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Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

 

 

 

 

 

 

Ecartez «la bande a quatre» avant qu’il ne soit trop tard!!!

Par Antoine Roger Lokongo, 1.07.2004

Dans une longue et exclusive interview accordée le 23 juin 2004 au quotidien boursier Londonien, The Financial Times, le Chef de l’État, le Général-Major Joseph Kabila a reconnu «avoir commi un certain nombre d’erreurs pendant l’année dernière», ajoutant qu’«il doit apprendre à partir de ces erreurs».
«Nous avons commis un certain nombre d’erreurs et je crois que nous avons la capacité de faire mieux. Mais nous n’avons pas perdu la confiance de notre peuple ni notre centre d’intérêt, qui demeure bien sûr, les objectifs que nous nous sommes fixés: la réunification du pays, la pacification de l’ensemble du territoire national, la réconciliation et, bien sûr, les élections…,» a déclaré le Président de la République.
Le Chef de l’État a ensuite annoncé une restructuration imminente tant attendue à tous les niveaux. A la question de savoir s’il y aura d’autres têtes qui vont tomber (après les derniers chambardements au sein de l’État-Major), le Chef de l’État a répondu:
«D’autres têtes qui vont tomber? Ce n’est pas comme ça que je vois les choses. Je parlerais plutôt de la restructuration. Nous devons restructurer. Il est de mon devoir d’assurer des lendemains meilleurs à ce pays. Si cela exige que les gens doivent être changées ou responsabilisées, et c’est ce qui va se faire.»
Nous estimons que le Chef de l’État, le Général-Major Joseph Kabila, de part son humilité et son courage d’admettre que certaines erreurs ont été commises (sans les citer) et sa détermination de faire mieux, jouit bien de la confiance du peuple.
Mais le peuple Congolais longtemps desabusé n’est plus naïf et prend bonne note de ces erreurs qu’il ose imputer à l’entourage du jeune Chef de l’État, notamment la célèbre«Bande à Quatre», qui souvent induit sciemment le chef de l’État en erreur. Les soulèvement populaires qui ont suivi la chute de Bukavu, l’Opération Pentecôte, l’Affaire Hubert Olange et le coup d’état manqué du 11 juin dernier monté par Eric Lenge et consorts, en disent volume. La perte et les plaies nous infligées par le départ combien ignoble et innopiné de Mzee Laurent Désiré Kabila sont encore trop frèches dans notre mémoire et dans la mêmoire populaire.
Les bois morts doivent se rendre compte du fait que l’illusion ne dure pas et le mensonge ne rassure pas non plus.
«La Bande à Quatre» qui se vante d’être un élément incontournable au sein de la famille politique du Chef de l’État, ne baisse pas les bras, car elle ne lutte pas pour pérenniser la vision nationaliste et salutaire de Mzee Laurent Désiré Kabila mais pour toujours sauver leurs propres fauteuils au sein de l’éxecutif. Elle veut toujours être au gouvernement. Elle a fait semblant de partager la vision nationaliste de Mzee Laurent Désiré Kabila, mais à vrai dire elle roulait pour sa propre compte (détournements, octroi des contrats illicites, etc) et pour le compte d’une «main cachée». Elle est prête et capable de «tout mettre en jeu» pour garder sa position d’influence au sein du gouvernement et au sein de la famille politique du Chef de l’État. Ce n’est plus un sécrèt. La «Bande à Quatre» maintenant bien épinglée par les masses est incéssamment préoccupée de son avenir politique.
On l’entend se lamanter à la longueur des journées: «Qu’est ce que nous devenons nous autres! Que Dieu fasse ce qu’il veut!»
Cela démontre une certaine désésperance de leur part. Et un homme désespéré est capable de beaucoup de choses, qui, évidemment, peuvent nuire. C’est pourquoi, elle veut maintenant associer un autre jeune lion au sein de la famille politique du Chef de l’État et le promouvoir comme porte étandard de sa cause. Ce ne sera plus une «Bande à Quatre», mais une «Bande à Cinq» avec plus de griffes que jamais.
Face à cette situation dangeureuse et au vue des échéances électorales à venir, nous voudrions bien attirer l’attention du Chef de l’État de ne plus se laisser induire en erreur en gardant «la Bande à Quatre» autour de lui, ni se laisser forcer la main ou se laisser assiéger par elle. Il faut que cette bande soit écartée avant qu’il ne soit trop tard. Pour la sauvegarde de l’héritage politique salutaire pour la nation de Mzee Laurent Désiré Kabila, les nationalistes doivent gagner les élections. Il ne faut pas que les nationalistes aillent aux élections avec la «Bande à Quatre» déjà épinglée et disqualifiée par le souverain primaire qu’est le peuple autour d’eux. Ce sera creuser leurs propres tombes.