Accueil
Page P.E. Lumumba
Page P. Mulele
Page L.D. Kabila
Discours de J. Kabila
Crimes du Mobutisme
Briefing Actualité
Synthèse de la semaine
Liens
Communiqués
Qui sommes-nous?
Contact
Actualites internationales
Votre réaction sur ce site

Archive d'articles
Archive des réactions de 2003-2004


Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

 

 

 

 

 

 

In mémoriam Mgr Emmanuel Kataliko

Par A.R. Lokongo, 6.08.2004

«Les veines ouvertes du Congo» ont été dénoncées par feu Mgr Kataliko dans un message prononcé le jour de Noël 1999 et qui devait lui être fatal.

Monseigneur Emannuel Kataliko, évêque de Bukavu, a dénoncé la main mise des puissances étrangères à travers les soit-disants mouvements rebelles Congolais interposés sur les richesses du Congo en ces termes:

"Des pouvoirs étrangers, avec la collaboration de certains de nos frères congolais, organisent des guerres avec les ressources de notre pays. Ces ressources, qui devraient être utilisées pour notre dévelopement, pour l'éducation de nos enfants, pour guérir nos malades, bref, pour que nous puissions vivre d'une façon plus humaine, servent à nous tuer. Plus encore, notre pays et nous-mêmes sommes devenus un objet d'exploitation.

Tout ce qui a de la valeur est pillée, saccagée et améné à l'étranger (le barrage d'Inga sera bientot privatisé et le diamant Congolais se vend aujourd'hui ailleurs, aussi loin qu'à Anvers ou à Telaviv au mépris de l'économie locale. Pourquoi pas les traiter et les vendre sur place? Ce n'est pas impossible. Mzee Kabila l'a prouvé) ou simplement détruit.

Les impôts collectés, qui devraient être investis pour le bien commun, sont détournés [la réunification financière demeure encore une leurre]. Des taxes exhorbitantes n'étranglent pas seuelement le grand commerce. Tout cet argent prélévé sur nous, provenant de nos productions et déposé à la banque, est directement prélévé par une pétite élite venue d'on ne sait où.

Cette exploitation est soutenue par un régime de terreur (le régime du RCD-Goma) qui entretient l'insécurité. La déchéance morale a atteint un niveau si aberrant auprès ce certains de nos compatriotes qu'ils n'hésitent pas à livrer leur frère pour un billet de dix ou vingt dollars."

Ce message n'est-il pas toujours d'actualité?