PAUL KAGAME au pilori: «
il est génocidaire au même titre que les interhamwe !»
Entretien de Anna
Gillberg avec Jean Kalama-Ilunga
Madame Anna Gillberg
est écrivain, journaliste et collaboratrice dans certains magazines
et quotidiens des pays scandinaves ! Elle a eu un entretien avec Monsieur
Jean Kalama- Ilunga collaborateur du Bureau d’Etudes
Congo (BEC).
Nous publions içi le texte de l’entretien
Anna GILLBERG: Précédemment, vous
avez fait un réquisitoire accablant sur la réalité
du monde qui présente un monde incertain, un monde à très
haut risque, un monde en danger par la volonté de quelques individus
! Paradoxalement, vous avez affiché un certain optimisme pour l’avenir
de l’Afrique, ce continent délaissé si je peux me
permettre de le dire ! Qu’est-ce qui motive votre optimisme au moment
où le continent Africain, principalement la partie sub-saharienne,
est virtuellement condamné et présenté comme le poids
mort de l’économie mondiale ?
Jean KALAMA : D’entrée de jeu, je confirme cette
réalité qualitative du monde et, en ce qui concerne le continent
africain, c’est l’avenir effectivement qui est la principale
motivation à la base de mon optimisme bien que les Africains soient
condamnés à un grand effort d’invention et de prise
de risque pour s’en sortir! je me permets de vous assurer que le
jugement négatif sur l’Afrique procède plus des idées
reçues que de la réalité!
A. GILLBERG : Pouvez-vous être plus explicite
?
Jean KALAMA : Oui, bien sûr ! Si le monde va mal , c’est
essentiellement parce que des contradictions de toutes sortes sont entretenues
pour atteindre des objectifs en conflits d’intérêts
entre quelques groupes d’individus qui s’autorisent, pour
cela, l’usage illicite des moyens d’Etat !
Au demeurant, il faut ajouter que le renforcement de l’interdépendance
consécutive à la mondialisation a engendré un environnement
économique qui a transmis partout des perturbations et grossi des
bouleversements ! Vous n’êtes pas sans savoir que les avancées
technologiques ont contribué et contribue aussi à accroître
l’incertitude !
La réalité du monde qui va mal et la situation désastreuse
en Afrique sont indissociables. En effet, depuis la fin de la 2ème
guerre mondiale, l’Afrique n’a été qu’un
champ de bataille par procuration, elle n’ a servi que de pourvoyeuse
à bon marché des matières premières et d’exutoire
des pulsions belliqueuses des protagonistes de la guerre froide ! Nous
pouvons, à juste titre, conclure que c’est délibérément
que l’Afrique est figée dans une situation de non développement
parce que, si sur la forme, un effort de changement était perceptible
par la manière de faire, sur le fond, rien n’a bougé!
A.GILLBERG: Pouvez-vous donner quelques exemples
concrets ?
Jean KALAMA : Après la décolonisation, sur le plan
économique international, en ce qui concerne le financement des
projets dans nos pays, l’enjeu était juste limité
à la réalisation des projets à la fois structurant
et qui assuraient le contrôle du système.
A cet égard, peu importaient les motivations humanitaires ou économiques
parce que l’essentiel était d’arriver à amener
nos pays à demander ce qu’ils n’auraient pas désirés
seuls, étant donné que nous étions dans une période
où l’influence directe néocoloniale ne pouvait passer
sans s’attirer l’opprobre des opinions publiques!
Pour contourner cet handicap, les fameux pays dits prêteurs ont
trouvé la solution grâce aux intermédiaires que sont
les institutions internationales de financement dites institutions de
Bretton Wood à savoir la banque mondiale, le fonds monétaire
international qu’ils contrôlent grâce aux procédures
de désignation de leurs dirigeants !
En effet, par cette astuce, ils pouvaient justifier, dans la majorité
des cas, des décisions déjà prises pour d’autres
raisons que le seul calcul de rentabilité !
Je veux dire en d’autres termes que c’est pour d’autres
raisons que l’orthodoxie financière que la plupart de pays
Africains et en voie de développement ont subi et continuent à
subir des mesures de rétorsion injustes de ces institutions de
financement contrôlées en sous main par les pays dits prêteurs
qui restent maîtres du jeu sans subir l’opprobre et conservent
tous les atouts leur permettant à tout moment de tirer le continent
Africain et les pays en développement vers le bas.
De la même manière, le système politique pervers soutenu
par les industries militaro- financières qui a consisté
et qui consiste à vendre des armes de guerre et à opposer
les gens pour qu’ils s’affrontent en finançant par
exemple des pseudo rebellions en vue d’accroître les besoins
en armements !
Cette croissance du commerce des armes de guerre n’a-t-elle pas
non seulement mis délibérément le continent à
feu et à sang, mais contribué à détourner
les ressources qui auraient pu être affectées aux activités
économiquement et socialement plus productives ? C’est bien
dommage que nombreux Africains en quête de pouvoir n’aient
pas saisi cet aspect du problème!
A. GILLBERG : Le paradoxe est que ces pays dits
prêteurs comme vous le dites, sont les plus endettés de la
planète ! Peut-être faudra-t-il crouler sous les dettes pour
être considéré comme un pays riche ? On en parlera
si on a le temps !
Quel regard portez- vous sur la croissance explosive des demandes sociales
sur l’ensemble du continent Africain en l’occurrence la demande
de nourriture, de santé, d’enseignement et d’autres
biens sociaux ?
Jean KALAMA : Sur cette question, il est évident que les
mécanismes sociaux, politiques, et institutionnels existants au
niveau de différents pays africains comme au niveau international,
se sont révélés incapables d’apporter des solutions
adéquates durables !
Certes, la récurrence des désastres naturels et des conflits
armés servent souvent d’alibi pour justifier le marasme social
insupportable qui fragilise encore plus le continent Africain !
Cependant, je ne suis pas disposé à me laisser tenter par
la facilité qui se limite à désigner les autres pour
responsables de notre déchéance!
Pour la simple raison que le social concerne nos vies, au premier chef,
je considère qu’il nous revient d’élaborer des
solutions appropriées à notre mode de vie en vue d’améliorer
la qualité de vie au quotidien de nos compatriotes. Personne ne
pourra le faire à notre place !
En tout état de cause, pour trouver les réponses appropriées
aux demandes sociales sur le continent Africain, la clef se trouve dans
la qualité des facteurs organisationnel et humain qui nécessitent
une formation permanente!
A. GILLBERG : Vous ne voulez pas vous contenter
de désigner les autres comme seuls responsables de la déchéance
du continent Africain ! Qu’est-ce qui a fait qualitativement défaut
aux Africains principalement aux dirigeants Africains pour sortir l’Afrique
du gouffre ?
Jean KALAMA : Après plus ou moins un demi siècle
de souveraineté internationale, une grande partie de dirigeants
Africains restent incapables d’adhérer à une position
commune sur les questions fondamentales et stratégiques du continent
Africain sans l’autorisation préalable de leurs parrains
respectifs à qui ils ont l’obligation de rendre compte pour
être soutenu au pouvoir!
A ce titre, sans autre ambition au delà de leur petit confort,
ils sont incapables de lever le petit doigt, par lâcheté,
pour ne fût- ce que soutenir leurs collègues victimes d’ostracisme
et de mesures de rétorsions injustes à l’instar du
Président du Zimbabwe Robert Mugabe victime des mesures de rétorsions
néocoloniales, pourquoi pas racistes ?
Un simple regard rétrospectif nous révèle, par ailleurs,
que, hormis leur appartenance géographique commune au continent
Africain, les intérêts divergents et étrangers à
l’Afrique opposent et séparent sur le fond les pays qui en
font partie en dépit des bonnes intentions hypocrites souvent exprimées
lors de grandes rencontres à savoir les intérêts économiques,
culturels, linguistiques, religieux, politiques…
Cela peut expliquer l’inefficacité et l’échec
de l’Organisation de l’Unité Africaine dus en partie
à cet état de fait !
A. GILLBERG : La nouvelle organisation comme
l’Union Africaine peut-elle être plus efficace?
Jean KALAMA : L’ Union Africaine en tant qu’organisation
des peuples Africains telle que le Président de Lybie Mouammar
Kadhafi l’avait initiée pour remplacer l’inefficace
O.U.A., pouvait être plus efficace !
Malheureusement, cette nouvelle organisation a été noyautée
et vidée, dès sa mise en place, de son contenu révolutionnaire
qui devait la différencier de l’O.U.A. qui était une
sorte de syndicat pourvoyeur d’immunité aux Chefs d’Etats
Africains!
Tant que les peuples Africains ne joueront pas un rôle déterminant
dans les mécanismes fonctionnels de l’Union Africaine et
qu’ils seront délibérément éloignés
du centre des décisions de cette organisation, celle-ci ne peut
pas être différente de l’O.U.A. !
A. GILLBERG : Et le N.E.P.A.D. ?
Jean KALAMA : Les vraies questions qu’il convient de poser,
sont :
- Quelle
finalité de référence pour les peuples d’Afrique
?
- Ou quelles
représentations des futurs possibles pour les Africains ?
- Comment
mobiliser les ressources du continent africain pour l’Afrique?
- Autour
de quels projets crédibles ?
Il est illusoire d’espérer une application
locale ou sectorielle des solutions si elles n’ont pas été
élaborées dans une optique globale de résolution
des problèmes fondamentaux effectifs sur le continent africain
!
Mettre la charrue avant le bœuf, c’est à peu près
cela le N.E.P.A.D. !
De mon point de vue, c’est un projet sans lendemain qui, au mieux,
ne sert que de marche pied à la quête de prestige de ses
initiateurs !
A. GILLBERG : Au regard de cette description
sombre de la situation , êtes-vous d’avis que les peuples
d’Afrique trouveront les moyens de s’approprier un jour de
leur destin ?
Jean KALAMA : Sans aucun doute ! Mais en attendant, l’état
des lieux montre qu’il n’y a pas de volonté réelle
dans le monde, hormis quelques voix qui se lèvent par çi
par là, pour que les peuples d’Afrique deviennent maîtres
de leur destin !
Notez toutefois que des artifices cyniques sont placées partout
pour empêcher cela de telle sorte que la pauvreté et l’incapacité
d’organiser la société restent une fatalité
naturelle voire une sorte de malédiction pour l’Africain
! Il faut qu’il se résigne à rester pauvre, à
être exploité, à ne pas avoir des droits ! La fourberie
de nombreux dirigeants africains ont détourné les peuples
de la lutte pour l’appropriation de leur destin !
De toute manière, les dirigeants qui ont osé marcher à
contre courant de ces règles ont été ou diabolisés
à outrance, ou accusés des crimes qu’ils n’ont
pas commis, souvent assassinés et les exemples sont légion
!
A ce sujet, Stephen Smith lève le voile dans son livre ‘’
négrologie’’ sur les problèmes de fond qui se
posent en Afrique, il dit entre autre: « … ne pas dire la
vérité aux Africains , c’est les assassiner »
!
Mais malheureusement, le mensonge trône en maître absolu sur
ce continent où l’amalgame et la confusion entre le fond
et la forme, la cause et l'effet, le structurel et le conjoncturel sont
délibérément entretenus comme nourriture roborative
du chaos prévisible et susceptible d’être déclenché
à tout moment voire comme barrière à tout accès
à la vérité !
Les germes des conflits futurs sont en gestation au cœur des différents
pouvoirs africains parce qu’en réalité, les dirigeants
Africains se complaisent dans l’erreur stratégique et tactique
de fonder et de croire consolider leur pouvoir par leur dépendance
et soumission aux puissances étrangères en lieu et place
de leurs peuples respectifs ainsi qu’en s’accrochant aux facteurs
du débat de société de nature conflictuelle à
savoir le tribalisme, le racisme, la religion… en lieu et place
des facteurs du débat politique qui caractérisent l’intérêt
général à savoir le débat d’idées
pour apporter le bien –être à nos concitoyens !
La quête abusive du pouvoir pour le pouvoir, du pouvoir pour dominer
ses compatriotes, du pouvoir comme occasion d’ascension sociale
et de rapine, du pouvoir pour tuer, du pouvoir pour être au dessus
de la loi, a plongé l’Afrique dans une situation sans dessus
dessous !
En tout cas, là où le bât blesse, c’est lorsque
la communauté internationale cautionne le recours aux armes comme
source de légitimation au pouvoir avec en prime l’impunité
!
Le parcours historique de la république Démocratique du
Congo démontre la flagrance et la permanence de cette volonté
cynique qui refuse aux peuples Africains de devenir maîtres de leur
destin : Depuis le 17 Mai 1997, on a assisté à un défilé
de tous les ingrédients de la manipulation évoqués
précédemment pour l’Afrique se constituer en barrière
pour étouffer dans l’œuf toute velléité
d’organisation de la société congolaise et pour la
tirer vers le bas : L’agression, la pseudo- rébellion, les
pillages, les assassinats, les massacres…etc
A. GILLBERG : Effectivement, le cas flagrant
de la République Démocratique du Congo, empreint de zones
d’ombres quant aux commanditaires, nous interpelle tous et suscite
des interrogations auxquelles on ne veut toujours pas donner de réponses
plausibles ! A ma connaissance, plus ou moins 4 millions de congolais
sont morts, victimes de l’agression contre la République
Démocratique du Congo par 3 pays voisins à savoir le Ruanda,
l’Ouganda, le Burundi sous l’indifférence scandaleuse
de la communauté internationale devenue complice passive et qui
constitue un barrière pour que la vérité soit révélée
et que la justice soit rendue aux 4 millions de victimes congolais! Paradoxalement,
d’une part, 500 mille à 800 mille victimes du génocide
de 1994 au Ruanda sont depuis dix ans l’objet d’une commisération
internationale frisant l’hypocrisie d’autant plus qu’elle
est utilisée abusivement par le pouvoir en place au Ruanda comme
outil de chantage servant à remettre au pas la communauté
internationale chaque fois qu’elle tente de se réveiller
pour jeter un œil sur les délits criminels et de pillage perpétrés
en R.D.C. principalement sous l’instigation du Président
Ruandais Monsieur Paul Kagame !
D’autre part, des institutions de transition, particulièrement
désopilantes de mon point de vue, composées de bric et de
broc à savoir des criminels de guerre, des pilleurs… pour
bidouiller une apparence de résolution de conflit sont imposées
aux Congolais !
Monsieur Kalama, après ce conflit quelles peuvent être pour
vous les perspectives d’avenir pour les pays des Grands Lacs ? Etes-vous
d’avis que les élections constituent la panacée pour
le règlement de la crise multiforme imposée à votre
pays, la R.D.C. ?
Jean KALAMA : Je partage votre lecture sur la reconstitution
de la tragédie congolaise depuis 1998 que vous venez de résumer
avec brio et je vous félicite pour l’effort de compréhension
que vous avez fourni, cela nous évite de perdre du temps sur de
longues séances d’explications !
Pour répondre à la question posée, je tiens à
préciser qu’il serait irresponsable de se hasarder dans une
présentation des hypothèses qui ne serait que simplistes
si elles ne tiennent pas compte de la profonde complexité de la
situation consécutive à l’amalgame et à la
confusion délibérément installés dans la région
des Grands Lacs principalement en R.D.C. où les congolais sont
interdits de finalité commune de référence! En fait,
cette situation brouille toute lisibilité sur l’échiquier
politique en R.D.C. essentiellement et, par conséquent, elle ne
facilite pas la construction de la base analytique et historique en vue
de l’élaboration des hypothèses cohérentes
et pertinentes pour l’avenir!
Quant aux élections, je ne suis pas d’avis qu’elles
constituent la panacée pour le règlement de cette crise
multiforme et complexe en R.D.C. !
En plus, la focalisation de tous les efforts et les espoirs sur cette
action locale frise la fantaisie tant que l’ordre du processus engagé
n’a pas été respecté par le fait de ne pas
tenir compte des facteurs globaux et du contexte à l’origine
de cette crise!
Au travers cette précipitation, apparaît cette volonté
réductrice qui place délibérément la charrue
avant le bœuf sans aucun souci sur les conséquences futures!
Les élections en tant qu’illustration du pouvoir du peuple
et de la démocratie, je veux bien ! Mais que valent-elles sans
la justice sinon de la poudre de perlimpinpin !
En tout état de cause, il a fallu d’abord et impérativement
commencer par l’organisation d’une conférence internationale
sous l’égide de l’O.N.U., l’Union Européenne
et l’Union Africaine autour de ce conflit qui a fait des millions
de victimes pour une réflexion collective en vue de déterminer
les responsabilités, les sanctions, et d’élaborer
la feuille de route pour la reconstruction politique, socio-économique
opposable à tous !
A. GILLBERG : En ce qui concerne le processus, quels sont, d’après
vous, les facteurs sur lesquels il faut s’appuyer ou qu’il
faut éradiquer pour sa réussite ?
Jean KALAMA : Après analyse, sans ambages, je désigne, du
point de vue structurelle, l’impunité et, du point de vue
conjoncturelle, Monsieur Paul Kagame, le Président du Ruanda comme
facteurs nocifs devant être neutralisés pour espérer
une réussite du processus !
Kagame est génocidaire au même titre que les’’
interhamwe’’, les milices d’autodéfense hutu
et même plus :
« Les langues se délient ! Les Tutsis, combattants du .F.P.R.,
témoins… affirment que c’est Monsieur Paul Kagame,
l’actuel Président du Ruanda qui avait non seulement donné
l’ordre d’abattre l’avion du Président Habyarimana
mais qu’il avait, en plus, interdits aux 600 combattants du F.P.R.,
présents à Kigali, au moment des faits d’intervenir
pour protéger les Tutsis qui se faisaient massacrer… »
A. GILLBERG : Monsieur Paul Kagame dites-vous
?
Jean KALAMA : Sans nulle doute ! Monsieur Paul Kagame, le Président
du Ruanda, est bien la personne par qui toutes les tragédies que
nous déplorons dans la région des grands Lacs, ont pu être
possibles aussi bien au Ruanda qu’en R.D.C. ! Il est génocidaire
au même titre que les intiramhwe et même plus ! Je m’explique
:
Au Ruanda, si le débat de société de nature conflictuelle
constituait le plat de consistance quotidien que se partageaient les hutus
et les tutsis,et bien que le contexte de conflit armé entre les
combattants du F.P.R. ( Front Patriotique Ruandais) et les Forces armées
ruandaises prédisposait la population à des réactions
violentes de vengeance, les tueries qui ont coûté la vie
à des milliers des Ruandais ne pouvaient pas se réaliser
sans un facteur déclencheur grave qui a provoqué cette folie
meurtrière. Ce facteur déclencheur était l’assassinat
du Président Ruandais de l’époque Juvenal Habyarimana
dont l’avion en provenance d’Arusha en Tanzanie pour une conférence
pour la paix, a été abattu avant son atterrissage à
Kigali au Ruanda le 6 Avril 1994! Plusieurs hypothèses ont été
avancées pour désigner le commanditaire de l’attentat
terroriste qui a coûté la vie des Président Habyarimana
du Ruanda et celui du Burundi Cyprien Ntaryamira!
La manipulation avait tenté de faire croire à l’opinion
que c’étaient tantôt les Français, tantôt
les Belges, ensuite les dignitaires hutus, soi-disant qu’ils étaient
mécontents du fait que le Président avait accepté
de céder une part importante du pouvoir aux insurgés tutsis
!
Mais aujourd’hui, les langues se délient ! Des Tutsis, combattants
de l’A.P.R. (armée patriotique ruandais) bras armé
du F.P.R.. de Kagame , exécutants de sales besognes, fatigués
d’être manipulés et trompés sur la finalité
du combat qu’on leur a imposé de faire pendant des longues
années, se sont décidés à tout dévoiler
; ils affirment donc que c’était Monsieur Paul Kagame, l’actuel
Président du Ruanda qui avait non seulement donné l’ordre
d’abattre l’avion du Président Juvenal Habyarimana,
mais qu’il avait, en plus, interdit aux 600 combattants du F.P.R.
présents à Kigali au moment des faits d’intervenir
pour protéger les Tutsis qui se faisait massacrer !
D’ailleurs, dans un mémorandum interne de l’O.N.U.,
Michael Hourigan, enquêteur des Nations Unies, a confirmé
que cet attentat était l’œuvre d’un commando tutsi
de l’A.P.R. sur ordre de Kagame !
Les accusations et l’acharnement de Monsieur Kagame contre la France
est une mascarade, une fuite en avant…
Depuis plusieurs années, Paul Kagame a abusé de la commisération
internationale, dont il en a fait un fond de commerce, pour tromper non
seulement la communauté internationale mais aussi tous les Ruandais
Hutu comme Tutsi ! …
A. GILLBERG: Quel regard portez-vous sur les
accusations et l’acharnement du président ruandais Paul Kagame
contre la France lorsqu’il la désigne comme responsable du
génocide pour avoir formé et aidé les hutus ?
Jean KALAMA : Les accusations et l’acharnement de Monsieur
Kagame contre la France est une mascarade, une fuite en avant qui procède
du désarroi d’un individu qui sent se resserrer autour de
lui l’étau de la justice !
La victimisation à outrance qu’il a toujours utilisée
comme base et outil de la manipulation a fini par perdre toute crédibilité
du fait qu’il s’en est toujours servi pour son propre compte
au détriment des véritables victimes à savoir les
tutsis qui vivaient au Ruanda et les hutus !
Il faut noter, par ailleurs, que son délire contre la France est
une vengeance personnelle qui procède de son incarcération
pendant 13 heures en 1992 à la préfecture de Paris en France,
accusé avec ses amis comme terroristes !
Depuis plusieurs années, Paul Kagame a abusé de la commisération
internationale sur le génocide de 94 au Ruanda, dont il en a fait
un fond de commerce, pour tromper non seulement la communauté internationale
mais aussi tous les Ruandais Tutsis comme Hutus !
Il faut noter aussi qu’après la débâcle consécutive
à la disparition inopinée du Président Habyarimana
et la débandade militaire des forces armées ruandaises (
FAR), l’armée loyaliste face aux insurgés Tutsis de
Paul Kagame , ce dernier, en position de force, a ordonné les massacres
systématiques et sans discernements des hutus par ses combattants!
Ce fait a toujours été occulté !
Ainsi donc, la confusion était telle que Kagame, en position de
force, avait facilement occulté la vérité et imposé
à la communauté internationale sa fallacieuse version des
faits qui condamnait sans appel les hutus !
La France qui entretenait les relations privilégiées d’Etat
à Etat avec le régime de Juvenal Habyarimana dont la coopération
militaire, face à cette tragédie et devant la démission
des Nations Unies, était dans son droit de prendre unilatéralement
l’initiative d’organiser en mesure de ses moyens l’opération
de sauvetage des populations hutus traquées pour être tuées
par les hommes de Kagame dite opération Turquoise!
En vue de bien cerner la question, le bon sens nous impose avec le recul
de donner une réponse à certaines observations à
savoir : 1° Lorsqu’on a estimé le nombre des victimes
des massacres de 94 au Ruanda, on a constaté qu’il y avait
autant de victimes Tutsis comme hutus ! Et ces derniers étaient
qualifiés de hutu modérés sur base des critères
obscurs! Sachant que les intiramhwe, la milice d’auto- défense
ethnique hutu s’en prenaient aux Tutsis facilement identifiables
par leur morphologie :
qui avaient donc massacré la multitude de hutus victimes de cette
tragédie ? :
Comme je l’avais souligné, Paul Kagame avait bel et bien
ordonné à ses combattants d’exterminer les hutus,
mais comme il était vainqueur et maître du jeu, il s’était
disculpé en faisant comptabiliser ses victimes hutus au crédit
des intiramhue !
2° Lorsqu’il était question de rendre compte de cette
tragédie, la communauté internationale n’avait retenu
et mis en exergue que les massacres de Tutsi en occultant ceux des hutus
!
A qui donc avait profité cette distorsion de la vérité
? : A Paul Kagame qui en a fait son cheval de bataille pour s’attirer
la sympathie de la communauté internationale, diaboliser les hutus
et rouler dans la farine ses frères Tutsis qu’il a trahis
en les abandonnant aux massacres pour se intérêts personnels!
3° Au regard de la situation confuse de 1994 au Ruanda, que serait-il
arrivé si la France n’était pas intervenue pour sauver
les Hutus des massacres à grande échelle qu’avaient
entrepris les Tutsis du F.P.R. qui se vengeaient sur ordre de Paul Kagame
? :
D’une part , la France aurait probablement été accusée
de non assistance à population en danger du fait de la proximité
de ses troupes basées en R.D.C. ( Zaïre à cette époque),
un délit que méritait plutôt l’O.N.U., et d’autre
part, ça aurait peut-être constituer une occasion pour montrer
comment Kagame était responsable des massacres des hutus qu’il
a poursuivis jusqu’en R.D.C. et qu’il continue à traquer
jusqu’aujourd’hui dans le but de les exterminer!
Au travers tous ces faits, la communauté internationale doit s’éveiller
pour mettre fin aux extravagances criminelles de Paul Kagame, un dictateur
cynique et sanguinaire, un individu extrêmement dangereux qui a
réussi à tromper tout le monde !
A . GILLBERG: Sans vouloir vous couper la parole,
nous n’avons pas fini avec Paul Kagame parce qu’après
le Ruanda, nous le retrouvons au cœur de la tragédie congolaise
dans laquelle il a entraîné et trompé les tutsis du
congo ! Avant d’aborder cette phase, je cherche à comprendre
comment, d’après vous, l’impunité est la tare
qui bloque votre pays ?
Jean KALAMA : Par analogie, l’impunité est comme
le virus du SIDA inoculé en R.D.C. pour neutraliser le système
de défense et de réactivité du peuple congolais face
aux adversités de toutes sortes lui imposées !
En effet, depuis l’accession du Congo-Kinshasa à la souveraineté
internationale, l’impunité a été installée
délibérément et elle a constitué la toile
de fond qui a tapissé en permanence les systèmes des pouvoirs
en R.D.C. pour atteindre aujourd’hui le paroxysme de la négation
de la valeur éminemment humaniste qu’est la justice par l’imposition
au cœur du pouvoir congolais et des institutions dites de transition,
des marionnettes criminelles de guerre, des génocidaires, des pilleurs….
Ce déni de la justice imposé au nom d’une paix qui
reste chaotique, interdit à certains de mes compatriotes de bonne
volonté de le dénoncer et les oblige même à
supporter et à côtoyer au quotidien cette gangrène
de la société congolaise qui, sous d’autres cieux
serait pendu haut et court, pour haute trahison !
Si Paul Kagame se permet de narguer le peuple congolais en lui imposant
ses règles et en arguant assurer la sécurité de son
pays en créant l’insécurité dans mon pays,
c’est l’impunité incrustée et banalisée
qui permet cet état de fait dans la société congolaise
devenue un havre du libertinage où n’importe qui, n’importe
quel aventurier , prédateur peut opérer impunément
des actes illicites, et peut se prévaloir de tout en achetant les
consciences !
Ainsi donc Paul Kagame a magistralement réussi à installer
au Congo -Kinshasa son instrument de déstabilisation, d’abord
en mouvement de pseudo- insurrectionnel en vue de masquer l’acte
d’agression de son pays contre la R.D.C., puis transformé
en parti politique dénommé ‘’Rassemblement congolais
pour la démocratie’’ R..c. d. que lui-même dirige
au travers ses hommes de main infiltrés au cœur du pouvoir
congolais et qui jouissent d’une immunité de fait !
Ces hommes qui ne peuvent pas décider sans son accord, reçoivent
les injonctions de Kigali pour déstabiliser, mettre les bâtons
dans les roues dans tous les projets qui tendent à donner au peuple
congolais le pouvoir sur son destin ! Pour réaliser un hold up
territorial, le dangereux Président ruandais avait effectivement
trompé et entraîné dans son aventure en R.D.C. les
tutsis du Congo
qu’ils massacrent aujourd’hui ! Ils sont nombreux à
s’opposer et à se soulever contre Kagame ! Ils dénoncent
tous les exactions et l’insécurité qu’il entretient
en R.D.C. !
Quelles que soient les influences qu’il subit, Joseph Kabila n’a
pas d’autres choix de ligne politique que celle de la restauration
du pouvoir du peuple initié par Mzee Laurent Désiré
Kabila qu’il doit incarner, s’il veut peser et exister politiquement
!
A. GILLBERG: Dans ces conditions, je suppose
que la transition politique en R.D.C. doit battre de l’aile ! Au
regard de ce que nous avons évoqué, le collectif présidentiel
possède–t-il réellement les moyens d’honorer
les ambitions collectives des congolais?
Y a-t- il par ailleurs un pilote sur le bateau Congo si je considère
ce vide de pouvoir apparent face cette insécurité permanente
entretenue au Kivu par Paul Kagame?
Le Président Joseph Kabila jouit-il encore d’une marge de
direction ou n’est-il qu’un figurant qui subit les scènes
qu’on lui impose et qui défilent devant lui au gré
des intérêts de certains parrains?
Jean KALAMA : Vous m’égrenez là un chapelet
de questions un peu difficiles et pour le moins tendancieuses ! Vide de
pouvoir ? Je dis non parce qu’il y a en R.D.C., des femmes et des
hommes qui exercent des prérogatives dévolues à l’exercice
du pouvoir d’Etat ! j’opterai plutôt pour le terme’’
vide d’autorité’’ consécutif à
l’absence de crédibilité de la majorité de
personnes dont la source de légitimation au pouvoir reste illicite
!
Sans être élus et ne représentant personne, des individus
se sont arrogés, sans gêne, les qualificatifs de députés
ou sénateurs !
Si vous consultez le site www. Deboutcongolais.info, vous trouverez notre
position, à ce sujet, dans la déclaration de notre organisation
l’Alliance de Patriotes pour l’Alimentation et la Démocratie
participative’’ A.P.A.D.P. !
En fait, le système pernicieux 1+4 issu de l’accord frauduleux
dit global et inclusif signé le 17 décembre 2002, n’avait
pour but que de renforcer l’impunité, d’instituer un
système de blocage politique et d’installer solidement les
germes des conflits futurs!
De toute manière, le 1+4 a toutes les caractéristiques d’un
système décadent dans lequel les conflits qui opposaient
les dirigeants se sont amenuisés et les obligeant à se lier
par des complicités bienveillantes comme, par exemple, celle qui
consiste à se débarrasser d’un collaborateur zélé
à la demande du dirigeant de l’autre camp !
Certes, le collectif présidentiel en R.D.C. est enfermé
dans un système qui a réussi à supprimer les degrés
de liberté et à transformer ses membres, à différents
niveau, en exécutants passifs, à l a satisfaction des manipulateurs
qui l’ ont cautionné et imposé au peuple congolais
!
En tout état de cause, tant que les conflits dans l’espace
du pouvoir procédant, en fait, de l’institutionalisation
de l’impunité dont jouissent certains membres, n’auront
pas la possibilité de s’exprimer, les congolais resteront
enfermés dans une société figée !
A. GILLBERG : Et Joseph Kabila ?
Jean KALAMA : En arrivant au pouvoir, après la disparition de Mzee
Laurent Désiré Kabila par assassinat, Joseph Kabila disposait
d’une marge de manœuvre politique réduite et d’une
part de degrés de liberté très limitée.En
effet, il a hérité d’une situation extrêmement
difficile et complexe ! Avec un pays divisé par l’agression
Ruando-ougandaise, il s’est retrouvé politiquement enfermé
dans le cadre du consensus frauduleux de Lusaka dit accord de Lusaka,
dispositif dans lequel Mzee Kabila était enfermé par injonction
paradoxale càd coincé délibérément
dans une double contradiction où pour s‘en sortir, il n’avait
pas d’autres choix que de se soumettre à la voie tracée
par les manipulateurs !
Ainsi donc, après l’assassinat de Mzee Kabila, s’il
est vrai qu ‘il y a eu une ruée en R.D.C. de ces manipulateurs
qui ont orchestré la suppression du système Kabila de l’échiquier
politique et dont le plan a été mis en échec par
la maturité et la réaction du peuple congolais en légitimant
de fait Joseph Kabila, étant donné qu’ils misaient
sur l’inexpérience de ce dernier pour prendre le contrôle
en lui prodiguant des conseils pour lui imposer la voie à suivre,
est-ce pour cela qu’il a cessé d’être acteur
pour n’être qu’un figurant ? je ne le pense pas ! Avec
le recul, ma lecture va dans une optique qui le place plutôt sur
la défensive pour faire face aux contraintes de toutes sortes qui
pesaient sur lui ! Il s’était barricadé dans un mutisme
qui a servi à brouiller toute tentative de détermination
de sa ligne politique hormis celle de gagner la paix ! et pour y arriver,
c’est en optant une démarche coactive c’est-à-dire
offrir ou accepter des solutions qui procurent des avantages dans le système
des valeurs de la partie adverse, mais tout cela ne va pas sans risques
à long terme !
En tout état de cause, il revient à l’intéressé
d’être lucide et de bien s’entourer pour résister,
tenir longtemps et ne pas subir les conséquences de tous les pièges
tendus autour de lui !
A. GILLBERG : Monsieur KALAMA ! A l’égard de Joseph Kabila,
vous paraissez quelque peu protecteur, pour ne pas dire complaisant ou
conformiste ! En cédant ses prérogatives en matière
de la défense et de la sécurité, en créant
le vide autour de lui après avoir mis à la touche systématiquement
la plupart de personnes qui ont accompagné Laurent Désiré
Kabila et qui lui sont quant même restés fidèles,
en vidant de son discours, sans explication, tout contenu qui concerne
le pouvoir du peuple , n’est-ce pas là des faits probants
qui confirment qu’il est sous l’emprise insidieuse de ce que
vous qualifiez de manipulateurs ? Dispose-t-il des moyens tactiques et
stratégiques pour résister aux pressions diverses qui s’exercent
sur lui, parce que , ne l’oublions pas, la pression du peuple et
du temps, sont les plus dangereuses pour tout pouvoir ?
Jean KALAMA : En abordant ce sujet, ma préoccupation essentielle
est celle d’apporter sans ambages des éclaircissements à
l’opinion nationale et internationale sur les zones d’ombres
entretenues qui jonchent sur le parcours historique de mon pays ! Pour
me faire comprendre, je situe mon analyse dans le contexte global de la
question, même s’il s’agit d’un individu !
En ce qui concerne Joseph Kabila, d’abord , en m’exprimant
librement , il faut le noter, je n’attends rien de personnel en
retour de sa part pour lui être complaisant ou jouer au conformiste
! C’est plutôt le bon sens qui guide ma pensée et mon
expression à son sujet pris dans la globalité du problème!
De toute manière, s’il a accepté d’assumer d’aussi
lourdes responsabilités à la tête de mon pays, ce
qu’il dispose des ressources individuelles, ne fût-ce que
psychiques, qui lui permettent de se défendre et de résister
aux pressions qui s'abattent sur lui !
Joseph Kabila est le’’ 1’’ du système 1+4,
donc le facteur essentiel de ce système dont la position ne doit
pas être jugée avec légèreté ou simplisme
violent, cher aux nombreux amateurs de la masturbation mentale ! Le pouvoir
n’étant pas un exercice facile, je préfère
relativiser sur toutes les questions posées sans être complaisant
ni conformiste !
A.GILLBERG : Justement à la manière
de vous poser toutes ces questions, ne pensez pas que je vous accuse de
partialité, non ! vous êtes très brillant, vous dites
des choses avec intelligence , c’est donc une chance pour moi de
vous avoir rencontré et de discuter avec vous sur ces problèmes
qui sont mal cernés et mal compris dans les pays scandinaves et
même dans toute l’Europe ! Ce souci de relativiser, qui est
le mien aussi, m’aide effectivement à prendre en compte les
paramètres cachés pour être proche de la vérité
! Avez-vous un point particulier que vous vouliez ajouter en réponse
à la dernière question?
JEAN KALAMA : Oui bien sûr ! En fait, je voulais dire que
lorsque Laurent Désiré Kabila est arrivé au pouvoir
le 17 Mai 1997, il devait faire face à plusieurs combats en même
temps en l’occurrence contre les mentalités et comportements,
contre le corporatisme tribalo-éthnique qui tentait de l’enfermer
dans la logique décadente du pouvoir tribalo-éthnique, contre
un conglomérat d’opportunistes-clientelistes en quête
permanente de positionnement et dont nombreux ont fini par trahir leur
pays, contre une classe politique irresponsable, prompte à élaborer
des astuces pour vider les caisses publiques plutôt que de mettre
en place des politiques en vue d’accomplir l’objet de la politique,
celui d’apporter le bien-être à nos concitoyens !
Ceci pose le problème des personnes qui entouraient Laurent Désiré
Kabila, dont moi-même, en particulier ! Partageaint-ils tous avec
lui la même vision de la société ? Je dis non ! Il
y avait autour de lui une mosaïque de personnes venant de divers
horizons, difficile à gérer du point de vue idéologique
d’autant plus que la guerre n’avait duré que 7 mois
! D’ après vous, dans les conditions de précarité
politique qui était celle de Joseph Kabila en arrivant aussi au
pouvoir, fallait-il qu’il s’encombre avec toutes les pesanteurs
qui ont gêné Laurent Désiré Kabila ?
Par contre, mon inquiétude est grandissante et là, je vous
rejoins, quant au sujet du contenu politique initié par Mzee Kabila
qui a été élagué sans explication!
De toute manière, notre organisation l’A.P.A.D.P. avait transmis
à Joseph Kabila un mémorandum à ce sujet ! En a-t-il
pris connaissance? Je ne le sais pas ! C’est là aussi que
se pose l’épineux problème de son entourage ! Est-il
bien entouré ? Cela dépend de la qualité et de la
personnalité des hommes et des femmes qui sont autour de lui ?
Mon inquiétude est que, malheureusement, les hommes et les femmes
qui avaient compris et qui pouvaient défendre le pouvoir du peuple,
très peu par ailleurs, étaient écartés et
c’est au bout des doigts qu’on peut en entrevoir autour du
Président, mais désarmés et fondus dans la masse
des ennemis du pouvoir du peuple !
Pour l’avenir, quelles que soient les influences qu’il subit,
Joseph Kabila n’a pas d’autres choix de ligne politique que
celle de la restauration du pouvoir du peuple initié par Mzee Kabila
qu’il doit incarner, s’il veut peser et exister politiquement
!
A. GILLBERG : Sinon ?
JEAN KALAMA : Sinon, il va se réfugier dans l’instant
en s’empêtrant dans les méandres de la politique politicienne
du pouvoir pour le pouvoir, perdre toute crédibilité auprès
du peuple congolais qui lui avait offert une légitimité
de fait ! Aujourd’hui, son plus grand ennemi, c’est bien le
temps ! Il n’a pas assez de temps ni les moyens, dans le contexte
actuel, de se forger un autre contenu politique crédible! Son avenir
dépend de son style de direction et de ses choix stratégiques
! Est-il à l’ écoute de la population et comment ?
ou grisé par le pouvoir,
est-il devenu sourd et aveugle ? Fait –il peur à ses collaborateurs
qui craignent de perdre leur place en lui disant la vérité
! A la lumière de tout ce qui a été dit , la balle
est dans son camp !
A.GILLBERG : En définitive, Monsieur Kalama,
en dépit de vos réserves quant à l’efficacité
de la communauté internationale, qu’attendez-vous d’elle
notamment de l’ O.N.U. , de l’Union Européenne, de
l’Union Africaine, de la Ligue Arabe.. etc ?
JEAN KALAMA : Le monde a plus que besoin d’une autorité
morale, politique internationale, indépendante et juste pour arbitrer
les conflits entre les Etats et superviser la résolution des crises
bien que c’est une utopie pour le moment ! Malheureusement, l’O.N.U.
qui devait jouer ce rôle, a toujours marché sur la pointe
des pieds ou rasé les murs sur la plupart des foyers de conflits
en Afrique et surtout depuis que le secrétariat général
de cette organisation est successivement dirigé par les africains
! En R.D.C., en 1960, l’O.N.U. C. ( Organisation des Nations Unies
au Congo) avait servi de cheval de Troie et d’outil d’infiltration
des agents de services secrets de la puissance américaine qui avaient
pour mission la capture et l’élimination physique du 1er
Ministre congolais Patrice Emery Lumumba !
Ces dernières années, l’évaluation de la mission
de l’O.N.U. au Congo en sigle M.O.N.U.C. n’a pas dérogé
à cette règle : Tout porte à confirmer qu’au
travers la nouvelle mission de l’ O.N.U. au Congo désignée
par le conseil de sécurité, l’impunité est
sacralisée et protégée ! Si curieux que cela paraisse,
la présence de la MONUC dans la région a permis la neutralisation
des forces armées congolaises ( F.A.C) et offert aux agresseurs
ruandais et ougandais ainsi que leurs marionnettes congolaises l’opportunité
de se placer en position de force pour négocier et s’installer
au pouvoir! L’armée congolaise est infiltrée par des
éléments ruandais au vu et au su de la MONUC !
A mon avis, sur le fond, il n’y a pas de doute que la Monuc ne soit
qu’une couverture, encore au service de la C.I.A. , dans le but
de contrôler le processus et son issue qui reste floue !
A. GILLBERG : Vous avez raison de vous en inquiéter,
Monsieur Kalama parce que l’actuel chef de cette mission des Nations
Unies au Congo, Monsieur Swing a, semble-t-il, beaucoup d’influences
sur le jeune Président et on peut même dire qu’il dirige
en sous main le Congo ! D’après vous, n’est-ce pas
un cas flagrant de l’utilisation abusive et inacceptable des Nations
unies, qui la fragilise dans toutes ses missions en fin de compte ? En
effet, Monsieur Swing a été ambassadeur des U.S.A. en R.D.C
, pendant la présidence de Laurent Désiré Kabila
; après l’assassinat de ce dernier, il a été
transféré précipitamment comme ambassadeur des U.S.A.
chez Kagame au Ruanda, et à la mise en place de la transition,
il est revenu au Congo avec l’étiquette de chef de mission
de l’O.N.U. au Congo, lui qui est connu comme étant un agent
de la C.I.A ! Quel regard portez-vous sur cette manipulation et avez-vous
une idée sur la véritable mission de Monsieur Swing qui
, paraît-il, reçoit les instructions de Monsieur Kagame,
son ami et son chef hiérarchique dans la région pour la
C.I.A. ?
Jean KALAMA : Je ne sais vraiment pas comment répondre
à cette question troublante, à mon avis, qui est révélateur
de l’environnement politique abracadabrant en R .D.C.! L’information
qui en ressort , est tellement grave que j’en perds la parole !
S’agissant de Monsieur Swing, je me rappelle effectivement que lorsqu’il
avait foulé ses pieds à Kinshasa comme ambassadeur des Etats-
Unis, des rumeurs persistantes soutenaient qu’il avait pour mission
l’organisation de l’assassinat de Mzee Kabila et que sa présence
dans une région est toujours suivie de la disparition violente
d’un dirigeant ! E n faisant le recoupement, dès que Laurent
Désiré Kabila était assassiné, Monsieur Swing
était donc exfiltré du Congo et transféré
précipitamment à Kigali comme ambassadeur auprès
de Paul Kagame d’après vous! Cela signifie qu’il serait
alors impliqué dans cet assassinat! Quant à sa mission actuelle,
sous le masque de l’O.N.U. , si ce n’est pas d’entretenir
la confusion et l’amalgame, je ne sais que dire sur ce qui apparaît
comme une préparation d’un coup fourré en République
Démocratique du Congo !
De toute manière, notre association dénommée le Bureau
d’études pour le Congo en sigle BEC va élargir cette
brèche pour faire des investigations approfondies sur ce sujet
et si ces informations s’avèrent exactes, notre organisation
politique l’A.P.A.D..P. va lancer une grande campagne de protestation
contre l’utilisation abusive des structures des Nations Unies en
R.D.C. auprès du Secrétaire général de l’O.N.U.
, et solliciter le soutien de l’ Union Européenne qui peut
encore se prévaloir d’être la force de rappel crédible
dans ce monde où le cynisme et le mensonge règnent en maîtres
absolus !
A. GILLBERT : Merci ! Monsieur Kalama, je vous
remercie de m’avoir consacré de votre temps et d’avoir
été patient! Avez-vous un dernier mot ?
JEAN KALAMA : C’est moi qui vous remercie pour m’avoir
donné la parole et pour l’utilisation positive, j’espère,
que vous allez en faire!
En définitive, face à toutes ces réalités
que nous avons évoquées et qui sont une illustration des
systèmes cyniques qui régissent les affaires du monde, les
Africains doivent sortir de la naïveté qui consiste à
croire que le bien-être viendra d’ailleurs ! Le monde change
chaque jour et s’ils ne se mobilisent pas sur le fond pour une adaptation
à ce changement en élaborant des solutions appropriées,
le monde changera sans l’Afrique ou contre elle ! nous y sommes
déjà !
Quant à la République Démocratique du Congo, mes
compatriotes doivent se mobiliser tous pour que l’impunité
soit bannie , qu’elle ne soit ni tolérée ni admise
à quel que niveau que ce soit dans notre pays! Surtout ne pas oublier,
qu’il y a des traîtres, des criminels, des pilleurs qui nous
ont été imposés au cœur du pouvoir pour empêcher
notre justice de fonctionner et qui jouissent d’une immunité
imposée.
Plus de 4 millions de Congolais sont morts, le devoir de mémoire
nous impose tous à traquer les criminels et leurs commanditaires
pour qu’ils soient déférés devant la justice
!
Concernant le Ruanda, j’appelle les Hutu et les Tutsis à
se réconcilier sur les bases de l’intérêt général
et pour la construction d’un avenir harmonieux pour les générations
futures!
Paul Kagame est le véritable ennemi des Ruandais Tutsis comme Hutus
qu’il a trahis et faits massacrer pour ses intérêts
personnels de pouvoir! Le peuple Ruandais doit se lever et dire non à
la dictature sanguinaire qui leur est imposée par Paul Kagame,
leur véritable bourreau !
CONTACT :
Jean Kalama : apadpcongo@yahoo.fr
BEC (Bureau d’Etudes pour le Congo :
Site : www.deboutcongolais.info
Information sur le Génocide Congolais :
Google -> Taper "ngangweshe"
Aussi sur yahoo -> Taper "ngangweshe"
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