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Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

 

 

 

 

 

 

L’histoire se répète: Le Congo re-agressé

Par A.R. Lokongo, 5.06.2004

En donnant une orientation claire et nette sur la situation qui prévaut maintenant à l’est de notre pays, le Chef de l’État, le Général-Major Joseph Kabila marche bel et bien sur les pas de Mzee Laurent Désiré Kabila.

Desormais tous les Congolais doivent s’insurger sur cette orientation commune : à savoir que la guerre qu’on nous impose à plusieures réprises sera longue et populaire jusqu’à ce qu’elle sera raménée au Rwanda, là d'où elle est venue. C’est exactemnet ce que Mzee Kabila a déclaré le 2 août 1998 à Kinshasa. C’est resté historique!

Cette orientation devient desormais l’unité de mesure par laquelle chaque Congolais sera jugé s’il est du côté du peuple et de la nation ou non, faute de quoi il sera traité comme un traître à la nation.

Toutes formes de kléptocratie, de corruption, de détournements des fonds de guerre pour s’enrichir pendant la guerre, de combinards, de népotisme, de concussions et de commissions illicites, d’octroi des contrats miniers démesurés et illicites, de complots d’assassinat, même des déchirements internes… sont à éviter; car «la guerre ne peut non plus tout justifier», a dit le Chef de l’État, le Général-Major Joseph Kabila.

Et parceque la guerre sera longue et populaire, nous devons tous rester unis et solidaires sans aucune fissure, mobiliser toutes nos resources humaines et matérielles, ne menageant aucun sacrifice pour que la balkanisation de notre pays qui est en marche demeure un projet qui foire.

Selon un memorandum de la Société Civile du Nord-Kivu addressé au Chef de l’État, le Général Major Joseph Kabila, Bukavu est tombé aux mains des troupes Rwandaises, Eritréennes, Éthiopiennes, voire Somaliennes à la recherche de l’or et du bois, du coltan, du diamant et des terres (à l’instar des Israéliens qui veulent quitter le Moyen Orient et les fermiers blancs chassés du Zimbabwe… tous pour le Congo, comme l’écrit Colette Braeckman dans livre Les Nouveaux Prédateurs). Ils sont venues renforcer les positions des soldats dissidents du RCD-Goma, dirigés par Laurent Nkunda et de Jules Mutebutsi.

Peu après la chute de la ville de Bukavu, le peuple Congolais en lutte vient une fois de plus de mettre à nue les velléités hégémonique du Rwanda et la complicité de la MONUC(et de tous les Congolais qui sont employés par la MONUC) et de toute la communauté internationale à notre égard.

Et la MONUC, quelle MONUC ? C’est un Américain (William Swing) qui dirige la MONUC et ce dernier est prêt à porter main forte aux envahisseurs Rwandais en fermant ces yeux pour l'invasion de la RDC par les troupes rwandaises. Nous entendons même des informations venant de Bukavu qui disent que les hélicoptères de la Monuc seraient employés par les hommes de Nkunda et que des casques bleus patrouilleraient ensemble avec les hommes de Nkunda.

Comme l’histoire se répète toujours au Congo. En 1961, l’ONUC est venue neutraliser Patrice Lumumba. En 2004, pour les américains, la MONUC sert à exécuter le projet de balkanisation du Congo cher aux superpuissances bien connues. Dans ce cas, ils trouveront le peuple Congolais sur leur chemin. En tout cas ce n'est pas la Monuc qui nous libérera. La guerre qu’on nous impose à plusieures réprises sera longue et populaire jusqu’à ce qu’elle sera raménée au Rwanda, là d'où elle est venue.

Les soit-disant dissidents impressionnent par leurs uniformes toutes neuves, des armes de guerre toutes neuves (d’où est ce qu’ils recoivent tout ça?) en plus d’une organisation militaire impéccable qui trahit une formation de longue date.

L’expérience nous apprend qu’en 1998, une fois déclenchée par des Congolais manipulés et soutenus militairrment par la coalition anglo-américano-rwando-ougando-burundaise, la guerre s’est intesifiée et a touché presque toutes les parties du territoire national et s’est enlisée jusqu’à l’accord global et inclusif de Pretoria. Et maintenant l’histoire se répète. Tous les fronts risquent d’être rallumés.

Azarias Ruberwa, leader du RCD-Goma et l’un des vice-presidents issu du schéma 1+4 a déclaré à la RTBF: «Sans l’accord global et inclusif, que deviendra le Congo?» Ça dit beaucoup!

Mais en envoyant 8,000 hommes pour re-agresser le Congo ( selon lorganisation des droits de l’Homme Héritiers de la Justice), c’est exactement le parrain Rwandais de Ruberwa en la personne de Paul Kagame, qui vient de porter atteinte au processus de transition au Congo pour liquider les acquis de l’accord global et inclusif et empêcher la réunification du territoire national. Paul Kagame se moquant de l’État Congolais, a ménace ce dernier de represailles au cas ou les Banyamulenge seraient l’objet de massacres et de génocide. Toujours le pretexte de Banyamulenge utilisé comme fond de commerce.

«Il faut que le peuple Congolais reagissent ensemble. Il y a 300 ethnies chez nous. Les hommes qui ont pris les armes dans l’Est disent le faire au nom de la communauté Bnyamulenge, qui serait ménacée. C’est faux. La communauté Banyamulenge n’est pas ménacée et elle ne le sera jamais. Elle compte parmis les 300 ethnies qui fondent la nation Congolaise. J’ai pour mission de protéger ces 300 ethnies, les 60 millions de Congolais. Ils sont uniset, avec leur concours, je mènerai cette mission à bien,» a retorqué le Chef de l’État Congolais.

Chose Curieuse, le RCD qui est chargé de la sécurité dans notre pays (Azarias Ruberwa tarde de revenir à Kinshasa) a demandé au gouvernement de rétablir l’ordre à l’est de notre pays! Et pourtant, deux commandants issus de ses rangs ont manifestement trahi. Il s’agit du commandant Claude, commandant de la Police Militaire qui pris l’aéroport de Goma suivis des contradictions dans les déclarations des autorités politico-administratives et militaires sur cet incident; et le Général Munyamulenge Mustafa Muhikiza commandant de la Prémière Région Militaire, Province de Bandundu issus du MLC, autour de qui, selon le Renadhoc Bandundu, se trouve la présence des troupes Rwandaises. La société civile du Nord-Kivu a déjà tiré la sonnette d’alarme sur la présence des troupes Rwandaises au Nord et au Sud Kivu, bien avant cette agression qui progresse déjà vers l’axe Kalembe-Miriki vers Lubero-Butembo; l’axe Masisi-Walikale pour Walikale; l’axe Bunia vers Beni; L’axe Bukavu-Mwenga-Shabunda vers Kindu, Kalemie et Kongolo au nord du Katanga.

Il est aussi surprenant que l’Afrique du Sud qui a parrainé l’accord demeure muette et ne condamne pas cette agression qui a fait une centaine de morts, rien qu’à Bukavu, suivie des massacres, de pillage et des viols et de violence sexuelle aux femmes et aux filles mineures perpétrés par les hommes de Mutebutsi et de Nkunda; tout comme toute la communauté internationale, plus spécialement la Belgique, l’anciènne puissance coloniale qui, comme en 1998, commence à prendre des positions ambigües. Et demain qu’est ce qu’on verra? D’autres négotiations après négotiations, d’autres accords après accords, d’autres concessions après concessions. C’est ainsi que l’histoire se répète au Congo. Pour quoi laisser l’accord de Pretoria être hypothèqué en prémière place?

Selon un rapport de la Société Civile du Sud-Kivu du 3.06.2004, tout a commencé par l’entrée massive des soldats Rwandais APR par le Lac Kivu.

Bloqués de pouvoir entrer par les frontières de la Ruzizi où il y a de nombreux témoins gênants, dont la population Congolaise, les soldats Rwandais de l’APR ont commencé leurs traversée du Rwanda via Idjwi par dizaines d’embarcations en bois, motorisées appélées «Boats», et ce, depuis le samedi 29.05.2004 la nuit.

Ils ont été aperçus dans les eaux territoriales congolaises entre l’Ile d’Idjwi et le territoire de Kalehe après avoir contourné par l’extrême-Nord de l’Ile entre la localité de Kihumba (Idjwi) et les Ilots WANE du Rwanda.

Dimanche vers 5h du matin le 30.05.2004, ces embarcations bandées de soldats Rwandais ont été aperçues escortées et protégées par les «Speed Boats Militaires» de l’Armée Patriotique Rwandaise (APR) et se dirigeaient vers le continent pour déverser tous ces militaires par centaines à côte sur les localités portuaires de Kabonde, Kakondo non loin de la FOMULAC et Kajutsu sur la presqu’île non loin de Mugeri.

Ce sont ces militaires qui sont remontés vers l’aéroport de Kavumu où ils ont fait jonction avec les 1,000 hommes du Général Nkunda et encerclé l’aéroport.

Le rôle de la MONUC est globalement négatif, d’après le rapport pre-cité. C’est la MONUC qui a stoppé l’élan du Front du Général Mbudza Mabe le 27.05.2004, quand il repoussait les insurgés de Mutebutsi à la frontière soit-disant qu’elle (la MONUC) allait négotier le désarmement de Mutebutsi, ce qu’elle n’a jamais réalisé. Au contraire, la MONUC a conforté Mutebutsi bien armé avec ses hommes dans le cantonnement du Quartier Nguba et le Collège Alfajiri.

C’est la même MONUC qui sape le moral des combattants loyalistes pour les décourager d’affronter les élements du Général Nkunda venu de Goma. La stratégie c’est la proposition de la trêve et de la négotiation pour permettre à l’ennemi de s’organiser.

C’est toujours la même MONUC qui facilitera aux troupes du Général Nkunda de prendre l’aéroport en faisant semblant de la contrôler par ses quelques éléments cantonnés dans le hangar de l’aérogare.

La MONUC a été informée instantanement de l’arrivée par le Lac des éléments de l’APR vers les localités de Kakondo, Kabonde et Kajutsu le 30/05/2004 vers 8h00 (c’est l’officier de la MONUC du nom de Igor à qui le message a été transmis avec schéma de carte géographique à l’appui pour montrer le passage des forces de l’APR) et encore une fois pour cette information, elle s’est comportée en observateur aveugle.

Le rapport a fait état de resistance populaire comme c’était le cas en 1998 et d’un élan de solidarité des toutes les Forces Vives pour appuyer les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) loyalistes autour du Général Mbudza Mabe. Des milliers de jeunes se sont offerts en volontaires pour apprendre à tirer et entrer dans l’armée immédiatement en vue de bouter l’ennemi dehors.

Les hommes d’affaires regroupés au sein de la FEC se sont cotisés pour montant important de l’effort de guerre d’appui au Général Mbudza Mabe.

Nombreuses mamans volontaires sont à pied-d’oeuvre en permanence pour préparer des répas des militaires combattants au front.

La population citadine de Bukavu est décidée de ne pas quitter la ville malgré la menace d’occupation par les insurgés et après les combats qui ont fait plus de 100 morts rien que parmis les civiles et des centaines de bléssés. Ils sont de coeur avec les combattants loyalistes et ne sont pas prêts à accorder confiance aux insurgés. Les manifestations populaires et estudiantines bien organisée dans la capitale Kinshasa ainsi que dans d’autres villes du pays, comme Kisangani, Kindu, Lubumbashi, Bukavu même ont visé les installations de la MONUC et les quartiers généraux des anciens mouvements rébelles.

Le Rwanda ne veut pas voir le Congo reussir. Le Rwanda c’est une épine dans le coup pour le Congo. Deux guerres d’agression à l’espace de six ans ménées par le Rwanda comme tête de file au service des intérêts des superpuissances bien connues, voilà le sort auquel est voué le peuple Congolais, un peuple Congolais en lutte et qui a bien compris les enjeux qui se jouent sur son territoire.

Nous ne devons jamais perdre de vue que c’est dans la lutte que se consolidera notre armée en une arme forte capable de faire face à toutes les éventualités, que c’est dans la lutte que se formera un peuple uni et révolutionaire, se prenant en charge sur tous les plans et demeurant le maître de son propre destin. La raison est de notre côté. Nous luttons pour une cause juste.