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Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

 

 

 

 

 

 

De l'intoxication grossière dans le journal Le Potentiel à Kinshasa concernant les combats à Bukavu

Par Leonard Kasimba, 27 mai 2004

Le Potentiel se lance le dernier temps dans des formes d'intoxication grossières qui visent à déstabiliser au maximum la transition et la paix actuelle. On a ainsi noté l'affaire de la lettre que le Président de la République aurait écrit à ses vice-présidents concernant la corruption et qui a été falsifiée par le Potentiel.
Il est remarquable que le même journal publie un article immédiatement après l'éclatement des combats à Bukavu, hier soir signé par la rédaction du journal, dans laquelle la rédaction cite une série de "versions" sur l'origine des combats.
Selon une des ces versions: "le commandant Masunzu et ses hommes, basés au quartier Nguba, auraient attaqué Bukavu à la suite d’une nouvelle relative à la « défenestration » des ministres Jean-Pierre Ondekane (Défense) et de Joseph Mudumbi (Portefeuille) du gouvernement de transition."

Benjamin Munanira, un patriote banyamulenge qui est en contact régulier avec le cdt Masunzu a réagit sur ce bobard dans un interview par téléphone comme suit :

"C'est vraiment de n'importe quoi. D'abord le commandant Masunzu se trouve à une distance de 400 km de Bukavu, c'est-à-dire à Minembwe. Vu le fait qu'il mène une lutte armée depuis 3 années contre l'armée rwandaise et leurs collaborateurs congolais du RCD, comme Ondekane, Mudimbi, Mutebusi et Ruhombere, il est absoument imossible pour lui d'être présent à Bukavu sans être s^r qu'il serait assassiné.

Deuxièmement on ne peut pas faire l'amalgame entre des gens comme Mutebusi, Ruhombere d'un côté et le commandant Masunzu de l'autre côté. Il faut juger une personne sur ces actes et pas sur son appartenance ethnique. Et les actes du commandant Masunzu sont qu'il a mené la lutte armée contre l'agresseur rwandais et ses collaborateurs congolais. Les faits sont que les officiers comme Mutebusi et Ruhombere ont ouvertement réfusés de se rendre à Kinshasa, même quand leur hiërarchie militaire leur en avait donné l'ordre. Or le commandant Masunzu n'as pas hésité de réagir positivement sur une simple invitation de se rendre à Kinshasa comme civile, où je l'ai rencontré en décembre dernier.

L'intoxication de la part des journaux comme Le Potentiel n'est pas innocent quand on sait qu'un évènement est en train d'avoir lieu qui déplaise énormement à l'agresseur Kagame. En effet celui-ci justifie ses crimes en se posant comme "défenseur des tutsi" et en niant la qualité de nation à la nation congolaise. Or les adjoints du commandant Masunzu, les officiers Mugema et Makamika, viennent de finir un stage d'officiers qu'ils ont fait à Kinshasa et ils viennent d'être nommé Lieutenant-Colonel dans l'armée congolaise. Ceci fait partie d'une tendance qui inquiète énormement le dictateur de Kigali. Car tant qu'il sait jouer à son jeu favorit de diviser pour règner il pourra continuer ces crimes et son agression contre le peuple congolais. En semant la confusion, avec l’aide de certains mobutistes, dans le milieu des compatriotes congolais issu du Kivu et résidant à Kinshasa, sur l’engagement de la majorité des Banyamulenge à la cause de la défense de la patrie, il peut s’assurer de la bonne continuation de sa politique criminelle en RDC. Or si les forces du commandant Masunzu seraient intégrés dans l’armée congolaise, ce ne serait plus possible que des gens comme Mutebusi, Karaha ou d’autres collabos se présentent comme les représentants politiques et militaires des banyamulenge. Car à Minembwe tout le monde refuse que des gens comme Karaha ou Nyarugabo pourraient même visiter leur propre famille dans leur village natale. Et les traitres savent fort bien que cela leur est impossible pour la simple raison que les troupes de Masunzu leur interdisent le passage. Si maintenant ces troupes de Masunzu seraient intégrés dans l’armée congolaise, cela signifiera la fin des mensonges et des mythes sur lesquels sont basés les crimes de l’armée rwandaise, son patron Kagame et de ses collaborateurs congolais. L'intoxication grossière anti-Masunzu sert donc objectivement les dessins de Kagame.”