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Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

 

 

 

 

 

 

Tentative du meurtre du Général Nabyolwa
A Bukavu, des témoins remettent en cause le rôle de la Monuc

Georges Alves, le 8 mars 2004 (*)

Les habitants de Bukavu ont appris à se méfier de la Mission onusienne au Congo (Monuc). Dans la nuit du 23 au 24 février, les Bukaviens ont vu des troupes de l’Armée patriotique rwandaise (APR) franchir la frontière : « Trois camions pleins de militaires et de munitions en provenance du Rwanda ont traversé vers 23 heures avant de retourner au Rwanda vers 3 heures du matin », affirment les organisations de la société civile de cette ville dans une lettre ouverte adressée à la Monuc. « Ces militaires rwandais conduits par le commandant en second de la 10ème région militaire, le colonel Jules Mutebutsi, poursuit cette lettre, ont attaqué le Général Prosper Nabyolwa en plein sommeil. » « Nous en avons encore vu quelques uns [NDLR :de ces militaires] sur les carrefours de la ville jusqu’à 10 heures du matin, le mardi, 24 février, précise le document.

Malgré des témoignages insistants des Bukaviens, la Monuc s’est refusé de reconnaître l’incursion des militaires rwandais dans la ville. Elle s’est refusé également de venir constater l’attaque contre le Général commandant de la région militaire du Sud-Kivu au moment des faits.
Signalons qu’à peine 1 Km sépare la résidence du Commandant Nabyolwa du quartier général de la Monuc.

Cyribanya et Tambwe protégés par la Monuc
Cette indifférence que dénonce la société civile aurait pu passer pour une simple méprise des hommes de M. Swing si les faits dénoncés n’étaient pas précédés des mesures d’éloignement prises par la Monuc au profit de certaines personnalités.
M. Xavier Cyribanya, un agent patenté du dictateur rwandais Paul Kagame, gouverneur relevé de ses fonctions il y a à peine un mois pour insubordination ; son complice en matière de dissimulation d’armes, l’abbé Buroko ainsi qu’une délégation du gouvernement conduite par le ministre MLC du Budget, M. Alexis Tambwe Mwamba, ont tous fait partie de ces groupe de privilégiés que la Monuc a voulu soustraire de la fusillade de la nuit du 24 février.

Le Sénat a promis de mettre sur pied une commission d’enquête sur les évènements de Bukavu. Le Parlement a annoncé, pour sa part, son intention d’interpeller dans les jours qui viennent le gouvernement de transition. Il envisage aussi d’entendre des représentants de la Monuc. Mais l’incursion dans le territoire congolais des éléments de Kagame, en violation de l’accord de Pretoria, ne fait aucun doute. Le signal a été donné au dictateur rwandais comme quoi le professionnalisme de Nabyolwa est une menace qui touche directement aux intérêts de l’Occident dans la région. Ainsi le véritable enjeu de l’interpellation et de l’enquête annoncées par les deux chambres porte à connaître le pourquoi de l’absence de patrouille des soldats de Swing, curieusement cette nuit là, alors qu’ils organisent, de façon régulière [depuis le 3 février], des patrouilles sur la ville de Bukavu !

(*) Cet article a été publié par notre section belge: deboutcongolais.be.tf