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Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

 

 

 

 

 

 

Massacre au camp de Gatumba au Burundi

Par leonard Kasimba, 14 août à 15h + complément du 15 août à 9h30

14 août à 15h

D'une source sur place nous avons les confirmations suivantes concernant le massacre au camp de réfugié Gatumba:

"Hier soir entre 22h30 et minuit un groupe d’assaillants bien organisés et bien armés ont attaqué le camp de réfugiés à Gatumba au Burundi. Dans ce camp se trouvaient à ce moment environ 3000 réfugiés Banyamulenge sans défense. Les assassins ont tué par balle, machette mais surtout en mettant le feu aux tentes des réfugiés. Au moins 169 personnes ont été tuées, 143 personnes ont été blessées. Ce bilan est provisoire puisque certains endroits ont été tellement dévorés par le feu qu’il est difficile de reconnaître des cadavres. Il faudra une recherche par des spécialistes pour cela."

Toujours selon notre témoin, l’armée burundaise n’était pas présent au moment du massacre. Du côté des réfugiés, il n’y avait pas de résistance puisque la majorité dormait et ne détenaient pas d’armes.

Plusieurs survivants ont entendu parler le dialecte Kifuliru, parlé dans les environs d’Uvira, ainsi que le Kirundi et le Kinyrwanda.

Il est clair que pour le moment il est trop tôt de tirer des conclusions. Il faut que la justice fasse son travail et que la loi soit appliquée dans toute sa rigueur pour que quiconque ayant effectivement participé à ce crime soit puni. Joseph Kabila, président de la RDC a condamné ces massacres et demandé la constitution d'une commission d'enquête internationale pour établir les responsabilités. Il a déclaré à l'AFP : "Il faut que les coupables de ces actes criminels soient châtiés une fois connus"

Mais certains agents de l’intoxication et spécialistes de la guerre psychologique n’attendent pas les résultats de l’ enquête pour faire leur sale besogne. Ainsi une source anonyme simplement identifié par l'AFP comme «un dirigeant Munyamulenge responsable du camp » a declare que «l'attaque aurait été perpétrée par les soldats du Général Mbudja Mabe alliés avec les Mai-Mai et les Interahamwe».

L'Obsac.com, un des sites spécialisés dans l’intoxication et la guerre psychologique - style CIA - pour sa part, n’a même pas hésité à accuser « certains personnes dans l’entourage de la présidence congolaise qui aimeraient bien que les réfugiés Banyamulenge qui se trouvent en ce moment au Burundi y demeurent. »

Cette intoxication grotesque démontre comment les criminels ont, consciemment ou inconsciemment, joué le jeu de l'agresseur à Kigali qui depuis déjà 6 ans jour pour jour n'a raté aucune occasion de tirer profit militairement et politiquement de la haine ethnique qu'il n'a pas lui-même hésité d'attiser, de stimuler, d'organiser et d'entretenir dans le passé; car cette haine ethnique lui convient tellement dans ses desseins hégémoniques et économiques au Congo.

complément de dimanche le 15 août à 9h30

  • Cette après-midi auront lieu les obséques des victimes de l'odieux massacre au camp Gatumba.
  • "Tous les coupables de cette barbarie doivent être déférer devant les juridictions compétentes en vue d'un châtiment à la mesure de leur forfait", a déclaré le ministre de l'Information congolais après la réunion d'urgence du conseil gouvernemental à Kinshasa.
    M. Henri Mova Sakanyi a exprimé la peine du gouvernement congolais face à ces massacres et son étonnement que ces réfugiés placés sous la protection du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et du gouvernement burundais "aient été impunément et sauvagement assassinés". "Le gouvernement burundais ne doit pas se soustraire de ses responsabilités de même que le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR)".
    Il a rappelé que le chef de l'Etat, Joseph Kabila, informé de la situation alors qu'il était en route pour le sommet du SADC à Port-Louis (Ile Maurice) et en tant que "garant de la Nation", a élevé "une énergique condamnation de cet acte ignoble perpétré contre la population civile congolaise".
  • Nous venons d'apprendre qu'une délégation sous la direction du ministre congolais de l'Intérieur arrive ce matin à Bujumbura. Cette délégation amène de l'aide humanitaire pour prendre soin des blessés et des morts et discutera avec le gouvernement burundais entre autres sur la proposition d'une commission d'enquête internationale.
  • Le vice-président Ruberwa a été fortement ébranlé lors de sa visite hier au camp de réfugiés. Des survivants en pleurs lui ont crié en public "ceci ne serait jamais passé si le RCD n'aurait pas eue cette politique d'avoir une jambe à Kigali et une autre à Kinshasa." Un autre: "On aurait du rentrer beaucoup plus tôt! C'est le RCD et ces militaires qui nous en ont empêchés." Il est rentré gravement abattu à Bujumbura.
  • En contradiction avec le vice-président et le secrétaire général de son mouvement, le RCD, le vice-président Ruberwa n'as à aucun moment parlé ou même insinué que des membres de l'armée congolaise auraient été par mis les criminels qui ont commis ce massacre. Pour le moment aucun élément pourrait d'ailleurs soutenir cette affirmation qui est clairement faite par messieurs Bedi et Gamanda à Kinshasa pour tirer profit de cet évènement horrible.

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