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Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

Pour une économie auto-centrée de notre pays, le rétablissement de la Bourse des Matières Précieuses s’avère nécessaire

Par.A.R. Lokongo, 19.08.2004

Pour elever le niveau de vie des masses Congolaises longtemps clochardisées, Mzee Laurent Désiré Kabila a pri la ferme décision de dédollariser l’économie Congolaise, de mettre fin à la spéculation financière en donnant au Franc congolais son cours légal sur toute l’étendue de la RDC. C’était une mesure salvatrice qui a renforcé le pouvoir du peuple, car, comme tout le monde le sait, la monnaie est l’un des attributs de la souverainété d’une nation.
Mzee Kabila privilègiait bien des échanges avec les autres pays du monde, tout en empêchant la spoliation des richesses du Congo, erigée en système par la fameuse «Deuxième République». Il a voulu donc décoloniser le pouvoir politique et économique au Congo pour édifier une économie nationale performante au services des larges masses populaires.

C’est pourquoi, il a pri des mesures comme la création de la Bourse des Matières Précieuses pour bien gerer et bien planifier la production nationale et son revenue.

Dans son discours au Congrès des CPP, le 21.01. 1999 au Palais du Peuple à Kinshasa, le Mzee a déclaré: «Des étrangers, pour la plus part des illégaux, ont investi des régions entières pour y prendre le diamant, l’or, etc. Ils les ramenent vers la capitale. Ils amassent des richesses, mais l’État ne voit rien. Lorsque le Comité de Pouvoir Populaire d’un village sera en présence d’un étranger, l’affaire deviendra très simple: «Monsieur, que faites-vous ici? Vous n’êtes pas supposés être ici. Vous n’êtes pas Congolais, que faites-vous dans nos puits de diamant? Vous avez apporté chez nous des capitaux pour acheter du diamant. C’est à la Bourse des Matières Précieuses qu’il faut présenter vos dollars, pas au village». Autrefois, c’était les liens d’amitiés avec le chef du patelin qui jouaient. Chacun avait son Libanais ou autre étranger. Mais desormais, il faut qu’ils s’arrêtent à Kinshasa et que les Congolais - intègres bien attendu - fassent le travail à l’intérieur.
Dans le cadre des Comités de Pouvoir Populaires, il y aura des départements économiques. On organisera les villageois qui ont des moyens pour acquérir des intruments et extraire le diamant, l’or ou l’émeraude. Ils pouront les vendre à Kinshasa à la Bourse des Matières Précieuses.»
Voila des mesures salvatrices que nous ne devons pas négliger, sinon, comme Mzee Kabila l’a averti: «Si nous choisissons à nouveau la facilité parce qu’on nous promet de l’assistance, nous ramperons à quatre pattes!».

A bon attendeur, salut!