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Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

 

 

 

 

 

 

Sonia Ghandi, une leçon pour les «Banyamulenge» à la solde de Kagame

Par A.R. Lokongo, 1.06.2004

Une fois de plus, le sang coule à l'est de notre pays, la République Démocratique du Congo, une et indivisible, plus précisement à Bukavu. Et pour justifier une autre guerre unitile - comme l'ont bien compri les étudiants des diverses universités de Kinshasa qui sont descendus dans la rue pour protester contre un deuxième agression Rwando-Ougando-Burundaise - les soldats dissidents, dont les chefs sont issus du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD, ex-rébellion soutenue par le Rwanda), affirment avoir des revendications purement identitaires. Ils assurent vouloir protéger les Banyamulenge, Tutsis congolais, dont la nationalité congolaise a été à plusieurs reprises remise en cause par les autorités de Kinshasa.
Cet alibi ne tient pas parce que comme le gouvernement l'a beau expliqué Vital Kamerhe, ministre de la presse et l'information, porte-parole du gouvernement, dans son Memo sur la situation à Bukavu, le 28 mai dernier, la situation à Bukavu est, comme on le voit, consécutive aux actes d’indiscipline posés par le Commandant MUTEBUZI. D’autres officiers insurgés et indisciplinés, sous le Commandement du Général Laurent KUNDA (coupable de plusieures actes de massacres à Kisangani), ont apprêté à partir de Goma cinq bataillons de militaires essentiellement rwandophones, bataillons qu’ils ont lancés sur la route en direction de Bukavu, en renfort aux troupes du Colonel MUTEBUZI en débandade dans la ville. La crise est donc imputable au seul Colonel MUTEBUZI en tant qu’individu et non à toute la communauté Banyamulenge.
Espérons que la communauté internationale, qui reste encore muette dépuis le début des hostilités, ne va pas une fois de plus souscrire à cet alibi toujours brandi par Paul Kagame pour renforcer sa poition militaire à l'est de notre pays pour finalement l'annexer au pétit Rwanda. Malgré tous les débordement, KAGAME NE PASSERA PAS. Notre peuple qui souhaite aller vite aux élections n'acceptera pas que la transition soit torpillée ni d'être pris en hotage.
Le malheur c'est que Kagame trouvera toujours des Congolais, des Rwando-Congolais et des Banyamulenge manipulables à ses desseins. En effet Laurent Nkunda, Mutebisi et consorts ont réfusé de souscrire à la dispensation politique actuelle en cours dans notre pays parcequ'ils veulent faciliter à Kagame son plan d'annexion des deux Kivus. Ils sont donc coupables de tendances seccessionistes et ont trahi la mère patrie.
Sonia Ghandi qui vient de décliner la primature en Inde n'a pas pri les armes pour se faire imposer sa nationalité indiènne, bien qu'elle est née en Italie. Elle s'est fait élire. Aux Banyamulenge à la solde de Kagame, nous disons que la nationalité, on ne l'acquiert pas par la force des armes. Qui a nié la nationalité Congolaise aux Banyamulenge? Bizima Karaha, ancien ministre des affaires étrangères, Azarias Ruberwa, actuellement vice-président – pour ne citer que ceux-là– savent bien qu’en tant que Rwando-Congolais ou Banyamulenge, ils ont pu assumer des hautes fonctions dans notre pays. En plus les hommes du Commandant Masunzu font maintenant partie des forces de sécurité de notre pays. Les Banyamulenge ne sont pas exclus politiquement dans notre pays. NON!
Ce que les Banyamulenge à la solde de Kagame ne veulent pas accepter c’est le fait que si vous êtes Congolais et vous voulez diriger ce pays, alors présentez-vous aux urnes pour que vous soyez elu au suffrage universelle et accepter le verdict populaire. C’est là l’unique chemin fraillé pour tout Congolais qui veut acceder à la magistrature suprême dans notre pays. Mais aucun Congolais réfusant de s’incliner devant la volonté populaire, Rwando-Congolais ou Banyamulenge soit-il, ne peut s'arroger le droit à un fief naturel dans notre pays. Mzee Kabila n’a pas proné le féderalisme.
C’est ce que Laurent Nkunda, Mutebisi et consort sont entrain de faire, sacrifiant ainsi l’avenir de tous les autres Banyamulenge au Congo au profit de leurs ambitions personelles. Car desormais, le terme «Banyamulenge» évoque dans la memoire de tous les autres Congolais «un effet destabilisateur».