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Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

 

 

 

 

 

 

L ‘état de lieu de la «Deuxième République» fait par Feu Mzee Kabila est toujours d’actualité.

Par A.R. Lokongo, 16.09.2004

Ce discours de Mzee Laurent Désiré Kabila prononcé devant la communauté congolaise venue l’accueillir lors de son passage à Bruxelles le 26 novembre 1998, est encore d’actualité.
Écoutons Laurent Désiré Kabila:
«Nous voulons le renouvellement de la classe politique. Il faut des personnes intègres. Il faut des jeunes conscient que le Congo doit être un pays moderne, un pays qui se construit comme les autres. Dans notre pays tout riche qu’il est, dans l’arrière pays, le paysan, toute sa richesse c’est une machette, une houe et une natte. Il n’a pas de lit. Il a vecu comme ça pendant les trois décennies du Mobutisme. Mobutu les a laissés completement isolés. Pas de routes, pas d’infrastructures de communication avec le reste du pays et du monde. Le peuple était completement abandonné à lui-même. C’était vraiment de la misère. Voilà comment on peut punir tout un peuple et ce sont ces mêmes gens, rencheris par les occidentaux - surtout les missions diplomatiques des pays occidentaux chez nous parceque ce sont elles qui dirigeaient notre pays - qu’ils veulent nous voir les associer à notre oeuvre libératrice.
Ils nous disent: «Président, vous êtes tellement pressé d’aller aux élections. Si vous prenez tel ou tel aujourd’hui, vous aurez encore cinq ans avant d’aller aux élections.» Cinq ans de transition, est-ce que notre peuple en a besoin? Non! Notre peuple a besoin des élections. Il veut faire respecter qu’il ait la source de légitimation du pouvoir, c’est-à-dire que c’est par les urnes que vous aurez le mandat. Vous connaissez l’histoire, vous êtes des intellectuels. Le premier gouvernement de Patrice Lumumba, c’était un gouvernement d’union nationale, mais tous avaiebt des mandants, ils étaient élus. Quand on n’a pas de mandat, on veut faire un gouvernement soit-disant d’union nationale. Ce sont des combinards qui se trouvent autour d’une table, qui ont peur de leur peuple et qui veulent assumer le destin du pays sans mandat du peuple. Et quand on nous propose d’accepter un tel gouvernement pour que nous puissions aller encore pendant cinq ans comme «président mobutisé», nous disons non!. Ils ont encerclé Mobutu, ils lui ont dit: «Soyez président, restez président. Et nous, nous continuerons. Et ils ont continué.
Mobutu n’avait plus de mandat, plus de légalité, mais ils gravitaient toujours autour de lui: Président! Président! Ils veulent aussi que je devienne…(…). Je pense qu’ils n’ont absolument pas de chance, parceque, nous, nous avons une mission de démocratiser notre pays. Nous ne sommes pas malades de présidentiables. Nous ne sommes pas ça. Le peuple attend de nous qui sommes ses soldats que nous défendions ses intérêts. Qu’on ne nous impressione pas. Notre pays a été impressionné pendant plusieures décennies. Et le resultat? La misère, la pauvrété. Nous, nous sommes partis du peuple. On nous accuse d’être arrogant. Mais le peuple ne serait pas derrière nous si nous étions arrogants. Le peuple n’aime pas des gens arrogants.»
Il a ajouté: «Nous ne sommes pas anti-démocratiques parceque nous avions réfusé de faire un gouvernement d’union nationale comme on nous disait. Nous avons dit que notre pays a connu pas mal des gouvernements d’union nationale. Même de large union nationale. Vous connaissez que pendant sept ans, il y a eu une transition dans notre pays. Et cette transition de sept ans a connu dix gouvernements d’union nationale. Mais pourquoi ça n’a pas débouché sur la démocratisation de notre pays? Tout simplement parceque c’étaient des gouvernements des combinards, des cartels, des gens qui disaient, vous là bas , tel portefeuille, moi donnez-moi ceci, celui là donnez-lui tel portefeuille… Ils étaient contents parceque s’ils allaient devant le peuple, le résultat serait catastrophique. Ils ont voulu continuer avec cette vie de tricherie avec le peuple. Ils l’ont ménée jusqu’à ce que nous sommes venu mettre fin à ce genre d’amusement.»