Robert Mugabe a raison:
Le Zimbabwe tout comme le Congo ne se laisseront pas faire!
Par A.R. Lokongo,
9 decembre 2003
Où se décide
le sort de l'Afrique? Pour repondre à cette question, des hommes
courageux qui ont opté pour l'indépendence totale (politique
et économique) et l'auto-determination des peuples Africains
ont payé de leurs vies: Patrice Lumumba, Laurent Désiré
Kabila, Thomas Sankara, Kwame Nkrumah et tant d'autres.
Que le Premier Ministre Tony Blair fidèle au pricipe de ses ancêtres
de «diviser pour mieux regner» exerce des pressions sur
Thabo Mbeki et Obasanjo pour que le Zimbabwe demeure suspendu définitivement
du Commonwealth, une vestige de l'empire britannique, disons l'emprise
britannique sur ses anciènnes colonies et ces derniers obtempèrent,
prouve que l'Afrique est loin de s'affrranchir de la tutelle occidentale.
Tony Blair à même retarder son retour de Londres de plusieures
heures pour tordre le bras de Mbeki qui a osé resisté.
A la fin de compte, ce dernier a obtempéré et le Commonwealth
a opté pour la continuation de la suspension du Zimbabwe jusqu'à
ce que Robert Mugabe reponde à certains critères avant
que son pays soit readmi. Le Commonwealth est animé d'une mentalité
raciste car il ne traite pas les pays Africains comme partenaires égales
à part entière. Elle est devenue donc anachronique!
Le critère pricipal consiste à ce que Robert Mugabe dialogue
avec l'opposition incarnée par Morgan Tsvangirai, leader du MDC,
un parti créee de toute hate et de toutes pièces par les
fermiers blancs et soutenu par les gouvernements et grands argentiers
américains et britanniques. Après seulement «huit
mois d'existence», le MDC a failli gagner les dernières
élections présidentiellles au Zimbabwe grâce à
une campagne électorale directement financée par Londres
à travers son «Westminster Foundation».
Notez bien, «huit mois d'existence!». Mais le peuple Zimbabwéen
ne pouvait se laisser intimider ni sa laisser dupé. Il a re-elu
Robert Mugabe. Les parrains du MDC, déçus et confondus
ont choisi de diaboliser Mugabe, l'accusant d'avoir truqué les
élections.
Robert Mugabe, comme l'a fait Laurent Désiré Kabila, refuse
à juste titre de traiter avec ceux qui, privés du soutien
de l'exterieur, ne representent absolument rien devant le peuple et
y voit dans l'insinuation des États-Unis et de la Grande Bretagne
à travers le «Commonwealth» - qui signifie ironiquement
un trousseau commun - un racisme aberrant non seulement dont est victime
non seulement le Zimbabwe mais toute l'Afrique à l'oocurrence.
Malgré certaines imperfections, Robert Mugabe, après avoir
attendu pendant 20 ans pour ne pas envenimer la situation en Afrique
du Sud voisine et pour que Londres finance la réforme agraire
selon les accords signés à Lancaster House, Londres, avant
l'accession du Zimbabwe à la souverainété nationale
- Claire Short lui a signifié par écrit que le Gouvernement
de Tony Blair ne va pas financer la reforme agraire - a pri la situation
en main pour regler définitivement l'injustice coloniale et remettre
les terres à leurs propriétaires legitimes: les noirs
Africains du Zimbabwe. En vrai panafricain, Robert Mugabe n'a pas hesité
d'intervenir militairellement au Congo, assujeti à une agression
barbare de la part de la coalition anglo-americano-rwando-ougando-burundaise.
Voici pourquoi les pays blancs membres du Commonwealth gardent une «vendetta»
contre Robert Mugabe.
Notons que de retour à Londres, Tony Blair a mi la toque du vainqueur
en acceuillant l'equipe nationale de Rugby qui vient de gagner la coupe
du monde en Australie, un pays occupé par les descendants des
prisoniers criminels et terroristes britanniques bannis là bas
par la justice de leur royaume. Il a même déclaré
que «le Zimbabwe ne peut pas tenir longtemps sans le Commonwealth!»,
et que Robert Mugabe sera améné à «regretter»
ce geste, a ajouté son ministre des affaires étrangères
Jack Straw à partir de Bruxelles. ÇA C'EST UNE MENACE
DE GUERRE. C'est aussi une façon de dire que l'Afrique ne peut
pas tenir sans «l'aide» occidentale.
Quel défi pour l'Afrique toute entière? Comprenne qui
peut!
Mais qui est le vrai vainqueur dans cette affaire? Ce n'est pas Robert
Mugabe en tant qu'individu, mais le peuple Zimbabwéen dans tout
son ensemble qui soutien sa décision souveraine de refuser le
dictat de Londres et de retirer le Zimbabwe du Commonwealth. Après
tout, le Zimbabwe n'est pas une province de la Grande Bretagne pareil
à l'Irlande du Nord (...), ni une filiale du FMI et de la Banque
Mondiale. Rappellons que le FMI a déjà initié les
procedures pour expulser le Zimbabwe parmi ses rangs! Voyez que la Banque
Mondiale, le FMI, les Églises, les ONG et les organisations des
droits de l'homme travaillent ensemble pour appliquer la politique étrangères
des pays les plus puissants de la planète, les États-Unis
et la Grande Bretagne.
La décision de Robert Mugabe est salutaire pour toute l'Afrique,
une Afrique déjà subjuguée par les mêmes
forces qui l'ont extorquée de ses resources naturelles, minérales
et humaines dépuis le 15eme siècle jusqu'à nos
jours. L'agression barbare dont est assujetti le Congo de Patrice Lumumba,
de Laurent Désiré Kabila et de Pierre Mulele reste une
preuve éloquente.
Dans la vie nationale de chaque pays il faut faire un choix, coûte
que coûte: ou bien se soumettre au dictat des impérialistes
qui ne nous veulent pas du bien, ou bien prendre son propre destin en
main. Mugabe a choisi le dernier, fort du soutien de son peuple et a
révélé par là le lèche-bottisme de
certains dirigeants Africains. Mais le Zimbabwe tout comme le Congo
ne se laisseront pas faire.
Les déclarations suivantes du Président Robert Mugabe
demeurent pertinentes pour l'Afrique en générale et pour
la République Démocratique du Congo en particulier:
«S'il faut vendre notre souverainété pour être
re-admi au Commonwealth, et bien, nous allons dire aurevoir au Commonwealth,
et peut être que maintenant il est temps pour nous de dire aurevoir
au Commonwealth.»
Robert Mugabe a critiqué certains leaders Africains pour ne pas
defendre la souverainété et la solidarité africaine:
«IL y a en d'autres qui veulent s'excuser pour être nationalistes,
qui ont peur d'être Africains, hesitent à exprimer leur
solidarité avec nous, et redoutent d'être le guardien de
son frère Africain clairement ménancé. Ils permettent
aux neo-colonialistes et aux neo-impérialistes de nous amener
à nous excuser pour avoir poursuivi nos intérêts
légitimes, pour vouloir être maitres de notre propre destin».
«Le temps est venu pour que l'Afrique traite avec le reste du
monde comme un partenaire puissant et sur base des pricipes égalitaire;
comme un continent doté de beaucoup de richesses naturelles abondantes,
et d'un peuple ingénieux. L'Afrique a besoin de s'unir sur un
objectif commun à suivre, sur une vison claire pour reclamer
sa dignité, sa fierté et sa place dans le concert des
nations. C'est ridicule que l'unité du continent Africain est
directement perçue comme irréaliste et irrealisable parce
qu'on nous perçoit toujours comme un peuple faible, incapable
et servile, ce qui va necessairment coûter à l'Afrique
son âme, sa dignité au profit des puissances dominatrices
qui l'ont maintenue en esclavage pour une si longue durée!»
«Nous existons comme créatures du Dieu tout puissant, créees
à son image. Nous ne sommes pas issus d'une faveur ou d'une initiative
génereuse et procreative de l'Occident. Nous ne sommes pas crées
par la seule volonté des États-Unis, et de la Grande Bretagne.
Nous sommes crées par l'Afrique, pour l'Afrique. Nous sommes
Africains et nous ne cherchons pas à appartenir à une
autre race ou à un autre peuple. Nous avons un destin bien different
de celui des autres peuples, un destin Africain!»
«L'Afrique est assez mature et capable de se tenir sur ses propres
pieds dans un monde brutale et unipolaire dirigé par la volonté
aggressive et unilatérale du plus puissant. Le continent Africain
doit developer ses propres priorités et defendre ses propres
principes fondamentaux.
«Le Zimbabwe a, à sa façon, défini et elargi
la définition et les paramètres de la révolution
Africaine en s'embarquant dans un programme de reforme agraire. A travers
notre programme de reforme agraire, nous avons hissé haut l'étendard
de la seconde lutte que doit mener l'Afrique: la lutte pour son émancipation
économique. C'est ça le fond de la seconde révolution
africaine, voire même de la renaissance [NDRL: Thabo Mbeki doit
prendre ça au serieux] du continent».
S'addressant au 56eme Congrès du Commité Central de son
parti, le Zanu-PF, Robert Mugabe a fustigé les attitudes opportunistes
parmi certains cadres qui causent la division au sein du parti.
«Il est question de notre comportement et de notre intégrité
parmi les masses. Les masses nous perçoivent-elles comme vrai
dirigeants ou comme des gens corrompus deviés des toutes normes
et des principes de notre révolution?»
«Certains cadres sont devenus chercheurs d'argent. Faire l'argent,
faire l'argent, gagner beaucoup plus d'argent par tous les moyens es
t devenu leur but ultime! Acquerir plus d'argent que les autres, chercher
à misapproprier les autres de leurs terres et jaloux de ce que
les autres possèdent. Les langues commencent à se delier
parmi les masses parcequ'elles voient ce qui se passe. Ceux parmi nous
qui s'adonnent à de telles pratiques, pourquoi pas changer? Qui
parmi nous sont entrain d'amener notre parti à être isolé
et évité? Allons-nous comme les héros de notre
révolution nous tenir au dessus des machinations par lesquelles
les forces externes visent à nous affaiblir, à nous diviser?
Le parti occupe une place centrale dans la vie de notre peuple. Il est
impératif qu'il amène le gouvernement à rendre
compte au peuple et à trouver des solutions adéquates
aux problèmes epineux auxquels le peuple fait face.»
«Notre programme de reforme agraire ne doit pas être perçu
comme l'appanage d'une minorité. C'est un un programme nationale
qui vise à vraiment donner un pouvoir économique à
la majorité de notre peuple. Notre desire constant est de proteger
ces terres même pour des générations à venir
qui vont apprendre sur notre programme de reforme agraire à partir
des livres d'histoire.»
«Les principes de l'indépendence, de la souverainété
nationale et de l'auto-determination doivent être bien assimulés
par notre peuple pour qu'il ne se rende pas victime sans le savoir de
l'arrogance, l'avarice d'un Occident vil et ignoble; tout comme de la
soit-disante opposition qui n'est pas une création de notre peuple.
C'est un monstre créee de toutes pièces, que nous avons
maintenant rendu impuissant et vulnerable, malgré le fait qu'il
a été créee pour semer la division, et ainsi perturber
notre paix et notre stabilité, mais surtout pour derailler notre
programme de reforme agraire. C'est une créature sans âme,
sans direction, sans pudeur et sans honte, prête à être
utilisée pour detruire cette liberté rencherie par tous
les vrais Zimbabweens.»
Pour terminer, le Président Robert Mugabe a invité le
peuple à la vigilence car, a-t-il- declaré, «l'ennemi
ne va pas facilement rompre avec sa machination».
Tous ces discours de Mugabe s'appliquent en Afrique en général
et au Congo en particulier.Vive Robert Médard Mugabe. L'agression
contre le Zimbabwe ne passera pas. Le peuple est avec Mugabe. Le Zimbabwe
tout comme le Congo ne vont jamais se laisser faire. Jamais!