Actualités

 


Qui sommes-
nous?

 

Page Lumumba

 

Le gouvernement Tony Blair a refusé catégoriquement de coöpérer avec le panel de l’ONU sur l’implication des companies Britanniques dans le pillage des richesses du Congo

Par A.R. Lokongo, 26 janvier 2004

Le Panel des Experts de l’ONU sur l’Exploitation illégale des Resources Naturelles et Minérales de la République Démocratique du Congo a officiellement clore ses enquêtes. Mais dans son rapport final d’octobre 2004, le Panel a demandé à la Grande Bretagne d’enquêter sur les activités de quatre de ses companies dans les territoires occupés du Congo pendant la guerre d’agression et d’invasion par la coalition Anglo-americano-rwando-ougando-burundaise.
Il s’agit de Avient Air et Das Air, deux companies d’aviation britanniques, ainsi que De Beers et Oryx Natural. En plus des pillages, ces companies, en opérant illégalement dans les zones contrôlées par les envahisseurs, sans payer des taxes au gouvernement légitime de Kinshasa, ont sciemment violé les conventions de l’Organisation de Coopération et de Developpement Économique (O.C.D.É). Les 34 pays signataires des conventions de l’ O.C.D.É, y compris la Grande Bretagne, se sont mis d’accord pour établir un «Point de Contact National» (PCN) avec comme objectif, assurer une médiation entre le plaignant (le Panel) et les companies concernées. En ce qui concerne le gouvernement britannique, MR Duncan Lawson, un officieux du Departement du Commerce et de l’Industrie a été nommé comme directeur du PCN Grande Bretagne.
Mais contre toutes attentes, les ministres britanniques ont décidé que le gouvernement de Sa Majesté la Reine Elisabeth II, dirigé par le Premier Ministre Tony Blair ne reconnait plus aucun plaignant étant donné que le Panel des Experts de l’ONU sur l’Exploitation illégale des Resources Naturelles et Minérales de la République Démocratique du Congo a été déjà dispersé ou dissout le 31 octobre 2003. Ces révélations ont été faites par le quotidien britannique, The Guardian dans son édition 20 décembre 2003.
S’addressant au parlement, Stephen Timms, Ministre du Commerce et de l’Industrie, a déclaré: «Les preuves qui ont été soumises au PCN Grande Bretagne, sur demande du gouvernement, sont très généralisées dans leur contenu et ne se rapportent qu’à quelques unes des companies citées dans le rapport du Panel. Il est très difficile pour le Ministère du Commerce et de l’Industrie de traiter les cas concernés dans le cadre des conventions de l’O.C.D.É sur base des preuves qui nous soumises jusqu’ici.»
Son collègue Chris Mullin, ministre des Affaires Étrangères lui a emboîté le pas quand il a déclaré: «Il n’y a aucune preuve jusqu’ici qui montre que les companies citées dans le rapport du Panel ont violé soit les conventions de l’O.C.D.É, soit la loi de notre pays.»
N’est ce pas la même Grande Bretagne qui veut aider le Congo si l’on croit au tout dernier rapport de quelques parlementaires Britanniques intutilé: « Cassure dans les nuages : un moment d’espoir pour la République démocratique du Congo ».
La Grande Bretagne, déjà accusée de crimes contre l’humanité en Irak par un Panel d’avocats internationaux, vient donc de donner le ton, tous les autres pays occidentaux dont les multinationales étaient impliquées dans le pillages des resources naturelles et minérales de la République Démocratique du Congo, peuvent maintenant se frotter les mains. Après tout, c’est leurs intérêts nationaux qui comptent. Tampis si les Congolais sont les laissés pour compte! Vive la mondialisation!
L’histoire nous donne donc raison quand nous avions toujours dit que l’impunité est vraisemblablement assurée à Kagame, Museveni, Buyoya et leurs rebelles Congolais, ainsi que toutes les multinationales impliquées dans le pillages des resources naturelles de la République Démocratique du Congo.
Rappellons que la question de l’établissement d’un tribunal penal special pour le Congo a été tout simplement qualifiée d’«une bonne idée» par le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires Étarngères Belge, Louis Michel, dans une interview qu’il a accordée au magazine parisien Jeune Afrique – L’Intelligent.
«Oui, c’est une belle idée,» s’est confié Louis Michel à Jeune Afrique – L’Intelligent, «mais qu’est ce qui est plus urgent? Construire un État pour donner un avenir aux populations ou faire chasse aux criminels? On ne peut pas toujours faire les deux. Si cela risque de faire imploser le processus en cours, je dis non.»
Helas! L’opinion Congolaise à l’étranger ne croyait pas à ses oreilles à entendre le même Louis Michel qui s’est plaint dans une interview coordée à l’Agence Belga (interview publié aussi par le quotidien Le Soir) que ses ennemis voulaient sa mort politique tout simplement parcequ’«il a déclaré qu’il ne voulait pas que les criminelles accedent au pouvoir en Europe». Or aujourd’hui, les criminelles Congolais issus de la guerre d’agression ont été hissé au sommet même de l’État Congolais. Cela ne pose aucun problème à Louis Michel car au dessus de la tête du peuple Congolais, est suspendue «une épée de Damocles».
Comme si Louis Michel intimait au peuple Congolais l’ordre de faire un choix claire: ne pas demander que soit institué un tribunal penal international pour le Congo de peur de faire imploser le processus de paix.
Et Thabo Mbeki est venu récemment prêcher la réconciliation et le pardon au Congo et usurper les contrats qui reviennent de droit au Zimbabwe, à la Namibie et à L’Angola pour nous avoir aidé pendant la guerre d’occupation pendant que l’Afrique du Sud soutenait les agresseurs. Il a parlé de tout sauf d’un tribunal pénal spécial pour le Congo ou mener une enquètes pour établir la responsabilité des companies Sud Africaines impliquées dans le pillages des resources naturelles de la République Démocratique du Congo. Rappellons qu’une enquête factice à ce sujet ménée par le judge britannique –encore britannique – David Porter n’a abouti à rien en Ouganda.
Sans justice, le Congo demeure une bombe à retardement. L’avenir seul nous le dira.

 

Présentation de neuf prisonniers rwandais capturés à l'Est de la RDC


"Le Congo a un besoin crucial des nationalistes sérieux"

Dans un interview a vec digitalcongo.net du 11 avril 2003, Ludo Martens fait le point de la situation politique au Congo