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Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

 

 

 

 

 

 

"Une nouvelle guerre nous est imposée. La mobilisation des congolais est totale. Même si la guerre est longue, nous finirons par la ramener d'où elle est venue, à savoir au Rwanda !" Joseph Kabila, Président de la RDC

Par LeonardKasimba, 3 juin 2004

Des correspondants à Kinshasa nous rapportent que hier il y avait au moins un million de kinois qui ont manifesté leur colère.

"Les gens disent qu'ils veulent manifester pendant 7 jours. Il y a une minorité d'intoxicateurs de l'UDPS qui essaient de lancer des slogans contre Joseph Kabila, ils crient 'Joseph Kabila est Rwandais' et "Kabila, Ruberwa démission', mais la très grande majorité des gens sont surtout faché contre la Monuc et ils exigent la démission de Swing. Ils disent qu'il collabore avec Kagame et qu'il est responsable pour le sang de leurs frères qui coule à Bukavu. Ils disent qu'ils veulent aider les Fac, la police et Joseph à chasser les rwandais. La Monuc a tiré sur les manifestants. Il y en a qui parlent de sept morts, d'autres de 3 morts. Les gens sont aller piller chez les quartiers générales des Fonus, du MPR et du MLC. Nous entendons parfois des coups de feu, mais c'est la police qui tire en l'air. Les gens réagissent en applaudissant. Cela a été vraiment une journée historique."

Des manifestations semblables ont eu lieu à Kisangani et Kindu. Même à Bukavu, la population exprime sa colère contre la Monuc et les agresseurs rwandais et leurs collaborateurs.

Kabila donne l'orientation pour la résistance

A 23 heures Kabila a parlé à la télévision. Il a demandé à la population de garder son sang froid et il a déploré les morts innocents. Il comprend la colère des manifestants et les souci qu’ils ont pour leurs frères à l’Est. Il a inisité que la Monuc est là pour aider le gouvernement à réaliser la transitionn mais il a appelé cette Monuc à appuyer les efforts du gouvernement pour libérer Bukavu. Il a dit qu’il a toujours été soucieux pour le sort de la population et qu’il n’a jamais accepté l’occupation du Congo. Il fera tout comme président et chef de l’etat-major général de l’armée pour libérer Bukavu et pour continuer le processus de transition afin d’organiser des élections libres et transparentes.

Le Président a aussi donné un interview au journal Le Monde. Il y a dit :
“L'histoire se répète. Une fois de plus, les troupes rwandaises ont traversé la frontière. Elles contrôlent déjà Bukavu et la tension est palpable dans les autres villes de l'Est.

Une nouvelle guerre nous est imposée. Par cette invasion, le Rwanda montre clairement qu'il ne veut pas la paix, ni au Congo ni dans la région des Grands Lacs. Le gouvernement de transition va prendre ses responsabilités.

Il est vrai que le pays est à genoux et que la population vit dans la misère. Mais nous n'avons pas d'autre choix que de défendre le territoire national et l'indépendance de notre pays. J'ai lancé la procédure pour proclamer l'état d'urgence. Le gouvernement a d'ores et déjà décidé la mobilisation générale pour défendre la patrie.

Ce pays regorge de ressources et la mobilisation des Congolais est totale. La capacité militaire se construit avec le temps, mais, même si la guerre est longue, nous finirons par la ramener d'où elle est venue, à savoir au Rwanda !

Pour cela, nous devons nous organiser. Les guerres successives qui ont ravagé la RDC nous enseignent que nous devons d'abord compter sur nous-mêmes.

Je suis déçu de l'inaction et du manque de solidarité de la communauté internationale et des Nations unies. Il faut qu'ils fassent plus. Malgré son armement et son mandat, la mission de l'ONU n'a pas empêché la chute de Bukavu. Elle se contente de procédures bureaucratiques. Nous n'avons pas besoin de cela. Plus de 3 millions de Congolais sont morts du fait des guerres qui nous ont été imposées. Il faut que cela cesse !

Le gouvernement a adopté une position commune et l'ancien mouvement rebelle RCD était représenté à ce conseil extraordinaire. Mais les développements dans l'est du Congo n'augurent rien de bon. La confiance est entamée.

Il faut que les Congolais réagissent ensemble. Il y a 300 ethnies chez nous. Les hommes qui ont pris les armes dans l'Est disent le faire au nom de la communauté banyamulenge, qui serait menacée. C'est faux. La communauté banyamulenge n'est pas menacée et elle ne le sera jamais. Elle compte parmi les 300 ethnies qui fondent la nation congolaise. J'ai pour mission de protéger ces 300 ethnies, les 60 millions de Congolais. Ils sont unis et, avec leur concours, je mènerai cette mission à bien.”