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Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

 

 

 

 

 

 

PAUL KAGAME au pilori: « il est génocidaire au même titre que les interhamwe !»

Entretien de Anna Gillberg avec Jean Kalama-Ilunga

Madame Anna Gillberg est écrivain, journaliste et collaboratrice dans certains magazines et quotidiens des pays scandinaves ! Elle a eu un entretien avec Monsieur Jean Kalama- Ilunga collaborateur du Bureau d’Etudes Congo (BEC).
Nous publions içi le texte de l’entretien

Anna GILLBERG: Précédemment, vous avez fait un réquisitoire accablant sur la réalité du monde qui présente un monde incertain, un monde à très haut risque, un monde en danger par la volonté de quelques individus ! Paradoxalement, vous avez affiché un certain optimisme pour l’avenir de l’Afrique, ce continent délaissé si je peux me permettre de le dire ! Qu’est-ce qui motive votre optimisme au moment où le continent Africain, principalement la partie sub-saharienne, est virtuellement condamné et présenté comme le poids mort de l’économie mondiale ?
Jean KALAMA :
D’entrée de jeu, je confirme cette réalité qualitative du monde et, en ce qui concerne le continent africain, c’est l’avenir effectivement qui est la principale motivation à la base de mon optimisme bien que les Africains soient condamnés à un grand effort d’invention et de prise de risque pour s’en sortir! je me permets de vous assurer que le jugement négatif sur l’Afrique procède plus des idées reçues que de la réalité!

A. GILLBERG : Pouvez-vous être plus explicite ?
Jean KALAMA
: Oui, bien sûr ! Si le monde va mal , c’est essentiellement parce que des contradictions de toutes sortes sont entretenues pour atteindre des objectifs en conflits d’intérêts entre quelques groupes d’individus qui s’autorisent, pour cela, l’usage illicite des moyens d’Etat !
Au demeurant, il faut ajouter que le renforcement de l’interdépendance consécutive à la mondialisation a engendré un environnement économique qui a transmis partout des perturbations et grossi des bouleversements ! Vous n’êtes pas sans savoir que les avancées technologiques ont contribué et contribue aussi à accroître l’incertitude !
La réalité du monde qui va mal et la situation désastreuse en Afrique sont indissociables. En effet, depuis la fin de la 2ème guerre mondiale, l’Afrique n’a été qu’un champ de bataille par procuration, elle n’ a servi que de pourvoyeuse à bon marché des matières premières et d’exutoire des pulsions belliqueuses des protagonistes de la guerre froide ! Nous pouvons, à juste titre, conclure que c’est délibérément que l’Afrique est figée dans une situation de non développement parce que, si sur la forme, un effort de changement était perceptible par la manière de faire, sur le fond, rien n’a bougé!

A.GILLBERG: Pouvez-vous donner quelques exemples concrets ?
Jean KALAMA :
Après la décolonisation, sur le plan économique international, en ce qui concerne le financement des projets dans nos pays, l’enjeu était juste limité à la réalisation des projets à la fois structurant et qui assuraient le contrôle du système.
A cet égard, peu importaient les motivations humanitaires ou économiques parce que l’essentiel était d’arriver à amener nos pays à demander ce qu’ils n’auraient pas désirés seuls, étant donné que nous étions dans une période où l’influence directe néocoloniale ne pouvait passer sans s’attirer l’opprobre des opinions publiques!
Pour contourner cet handicap, les fameux pays dits prêteurs ont trouvé la solution grâce aux intermédiaires que sont les institutions internationales de financement dites institutions de Bretton Wood à savoir la banque mondiale, le fonds monétaire international qu’ils contrôlent grâce aux procédures de désignation de leurs dirigeants !
En effet, par cette astuce, ils pouvaient justifier, dans la majorité des cas, des décisions déjà prises pour d’autres raisons que le seul calcul de rentabilité !
Je veux dire en d’autres termes que c’est pour d’autres raisons que l’orthodoxie financière que la plupart de pays Africains et en voie de développement ont subi et continuent à subir des mesures de rétorsion injustes de ces institutions de financement contrôlées en sous main par les pays dits prêteurs qui restent maîtres du jeu sans subir l’opprobre et conservent tous les atouts leur permettant à tout moment de tirer le continent Africain et les pays en développement vers le bas.
De la même manière, le système politique pervers soutenu par les industries militaro- financières qui a consisté et qui consiste à vendre des armes de guerre et à opposer les gens pour qu’ils s’affrontent en finançant par exemple des pseudo rebellions en vue d’accroître les besoins en armements !
Cette croissance du commerce des armes de guerre n’a-t-elle pas non seulement mis délibérément le continent à feu et à sang, mais contribué à détourner les ressources qui auraient pu être affectées aux activités économiquement et socialement plus productives ? C’est bien dommage que nombreux Africains en quête de pouvoir n’aient pas saisi cet aspect du problème!

A. GILLBERG : Le paradoxe est que ces pays dits prêteurs comme vous le dites, sont les plus endettés de la planète ! Peut-être faudra-t-il crouler sous les dettes pour être considéré comme un pays riche ? On en parlera si on a le temps !
Quel regard portez- vous sur la croissance explosive des demandes sociales sur l’ensemble du continent Africain en l’occurrence la demande de nourriture, de santé, d’enseignement et d’autres biens sociaux ?
Jean KALAMA :
Sur cette question, il est évident que les mécanismes sociaux, politiques, et institutionnels existants au niveau de différents pays africains comme au niveau international, se sont révélés incapables d’apporter des solutions adéquates durables !
Certes, la récurrence des désastres naturels et des conflits armés servent souvent d’alibi pour justifier le marasme social insupportable qui fragilise encore plus le continent Africain !
Cependant, je ne suis pas disposé à me laisser tenter par la facilité qui se limite à désigner les autres pour responsables de notre déchéance!
Pour la simple raison que le social concerne nos vies, au premier chef, je considère qu’il nous revient d’élaborer des solutions appropriées à notre mode de vie en vue d’améliorer la qualité de vie au quotidien de nos compatriotes. Personne ne pourra le faire à notre place !
En tout état de cause, pour trouver les réponses appropriées aux demandes sociales sur le continent Africain, la clef se trouve dans la qualité des facteurs organisationnel et humain qui nécessitent une formation permanente!

A. GILLBERG : Vous ne voulez pas vous contenter de désigner les autres comme seuls responsables de la déchéance du continent Africain ! Qu’est-ce qui a fait qualitativement défaut aux Africains principalement aux dirigeants Africains pour sortir l’Afrique du gouffre ?
Jean KALAMA :
Après plus ou moins un demi siècle de souveraineté internationale, une grande partie de dirigeants Africains restent incapables d’adhérer à une position commune sur les questions fondamentales et stratégiques du continent Africain sans l’autorisation préalable de leurs parrains respectifs à qui ils ont l’obligation de rendre compte pour être soutenu au pouvoir!
A ce titre, sans autre ambition au delà de leur petit confort, ils sont incapables de lever le petit doigt, par lâcheté, pour ne fût- ce que soutenir leurs collègues victimes d’ostracisme et de mesures de rétorsions injustes à l’instar du Président du Zimbabwe Robert Mugabe victime des mesures de rétorsions néocoloniales, pourquoi pas racistes ?
Un simple regard rétrospectif nous révèle, par ailleurs, que, hormis leur appartenance géographique commune au continent Africain, les intérêts divergents et étrangers à l’Afrique opposent et séparent sur le fond les pays qui en font partie en dépit des bonnes intentions hypocrites souvent exprimées lors de grandes rencontres à savoir les intérêts économiques, culturels, linguistiques, religieux, politiques…
Cela peut expliquer l’inefficacité et l’échec de l’Organisation de l’Unité Africaine dus en partie à cet état de fait !

A. GILLBERG : La nouvelle organisation comme l’Union Africaine peut-elle être plus efficace?
Jean KALAMA :
L’ Union Africaine en tant qu’organisation des peuples Africains telle que le Président de Lybie Mouammar Kadhafi l’avait initiée pour remplacer l’inefficace O.U.A., pouvait être plus efficace !
Malheureusement, cette nouvelle organisation a été noyautée et vidée, dès sa mise en place, de son contenu révolutionnaire qui devait la différencier de l’O.U.A. qui était une sorte de syndicat pourvoyeur d’immunité aux Chefs d’Etats Africains!
Tant que les peuples Africains ne joueront pas un rôle déterminant dans les mécanismes fonctionnels de l’Union Africaine et qu’ils seront délibérément éloignés du centre des décisions de cette organisation, celle-ci ne peut pas être différente de l’O.U.A. !

A. GILLBERG : Et le N.E.P.A.D. ?
Jean KALAMA :
Les vraies questions qu’il convient de poser, sont :

  • Quelle finalité de référence pour les peuples d’Afrique ?
  • Ou quelles représentations des futurs possibles pour les Africains ?
  • Comment mobiliser les ressources du continent africain pour l’Afrique?
  • Autour de quels projets crédibles ?

Il est illusoire d’espérer une application locale ou sectorielle des solutions si elles n’ont pas été élaborées dans une optique globale de résolution des problèmes fondamentaux effectifs sur le continent africain !
Mettre la charrue avant le bœuf, c’est à peu près cela le N.E.P.A.D. !
De mon point de vue, c’est un projet sans lendemain qui, au mieux, ne sert que de marche pied à la quête de prestige de ses initiateurs !

A. GILLBERG : Au regard de cette description sombre de la situation , êtes-vous d’avis que les peuples d’Afrique trouveront les moyens de s’approprier un jour de leur destin ?
Jean KALAMA :
Sans aucun doute ! Mais en attendant, l’état des lieux montre qu’il n’y a pas de volonté réelle dans le monde, hormis quelques voix qui se lèvent par çi par là, pour que les peuples d’Afrique deviennent maîtres de leur destin !
Notez toutefois que des artifices cyniques sont placées partout pour empêcher cela de telle sorte que la pauvreté et l’incapacité d’organiser la société restent une fatalité naturelle voire une sorte de malédiction pour l’Africain ! Il faut qu’il se résigne à rester pauvre, à être exploité, à ne pas avoir des droits ! La fourberie de nombreux dirigeants africains ont détourné les peuples de la lutte pour l’appropriation de leur destin !
De toute manière, les dirigeants qui ont osé marcher à contre courant de ces règles ont été ou diabolisés à outrance, ou accusés des crimes qu’ils n’ont pas commis, souvent assassinés et les exemples sont légion !
A ce sujet, Stephen Smith lève le voile dans son livre ‘’ négrologie’’ sur les problèmes de fond qui se posent en Afrique, il dit entre autre: « … ne pas dire la vérité aux Africains , c’est les assassiner » !
Mais malheureusement, le mensonge trône en maître absolu sur ce continent où l’amalgame et la confusion entre le fond et la forme, la cause et l'effet, le structurel et le conjoncturel sont délibérément entretenus comme nourriture roborative du chaos prévisible et susceptible d’être déclenché à tout moment voire comme barrière à tout accès à la vérité !
Les germes des conflits futurs sont en gestation au cœur des différents pouvoirs africains parce qu’en réalité, les dirigeants Africains se complaisent dans l’erreur stratégique et tactique de fonder et de croire consolider leur pouvoir par leur dépendance et soumission aux puissances étrangères en lieu et place de leurs peuples respectifs ainsi qu’en s’accrochant aux facteurs du débat de société de nature conflictuelle à savoir le tribalisme, le racisme, la religion… en lieu et place des facteurs du débat politique qui caractérisent l’intérêt général à savoir le débat d’idées pour apporter le bien –être à nos concitoyens !
La quête abusive du pouvoir pour le pouvoir, du pouvoir pour dominer ses compatriotes, du pouvoir comme occasion d’ascension sociale et de rapine, du pouvoir pour tuer, du pouvoir pour être au dessus de la loi, a plongé l’Afrique dans une situation sans dessus dessous !
En tout cas, là où le bât blesse, c’est lorsque la communauté internationale cautionne le recours aux armes comme source de légitimation au pouvoir avec en prime l’impunité !
Le parcours historique de la république Démocratique du Congo démontre la flagrance et la permanence de cette volonté cynique qui refuse aux peuples Africains de devenir maîtres de leur destin : Depuis le 17 Mai 1997, on a assisté à un défilé de tous les ingrédients de la manipulation évoqués précédemment pour l’Afrique se constituer en barrière pour étouffer dans l’œuf toute velléité d’organisation de la société congolaise et pour la tirer vers le bas : L’agression, la pseudo- rébellion, les pillages, les assassinats, les massacres…etc

A. GILLBERG : Effectivement, le cas flagrant de la République Démocratique du Congo, empreint de zones d’ombres quant aux commanditaires, nous interpelle tous et suscite des interrogations auxquelles on ne veut toujours pas donner de réponses plausibles ! A ma connaissance, plus ou moins 4 millions de congolais sont morts, victimes de l’agression contre la République Démocratique du Congo par 3 pays voisins à savoir le Ruanda, l’Ouganda, le Burundi sous l’indifférence scandaleuse de la communauté internationale devenue complice passive et qui constitue un barrière pour que la vérité soit révélée et que la justice soit rendue aux 4 millions de victimes congolais! Paradoxalement, d’une part, 500 mille à 800 mille victimes du génocide de 1994 au Ruanda sont depuis dix ans l’objet d’une commisération internationale frisant l’hypocrisie d’autant plus qu’elle est utilisée abusivement par le pouvoir en place au Ruanda comme outil de chantage servant à remettre au pas la communauté internationale chaque fois qu’elle tente de se réveiller pour jeter un œil sur les délits criminels et de pillage perpétrés en R.D.C. principalement sous l’instigation du Président Ruandais Monsieur Paul Kagame !
D’autre part, des institutions de transition, particulièrement désopilantes de mon point de vue, composées de bric et de broc à savoir des criminels de guerre, des pilleurs… pour bidouiller une apparence de résolution de conflit sont imposées aux Congolais !
Monsieur Kalama, après ce conflit quelles peuvent être pour vous les perspectives d’avenir pour les pays des Grands Lacs ? Etes-vous d’avis que les élections constituent la panacée pour le règlement de la crise multiforme imposée à votre pays, la R.D.C. ?
Jean KALAMA :
Je partage votre lecture sur la reconstitution de la tragédie congolaise depuis 1998 que vous venez de résumer avec brio et je vous félicite pour l’effort de compréhension que vous avez fourni, cela nous évite de perdre du temps sur de longues séances d’explications !
Pour répondre à la question posée, je tiens à préciser qu’il serait irresponsable de se hasarder dans une présentation des hypothèses qui ne serait que simplistes si elles ne tiennent pas compte de la profonde complexité de la situation consécutive à l’amalgame et à la confusion délibérément installés dans la région des Grands Lacs principalement en R.D.C. où les congolais sont interdits de finalité commune de référence! En fait, cette situation brouille toute lisibilité sur l’échiquier politique en R.D.C. essentiellement et, par conséquent, elle ne facilite pas la construction de la base analytique et historique en vue de l’élaboration des hypothèses cohérentes et pertinentes pour l’avenir!
Quant aux élections, je ne suis pas d’avis qu’elles constituent la panacée pour le règlement de cette crise multiforme et complexe en R.D.C. !
En plus, la focalisation de tous les efforts et les espoirs sur cette action locale frise la fantaisie tant que l’ordre du processus engagé n’a pas été respecté par le fait de ne pas tenir compte des facteurs globaux et du contexte à l’origine de cette crise!
Au travers cette précipitation, apparaît cette volonté réductrice qui place délibérément la charrue avant le bœuf sans aucun souci sur les conséquences futures! Les élections en tant qu’illustration du pouvoir du peuple et de la démocratie, je veux bien ! Mais que valent-elles sans la justice sinon de la poudre de perlimpinpin !
En tout état de cause, il a fallu d’abord et impérativement commencer par l’organisation d’une conférence internationale sous l’égide de l’O.N.U., l’Union Européenne et l’Union Africaine autour de ce conflit qui a fait des millions de victimes pour une réflexion collective en vue de déterminer les responsabilités, les sanctions, et d’élaborer la feuille de route pour la reconstruction politique, socio-économique opposable à tous !
A. GILLBERG : En ce qui concerne le processus, quels sont, d’après vous, les facteurs sur lesquels il faut s’appuyer ou qu’il faut éradiquer pour sa réussite ?
Jean KALAMA : Après analyse, sans ambages, je désigne, du point de vue structurelle, l’impunité et, du point de vue conjoncturelle, Monsieur Paul Kagame, le Président du Ruanda comme facteurs nocifs devant être neutralisés pour espérer une réussite du processus !
Kagame est génocidaire au même titre que les’’ interhamwe’’, les milices d’autodéfense hutu et même plus :
« Les langues se délient ! Les Tutsis, combattants du .F.P.R., témoins… affirment que c’est Monsieur Paul Kagame, l’actuel Président du Ruanda qui avait non seulement donné l’ordre d’abattre l’avion du Président Habyarimana mais qu’il avait, en plus, interdits aux 600 combattants du F.P.R., présents à Kigali, au moment des faits d’intervenir pour protéger les Tutsis qui se faisaient massacrer… »

A. GILLBERG : Monsieur Paul Kagame dites-vous ?
Jean KALAMA :
Sans nulle doute ! Monsieur Paul Kagame, le Président du Ruanda, est bien la personne par qui toutes les tragédies que nous déplorons dans la région des grands Lacs, ont pu être possibles aussi bien au Ruanda qu’en R.D.C. ! Il est génocidaire au même titre que les intiramhwe et même plus ! Je m’explique :
Au Ruanda, si le débat de société de nature conflictuelle constituait le plat de consistance quotidien que se partageaient les hutus et les tutsis,et bien que le contexte de conflit armé entre les combattants du F.P.R. ( Front Patriotique Ruandais) et les Forces armées ruandaises prédisposait la population à des réactions violentes de vengeance, les tueries qui ont coûté la vie à des milliers des Ruandais ne pouvaient pas se réaliser sans un facteur déclencheur grave qui a provoqué cette folie meurtrière. Ce facteur déclencheur était l’assassinat du Président Ruandais de l’époque Juvenal Habyarimana dont l’avion en provenance d’Arusha en Tanzanie pour une conférence pour la paix, a été abattu avant son atterrissage à Kigali au Ruanda le 6 Avril 1994! Plusieurs hypothèses ont été avancées pour désigner le commanditaire de l’attentat terroriste qui a coûté la vie des Président Habyarimana du Ruanda et celui du Burundi Cyprien Ntaryamira!
La manipulation avait tenté de faire croire à l’opinion que c’étaient tantôt les Français, tantôt les Belges, ensuite les dignitaires hutus, soi-disant qu’ils étaient mécontents du fait que le Président avait accepté de céder une part importante du pouvoir aux insurgés tutsis !
Mais aujourd’hui, les langues se délient ! Des Tutsis, combattants de l’A.P.R. (armée patriotique ruandais) bras armé du F.P.R.. de Kagame , exécutants de sales besognes, fatigués d’être manipulés et trompés sur la finalité du combat qu’on leur a imposé de faire pendant des longues années, se sont décidés à tout dévoiler ; ils affirment donc que c’était Monsieur Paul Kagame, l’actuel Président du Ruanda qui avait non seulement donné l’ordre d’abattre l’avion du Président Juvenal Habyarimana, mais qu’il avait, en plus, interdit aux 600 combattants du F.P.R. présents à Kigali au moment des faits d’intervenir pour protéger les Tutsis qui se faisait massacrer !
D’ailleurs, dans un mémorandum interne de l’O.N.U., Michael Hourigan, enquêteur des Nations Unies, a confirmé que cet attentat était l’œuvre d’un commando tutsi de l’A.P.R. sur ordre de Kagame !
Les accusations et l’acharnement de Monsieur Kagame contre la France est une mascarade, une fuite en avant…
Depuis plusieurs années, Paul Kagame a abusé de la commisération internationale, dont il en a fait un fond de commerce, pour tromper non seulement la communauté internationale mais aussi tous les Ruandais Hutu comme Tutsi ! …

A. GILLBERG: Quel regard portez-vous sur les accusations et l’acharnement du président ruandais Paul Kagame contre la France lorsqu’il la désigne comme responsable du génocide pour avoir formé et aidé les hutus ?
Jean KALAMA :
Les accusations et l’acharnement de Monsieur Kagame contre la France est une mascarade, une fuite en avant qui procède du désarroi d’un individu qui sent se resserrer autour de lui l’étau de la justice !
La victimisation à outrance qu’il a toujours utilisée comme base et outil de la manipulation a fini par perdre toute crédibilité du fait qu’il s’en est toujours servi pour son propre compte au détriment des véritables victimes à savoir les tutsis qui vivaient au Ruanda et les hutus !
Il faut noter, par ailleurs, que son délire contre la France est une vengeance personnelle qui procède de son incarcération pendant 13 heures en 1992 à la préfecture de Paris en France, accusé avec ses amis comme terroristes !
Depuis plusieurs années, Paul Kagame a abusé de la commisération internationale sur le génocide de 94 au Ruanda, dont il en a fait un fond de commerce, pour tromper non seulement la communauté internationale mais aussi tous les Ruandais Tutsis comme Hutus !
Il faut noter aussi qu’après la débâcle consécutive à la disparition inopinée du Président Habyarimana et la débandade militaire des forces armées ruandaises ( FAR), l’armée loyaliste face aux insurgés Tutsis de Paul Kagame , ce dernier, en position de force, a ordonné les massacres systématiques et sans discernements des hutus par ses combattants! Ce fait a toujours été occulté !
Ainsi donc, la confusion était telle que Kagame, en position de force, avait facilement occulté la vérité et imposé à la communauté internationale sa fallacieuse version des faits qui condamnait sans appel les hutus !
La France qui entretenait les relations privilégiées d’Etat à Etat avec le régime de Juvenal Habyarimana dont la coopération militaire, face à cette tragédie et devant la démission des Nations Unies, était dans son droit de prendre unilatéralement l’initiative d’organiser en mesure de ses moyens l’opération de sauvetage des populations hutus traquées pour être tuées par les hommes de Kagame dite opération Turquoise!
En vue de bien cerner la question, le bon sens nous impose avec le recul de donner une réponse à certaines observations à savoir : 1° Lorsqu’on a estimé le nombre des victimes des massacres de 94 au Ruanda, on a constaté qu’il y avait autant de victimes Tutsis comme hutus ! Et ces derniers étaient qualifiés de hutu modérés sur base des critères obscurs! Sachant que les intiramhwe, la milice d’auto- défense ethnique hutu s’en prenaient aux Tutsis facilement identifiables par leur morphologie :
qui avaient donc massacré la multitude de hutus victimes de cette tragédie ? :
Comme je l’avais souligné, Paul Kagame avait bel et bien ordonné à ses combattants d’exterminer les hutus, mais comme il était vainqueur et maître du jeu, il s’était disculpé en faisant comptabiliser ses victimes hutus au crédit des intiramhue !
2° Lorsqu’il était question de rendre compte de cette tragédie, la communauté internationale n’avait retenu et mis en exergue que les massacres de Tutsi en occultant ceux des hutus !
A qui donc avait profité cette distorsion de la vérité ? : A Paul Kagame qui en a fait son cheval de bataille pour s’attirer la sympathie de la communauté internationale, diaboliser les hutus et rouler dans la farine ses frères Tutsis qu’il a trahis en les abandonnant aux massacres pour se intérêts personnels!
3° Au regard de la situation confuse de 1994 au Ruanda, que serait-il arrivé si la France n’était pas intervenue pour sauver les Hutus des massacres à grande échelle qu’avaient entrepris les Tutsis du F.P.R. qui se vengeaient sur ordre de Paul Kagame ? :
D’une part , la France aurait probablement été accusée de non assistance à population en danger du fait de la proximité de ses troupes basées en R.D.C. ( Zaïre à cette époque), un délit que méritait plutôt l’O.N.U., et d’autre part, ça aurait peut-être constituer une occasion pour montrer comment Kagame était responsable des massacres des hutus qu’il a poursuivis jusqu’en R.D.C. et qu’il continue à traquer jusqu’aujourd’hui dans le but de les exterminer!
Au travers tous ces faits, la communauté internationale doit s’éveiller pour mettre fin aux extravagances criminelles de Paul Kagame, un dictateur cynique et sanguinaire, un individu extrêmement dangereux qui a réussi à tromper tout le monde !

A . GILLBERG: Sans vouloir vous couper la parole, nous n’avons pas fini avec Paul Kagame parce qu’après le Ruanda, nous le retrouvons au cœur de la tragédie congolaise dans laquelle il a entraîné et trompé les tutsis du congo ! Avant d’aborder cette phase, je cherche à comprendre comment, d’après vous, l’impunité est la tare qui bloque votre pays ?
Jean KALAMA :
Par analogie, l’impunité est comme le virus du SIDA inoculé en R.D.C. pour neutraliser le système de défense et de réactivité du peuple congolais face aux adversités de toutes sortes lui imposées !
En effet, depuis l’accession du Congo-Kinshasa à la souveraineté internationale, l’impunité a été installée délibérément et elle a constitué la toile de fond qui a tapissé en permanence les systèmes des pouvoirs en R.D.C. pour atteindre aujourd’hui le paroxysme de la négation de la valeur éminemment humaniste qu’est la justice par l’imposition au cœur du pouvoir congolais et des institutions dites de transition, des marionnettes criminelles de guerre, des génocidaires, des pilleurs….
Ce déni de la justice imposé au nom d’une paix qui reste chaotique, interdit à certains de mes compatriotes de bonne volonté de le dénoncer et les oblige même à supporter et à côtoyer au quotidien cette gangrène de la société congolaise qui, sous d’autres cieux serait pendu haut et court, pour haute trahison !
Si Paul Kagame se permet de narguer le peuple congolais en lui imposant ses règles et en arguant assurer la sécurité de son pays en créant l’insécurité dans mon pays, c’est l’impunité incrustée et banalisée qui permet cet état de fait dans la société congolaise devenue un havre du libertinage où n’importe qui, n’importe quel aventurier , prédateur peut opérer impunément des actes illicites, et peut se prévaloir de tout en achetant les consciences !
Ainsi donc Paul Kagame a magistralement réussi à installer au Congo -Kinshasa son instrument de déstabilisation, d’abord en mouvement de pseudo- insurrectionnel en vue de masquer l’acte d’agression de son pays contre la R.D.C., puis transformé en parti politique dénommé ‘’Rassemblement congolais pour la démocratie’’ R..c. d. que lui-même dirige au travers ses hommes de main infiltrés au cœur du pouvoir congolais et qui jouissent d’une immunité de fait !
Ces hommes qui ne peuvent pas décider sans son accord, reçoivent les injonctions de Kigali pour déstabiliser, mettre les bâtons dans les roues dans tous les projets qui tendent à donner au peuple congolais le pouvoir sur son destin ! Pour réaliser un hold up territorial, le dangereux Président ruandais avait effectivement trompé et entraîné dans son aventure en R.D.C. les tutsis du Congo
qu’ils massacrent aujourd’hui ! Ils sont nombreux à s’opposer et à se soulever contre Kagame ! Ils dénoncent tous les exactions et l’insécurité qu’il entretient en R.D.C. !
Quelles que soient les influences qu’il subit, Joseph Kabila n’a pas d’autres choix de ligne politique que celle de la restauration du pouvoir du peuple initié par Mzee Laurent Désiré Kabila qu’il doit incarner, s’il veut peser et exister politiquement !

A. GILLBERG: Dans ces conditions, je suppose que la transition politique en R.D.C. doit battre de l’aile ! Au regard de ce que nous avons évoqué, le collectif présidentiel possède–t-il réellement les moyens d’honorer les ambitions collectives des congolais?
Y a-t- il par ailleurs un pilote sur le bateau Congo si je considère ce vide de pouvoir apparent face cette insécurité permanente entretenue au Kivu par Paul Kagame?
Le Président Joseph Kabila jouit-il encore d’une marge de direction ou n’est-il qu’un figurant qui subit les scènes qu’on lui impose et qui défilent devant lui au gré des intérêts de certains parrains?
Jean KALAMA :
Vous m’égrenez là un chapelet de questions un peu difficiles et pour le moins tendancieuses ! Vide de pouvoir ? Je dis non parce qu’il y a en R.D.C., des femmes et des hommes qui exercent des prérogatives dévolues à l’exercice du pouvoir d’Etat ! j’opterai plutôt pour le terme’’ vide d’autorité’’ consécutif à l’absence de crédibilité de la majorité de personnes dont la source de légitimation au pouvoir reste illicite !
Sans être élus et ne représentant personne, des individus se sont arrogés, sans gêne, les qualificatifs de députés ou sénateurs !
Si vous consultez le site www. Deboutcongolais.info, vous trouverez notre position, à ce sujet, dans la déclaration de notre organisation l’Alliance de Patriotes pour l’Alimentation et la Démocratie participative’’ A.P.A.D.P. !
En fait, le système pernicieux 1+4 issu de l’accord frauduleux dit global et inclusif signé le 17 décembre 2002, n’avait pour but que de renforcer l’impunité, d’instituer un système de blocage politique et d’installer solidement les germes des conflits futurs!
De toute manière, le 1+4 a toutes les caractéristiques d’un système décadent dans lequel les conflits qui opposaient les dirigeants se sont amenuisés et les obligeant à se lier par des complicités bienveillantes comme, par exemple, celle qui consiste à se débarrasser d’un collaborateur zélé à la demande du dirigeant de l’autre camp !
Certes, le collectif présidentiel en R.D.C. est enfermé dans un système qui a réussi à supprimer les degrés de liberté et à transformer ses membres, à différents niveau, en exécutants passifs, à l a satisfaction des manipulateurs qui l’ ont cautionné et imposé au peuple congolais !
En tout état de cause, tant que les conflits dans l’espace du pouvoir procédant, en fait, de l’institutionalisation de l’impunité dont jouissent certains membres, n’auront pas la possibilité de s’exprimer, les congolais resteront enfermés dans une société figée !
A. GILLBERG : Et Joseph Kabila ?
Jean KALAMA : En arrivant au pouvoir, après la disparition de Mzee Laurent Désiré Kabila par assassinat, Joseph Kabila disposait d’une marge de manœuvre politique réduite et d’une part de degrés de liberté très limitée.En effet, il a hérité d’une situation extrêmement difficile et complexe ! Avec un pays divisé par l’agression Ruando-ougandaise, il s’est retrouvé politiquement enfermé dans le cadre du consensus frauduleux de Lusaka dit accord de Lusaka, dispositif dans lequel Mzee Kabila était enfermé par injonction paradoxale càd coincé délibérément dans une double contradiction où pour s‘en sortir, il n’avait pas d’autres choix que de se soumettre à la voie tracée par les manipulateurs !
Ainsi donc, après l’assassinat de Mzee Kabila, s’il est vrai qu ‘il y a eu une ruée en R.D.C. de ces manipulateurs qui ont orchestré la suppression du système Kabila de l’échiquier politique et dont le plan a été mis en échec par la maturité et la réaction du peuple congolais en légitimant de fait Joseph Kabila, étant donné qu’ils misaient sur l’inexpérience de ce dernier pour prendre le contrôle en lui prodiguant des conseils pour lui imposer la voie à suivre, est-ce pour cela qu’il a cessé d’être acteur pour n’être qu’un figurant ? je ne le pense pas ! Avec le recul, ma lecture va dans une optique qui le place plutôt sur la défensive pour faire face aux contraintes de toutes sortes qui pesaient sur lui ! Il s’était barricadé dans un mutisme qui a servi à brouiller toute tentative de détermination de sa ligne politique hormis celle de gagner la paix ! et pour y arriver, c’est en optant une démarche coactive c’est-à-dire offrir ou accepter des solutions qui procurent des avantages dans le système des valeurs de la partie adverse, mais tout cela ne va pas sans risques à long terme !
En tout état de cause, il revient à l’intéressé d’être lucide et de bien s’entourer pour résister, tenir longtemps et ne pas subir les conséquences de tous les pièges tendus autour de lui !
A. GILLBERG : Monsieur KALAMA ! A l’égard de Joseph Kabila, vous paraissez quelque peu protecteur, pour ne pas dire complaisant ou conformiste ! En cédant ses prérogatives en matière de la défense et de la sécurité, en créant le vide autour de lui après avoir mis à la touche systématiquement la plupart de personnes qui ont accompagné Laurent Désiré Kabila et qui lui sont quant même restés fidèles, en vidant de son discours, sans explication, tout contenu qui concerne le pouvoir du peuple , n’est-ce pas là des faits probants qui confirment qu’il est sous l’emprise insidieuse de ce que vous qualifiez de manipulateurs ? Dispose-t-il des moyens tactiques et stratégiques pour résister aux pressions diverses qui s’exercent sur lui, parce que , ne l’oublions pas, la pression du peuple et du temps, sont les plus dangereuses pour tout pouvoir ?
Jean KALAMA : En abordant ce sujet, ma préoccupation essentielle est celle d’apporter sans ambages des éclaircissements à l’opinion nationale et internationale sur les zones d’ombres entretenues qui jonchent sur le parcours historique de mon pays ! Pour me faire comprendre, je situe mon analyse dans le contexte global de la question, même s’il s’agit d’un individu !
En ce qui concerne Joseph Kabila, d’abord , en m’exprimant librement , il faut le noter, je n’attends rien de personnel en retour de sa part pour lui être complaisant ou jouer au conformiste ! C’est plutôt le bon sens qui guide ma pensée et mon expression à son sujet pris dans la globalité du problème! De toute manière, s’il a accepté d’assumer d’aussi lourdes responsabilités à la tête de mon pays, ce qu’il dispose des ressources individuelles, ne fût-ce que psychiques, qui lui permettent de se défendre et de résister aux pressions qui s'abattent sur lui !
Joseph Kabila est le’’ 1’’ du système 1+4, donc le facteur essentiel de ce système dont la position ne doit pas être jugée avec légèreté ou simplisme violent, cher aux nombreux amateurs de la masturbation mentale ! Le pouvoir n’étant pas un exercice facile, je préfère relativiser sur toutes les questions posées sans être complaisant ni conformiste !

A.GILLBERG : Justement à la manière de vous poser toutes ces questions, ne pensez pas que je vous accuse de partialité, non ! vous êtes très brillant, vous dites des choses avec intelligence , c’est donc une chance pour moi de vous avoir rencontré et de discuter avec vous sur ces problèmes qui sont mal cernés et mal compris dans les pays scandinaves et même dans toute l’Europe ! Ce souci de relativiser, qui est le mien aussi, m’aide effectivement à prendre en compte les paramètres cachés pour être proche de la vérité ! Avez-vous un point particulier que vous vouliez ajouter en réponse à la dernière question?
JEAN KALAMA :
Oui bien sûr ! En fait, je voulais dire que lorsque Laurent Désiré Kabila est arrivé au pouvoir le 17 Mai 1997, il devait faire face à plusieurs combats en même temps en l’occurrence contre les mentalités et comportements, contre le corporatisme tribalo-éthnique qui tentait de l’enfermer dans la logique décadente du pouvoir tribalo-éthnique, contre un conglomérat d’opportunistes-clientelistes en quête permanente de positionnement et dont nombreux ont fini par trahir leur pays, contre une classe politique irresponsable, prompte à élaborer des astuces pour vider les caisses publiques plutôt que de mettre en place des politiques en vue d’accomplir l’objet de la politique, celui d’apporter le bien-être à nos concitoyens !
Ceci pose le problème des personnes qui entouraient Laurent Désiré Kabila, dont moi-même, en particulier ! Partageaint-ils tous avec lui la même vision de la société ? Je dis non ! Il y avait autour de lui une mosaïque de personnes venant de divers horizons, difficile à gérer du point de vue idéologique d’autant plus que la guerre n’avait duré que 7 mois ! D’ après vous, dans les conditions de précarité politique qui était celle de Joseph Kabila en arrivant aussi au pouvoir, fallait-il qu’il s’encombre avec toutes les pesanteurs qui ont gêné Laurent Désiré Kabila ?
Par contre, mon inquiétude est grandissante et là, je vous rejoins, quant au sujet du contenu politique initié par Mzee Kabila qui a été élagué sans explication!
De toute manière, notre organisation l’A.P.A.D.P. avait transmis à Joseph Kabila un mémorandum à ce sujet ! En a-t-il pris connaissance? Je ne le sais pas ! C’est là aussi que se pose l’épineux problème de son entourage ! Est-il bien entouré ? Cela dépend de la qualité et de la personnalité des hommes et des femmes qui sont autour de lui ? Mon inquiétude est que, malheureusement, les hommes et les femmes qui avaient compris et qui pouvaient défendre le pouvoir du peuple, très peu par ailleurs, étaient écartés et c’est au bout des doigts qu’on peut en entrevoir autour du Président, mais désarmés et fondus dans la masse des ennemis du pouvoir du peuple !
Pour l’avenir, quelles que soient les influences qu’il subit, Joseph Kabila n’a pas d’autres choix de ligne politique que celle de la restauration du pouvoir du peuple initié par Mzee Kabila qu’il doit incarner, s’il veut peser et exister politiquement !

A. GILLBERG : Sinon ?
JEAN KALAMA :
Sinon, il va se réfugier dans l’instant en s’empêtrant dans les méandres de la politique politicienne du pouvoir pour le pouvoir, perdre toute crédibilité auprès du peuple congolais qui lui avait offert une légitimité de fait ! Aujourd’hui, son plus grand ennemi, c’est bien le temps ! Il n’a pas assez de temps ni les moyens, dans le contexte actuel, de se forger un autre contenu politique crédible! Son avenir dépend de son style de direction et de ses choix stratégiques ! Est-il à l’ écoute de la population et comment ? ou grisé par le pouvoir,
est-il devenu sourd et aveugle ? Fait –il peur à ses collaborateurs qui craignent de perdre leur place en lui disant la vérité ! A la lumière de tout ce qui a été dit , la balle est dans son camp !

A.GILLBERG : En définitive, Monsieur Kalama, en dépit de vos réserves quant à l’efficacité de la communauté internationale, qu’attendez-vous d’elle notamment de l’ O.N.U. , de l’Union Européenne, de l’Union Africaine, de la Ligue Arabe.. etc ?
JEAN KALAMA
: Le monde a plus que besoin d’une autorité morale, politique internationale, indépendante et juste pour arbitrer les conflits entre les Etats et superviser la résolution des crises bien que c’est une utopie pour le moment ! Malheureusement, l’O.N.U. qui devait jouer ce rôle, a toujours marché sur la pointe des pieds ou rasé les murs sur la plupart des foyers de conflits en Afrique et surtout depuis que le secrétariat général de cette organisation est successivement dirigé par les africains ! En R.D.C., en 1960, l’O.N.U. C. ( Organisation des Nations Unies au Congo) avait servi de cheval de Troie et d’outil d’infiltration des agents de services secrets de la puissance américaine qui avaient pour mission la capture et l’élimination physique du 1er Ministre congolais Patrice Emery Lumumba !
Ces dernières années, l’évaluation de la mission de l’O.N.U. au Congo en sigle M.O.N.U.C. n’a pas dérogé à cette règle : Tout porte à confirmer qu’au travers la nouvelle mission de l’ O.N.U. au Congo désignée par le conseil de sécurité, l’impunité est sacralisée et protégée ! Si curieux que cela paraisse, la présence de la MONUC dans la région a permis la neutralisation des forces armées congolaises ( F.A.C) et offert aux agresseurs ruandais et ougandais ainsi que leurs marionnettes congolaises l’opportunité de se placer en position de force pour négocier et s’installer au pouvoir! L’armée congolaise est infiltrée par des éléments ruandais au vu et au su de la MONUC !
A mon avis, sur le fond, il n’y a pas de doute que la Monuc ne soit qu’une couverture, encore au service de la C.I.A. , dans le but de contrôler le processus et son issue qui reste floue !

A. GILLBERG : Vous avez raison de vous en inquiéter, Monsieur Kalama parce que l’actuel chef de cette mission des Nations Unies au Congo, Monsieur Swing a, semble-t-il, beaucoup d’influences sur le jeune Président et on peut même dire qu’il dirige en sous main le Congo ! D’après vous, n’est-ce pas un cas flagrant de l’utilisation abusive et inacceptable des Nations unies, qui la fragilise dans toutes ses missions en fin de compte ? En effet, Monsieur Swing a été ambassadeur des U.S.A. en R.D.C , pendant la présidence de Laurent Désiré Kabila ; après l’assassinat de ce dernier, il a été transféré précipitamment comme ambassadeur des U.S.A. chez Kagame au Ruanda, et à la mise en place de la transition, il est revenu au Congo avec l’étiquette de chef de mission de l’O.N.U. au Congo, lui qui est connu comme étant un agent de la C.I.A ! Quel regard portez-vous sur cette manipulation et avez-vous une idée sur la véritable mission de Monsieur Swing qui , paraît-il, reçoit les instructions de Monsieur Kagame, son ami et son chef hiérarchique dans la région pour la C.I.A. ?
Jean KALAMA :
Je ne sais vraiment pas comment répondre à cette question troublante, à mon avis, qui est révélateur de l’environnement politique abracadabrant en R .D.C.! L’information qui en ressort , est tellement grave que j’en perds la parole ! S’agissant de Monsieur Swing, je me rappelle effectivement que lorsqu’il avait foulé ses pieds à Kinshasa comme ambassadeur des Etats- Unis, des rumeurs persistantes soutenaient qu’il avait pour mission l’organisation de l’assassinat de Mzee Kabila et que sa présence dans une région est toujours suivie de la disparition violente d’un dirigeant ! E n faisant le recoupement, dès que Laurent Désiré Kabila était assassiné, Monsieur Swing était donc exfiltré du Congo et transféré précipitamment à Kigali comme ambassadeur auprès de Paul Kagame d’après vous! Cela signifie qu’il serait alors impliqué dans cet assassinat! Quant à sa mission actuelle, sous le masque de l’O.N.U. , si ce n’est pas d’entretenir la confusion et l’amalgame, je ne sais que dire sur ce qui apparaît comme une préparation d’un coup fourré en République Démocratique du Congo !
De toute manière, notre association dénommée le Bureau d’études pour le Congo en sigle BEC va élargir cette brèche pour faire des investigations approfondies sur ce sujet et si ces informations s’avèrent exactes, notre organisation politique l’A.P.A.D..P. va lancer une grande campagne de protestation contre l’utilisation abusive des structures des Nations Unies en R.D.C. auprès du Secrétaire général de l’O.N.U. , et solliciter le soutien de l’ Union Européenne qui peut encore se prévaloir d’être la force de rappel crédible dans ce monde où le cynisme et le mensonge règnent en maîtres absolus !

A. GILLBERT : Merci ! Monsieur Kalama, je vous remercie de m’avoir consacré de votre temps et d’avoir été patient! Avez-vous un dernier mot ?
JEAN KALAMA
: C’est moi qui vous remercie pour m’avoir donné la parole et pour l’utilisation positive, j’espère, que vous allez en faire!
En définitive, face à toutes ces réalités que nous avons évoquées et qui sont une illustration des systèmes cyniques qui régissent les affaires du monde, les Africains doivent sortir de la naïveté qui consiste à croire que le bien-être viendra d’ailleurs ! Le monde change chaque jour et s’ils ne se mobilisent pas sur le fond pour une adaptation à ce changement en élaborant des solutions appropriées, le monde changera sans l’Afrique ou contre elle ! nous y sommes déjà !
Quant à la République Démocratique du Congo, mes compatriotes doivent se mobiliser tous pour que l’impunité soit bannie , qu’elle ne soit ni tolérée ni admise à quel que niveau que ce soit dans notre pays! Surtout ne pas oublier, qu’il y a des traîtres, des criminels, des pilleurs qui nous ont été imposés au cœur du pouvoir pour empêcher notre justice de fonctionner et qui jouissent d’une immunité imposée.
Plus de 4 millions de Congolais sont morts, le devoir de mémoire nous impose tous à traquer les criminels et leurs commanditaires pour qu’ils soient déférés devant la justice !
Concernant le Ruanda, j’appelle les Hutu et les Tutsis à se réconcilier sur les bases de l’intérêt général et pour la construction d’un avenir harmonieux pour les générations futures!
Paul Kagame est le véritable ennemi des Ruandais Tutsis comme Hutus qu’il a trahis et faits massacrer pour ses intérêts personnels de pouvoir! Le peuple Ruandais doit se lever et dire non à la dictature sanguinaire qui leur est imposée par Paul Kagame, leur véritable bourreau !

CONTACT :
Jean Kalama : apadpcongo@yahoo.fr

BEC (Bureau d’Etudes pour le Congo :
Site : www.deboutcongolais.info

Information sur le Génocide Congolais :
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