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On demande à J. Kabila une chose et son contraire

L’Avenir du 29 janvier 2004

L’interview que le chef de l’Etat a accordée au journal belge « Le Soir », a mis l’opinion congolaise dans l’émoi. Le chef de l’Etat aurait déclaré qu’il ne se représenterait pas aux prochaines élections. Nous avons parcouru attentivement cette interview, à part le titre voulu par l’auteur de l’article, nulle part , répondant à une question précise, le chef de l’Etat a dit qu’il sera ou ne sera pas candidat aux élections qui seront organisées l’année prochaine.

Tout ce que le président de la République avait dit, à juste titre d’ailleurs, c’est qu’il porte encore sa casquette d’officier de l’armée congolaise. La décision de changer de statut n’est pas encore prise. Cela ne veut nullement dire qu’elle ne sera jamais prise le moment venu. Que le chef de l’Etat ait dit qu’il n’a pas de parti politique, cela n’est nullement une exclusivité. Plus d’une fois il l’a dit. Ce ne sont que ceux qui ne voulaient pas y croire qui ont savouré avec délections les propos tels que rapportés par le journal belge.

Il faut reconnaître que beaucoup attendaient cette position de Joseph Kabila. Quel soulagement pour eux si , par hasard, ignorant tous les espoirs que le peuple congolais met sur lui, Joseph Kabila prenait la grave décision de ne pas se présenter aux prochaines élections.

Toutes les stratégies mises en place jusque là seraient revues. Sans Joseph Kabila dans la course, c’est tout monde qui verrait la voie ouverte à la présidence de la République. Tel qu’on connaît les Congolais, il y aura plusieurs dizaines d’ambitions exprimées. Ce sera parti pour une tour de Babel. Comme quoi, non seulement la peur de Joseph Kabila aux prochaines élections rend fou au point de faire délirer, mais aussi et surtout, elle est régulatrice de la vie politique. Ce serait un mauvais rêve si J. Kabila ne se présentait pas aux prochaines élections.

Pour revenir à l’interview accordée au journal belge, certains Congolais que l’on connaît, qui ne l’on jamais aimé , n’ont pas caché leur déception en découvrant que ses propos étaient mal interprétés. Leur souhait était qu’effectivement J.Kabila se désengage des élections. S’il l’avait fait, il serait à leurs yeux le meilleur président du monde tout simplement parce qu’en se désistant, il ferait le lit de leurs candidats actuellement dans l’incertitude. Mais, dans d’autres circonstances, on accuserait J. Kabila d’aller vite en besogne. Maintenant qu’il a refusé de parler candidature au moment où il a encore des tâches urgentes lui confiées par le peuple congolais, on dit qu’il a créé la confusion.

Si, faire la campagne électorale maintenant c’est inopportun, pourquoi se déclarerait-t-on candidat dans une élection dont les règles du jeu ne sont pas connues. Il est vrai que le clan politique de Joseph Kabila n’a que lui comme candidat. Il le dit à qui veut l’entendre. Cela ne doit pas être confondu avec le fait de se porter candidat.

Le moment venu, Joseph Kabila se prononcera pour répondre au vœu de son clan politique et du peuple congolais. Il n’y a donc aucune confusion, à moins que l’on demande au chef de l’Etat une chose et son contraire à la fois. Les gens doivent se tranquilliser. Ceux qui pensent que J. Kabila décevra tous les espoirs du peuple congolais en laissant un vide préjudiciable à la tête de l’Etat, doivent se désillusionner. Car, même s’il lui prenait l’envie de ne pas se représenter, il ne s’appartient pas par devoir patriotique. Celui qui a accepté de conduire la barque dans une période trouble, se résoudrait-il de l’abandonner en pleine tempête au milieu de l’océan ?

 

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