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Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

 

 

 

 

 

 

Les agressions a repetition de la République Démocratique du Congo par le Rwanda

Par NTABWOBA BYAMUNGU, 4 juillet 2004

Intervention faite à l’occasion de la commémoration du 44ème anniversaire de l’Indépendance de la RDC à Lille.

A – Causes et objectifs
La cause officielle et couramment citée, c’est celle de pourchasser les génocidaires INTERAHAMWE et ex-FAR ( Forces Armées Rwandaises ).
Mais le Général James KABAREBE, chef d’état-major rwandais qui a la réputation d’être le chef d’état-major de deux états en 5 ans, et le seul peut-être au monde, a été de 1996 à 1997, le chef d’état major au Congo mais il n’a pas pu démanteler les réseaux de ces génocidaires. Pis, le Rwanda a occupé l’Est du Congo depuis 1998 jusqu’à la veille du gouvernement de transition. Malgré sa puissante machine de guerre, l’APR, n’a pas pu régler définitivement la question habituellement brandie de la présence des INTERAHAMWE. Reste que la cause réelle et l’objectif en sous-main de ces agressions récurrentes est véritablement les ambitions territoriales de la part d’un chef d’état taraudé par la volonté de puissance et hégémonique.
Bref, il s’agit de la conquête d’une partie du territoire congolais par le Rwanda ici bien entendu le KIVU frontalier dont les ressources constituent la convoitise du voisin, à se suicider!

B – Mais quels sont les moyens, les outils, qui donnent facilités et permettent l’occupation d’un pays par un autre ?
La réponse capitale à cette question, c’est :

  • les congolais de l’obédience KAGAME,
  • des collaborateurs avec le régime militaro fasciste de KIGALI, donc des traîtres à la cause de leur propre patrie !

Et parmi ces inciviques de mauvais goût, il y a en de 2 catégories :

1- les congolais de souche rwandaise
Des TUTSIS congolais comme on a tendance à les appeler.
Faux : parce que au Nord KIVU les HUTUS sont majoritaires. SERUFULI, par exemple.
Autre remarque importante qu’il nous faut signaler ici c’est que contrairement à la tendance globalisante, tous les congolais d’origine rwandaise ne sont pas des traîtres, l’exemple de moi-même.
Les traites sont une poignée, une minorité infime constituée essentiellement de jeunes diplômés universitaires en quête de positionnement et de certains officiers militaires hantés par la gourmandise de la richesse facile.
Citons ici le leadership BANYAMULENGE : BIZIRA Karaha en tête, RUBERWA Azarias, Moïse NYARUGABO, Benjamin SERUKIZA, ex-gouverneur du Sud KIVU et Thadée MUTWARE, l’ex-maire de BUKAVU,

2- D’autres congolais
Des vendeurs de la patrie acquis à la cause KAGAME pour des intérêts personnels égoïstes viennent de tous les horizons tentés par des richesses faciles et illicites.
Avec le gouvernement de transition, certains d’entre eux se rétractent mais nous pouvons globalement citer tous ceux qui ont servi dans le RCD dont Maître Joseph MUDUMBI, les ex-gouverneurs du Sud KIVU BASENGEZI Katintima et Xavier CIRIBANYA, MAZAMBI, Tomy TAMBWE, vice-gouverneur de BUKAVU et ami intimé de James KABAREBE, les majors Georges MIRINDI et BAHATI, les commandants KASONGO, BORA Uzima, ODILLO du MUDUNDO 40 (de deux tendances : pro rwandaise ODILLO et la tendance gouvernementale FOKA Mike). Le premier a combattu avec MUTEBUTSI et le second à côté du Général MBUZA MABE pour la reconquête de la ville de BUKAVU.

Mais voyons quelles sont les filières, comment se font les agressions rwandaises contre le Congo ?
Pour entamer une guerre, le RWANDA doit toujours, je dis bien et je souligne toujours, sacrifier les vies humaines des BANYAMULENGE afin de couvrir ces agressions et trouver justifications aux yeux de la communauté internationale.
En effet, après les tristes tragédies KASONGO – MUTEBUTSI contre le Général NABYOLWA, MUTEBUTSI est resté planté à BUKAVU comme une bombe à retardement qui devait exploser un jour coûte que coûte.
Dans la nuit du 26 au 27 mai 2004, pour avoir arrêté un prisonnier, un militaire indiscipliné ayant rançonné deux enfants congolais, moins d’un dollar, le commandant de la dixième région militaire le Général MBUZA MABE s’est vu envahi et attrapé par des éléments dissidents du Colonel Jules MUTEBUTSI. C’est ainsi qu’est partie la guerre et c’est ainsi que sont nés les malheureux évènements qui ont endeuillé encore une fois la ville martyre de BUKAVU.

Mais ces évènements avaient été précédés par des réunions nocturnes, voire diurnes, par des membres des familles des officiers engagés dans la lutte. Nous pouvons citer les autres commandants en litige, comme MUTEBUTSI, ayant refusé de rejoindre les lieux d’affectation par crainte de poursuites dont ils font l’objet à la suite des crimes commis dans le passé :

  1. Le Colonel Eric RUHORIMBERE. Il est cité comme commanditaires du meurtre de 40 officiers congolais au début de la guerre d’agression en 1998 à l’aéroport de *KAVUMU à BUKAVU.
  2. Le Général Laurent NKUNDA, connu pour sa répression sanguinaire à KISANGANI en 2002
  3. Le Commandant KASONGO et BORA Uzima, accusés de participation dans l’assassinat de Mzee Laurent Désiré KABILA.
  4. Les Colonels Elie GICONDO et MUKARAY, le premier je ne sais pas de quoi il est accusé, le second a servi le RCD/ML de MBUSA Nyamwisi.

C- La troisième guerre d’agression est-elle réelle ou probable ?
La réponse à cette question est : elle est réelle.
Puisqu’à l’instant même où je vous parle nous avons des informations irréfutables sur des enrôlements forcés au RWANDA.

  • des jeunes BANYAMULENGE jusqu’aux hommes dans la quarantaine sont pris de forces pour des entraînements de courte durée à GABIRO. Des entraînements qui devront se solder par une attaque de grande envergure sur toute l’étendue de l’ancienne province du KIVU. Et cela en dépit du cantonnement supposé des hommes de MUTEBUTSI ( 350 hommes à TENDEZI, à CYANGUGU au RWANDA)
  • L’armée rwandaise n’est pas en reste. Tous les réservistes et tous les démobilisés prennent les uniformes ; les jeunes rwandais en même temps que la plupart des BANYAMULENGE prennent le large vers le Congo ou le Burundi fuyant le service des armes obligatoire.

Dans ces préparatifs d’une troisième guerre imminente, deux noms BANYAMULENGE sont souvent cités pour leur activisme. Ces deux gouverneurs sont

  • Thadé MUTWARE ( ex-maire de la ville de BUKAVU)
  • Thomas ZIRATIMANA, l’actuel vice gouverneur en charge de l’économie et des finances, nommé par le gouvernement de transition sur pression du RWANDA au vice président Azarias RUBERWA.

Ces deux hommes font la navette KIGALI- GOMA dans le but de consultation et harmonisation avec ceux du Nord KIVU, le gouverneur SERUFURI et le général NKUNDA en particulier.
Le vice gouverneur Thomas ZIRATIMANA n’a jamais voulu rejoindre son poste d’attache à BUKAVU. Après prestation de serment à Kinshasa, il a quitté la capitale mais reste errant entre KIGALI et GOMA.
Le RWANDA s’active, ces derniers temps, à prêcher l’autonomie du KIVU. Il fait assassiner les TUTSIS BANYAMULENGE afin de justifier la libération d’une communauté minoritaire opprimée, en voie d’extinction.

Un parti politique de libération du CONGO : le Front de Libération de l’Est du Congo ( FLEC) est surtout toutes les lèvres à KIGALI, CYANGUGU, GOMA et BUJUMBURA en remplacement du RCD.

D- L’implication supposée ou réelle du RWANDA dans cette troisième guerre en gestation.
Sauf pour les profanes, l’implication du RWANDA ne laisse la moindre ombre de doute.

1- Le Général Laurent NKUNDA, venu au secours des BANYAMULENGE, n’est pas un MUNYAMULENGE.
Pourtant des généraux BANYAMULENGE existent comme lui et n’ont pas volé au secours de leur population menacée.
Citons rapidement : le Général Malike KIJIGE est le chef d’état major adjoint de forces terrestres à KINSHASA, frère de sang du Colonel Jules MUTEBUTSI.
Le Général MUSTAPHA MUKIZA et commandant de la deuxième région militaire à KIKWIT
Le Général Charles BISENGIMANA, mon propre neveu à KINSHASA.

2- D’où le Général Laurent NKUNDA a-t-il fabriqué 4000 hommes en l’espace d’une semaine et trouvé un armement aussi lourd s’il n’était pas préparé à l’avance ?

3- Pourquoi OBEDI, le commandant de la septième région militaire à GOMA n’est –il pas parti à la contre offensive de NKUNDA, son frère?

4- Comment expliquer la résistance de MUTEBUTSI à KAMANYOLA où il s’était enfoui en catastrophe avec moins de 100 hommes et laissant derrière eux toutes les armes lourdes utiles en leur possession ?

E. Pendant les évènements, un rwandais du nom de Jacques MUGERANGEYO s’était fait porte-parole du Président de la société civile des BANAYMULENGE allant jusqu’à intervenir sur les antennes de la RFI un certain dimanche dans l’émission « Débats africains » de Madame Madeleine MUKAMABANO.
J’ai, à ce sujet, écrit un papier au vice-président Azarias RUBERWA pour dénoncer une telle simulation considérée non pas seulement comme mépris aux BANYAMUENGE mais aussi une pire insulte. Cela a été un véritable coup de poignards dans le dos de tous les nationalistes BANYAMULENGE soucieux de la clarté et non de confusion dans les évènements.

F. Le Nord KIVU, un territoire déjà conquis
Contrairement au Sud KIVU, point de départ de tous les conflits armés en RDC, le pouvoir civil et militaire a été entièrement confié aux rwandophones pro rwandais dans le Nord KIVU.
Rappelez-vous du Gouverneur SERUFURI et du commandant de la septième région militaire OBEDI, son frère !
Le MASISI montagneux, riche en agriculture et élevage, est devenu le lieu de transhumance des troupeaux des officiers rwandais au grand dam des congolais.
A telle enseigne que certaines familles rwandaises rejoignent leurs vaches maintenant.
Dans le Sud KIVU, l’opposition civile et militaire du Général Patrick MASUNZU a déjoué toutes les manœuvres de KAGAME. N’ayant pas réussi à déporter les BANAYLMUENGE pour enfin se servir d’eux, le terrain de prédilection sera désormais le Nord KIVU. C’est de là que partiront désormais toutes les guerres d’agression.
Parce que, après l’échec du Colonel MUTEBUTSI, la plupart des commandants RCD BANYAMULENGE ont fait défection et ont rejoint MASUNZU dans les hauts plateaux de MINEMBWE. Il s’agit de SAFARI, SANTOS, DECLERCK NGABO, PADIRI, BYINSHI, RUGAZURA

Conclusion :
Il se dégage que les ennemis de la transition et partant du CONGO sont des congolais eux-mêmes.
La plupart des compatriotes mal élus se servent des avantages qu’ils ont eu du gouvernement et notamment des postes de responsabilité pour faciliter le passage à l’agresseur et trahir ainsi leur propre patrie.
En voici les noms de quelques uns :

  • Zébédée MUNYAMALOSO, le Redoc de Bukavu frère de sang du dissident Jules Mutebutsi
  • Dieudonné KAWIDO ? Le Redoc d’Uvira
  • BYABAGABO Nkubana, l’administrateur adjoint du territoire d’Uvira et frère proche de Mutebutsi

Tous ces cadres s’étaient déplacés de leurs résidences habituelles et ont rejoint le front à Kamanyola après une grande mobilisation des sommes d’argent qu’ils ont appelée « effort de guerre ». Ils ont assuré, par leur présence au front, le soutien à MUTEBUTSI. Ce sont eux qui empêchent les réfugiés de Cyangungu et Gatumba à retourner chez eux.

J’estime que le BEC doit aller au-delà des textes théoriques et aider réellement le gouvernement de transition à surmonter certains obstacles. Les informations que je vous donne ne souffrent d’aucune interrogation.

APPEL AU SECOURS
A L’instar de tous les compatriotes, les banyamulenge vivant au Rwanda, Bujumbura, Bukavu ou Uvira sont tenus en otage. A la moindre dénonciation, ils sont pris pour des cibles par le RCD, l’armée ainsi que par les services de renseignement rwandais (la D.M.I.). Plusieurs compatriotes ont trouvé la mort dans des circonstances mal définies et parfois les corps n’ont jamais été retrouvés pour enterrement.
C’est le cas de Patrick RUSAGARA tué en août 2002 à Bujumbura par des éléments rwandais rcd. C’est après cet assassinat que les ambassades franco belges presseront le HCR/Bujumbura pour mon évacuation en Europe sinon j’aurai connu le même sort.
Au secours donc dis-je, les nationalistes congolais que vous êtes, vous devez aider les quelques 3 à 5 opposants banyamulenges qui sont en Occident :

  1. décrier le cas comme celui de Jacques MUGERANGAYO, le président fantôme de la société civile Banyamulenge du Kivu dont la composition des membres est connu physiquement et nommément.
  2. Faire comprendre aux compatriotes congolais dans le pays, civils et militaires que les cas isolés de quelques uns des Tutsi ne doivent pas entraîner le massacre de tous les Banyamulenge où qu’ils se trouvent.

Je déplore vraiment la mort, en même temps que vous, d’une cinquantaine des militaires tués à Shabunda, Walungu, plaine de la Ruzizi, Mwenga par leurs compagnons d’arme congolais, alors que ces militaires étaient au service du gouvernement après leur fuite dans le RCD d’Azarias RUBERWA.
La tendance globalisante selon laquelle tous les Banyamulenge sont des traîtres au service de KAGAME doit être surmontée.
La guerre émigre du Sud Kivu au Nord Kivu parce que KAGAME s’est heurté à une résistance farouche du Commandant Patrick MASUNZU et politiquement, aux irréductibles tels que RUHIMBIKA Muller, GASORE Zébédée, Enock SEBINEZA, Benjamin MUNANIRA et Paul MATURIRE.

Merci