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Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

 

 

 

 

 

 

Le RCD peaufine sa stratégie pour la conquête du pouvoir

Les évènements du 28 mars auraient révélé « les insuffisances des mesures de sécurité pour les institutions de la transition et leurs animateurs ». Les hommes du dictateurs rwandais au Congo exigent de ce fait « la création d'une brigade mixte» pour prévenir d'autres attaques contre Kinshasa

Georges Alves, le 31 mars 2004

Dans un communiqué adressé le 30 mars à l'AFP, le RCD « demande de toute urgence la constitution d'une brigade militaire mixte pour assurer la sécurité des institutions de la transition ainsi que de leurs animateurs ».

Le communiqué signé Francis Bedie - du nom du secrétaire général de cette ancienne rébellion pro Kagame qui a du mal à se muer en parti politique - réagissait à la riposte de la PIR (Police d'Intervention Rapide) et du GSSP (Groupe spécial de sécurité présidentielle) qui n'ont eu aucune peine pour se défaire de l'ancienne Division spécial présidentielle de Mobutu (DSP) venue de Brazzaville, la nuit du 28 mars, dans le but déstabiliser le processus de transition.

Pour le RCD, qui condamne à peine cette attaque , les évènements du 28 mars auraient révélé « les insuffisances des mesures de sécurité pour les institutions de la transition et leurs animateurs ». Les hommes du dictateurs rwandais au Congo exigent de ce fait « la création d'une brigade mixte pour assurer la sécurité [de ces] institutions de la transition ainsi que de leurs animateurs »

Le RCD demande d'infiltrer les rangs de la résistance nationaliste congolaises

Après la débâcle de la DSP, les réactions n'ont pas tardé. L'Union africaine (UA) s'est réjoui de la mise en échec de cette tentative de déstabilisation du Congo. Le secrétaire général de l'Onu, M. Kofi Annan, a, quant à lui, condamné avec force cette tentative de perturber le processus de transition.

Tandis que le CIAT s'est félicité de la « réaction prompte et décisive » des Forces armées congolaises qui a permis de sauvegarder le processus de transition.

Cependant dans les rangs des marionnettes de Kigali, on a estimé peu convaincante la réplique donnée aux assaillants par l'armée congolaise. Pour assurer la sécurité des traîtres et des comploteurs, il faudra à l'avenir infiltrer les Forces armées nationalistes, estime-t-on dans les milieux du RCD, soucieux d'affiner déjà une nouvelle stratégie. Le communiqué à l'AFP de ces collabos des agresseurs du Congo dans la guerre qui a coûté près de 5 millions de morts, n'est en réalité qu'une mascarade qui cache mal leur demande à la communauté internationale. Les ex « rebelles » voudraient que cette dernière communauté leur donne encore plus de possibilité de se hisser dans le noyau de la résistance nationaliste congolaise pour mener à bien , cette fois-ci, leur entreprise déstabilisatrice du Congo. Ceci comprend : la constitution d'une brigade mixte à Kinshasa.

Des brigades mixtes quand cela les arrange

Cette demande est d'autant plus suspecte que les soldats du RCD n'ont jamais voulu entendre parler d'un commandement unique au sein de l'armée congolaise. Les hommes du RCD sont indisciplinés (que l'on se rappelle les cas Bora, Mutebutsi…) et cultivent surtout une haine implacable contre les militaires congolais voués à leur Patrie.

L'opinion se souvient de la tentative du RCD d'assassiner le général Prosper Nabyolwa ( pourtant en mission de pacification au Sud Kivu en accord avec le RCD) ; du meurtre manqué du général David Padiri dans la Province Orientale et des difficultés que rencontre actuellement le général Budja Mabe, parti remplacé le général Nyabolwa à Bukavu, dans le Sud Kivu : une portion du Congo que Kigali et son RCD continuent à considérer comme leur fief.

La présence des dizaines de milliers de soldats rwandais en République Démocratique du Congo demeure le principal obstacle d'un retour à la paix dans le pays

L'ombre de Kagame a plané sur les événements du 28 mars

Lors des arrestations qui ont suivi l'assaut de la DSP sur Kinshasa, certaines sources, notamment la CNN, ont affirmé que Jean-Pierre Bemba, le président du MLC (Mouvement pour la libération du Congo) était derrière cette entreprise macabre. Mais Jean-Pierre aurait-il pu travailler seul dans le contexte actuel ? Rien n'est moins sûr.

Si on en juge par l'indiscrétion des certains médias proches de Kigali qui s'étaient fait le devoir de proclamer la fin de la transition avant même que le premier coup de feu sur Kinshasa, on comprend vite que l'ombre de Paul Kagame et celle de ses maîtres pesaient sur les événement du 28 mars, à Kinshasa (lire l'OBSAC du 28 mars).

Quand bien même le Président Joseph Kabila se refuserait de révéler les fomenteurs de cette action déstabilisatrice du Congo pour des raisons tactiques évidentes, le peuple congolais ne doit pas se gêner de dénoncer, quant à lui, ces criminels qui, à longueur des journées n'ont cessé de proférer leur haine contre le Congo de Lumumba, Mulele et Kabila.