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Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

 

 

 

 

 

 

Le RCD s'accroche au militarisme pour prolonger son agonie meurtrière dans la spirale du sang

Mani Junior Kisui, le 26 février 2004

Impopulaire et lié indisolublement à Kigali, le RCD ne peut pas survire à une transition véritablement démocratique.

Le mouvement de Ruberwa ne peut que s'appuyer sur les militaristes de Kigali pour rallonger sa survie dans une folie de sang et de pillages. Voilà pourquoi il multiplie des caches d'armes à travers la ville de Bukavu et ne supporte pas que le commandant de la 10 ème région militaire, le général Prosper Nabiolwa, déjoue tout le temps son plan diabolique.

Des coups de feu nourris ont été entendus dans la nuit de lundi à mardi à Bukavu, capitale du Sud-Kivu (est de la RDCongo), près de la résidence du général Prosper Nabyolwa,.commandant de la 10ème région militaire

"Il y a eu des tirs entre minuit et minuit et demi dans le quartier Nyawera, près de la résidence du général", a déclaré pour sa part un porte-parole de la MONUC à Bukavu, Sébastien Lapierre

Ces affrontements ont opposé les forces fidèles au général Prosper Nabiolwa et celles de son adjoint, le colonel Mutebusi. Ce qui a fait que jusque mardi matin, la ville de Bukavu était sous contrôle des militaires du RCD-Goma et toutes les activités étaient à l'arrêt.

Selon la déclaration politique des parlementaires de la transition - lue mardi, 24 fevrier 2004 - le Colonel Mutebutsi, a recouru aux troupes rwandaises pour mettre en péril la vie de son supérieur hiérarchique, le Général Nabiolwa, et assiéger la ville de Bukavu

En plus de cela, la résidence du général Nabiolwa, dont on était toujours sans nouvelle jusqu'à mercrdi, a été sacagée et est restée encerclée pendant longtemps encore dans la journée par les hommes envoyés par son adjoint
Conformement à l'accord global et inclusif, le général Prosper Nabyolwa, a été envoyé à Bukavu par l'état-major de l'armée congolaise pour commander la 10ème région militaire.

Selon la Monuc à Bukavu, « cette situation serait provoquée par la décision de transférer le major Kasongo à Kinshasa, à la suite de son arrestation, samedi dernier, après que la 10 ème Région militaire ait annoncé la découverte d'une cache d'armes dans sa résidence ».

Les autorités du RCD,pour expliquer cette situation, vont également dans le même sens. "C'est uniquement pour réclamer la libération du major Kasongo qu'il y a eu cette situation dans la ville de Bukavu", a expliqué M. Moïse Nyarugabo, député du RCD-Goma

Pourtant le colonel Mutebusi et les hommes du RCD font officiellement partie de la 10 ème région militaire dont le commandant est le général Nabiolwa. Le major Kasongo ne fait même pas partie de l'armée congolaise. C'est à leur commandant que ces hommes doivent obéir.

Par son opération de démantèlement d'autres caches d'armes, le général Nabbyolwa déjouait toute tentative de déclencher une autre guerre

Ce que le RCD refuse d'accepter, c'est le fait qu' une importante quantité d'armes et de munitions avait été saisie samedi à la résidence du major Kasongo à Bukavu

Rappelons que le major Kasongo, sans fonction actuellement et condamné à mort -par contumace- dans le procès des assassins du président Laurent-Désiré Kabila, est un ancien Responsable adjoint des Renseignements Militaires de l'ex-7ème Brigade de l'ex-Armée Nationale Congolaise du RCD basée à Kisangani. On peut déjà se demander le rôle qu'il a joué dans les massacres de Kisangani, vu les fonctionns qu'il occupait dans les renseiglements militaires.

On a encore frais dans la mémoire le cas de l'ex-gouverneur Ciribanya du Sud-Kivu qui a été impliqué dernièrement dans une affaire similaire de cache d'armes. Le gouverneur est actuellement suspendu.

En effet, le mardi, 3 février 2004, les services des renseignements de la région militaire du Sud-Kivu avait porté à la connaissance du Commandement/Place l'existence d'une cache d'armes et munitions de guerre dans un container se trouvant dans une parcelle appartenant au Gouverneur Ciribanya dans la ville de Bukavu.

Ayant décidé de vérifier les faits, le général Prosper Nabyolwa et ses hommes sont descendus sur les lieux après avoir prévenu le Gouverneur de Province. Il a fallu 2 heures d'échange de coups de feu nourris pour que le commandant de la 10 ème région militaire et ses homme maîtrisent la situation. 65 caisses de munitions ont été débarquées de ce container se trouvant dans la parcelle du gouverneur.

Après ce coup de force, le général Nabbyolwa a confié aux membres de la société civile du Sud-Kivu que « la population est en danger » et que « les faits de la guerre au Sud-Kivu sont probants ».

Mais le RCD a démenti après. "Le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-ex-rébellion) dément de la façon la plus catégorique la nouvelle faisant état de la création d'un fantomatique Front de libération de l'est du Congo (RDC) par quelques anciens militaires ayant fait partie de son ancienne armée ", a déclaré M. Kabassele Tshimanga, secrétaire national aux relations internationales.
Malgré ce démenti, le général Nabbyolwa a pris ses responsabilités de déjouer toute tentative de déclencher une autre guerre que le RCD et le Rwanda préparent avec la complicité de la MONUC.

Sous contrôle de Kigali, les officiers du RCD - dont le commandant en second de la 10 ème région militaire, le Colonel Mutebutsi - font tout le temps obstruction à l'opération de la recherche et de démentèlement d'autres caches d'armes dans la ville de Bukavu.

De Bukavu, on rapporte que cette opération initiée par le commandant de la 10 ème région militaire, le général Prosper Nablolwa, commençait à porter des fruits dont entre autres le coup porté contre des caches situées dans les résidences privées de certains officiers supérieurs. En effet le week end dernier, les équipes commandées par le général Nabiolwa n'ont pas seulement découvert des caches d'armes de guerre dans l'enceinte de la résidence du Major Jeef Kasongo mais aussi dans celle du Colonel Mirindi, deux collaborateurs proches du gouverneur suspendu Xavier Ciribanya.

Prenant ses responsabilités avec tous les risques que cela comportait, le commandant de la 10ème Région militaire a ordonné l'arrestation de ces deux hors la loi armés et dangereux. Le colonel Mirindi est parvenu à fuir tandis que le major Jeef Kasongo a été arrêté et transféré à Kinshasa pour se justifier devant la haute hiérarchie militaire.

Furieux de constater que son supérieur hiérarchique déjoue leur plan diabolique, le colonel Mutebusi a ordonné à ses hommes de procéder à l'arrestation du général Nabiolwa, d'où ces affrontements qui ont opposé les forces fidèles au commandant de la 10ème région militaire et celles de son adjoint avec un bilan macabre de 2 morts dont un civil et un des gardes du corps du commandant de la 10 ème région militaire.

Il est clair que quand le général Prosper Nabyolwa disait à la société civile du Sud-Kivu que « la population est en danger », il avait raison. Mais une autre guerre ne menace pas seulement la population, car les militaires nationalistes et courageux, qui doivent affronter les agresseurs et leurs marionettes face à face, sont également dangereusement exposés. La preuve en est que jusque mercredi on était sans nouvelle du général Nabyola, qui a perdu un de ses gardes du corps.

Qu'on se souvienne du sort réservé aux officiers des Fac (Forces armées congolaises) qui, au lendemain du déclenchement de la guerre d'agression du 2 août 1998, ont refusé de trahir la patrie comme Ondekande, Mbuki et autres. Ils avaient tous été rassemblés et fusillés à l'aéroport de Kavumu sur ordre de Kigali