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Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

 

 

 

 

 

 

Halte à la déforestation en RDC

Par A.R. Lokongo, 01.07.2004

Selon Rainforest Foundation, une organisation basée à Londres et qui lutte contre la déforestation à travers le monde, plus de 60 millions d’hectares des forêts de la République Démocratique du Congo (sois la superficie de la France) seront bientôt livrés aux companies multinationales d’exploitation forestières.
Ce projet est déjà approuvé par la Banque Mondiale et l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et le Development (FAO) basée à Rome. Ce projet menace la vie de la population Congolaise (soit 40 millions) qui dépendent de la forêt pour leur survie, d’autant plus qu’ils n’ont pas été consultés.
«Ils doivent nous écouter avant de prendre des décisions sur les forêts qui auront un impact négatif sur nos vies. La forêt demeure notre seule source de survie,» estime Adolphine Muleyi, directrice de l’Association des Femmes Indigènes (AFI).
La déstruction massive de l’environement que va provoquer ce projet soutenu par les États-Unis et la Grande Bretagne préoccupe Rainforest Foundation.
«Ça sera un catastrophe écologique et humanitaire sans précedente au 21eme siècle, soutenue par la même Banque Mondiale qui prétend allévier la pauvrété à travers le monde,» a déclaré Simon Counsell, directeur de la Rainforest Foundation.
Comme toujours, la population Congolaise est le laissé pour compte. Les pygmées de L’Ituri, soumis au cannibalisme par les hommes de Bemba il n’y a pas longtemps, risquent de perdre non seulement leur source de survie mais aussi leur culture.
«Les communautés indigènes doivent être bien informées incessamnent pour qu’elles soient à mesure de défendre leurs droits. C’est très essentiel. Il en va de notre survie, c’est question de vie ou de mort si nos droits ne sont pas respectés,» a déclaré Réné Ngongo directeur de l’OCEAN, un groupe Congolais spécialisé dans la protection de l’environement.
Quant à Joseph Bobia, porte-parole de la CENADEP, une organisation Congolaise de dévelopement, il craint que la République Démocratique du Congo soit transformée en «une vaste zone d’exploitation forestière au mépris de la loi internationale et des droits des gens qui peuplent les forêts du Congo, mais au profit companies multinationales d’exploitation forestières».
Rainforest Foundation a lancé un appel urgent à la Banque Mondiale dépuis le mois de décembre 2003, de suspendre ce projet, de consulter d’abord le peuple Congolais, surtout la société civile et de respecter les droits culturels et traditionels des gens qui peuplent les forêts du Congo, mais n’a réçu aucune réponse de la part de ses fonctionaires. Dernièrement James Wolfenson, Président de la Banque Mondiale a publiquement accepté de discuter avec la Fondation «pour expliquer la position de la Banque Mondiale».