Accueil
Page P.E. Lumumba
Page P. Mulele
Page L.D. Kabila
Discours de J. Kabila
Crimes du Mobutisme
Briefing Actualité
Synthèse de la semaine
Liens
Communiqués
Qui sommes-nous?
Contact
Actualites internationales
Votre réaction sur ce site

Archive d'articles
Archive des réactions de 2003-2004


Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

 

 

 

 

 

 

Pourquoi le bilan des 44 ans de notre Indépendance est-il si maccabre?

Une intervention d’Antoine Roger Lokongo lors de la commémoration du 30 juin à Londres

Mes chers Compatriotes, Congolais et Congolaises
Nous remercions le Groupe Cocorico, le Centre Bolingo, le Bantu Trust ainsi que la Congolese Community Support Group pour avoir pri cette initiative louable de nous rassembler ce Dimanche 4 juillet 2004 pour méditer sur les 44 ans d’indépendance de la République Démocratique du Congo, notre pays. C’est Antoine de St Exupéry qui disait: «Le plus beau métier des hommes, c’est de rassembler les hommes.». Nous vous remercions donc vivement.
Nous notons avec fierté la présence dans la salle de Papa Albert Onawelo, frère de sang de notre Héros National, Emery Patrice Lumumba à qui nous rendons hommage ce jour, ainsi qu’à Pierre Mulele, Mzee Laurent Désiré Kabila, et tous ce ont marché et qui marchent encore sur leurs pas.

Mes chers Compatriotes, Congolais et Congolaises,
Le bilan des 44 ans de notre Indépendance est maccabre. La notre c’est une indépendance «monyato», une indépendance, bidon, ratée. Et c’est ce que Mzee Kabila n’a céssé de le dire:
A l’ouverture le 29 juillet 1998 à Kinshasa du 3eme Sommet de la COMESA, la Conférence du Marché Commun de l’Afrique de l’Est et Australe, Mzee Kabila a fait une intervention qui n’a pri tout son sens qu’à la lumière des événements qui allaient suivre: j’ai cité l’agression anglo-américano-rwando-ougando-burundaise avec la complicité des multinationales occidentales et des soit-disants rebelles Mobutistes Congolais et Rwando-Congolais, perpétrant un génocide de plus de 5 millions de Congolais et s’engageant dans un pillage systématique des resources naturelles et minérales de la République Démocratique du Congo.

A cette occasion Mzee Laurent Désiré Kabila, le Soldat du Peuple, a déclaré, et je cite:
«Les indépendances africaines offrent au monde le spectacle tragique d’un continent trahi, pillé, humilié et exsangue avec la complicité de ses propres fils et filles.»
Il a ensuite exprimé son espoir de voir l’Afrique sortir du 20eme siècle, guérrie de toutes veleités de dépendance extérieure.
«Nous devons réfuser d’être un peuple à qui on prend tout, sous prétexte qu’on veut tout lui apprendre, y compris le sentiment de notre appartenance au genre humain.»
Il a affirmé que le combat pour l’indépendance et la souverainété concerne tout le continent
«Notre pays s’est donné pour vocation africaine d’exporter la paix, la sécurité et le dévelopement. Une République Démocratique du Congo faible, c’est une Afrique vulnerable à partir de son centre; j’allais dire: c’est une Afrique sans coeur.»

Mes chers Compatriotes, Congolais et Congolaises,
Tous ceux qui ne cessent d’acculer le peuple Congolais, de le soumettre à la mort et à la paupérisation, à l’esclavage et à l’exploitation doivent bien comprendre cela.
Mais c’est à nous autres Congolais, c’est à nous mêmes qu’il incombe la résponsabilité de nous prendre en charge et de determiner notre propre destin, de reconstruire notre pays.
«Le Congo sera ce que les Congolais veulent qu’il soit,» a déclaré récemment le Président Joseph Kabila.
Que devons-nous faire donc? Se limiter aux beaux discours creux parce que nous vivons dans le comfort ici dans nos pays d’acceuil? Après tout on verse des millions de livres sterling dans vos charités et dans vos églises. Quitter le pays en masses pour le laisser aux mains des Rwandais? Evoluer chacun dans son coin, selon le principe de chacun pour soi, Dieu pour tous? Se faire le laquin des intérêts des forces étrangères au détriment de notre pays et de notre peuple? Je ne crois pas!

Le problème qui se pose au Congo, c’est un problème d’hommes et de femmes. Un changement de mentalités s’impose.
Mzee Laurent Désiré Kabila l’a su bien exprimé lors de son passage à Bruxelles en 1998 quand il a déclaré aux Congolais venus l’acceuillir:
«Maintenant nous voulons le renouvellement de la classe politique. Il faut des personnes intègres. Il faut des jeunes conscients que le Congo doit être un pays moderne comme les autres.»
Laurent Désiré Kabila s’est donc misé sur les jeunes comme Charles Okoto, Didier Mumengi, Henri N’Swana (ici présent), Kikaya Bin Karubi, Mbuyu, Katumba Mwanke, Mwenze Kongolo, Théophile Mbemba et tant d’autres. Mais ils ont tous déçu – detournement des fonds de l’État, vente des ambassades, octroi illicites des contrats miniers, traffic d’influence, usurpation du travail et des efforts des autres, etc. Je suis allé prendre part aux travaux de la Consultation Nationale en 2000, et j’ai bien vu des aventures!
Et même ceux qui ont prétendument pri les armes, pour prétendument lutter contre la dictature de Laurent Désiré Kabila, sont aussi des jeunes: Jean Pierre Bemba, Ondekane, Onosumba, Ruberwa, Bizima Karaha, Nyarugabo, Thomas Lubanga, Mbusa Nyamwisi, Kwakavu, Tibasima, Laurent Nkunda, Mutebusi,…. pour ne citer que ceux là. Ils sont tous des jeunes.

Alors dites-nous, leur vision d’un Congo meilleur consiste-t-elle à violer les Congolaises, à les enterrer vivantes ou en leur transmettant le Sida, à manger la chaire humaine (cannibalisme en Ituri), à massacrer et à faire massacrer leur compatriotes, à piller systematiquement les richesses de leurs pays pour se remplir vite les poches? Est-ce ça une vision d’un Congo meilleur?
Les preuves sont là. La vérité c’est qu’ils ont voulu toujours être au gouvernement. Ils veulent tous diriger. Nous leur disons: «Maintenant que vous assumez une portion du pouvoir grâce à l’accord dit global et inclusif, alors construisez des usines, des routes, des écoles, des universités, des hopitaux, des ports et des aéroports, alimentez l’ensemble du territoire en électricité, assurez le transport fluvial, fabriquez des automobiles et des armes au Congo.»

A quoi donc sert le pouvoir si ce n’est pas de construire un état moderne au lieu de toujours enrichir les autres pendant que nous mêmes Congolais broyons du noir?
Dépuis qu’ils sont là, les fonctionaires ne sont plus payés et la réunification financière demeure encore une leurre. Le peuple est quasiment étranglé! C’est dommage dans un pays si riche tel que le Congo!

Mes chers Compatriotes, Congolais et Congolaises,
Je lève les yeux vers les montagnes du Kivu, du Katanga, du Maniema et de la Province Orientale. Je lève les yeux vers les vallés du Bas-Congo, les cuvettes du Bandundu et des deux Kassaï, les collines vertes de Kinshasa et les forêts de l’Équateur, et je me démande: «D’où viendra le salut du Congo?»

Le salut du Congo viendra de l’unité sans fissure de tous les Congolais, comme nous venons de le prouver tous après les événements de Bukavu. Tous les Congolais, y compri ceux de la Disapora se sont levés comme un seul homme pour montrer à la face du monde que «le Congo n’est pas à vendre», et que notre pays restera toujours «un seul Congo, une seule nation.». Désormais, il sera très difficile de rouler les Congolais.

J’ai dit, et je vous rémercie!