Selon son secrétaire
général, le mouvement Maï-Maï va lancer le «
Plan Amani »
Par A.N, L'Avenir
du 23.01.2004
« Avant la fin du mois en cours, le mouvement Maï-Maï
va lancer le « Plan Amani » qui consacrera le retour massif
des réfugiés Hutu au Rwanda. Il formulera, à cet
effet des propositions d‚assainissement de nouveaux rapports politiques
entre les pays de la sous-Région des Grands Lacs. » Tel
est l‚information donnée, mercredi 21 janvier, au cours
d‚une conférence de presse, dans la commune de Kasa-Vubu,
l‚Honorable Marcel Munga, secrétaire général
du Mouvement des Maï-Maï Congolais pour la Révolution
à l‚Africaine (Mcra).
Entouré de nombreux membres de son parti, M. Munga a indiqué
que les résultats ( objectifs) des négociations politiques
de Sun City peuvent apparaître comme un leurre aussi longtemps
que des puissances dominantes du monde sur la Rdc viseront la déstabilisation
du pays, sa balkanisation et le pillage de ses ressources. Pourtant,
a-t-il renchéri, l‚impératif absolu et permanent
des acteurs de la transition devrait être la recherche de la justice
et le respect des droits de l‚homme. Mais hélas !, les
droits d‚ingérence que s‚arrogent les puissances
dominantes du monde en Rdc, manifestés par un ballet diplomatique
traduisant la mondialisation des capitaux, se justifient par l‚hégémonie
et l‚imposition de leur volonté au Congo sous couvert de
l‚instauration de la démocratie et de la paix dans la sous-région.
Parlant de la situation sécuritaire à l‚est du pays,
le secrétaire général du Mcra estime qu‚
« Avant Pretoria = Après Pretoria ». Il justifie
ce constat par le fait que les violations des droits de l‚homme
au Nord, Sud/Kivu et au Maniema continuent, sans désemparer,
au vu et au su de nouvelles autorités militaires y affectées.
Qui plus est, les Commandants des régions militaires n‚ont
pas une autorité manifeste sur les troupes qui sont, du reste,
celles contre lesquelles ils se battaient. Selon lui, l‚échec
des autorités militaires dans cette partie du pays provient de
l‚opposition due à la présence de mêmes autorités
politiques du Rcd encore actifs à l‚Est et comme ailleurs.
« Il est tout à fait évident que le Rcd/Goma, le
Rcd/Ml et le Rcd/N continuent à soutenir et à entretenir
des administrations parallèles dans les territoires qu‚ils
occupent encore », a-il affirmé.
Etant donné que les forces Maï-Maï ont lutté
contre la balkanisation du pays, contribué à sauver le
pouvoir central ( de Kinshasa) et à restauré la dignité
du peuple congolais, pourquoi doit-on les démobiliser sans aucun
programme cohérent et discuté avec les responsables politiques
et militaires dudit mouvement, s‚est-il demandé. Pour le
Mcra, la démobilisation concerne toutes les troupes, par proposition
bien comprise, qui se sont faites la guerre. Ainsi, il faudra, pour
cela, que leurs différents Etats-Majors se rencon,trent pour
tirer toutes les conséquences possibles sur la question de démobilisation.
M. Munga a déclaré que la démobilisation ne pourrait
pas commencer au moment où des troupes rwandaises sont encore
sur le territoire congolais. C‚est dans ce cadre que s‚inscrit
le « Plan Amani » qui sera lancé avant le 31 janvier
2004. Il s‚agira, en fait, de l‚extraction des Hutu rwandais
dans toutes leurs positions d‚occupation.
Le Mcra indexe la Monuc ( Mission des Nations unis en Rdc) en ce qui
concerne le retour sélectif des Hutu dans leur pays. Pour avoir
échoué à balkaniser politiquement, administrativement,
financièrement et militairement la Rdc, le Mcra a indiqué
que les commanditaires des désordres passent actuellement par
la Monuc. Le mouvement pense que la durée de 12 mois convenue
à Pretoria pour se débarrasser des réfugiés
rwandais sera gérée pour qu‚en définitive
le génocide des Hutu en Rdc devienne une réalité.
Il demande que le « trio de la mort », composé de
MM. Petters ( Anglais), Thim Red ( Canadien) et Mohamed Ladjuzi ( fonctionnaire
international /Goma) quittent le pays. Ce trio, a laissé entendre
l‚orateur, est chargé de préparer la tro! isième
g uerre en Rdc et planifiée pour début 2005 afin de bloquer
la transition et diviser le pays.