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Agression rwandaise officellement reconnu par la MONUC
Hamadoun Touré et Kabarebe se comportent comme des menteurs sans scrupules. Swing pouse l’hypocrisie à l’extrême.

Par Leonard Kasimba, le 25 avril 2004

Voici les différents déclarations notés dans les dépêches des différents agences de presse du weekend:

  • Vendredi soir une source proche de la présidence de la RDC annonce à l’AFP: "Les soldats de la mission des Nations unies au Congo (MONUC) ont capturé le 21 avril à la frontière commune RDC-Ouganda-Rwanda, à 6 km à l'intérieur du territoire congolais, 400 soldats de l'Armée patriotique rwandaise (APR)".
  • Samedi matin, le porte-parole de la Mission des Nations Unies en République Démocratique du Congo (MONUC), Hamadoun Touré déclare à l’agence Misna: "La nouvelle de l'arrestation de 400 soldats de l'Armée patriotique rwandaise (APR) par les soldats de la MONUC est totalement fausse".
  • Samedi au courant de la journée la MONUC avoue dans un communiqué publié par AFP: "La MONUC a constaté le 21 avril la présence de troupes rwandaises - en sigle FDR (Forces de défense rwandaises, ndlr) - dans le secteur de Bunagana, en territoire RDC, où un officier rwandais a demandé à une patrouille de la MONUC de se retirer”. Dans le même communiqué La MONUC avoue que déjà le jour avant, le vendredi, le représentant spécial du secrétaire général de l'Onu pour la RDC, William Lacy Swing, a adressé deux lettres officielles aux ministres des Affaires étrangères du Rwanda et de la RDC, au sujet des rapports faisant état de la présence de troupes rwandaises sur le territoire de la RDC. Swing a demandé aux autorités congolaises et rwandaises d'"éviter toute escalade de la tension" qui risquerait de compromettre les engagements pris entre les deux pays en novembre 2003 à Pretoria.
  • Samedi, le régime de Kigali réponds aux accusations de la MONUC d’une façon extrêment arrogante. Le général Kabarebe déclare à l’AFP: "C'est de la foutaise, nous n'avons pas traversé la frontière et n'avons pas l'intention de le faire Comment la Monuc peut-elle capturer nos soldats? Elle n'en a pas la capacité. Même si nous étions en RDC - et nous n'y sommes pas - la Monuc ne pourrait pas capturer nos soldats, même pas un seul. Si nous voulions traverser la frontière, personne ne serait en mesure de nous arrêter".

On ne peut que constater que Kabarebe et Hamadoun Touré se sont exposé comme des menteurs sans scrupules. Tandis que Swing, même s’il est obligé de reconnaître l’agression rwandaise, refuse de dénoncer cette agression et fait appel au gouvernement congolais “d’éviter toute escalade de la tension”.

Il est clair que, au moment de l’agression reconnue par la MONUC, Kagame n’a absolument aucun prétexte pour justifier son agression. En effet, c’est l’armée congolaise et pas la MONUC qui pendant une semaine vient de mener une grande opération contre des forces interahamwes dans la région.
Le commandant de l’armée congolaise au Sud-Kivu, le général Mbuza Mabe a declaré le samedi à l’agence reuters qu’il y a eu des affrontements avec des pertes de deux côtés dans des combats qui ont opposes l’armée congolaise et des troupes d’Interahamwes près de lemera. Selon le general Mbuza Mabe ces combats ont duré 6 jours: du dimanche 18 àu vendredi 23 avril.

En plus : le gouvernement congolais vient de publier une déclaration dans laquelle elle s'esprime son étonnement sur les affirmations du général rwandais Kabarebe sur la soi-disante incursion des troupes des FDLR le 8 avril au Rwanda à partir du Congo : "Ces allégations ont suscité la surprise du Gouvernement congolais dans la mesure où elles interviennent plusieurs jours après les faits, et pourtant une délégation de haut rang de la République Démocratique du Congo a séjourné à Kigali jusqu’au 08 avril 2004 dans le cadre des manifestations commémoratives du génocide de 1994 et n’a jamais été informée desdites attaques par les autorités rwandaises."

Dimanche soir, l’agence de presse chinoise, Xinhua, publie une déclaration du gouvernement congolais dans lequel le gouvernement se dit “choqué par l’invasion rwandaise. Le gouvernement constate que cette invasion constitue une violation des accords signés par le Rwanda et la Rdc à NewYork et à Prétoria.
Cette incursion détruit la confiance et la coopération mutuelle entre la RDC et le Rwanda. Les troupes rwandaises commettent des crimes sur le territoire congolaise. Le gouvernement congolais fait appel au secrétaire-générale de l’ONU, Kofi Anan, pour installer une commisison d’enquête.”