la nation arabe
et la nation palestinienne sur base des intérêts communs
du peuple arabe, du besoin collectif de sécurité, de progrès
social, de développement, de justice sociale. Mais ces intérêts
et ces objectifs ne peuvent pas se traduire en actes en l'absence d'instruments
politiques susceptibles de stimuler l'action du peuple et de l'unifier
dans un centre arabe.
Les différents courants et partis nationaux arabes ne disposent
pas de programmes qui orientent les luttes dans chaque pays arabe spécifique
vers la lutte nationale arabe. Au contraire, la lutte des partis nationalistes
dans chaque pays reste axée sur les revendications locales qui
les empêchent de s'engager pour l'intérêt général
du monde arabe. C'est la raison pour laquelle le soutien des peuples arabes
à l'Intifada et leurs protestations contre la guerre en Irak restent
si limités. Les instruments nationalistes — la Conférence
nationale arabe, divers partis nationalistes arabes et la Conférence
arabo-islamique — n'ont pas d'agenda qui relie les revendications
locales dans chaque pays aux revendications générales du
monde arabe.
Puisque l'occupation militaire américaine de l'Irak constitue un
point essentiel dans l'attaque contre la libération arabe et palestinienne,
il est d'autant plus important de revoir les mécanismes, les agendas
et les méthodes des mouvements populaires arabes nationaux pour
arriver à la défense des intérêts nationaux:
l'indépendance, l'autodétermination, la culture et les matières
premières. Il faut par ailleurs reconnaître le lien dialectique
entre la lutte populaire nationale et la lutte internationale.
La globalisation américaine de la guerre a créé les
conditions pour son antithèse - la globalisation de la lutte populaire.
En premier lieu, au niveau tactique et direct: les Etats-Unis se moquent
de la volonté et des institutions internationales et ils violent
la législation internationale par la guerre en Irak; ceci a créé
une sorte de «front du refus», de pays qui s'opposaient à
la guerre et qui se coalisaient pour défendre les Nations unies.
Cela a créé un espace «officiel» pour s'opposer
à la guerre et à l'occupation illégales de l'Irak.
Deuxièmement, au niveau stratégique, à long terme :
dès avant la guerre en Irak, la résistance populaire (les
antiglobalistes) contre l'impérialisme et sa politique à
l'égard des pays pauvres s'était considérablement
intensifiée. Le mouvement populaire dans les pays arabes et dans
le monde entier constitue le fondement stratégique de la lutte
contre l'impérialisme. Il doit s'adapter aux circonstances nouvelles
et corriger son agenda pour combattre l'impérialisme local et global.
C'est ce mouvement de masse qui aidera le plus le mouvement palestinien.
La vision du FPLP pour toute la Palestine comprend aussi une
société libre de tout contrôle exercé par les
classes capitalistes dominantes d'Israël et par l'Autorité
palestinienne. Vous soulignez également que la paix n'est pas possible
sans l'application du droit au retour des réfugiés palestiniens.
Quel système politique faudra-t-il dès lors instituer dès
le retour des réfugiés et dès la fin de l'occupation
israélienne? Et quel sera le rôle du FPLP et des classes
palestiniennes opprimées dans un tel Etat?
Ahmed Saadat. Le droit au retour des réfugiés palestiniens
est un droit légitime et essentiel des Palestiniens. C'est l'élément
le plus important de la libération palestinienne. Si le FPLP y
accorde tellement d'importance, cela correspond totalement à l'agenda
national palestinien approuvé à maintes reprises par le
Conseil national palestinien.
Le droit au retour n'est ni une réaction émotive, ni un
droit légal abstrait, ni un chauvinisme de droite. Au contraire,
c'est une revendication réaliste qui constitue la seule base pour
une paix durable.
Contrairement à ce que prétendent certains intellectuels
et académiciens, le fait de persister à revendiquer le droit
au retour n'est nullement une attitude maladroite qui ne tiendrait pas
compte de la réalité politique et du rapport des forces
locales et internationales. Au contraire, le maintien du droit au retour
est inhérent à l'analyse scientifique et objective de la
lutte historique entre le mouvement de libération nationale palestinien
et le mouvement sioniste colonial. Toute solution qui nie le droit au
retour comme base d'une paix durable entre les palestiniens et les colons
juifs qui ont expulsé le peuple palestinien et colonisé
la terre palestinienne, pourra peut-être amener de brèves
période de calme et de tranquillité, mais n'éliminera
pas les éléments objectifs du conflit entre notre peuple
et le mouvement sioniste.
C'est la raison pour laquelle l'application des résolutions et
des lois internationales sur le droit au retour pourra constituer une
première étape et jeter les bases d'une paix permanente
et mettre un terme au conflit en Palestine et dans la région. Ce
droit, qui est l'essence de la question palestinienne, forme le pont vers
une solution démocratique globale du conflit entre les colons juifs
et le peuple palestinien.
Certains argumentent que la réalité actuelle nous oblige
à nous orienter vers deux Etats - un Etat israélien à
côté d'un Etat palestinien, basé sur les frontières
d'avant 1967. Il est évident qu'une telle solution nie le droit
au retour, ou le remplace par des mesures de dédommagement. Le
FPLP estime qu'imposer une telle solution au peuple palestinien ne pourra
pas arrêter le conflit, parce que les faits et la réalité
contredisent une telle solution. Deux Etats, une solution basée
sur la conception raciste d'un «Etat national juif homogène»
nie le fait que plus de 1,3 million de Palestiniens (20% de toute la population)
vivent à l'intérieur d'Israël. Dans ce cas, les causes
du conflit subsisteront à l'intérieur d'Israël. Un
solution basée sur deux Etats est un mythe.
Comme tout autre peuple, notre peuple aspire à une société
démocratique et libre. Cet Etat démocratique, l'unique forme
d'Etat qui puisse garantir une développement social et économique,
ne peut être dirigé ou dominé par la bourgeoisie parasitaire
et compradore (qui collabore avec l'impérialisme, ndlr), mais par
l'unité entre des forces populaires partageant les mêmes
intérêts structurels: indépendance nationale, retour
au pays, démocratie populaire et développement économique.
C'est la vision du FPLP et celle du mouvement démocratique de libération
nationale.
Notes
(1) Le Front populaire de libération de la Palestine,
qui est la deuxième formation politique en importance au sein de
l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), a été
fondé en 1968 par George Habash et d'autres dirigeants du mouvement
nationaliste arabe. Le FPLP a toujours été en première
ligne dans la lutte politique et armée pour la libération
de la Palestine, pour le droit au retour des réfugiés et
pour l'arrêt de l'occupation militaire illégale de la Palestine
par Israël.
(2) Selon l'Accord de Jéricho datant de 1994, Israël
devait se retirer de la bande de Gaza et de la ville de Jéricho
en Cisjordanie et transférer ces zones à l'autorité
palestinienne.
(3) L'accord de Camp David (juillet 2000) : Barak et Clinton ont fait
une offre généreuse à Arafat. Mais à cause
de certaines ambiguïtés, comme le contrôle de la vallée
jordanienne et le statut des colonies juives, la perte effective de Jérusalem
pour les Palestiniens et l'absence totale d'un début de solution
pour les réfugiés, Arafat n'aurait pu accepter ce «
généreux accord » sans risquer sa propre vie.
(4) Les accords d'Oslo ont été signés entre le dirigeant
de l'OLP Arafat et le premier ministre israélien Rabin, qui a été
assassiné plus tard. - Oslo I en 1993 et Oslo II en 1995. Ils étaient
le résultat de négociations secrètes à Oslo,
mais elles ont été signés à Washington. Elles
prévoient une autonomie palestinienne sur 6 villes et 400 villages,
mais elles divisent la Cisjordanie et la bande de Gaza en zones A, B et
C. Seulement dans les zones A, l'Autorité palestinienne exerce
un certain contrôle. Dans les zones B, Israël maintient son
pouvoir militaire et les zones C sont entièrement contrôlées
par Israël. Les accords d'Oslo ne soufflent mot du droit au retour
des réfugiés palestiniens.
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