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La Révolution Bolivariènne au Venezuela doit inspirer les nationalistes Congolais

Par A.R. Lokongo, 22.09.2004

L’économie du Venezuela, ce pays du nord-ouest de l’Amérique du Sud, repose sur le pétrole (5eme producteur mondial avec plus de 80% des exportations). Mais l’importance du secteur pétrolier, extraction et raffinage quasiment contrôlés par les multinationales pétrolières américaines, a , contre toute attente, pourtant freiné le dévelopement, l’industrie se limitant à la production de biens de consommation dans les villes du nord. 80% de la population vivent dans la pauvrété la plus absolue.
Une fois élu en 1998, le Président Hugo Chavez, une émanation de l’armée, n’a pas caché sa volonté de bien mettre fin à cet état de choses.
A l’instar de Ché Guevara, Hugo Chavez tire son inspiration de la Révolution Bolivariènne qu’il veut bien incarner et pérenniser. En titre de rappel, Simon Bolivar (1783-1830) fut un général et homme politique sud-américain et principal protagoniste des guerres d’indépendance des colonies espagnoles d’Amérique du Sud. Après la victoire de Bayaca (1819), il fit proclamer la République de Grande-Colombie (Nouvelle Grenade, Venezuela et en 1822, Équateur) et libéra par la suite les états actuels de Colombie, de Bolivie, et du Perou. Son rêve était d’unifier toute l’Amérique latine contre l’hégémonie des États-Unis d’Amérique.
Une fois au pouvoir, Hugo Chavez déclara publiquement qu’il allait rendre le pouvoir au peuple, nationaliser le secteur pétrolier et utiliser la révenue pétrolière pour enrayer la pauvrété. Les multinationales pétrolières américaines passèrent vite à l’action. En Avril 2002, un coup d’état a été monté contre Chavez mais déjoué par les masses. Des milliers et des milliers ont marché dans les rues de toutes les villes du pays pour exiger le retour de Chavez. Cet ouragan populaire a confondu les soldat mutins et Chavez fut rétabli au pouvoir.
Mais les multinationales pétrolières américaines n’ont pas tari d’ardeur. Quelques mois après le coup d’état échoué, l’anciènne élite au service de la CIA a reussi à paralyser le PDVSA, la companie pétrolière nationale du Venezuela pour précipiter la chute de Hugo Chavez. Tous les managers, les experts, tous les techniciens étrangers ont quitté la companie en masse. Face à cette situation, les travailleurs ordinaires, hommes et femmes ont pri la direction de la companie, travaillant 24 heures sur 24 avec très peu d’expertise, de connaissances technologiques, d’information stratégique et avec des moyens de bord, pour récouvrer la production. Ce qui fut fait. Pour empêcher la récupération de la companie par l’anciènne élite, les travailleurs ont formé un commité de direction. Ils ont organisé un service de sécurité pour proteger l’outil de travail et 19 saboteurs ont été arrêtés. Grâce à la participation de tous, la production passa de zero à 31, 000 barrils par jour. C’était une victoire pour la classe ouvrière, une victoire que les multinationales pétrolières américaines n’ont pas pu avaler. Elles ont soutenu et poussé l’opposition à réclamer un réferendum populaire contre le régime de Chavez, pour que le peuple se prononce, si oui ou non Chavez devait rester au pouvoir.
C’est le «Centre Jimmy Carter» qui a lancé le premier l’idée d’un réferendum. Pour prouver que le réferendum était une volonté populaire, ils ont collecté plus de 2, 4 millions de signatures appellant au réferendum, mais les noms de certains signataires qui apparaissaient sur la lite appartenaient à des gens qui sont morts il y a longtemps.
Hugo Chavez, en bon stratégiste et à la grande surprise de ses supporteurs, a donné son feu vert pour le réferendum, estimant qu’il s’agissait d’un réferendum non pas pour ou contre sa personne mais pour ou contre le type de société qu’il voulait batir au Venezuela.
Les masses se sont organisées en unités de bataille électorale pour s’entremobiliser. Les obervateurs étrangers ont été invités et la Court Suprême de Justice néttoyé des manipulateurs. Les médias ont été instruits à ne pas faire des pronostics avant la fin du scrutin réferendaire.
A la fin des comptes, le 15.08.2004, Hugo Chavez a gagné avec 59% de voix contre son départ. Des milliers et des milliers des gens ont particpé au réferendum. Des gens attendaient pendant 14 heures pour pouvoir voter.
41% (constitués de l’anciènne élite) ont donc voté pour son départ. La prochaine bataille consiste à gagner ces 41% au profit de la Révolution.
En République Démocratique du Congo, où l’on assiste aujourd’hui à un rétour en force des multinationales anglo-américaines, les mêmes qui ont orchestré et la guerre d’agression et l’assassinat de Mzee Laurent Désiré Kabila, les nationalistes Congolais ne doivent que s’inspirer de l’expérience Venezueliènne, pourquoi pas Zimbabwéenne (voir notre article précedent).
Mais quand on parle des nationalistes Congolais, on est un peu vague. Où se trouvent-ils? Dans quelle organisation sont-ils régroupés?