Que veulent les Congolais,
enfin?
Par A.R.L, 22-01-2004
Vivre comme des requérants
d’asile en Occident, où nous sommes les boucs émissaires
de tous les maux dans nos pays d’accueil, ou vivre avec toute
dignité chez nous où nous avons tout - le Congo étant
un paradis terrestre – sauf la culture d’organisation?
Mzee Kabila disait: «A travers les Comités de Pouvoirs
Populaires, le peuple cesse de marcher en ordre dispersé sous
l’égide du chacun pour soi, Dieu pour tous. Une cohésion
des masses face aux sollicitations des politicailleurs fera échec
à toute politique aventureuse prétendant se servir des
citoyens pour conclure des marchés d’escroquerie politiques
ou autres.»
[NDRL: comme se faire les lèche-bottes ou les valets de forces
extérieures pour trahir son pays et son peuple, ou faire des
courbettes face aux bénéfacteurs venus d’ailleurs
qui viennent uriner sur nous, nous faisant croire qu’il pleut!
Il n’y a pas longtemps notre confrère Medard Lobota écrivait
dans le quotidien Kinois l’Avenir:
«Le Congolais en commémorant le troisième anniversaire
de la mort de Mzee Laurent Désiré Kabila, doivent arriver
à cultiver le sens de l’autodétermination économique.
Arriver à se prendre en charge économiquement pour un
développement autocentré et auto-entretenu, c’est
le sens de la vision économique de Mzee. Et c’est aussi
la SEULE voie vers la vraie indépendance nationale qui est d’abord
économique.
Une croissance économique axée essentiellement sur les
apports financiers extérieurs sous forme des donations et autres
n’est pas durable. Elle disparaît laissant la place au chaos
économique aussitôt que cette assistance prend fin pour
une raison ou une autre. Une vraie croissance doit être le fruit
de nos propres capacités à transformer nos potentialités
économiques énormes en richesses. Bénéficier
d’une stabilité économique grâce uniquement
à l’assistance financière internationale ouvre dangereusement
les portes à des interventions politiques extérieures
sur les grandes options politiques intérieures. Il suffit de
faire la tête sur une question touchant par exemple à la
souveraineté nationale (la loi sur la nationalité par
exemple) pour que les grands argentiers internationaux ferment leurs
robinets pour que soit totalement déroutée l’économie
nationale
Se contenter uniquement des assistances extérieures qui sont
le fruit du travail des autres, c’est entretenir le sous-dévelopement
sans le vaincre et ouvrir grandement les portes à l’ingérence
extérieure.»
Bravo Médard!
Ne pas souscrire à la vision politique de Lumumba, de Mulele
et de Kabila revient à trahir le Congo et le peuple Congolais.
Qu’on le veule ou pas, cette vision est l’unité de
mesure de la vie politique au Congo. Nous forcer une autre vision du
monde va toujours mener aux guerres d’agressions et par conséquent
aux guerres de résistance.
Mzee Kabila disait: «Le Congo n’a aucune ambition d’extension
de son territoire, nous avons tout chez nous.»
Les Congolais qui ont trempé dans les assassinats combien ignobles
de Lumumba, Mulele et Kabila se rendent-ils compte qu’ils
ont contribué au retardement de plusieurs décennies du
développement intégral de la République Démocratique
du Congo, notre cher et beau pays?