Léon Kengo Wa Dondo
continue à insulter le peuple congolais
" Lorsque on assume
une responsabilité, lorsqu'on travaille, il est normal qu'on
se salisse les mains(…) C'est pourquoi Paul Valery a dit : "
Ils ont les mains propres mais ils n'ont pas de mains ", a
déclaré avec une insolence poussée à l'extrême,
le favori des institutions de Bretton Woods sous Mobutu.
Mani Junior Kisui
Bruxelles, le 10 janvier 2004 *
Léon Kengo Wa Dondo
a accordé une
interview, vendredi 05 décembre 2003, au
journaliste Kibambi Shintwa, patron de la télévision commerciale
" Tropicana TV ", une chaîne de télévision
privée de Kinshasa. Dans cet entretien, l'homme dont la rigueur
a généralisé la misère qui effrite le peuple
Congolais, manifeste irrespectueusement son arrogance vis-à-vis
du peuple. Se considérant comme responsable, il rejette toute
culpabilité de son clan et justifie les actions de son entourage
en ces termes : " si ceux qui ont animé ce clan ont
brillé lorsqu'ils avaient des charges publiques, ils ont servi
l'Etat. Ils ne se sont pas servis eux-mêmes ". Parce
que " faire et défaire, c'est toujours travailler. Et
dans notre pays, ce n'est pas le travail qui manque . "
En dernière analyse et quand les choses deviennent sérieuses,
tout observateur attentif peut déjà comprendre pourquoi
Kengo se dit, dans cette interview, étonné par l'accueil
musclé que des populations de Masina et Kimbaseke lui ont réservé
à son retour à Kinshasa. Parce qu'il sera excessivement
grave que cette culture d'intolérance, de violence et de revendications
soit intériorisée par le peuple. Elle s'oppose à
la démocratie que nous souhaitons installer, qui consiste à
tolérer ceux qui créent des richesses par leur labeur
et renforcent la nation d'un côté, et ceux qui pillent
et ruinent la nation de l'autre. Car détruire et construire,
créer la misère populaire et l'absorber ; c'est toujours
travailler. Et dans notre pays, tout le monde doit avoir sa place, car
ce n'est pas le travail qui manque. Il y a ceux qui doivent construire
en faisant des sacrifices comme il doit y avoir ceux qui doivent détruire
et jouir. Pour ne pas perdre ce qui est exceptionnel dans notre pays,
le peuple doit rester sympa et accueillant, le pays doit demeurer prenant.
Erreurs naturelles, pas crimes.
Sans s'en rendre compte, monsieur Kengo dévoile lui-même
que sa rigueur n'en était une. Il ne s'agissait que d'une soumission
complète et sans conditions aux institutions de Bretton Woods.
Car la lettre d'intention que signe chaque gouvernement qui traite avec
les institutions de Bretton Woods est un contrat d'adhésion à
la politique de ces institutions. C'est à prendre ou à
laisser et que l'ensemble du patrimoine du débiteur constitue
le gage de ses créanciers, a expliqué Kengo. Mais pour
amadouer les victimes de cette prostitution criminelle, il présente
la politique de son clan, qui consistait à s'acoquiner tout le
temps avec les institutions de Bretton Woods, comme une simple erreur
inhérente, une faute naturelle inévitable.
A quoi consistait cette erreur inhérente ou faute inévitable
? Elle faute consistait tout simplement, avec toutes les conséquences
que cela a entraîné, à aliéner doublement
la souveraineté du pays selon les propos de Kengo.
D'abord comploter tout le temps contre le peuple avec le FMI, la BM
le Club de Paris, le Club de Londres afin de ruiner le pays. "
On n'élaborait pas le budget seul. Le budget, en programme, est
un budget qui était élaboré avec le FMI. Le Club
de Paris, le Club de Londres se réunissaient pour fixer, en fonction
de ce budget ce qui devait être payé (…)de 83 à
86, nous avons payé plus que ce que nous avons reçu. ",
déclare courageusement le chouchou de la Banque Mondiale.
Deuxièmement, cette erreur consistait à abandonner une
partie importante de la puissance publique aux mains des scélérats
qui spéculaient sur le sort d'un peuple en faisant de sa misère
leur fonds de commerce." lorsque l'Etat confie son pouvoir de battre
la monnaie entre les mains des particuliers, il abandonne une partie
importante de la puissance publique. Ce qui est arrivé, c'est
malheureux. Mais ceux qui ont reçu cette mission du gouvernement
ont multiplié par cinq les billets émis par la Banque
centrale. Un cinquième entrait à la Banque centrale, les
4 cinquièmes circulaient hors de la Banque centrale. Comment
voulez-vous qu'on puisse avec les mêmes mesures maîtriser
l'inflation , maîtriser le taux de change, maîtriser les
prix, les salaires. C'est ça le problème. ", ajoute
avec dédain Léon Kengo Wa Dondo.
Cherchant désespérément une virginité politique
pour récidiver, ce ténor de la grande bourgeoisie compradore,
qui s'est enrichie en bradant le pays aux rapaces de la pire espèce
du capitalisme mondial, maquille ses crimes en erreurs naturelles inévitables.
Il déclare que l'expérience est faite de la somme d'erreurs
avant d'ajouter que " Tout ce qu'on fait sans passion est ennui.
La politique est une passion (…) c'est comme une drogue.(…)
Quand on aime ce qu'on fait, ça devient de la drogue. "
La grande bourgeoisie compradore congolaise et l'impérialisme
nous démontrent, par la bouche de Kengo, ce que signifient la
justice, le droit de l'homme, l'Etat de droit, la liberté, la
tolérance et la démocratie que l'on veut installer au
Congo. La politique de se soumettre totalement et sans condition à
l'impérialisme, de ruiner le pays et d'accumuler des crimes dignes
de dernier supplices contre un peuple est à la fois une expérience
faite de la somme d'erreurs et une passion pour la grande bourgeoisie
compradore congolaise. Ces prédateurs aiment bien cette politique
criminelle de s'acoquiner tout le temps avec l'impérialisme pour
s'enrichir frauduleusement en vendant la misère au peuple. C'est
devenu de la drogue pour eux. Ils le font seuls mais quand on leur demande
des comptes, Kengo répond : " La Deuxième République
est un héritage commun. Chacun a sa part de responsabilité.
(…) je suis responsable mais je ne suis pas coupable ".
Apparemment le mobutisme est une habitude qui s'enracine et devient
naturelle avec le temps à tel point que, une fois chassée,
elle revient au galop.
Il est clair que nos bourreaux revenus ne cesseront de conspirer contre
nous. Ils nous considèrent comme des insectes à écraser,
des esclaves qu'il faut tout le temps remettre à la chaîne.
Pour ces fils à papa et ces riches insolents, nous ne sommes
que des rebuts, des déchets, la racaille de la société.
C'est le comble de la folie de prétendre que ces hommes, en position
depuis plusieurs décennies de nous gourmander, de nous piller,
et de nous opprimer impunément, se résoudront de bonne
grâce à n'être que nos égaux. Parce que leur
politique de machiner éternellement contre nous, de nous livrer
aux appétits insatiables de l'impérialisme et de nous
détruire en tant que peuple, est tellement une pension qu'elle
est devenue de la drogue pour eux. Si nous ne prenons pas de précautions
qui s'imposent pour les mettre définitivement hors état
de nuire, il nous sera tout à fait impossible d'échapper
à la misère et nous continuerons à mourir comme
des chiens quand eux, continueront à sabler le champagne avec
la haute finance internationale.
* nous reprenons cet article
publié par la section belge de notre site www.deboutcongolais.be.tf