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« Les Problèmes auxquels les travailleurs congolais sont confrontés ne sont pas seulement d’ordre syndical »

Interview de Albert Mukulubundu, 1 mai 2004

Membre de la direction du Front des Patriotes-parti du travail du Dr Sondji, responsable du Parti au niveau de la ville de Kinshasa, Albert Mukulubundu est aussi le fils d’un ancien maquisard Muléliste. Sa présence à Bruxelles, rentre dans le cadre d’une invitation du Parti du Travail de Belgique adressée aux partis amis à l’occasion de  la fête du 1er mai. Il répond ici aux questions de Radio Campus, la radio de la communauté estudiantine de l’université libre de Belgique.

Quel est l’état de la lutte syndical actuellement en RDC ?
La situation de nos travailleurs en lutte pour leurs droits est une situation difficile.  Chez nous il y a eu les négociations politiques d’Afrique du Sud. A l’issue de ces négociations, plusieurs accords ont été conclus. On assiste depuis un certain temps au retour des institutions de Bretton Woods, le Fmi et la Banque mondiale, et vous savez que partout où ces institutions sont passées la situation des travailleurs  n’est pas toujours bonne pour les travailleurs. Je ne dois pas vous le cacher : aujourd’hui la plupart de travailleurs chez nous sont en grève.  Depuis un certain temps ils n’ont pas été payés. Ils sont donc en grève pour revendiquer leurs droits.  Nous sommes à leur côté pour les soutenir afin que leurs droits soient pris en considération par l’Etat.  J’en profite pour dire que lorsque les institutions de Bretton  Woods viennent dans un pays, ce n’est pas toujours pour le bonheur des travailleurs ; elles viennent pour leurs propres intérêts. Voilà pourquoi, nous sommes de cœur avec la lutte syndicale qui se mène chez nous afin que les revendications de travailleurs trouvent solution.

Et que faites-vous concrètement pour que ces revendications aboutissent à des vraies solutions ?
Nous essayons de prendre position en faveur des travailleurs : nous les soutenons politiquement et nous prenons une part active dans leurs luttes de par la présence de certains membres de notre parti. Nous leur faisons savoir que les problèmes auxquels ils sont confrontés ne sont pas seulement d’ordre syndical et qu’au delà de cela, il y a une dimension politique qu’il importe de connaître sans quoi il risque de ne pas avoir une solution heureuse à ces revendications.

Comment les travailleurs et paysans congolais voient-ils la mondialisation ?
La mondialisation est un phénomène décrié un peu partout dans le tiers monde. Nous nous sommes toujours posés la question de savoir mondialiser c’est bien, mais dans un pays où nous ne produisons rien suite à la domination étrangère qui se dresse depuis plusieurs années et qui nous rend incapable de produire - l’Etat congolais est lui-même menacé dans son existence - il n’est pas difficile de comprendre que la mondialisation ne vise qu’à nous dominer sur tous les plans à commencer par l’économique et la politique. La majorité des travailleurs congolais et de notre peuple n’acceptent pas ce dictat de l’extérieur. Il sert plus à une classe politique qui est au service des intérêts étrangers.

Qu’est-ce qui explique votre présence à cette fête du 1er mai organisée par le parti du travail de Belgique ?
Notre présence en Belgique témoigne de notre attachement à la lutte que mène la classe ouvrière de ce pays.  Le peuple est partout le même et lutte pour les mêmes intérêts où qu’il soit.  De ce fait, nous voulons faire la part des choses entre la politique du gouvernement belge qui est une politique de domination qui ne correspond pas à la volonté des masses en lutte en Belgique.

Avez-vous un message à adresser aux Congolais ou autres Africains qui travaille ici en Belgique ou en Europe?
J’aimerais dire aux frères africains ou congolais de penser toujours à leur pays. Ce n’est pas que je suis opposé à leur présence à l’étranger, mais je me dit toujours qu’on se sent mieux chez soi qu’ailleurs. J’aimerais bien qu’ils restent ici, mais qu’ils pensent également que aussi longtemps que nos pays ne trouveront pas des solutions aux situations de misère auxquelles ils sont confrontés, ils n’auront pas non plus leur conscience tranquille. Nous devons donc nous mettre ensemble à réfléchir pour trouver des mécanismes qui nous permettront de vivre également heureux chez nous. Je leur demanderais aussi de revenir de temps en temps et de participer surplace au combat que nous menons et d’être solidaires des camarades qui partagent les mêmes orientations idéologiques que nous qui sont ici et qui luttent aussi, les camarades belges pour que, ensemble nous puissions faire face aux difficultés de l’heure qui ne sont pas seulement liées à nos pays, mais qui sont aussi des difficultés qui ont une dimension mondiale et internationale.

Propos recueilli par  Radio Campus-émission Sous l’Arbre à Palabre et publié sur le site de notre section belge: www.deboutcongolais.be.tf

 

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