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Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

 

 

 

 

 

 

"Les contre-coups à la lutte pour l’auto-détermination"
Une question à Danny Glover, acteur et activiste

Par A.R. Lokongo, 3.04.2004

Danny Glover est le star de Hollywood, activiste politique dépuis 1960, et membre du bureau éxécutif de l’organisation TransAfrica Forum qui soutient les mouvements des classes ouvrières de base en Afrique et aux Caraibes.

Au mois de Janvier dernier, il était l’invité d’honneur du Président du Vénézuela Hugo Chavez à l’occasion de la célébration de l’anniversaire de naissance du Dr Martin Luther King. Il était aussi l’invité d’honneur du Président déchu de Haïti, Jean Bertrand Aristide. Au cours d’une conférence de presse qu’il a animé à Londres Samedi 3 avril 2004, et organisée par The Global Women’s Strike, Danny Glover a confirmé qu’une menace de déstabilisation, orchestrée par les États-Unis pèse sur le régime progressiste de Hugo Chavez,; mais aussi que le Président Aristide a été kidnappé par les Américains et transporté manu military en dehors de son pays, tandisque les massacres de ses partisans continuent d’une façon inintérrompue au grand silence des médias occidentaux.

«Les dernières 50 années, ont été les années de lutte par les pays en voie de development pour leur auto-determination et nous portons tous les séquelles des contre-coups à cette lutte.»

«Absolument vrai, » avons-nous rétorqué pendant notre intervention, ajoutant que, «ce contre-coup a été plus sauvage au Congo qu’ailleurs, si vous vous souvenez de la manière forte qui a été utilisée pour neutraliser Patrice Lumumba, ce que Raoul Peck évoque dans son film, un film dont je suis sure que vous avez visualisé, ceci étant de votre domaine.

Mais le drame Congolais continue ininterrompue dépuis la mort de Lumumba, car après une dictature sanguinaire, compradore et kléptocrate vieux de 37 ans, est venue s’ajouter dépuis le 2 août 1998, une invasion, une occupation et une agression nous injustement imposée par une coalition dénommée anglo-américano-rwando-ougando-burundaise, qui a occupé le Congo avec la complicité des soit-disants rebelles Congolais et Rwando-Congolais; et à la suite de laquelle plus de 5 millions de Congolais viennent d’être massacrés, les resources naturelles et minérales de la République Démocratique du Congo systematiquement pillées.

Malheureusement cette agression a été lancé par 200 militaires noirs américains, membres des forces spéciales, qui ont traversé le Rwanda et se sont installés sur l’île d’Idjwi, dotés de matériel de communication. Ils surveillaient les opérations et le mouvement des troupes loyalistes à partir des satéllites, interceptaient les ordres donnés dépuis Kinshasa, faisaient passer les informations aux troupes Rwandaises et Ougandaises, ainsi que des photos satéllitaires des mouvements des troupes gouvernementales…

Nous au Congo, nous ne comprenons pas pourquoi «nos frères» noirs américains peuvent accepter de constituer le front d’une mission aussi macabre que celle-ci et venir en Afrique nous massacrer pour le compte de Clinton. Quelle influence avez-vous auprès des décideurs politiques noirs au sein de l’administration américaine, voire même britannique?»

«C’est vrai que notre campagne n’a pas eu jusqu’à maintenant aucun impact pour soit prévenir ou mettre fin à toutes ces guerres coloniales par procuration qui déchirent Afrique. Nous sommes conscients que nous devons augmenter nos efforts, militer plus dans ce domaine comme nous l’avions fait contre le système d’apartheid.

Malgré les acquis de la campagne pour les droits civils [pour laquelle, le Dr Martin Luther King a donné sa vie], il est étonnant de constater que pendant que le nombre des décideurs politiques noirs Américains a astronomiquement augmenté au cours de ce siècle, les conditions de vie de leurs frères et soeurs noirs américains ont continué de se dégrader lamentablement. Vous trouvez beaucoup plus de noirs américains dans des prisons plutôt que dans des universités. Pendant que l’homme peut facilement faire le voyage à la lune et contemple la colonisation de la planète Mars, vous avez 85% des Africains encore analphabètes.

L’Afrique a besoin d’un Plan Marshall de reconstruction et de dédomagement. Sans jamais négliger de confronter ces décideurs politiques, je dirais plutôt, ces chiens de guerre politiques ou militaires au service du néocolonialisme, ces simples protocolaires d’un pouvoir dont ils ne sont pas les vrais détenteurs, notre action vise prémièrement à mobiliser, à renforcer les capacités des organisations des masses à la base, surtout les organisations des femmes pour qu’elles prennent leur propre destin à main et pour mettre fin à toutes sortes d’exploitation.»