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Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

 

 

 

 

 

 

Appliquons la politique de Robert Mugabe chez nous et le Congo sera sauvé

Par A.R. Lokongo, 17.09.2004

Au cours de la dernière conférence de presse que Feu Mzee Laurent Désiré Kabila a accordée aux éditeurs de Kinshasa au Palais du Peuple, le journaliste Charles Dimatonge lui a posé une question en rapport avec l’implication des nos alliés (le Zimbambwe, l’Angola et la Namibie) pendant la guerre d’agression par la coalition anglo-americano-rwando-ougando-burundaise, avec la complicité des soit-disant rebelles Congolais et Rwando-Congolais caractérisée par l’exploitation systematique des nos richesses et un génocide de plus de 5 millions de Congolais.
Dimatonge a déclaré: «S’il est évident que l’Angola était intervenu pour assurer un peu ses arrières bases dans notre pays, il n’est pas évident pour le Zimbabwe, la Namibie et le Tchad. A propos du Zimbabwe notamment beaucoup de choses ont été dites, notamment au lendemain de la conclusion de l’accord sur la gestion de la Gecamines, on a beaucoup parlé des motivations profondes de l’intervention du Président Mugabe dans notre pays et de son pays également.
Mr Le Président pouvez-vous rétablir la vérité à ce sujet là?»
« Sur les intentions de nos alliés que vous appelez les intentions cachées qu’on apprettent à nos alliés,» a répondu Mzee Laurent Désiré Kabila, « en tout cas il n’en existent pas.»
Mzee Kabila a poursuivi: « Mugabe est un homme sincère. C’est un patriote Africain. Il n’est pas venu ici pour se faire des bénéfices économiques. Pas du tout! Ce sont les autres qui le disent. Il n’a rien à voir avec la Gécamines. Mais, la Gécamines, vous connaissez que c’était une une entreprise pillée par les autres. Et le personnel qui était dans la Gécamines était engagé dans des vols systématiques de cobalt ainsi de suite. Tout est prouvé. Il y a maintenant un audit fait par un groupe de personalités internationales - il n’y a seulement que deux Congolais dedans - pour vérifier comment dépuis cinq ans la Gécamines a fait une chute libre, et qui en sont responsables. Parce que nous sommes parvenus à découvrir que les grands criards qui sont là-bas [les Mobutistes qui ont fui en Occident] sont les mêmes qui vendaient le cobalt frauduleusement. Et que ce n’est pas qu’une seule fois. C’est pourquoi ils ont des villas dehors. Beaucoup ont leurs familles dehors vivant du butin de leur pillage. Alors qu’ils étaient là comme des grands seigneurs qui ordonnent tout sur la gestion de la Gécamines. Ils s’occupaient de leurs intérêts, non des intérêts de la compagnie, encore moins de la nation. Nous voulons redresser la Gécamines, cet outil important de notre économie nationale. On disait que la Gécamines comptait 70% dans le budget de l’état , mais, nous, dépuis que nous sommes arrivés, il ne compte même pas 5%! C’est tout ce que nous avons trouvé. Est-ce que, ayant solicité le service des experts étrangers pour redresser la Gécamines, que cet expert, le blanc là, Billy Rochenberg… parcequ’il est Zimbabwéen par nationalité… est ce que cela signifie que c’est le Zimbabwe qui a la main là-bas? Non! Nous voulons seulement des gens qui nous comprennent. Lorsque nous avions mis des Belges dans le conseil d’administration de la Gécamines, personne ne nous a dit, voilà dans le conseil d’administration, il y a des Belges! Vous êtes tellement habitués à l’Occident, que si nous voulons faire quelque chose de nous mêmes, vous êtes surpris, que ce n’est pas possible. Il fallait qu’on appelle un Français, il est là, PDG de la Gécamines, je n’entendrais pas d’autres sons de cloches. Tout le monde dirait, oui, oui, c’est vrai. Mais comme il n’est pas de cette nationalité attendue à cause des habitudes, c’est justement pourquoi notre combat est difficile! Nous faire comprendre d’abord par les notres qui sont tellement habitués à se faire rouler par les soit-disant bons pères, les Pères Noëls qui nous jettent des miettes: l’assistance, l’assistance, alors qu’il n’y a rien du tout! Mais ce combat est très difficile à cause de ça! Comment gagner votre confiance et votre comprehension. C’est une question de culture. Vous avez été tellement occidenatlisés et même quand le Zaïre s’écroulait, vous ne voiyez pas croyant que tout allait bien! Finalement, il était par terre, on veut redresser la chose, on nous prête toute les intentions, y compris une accusation aussi grave et futile que Mugabe a envoyé les immigrés ici parcequ’il veut faire comme les Rwandais et les autres. Je vous dis que ce n’est pas vrai. C’est un Africain honnête, Il a d’abord assez de difficultés chez lui. Il a une politique qui se rapproche de la notre. C’est pourquoi il est dans les difficultés là-bas chez lui. Ne voyez-vous pas ce torrent de désinformation qu’on a déversé sur le Congo, nous accusant de faire des choses qu’on a jamais songé de faire. Mais il n’y a rien de tel. Deuxièmement, c’est un pays pauvre, tout comme la Namibie et le Tchad. Qui paie la facture? Mais c’est nous mêmes Congolais qui devons payer la facture! Nous achetons tout. Armes, munitions, bombes, avions helicoptères, etc., nous achetons tout. Nous payons des salaires en devises étrangères pour les soldats engagés. Mais nous faisons tout, le transport, tous les avions, les hilouchines, mais c’est nous qui supportons, le tout, malgré notre pauvreté, et nous faisons cela. Donc ces gens ne peuvent pas prendre quelque chose de leurs budgets. Et quand il arrivera le moment ou des sociétés mixtes vont se créer pour que nous soyons à mesure de supporter les efforts de la guerre, que ça soit dans le domaine minier, forestier, agricole, nous avons besoin des capacités des autre.s Eux sont travailleurs, ils ont une certaine discipline, même leurs banques ont une certaine discipline que nous n’avons pas ici. Alors, lorsqu’on travaille avec ces gens, il faut vraiment être créatifs. Il faut savoir comment vous allez soutenir l’effort de guerre, faire toutes les choses que j’ai dit ici. Le manger sur le front, ça coûte cher. Si vous comptez le nombre de soldats et que vous devez payer un dollar et demi pour une ration de campagne quotidiènement, et les alliés et les notres. Au moins là les Zimbabwéens nous aident. Et les Namibiens, ils supportent les leurs. Ça dit que c’est enorme, le poids de la guerre sur nous. Nous aurions du faire autre chose. Avec cet argent, dans le cadre de la reconstruction, ce pays serait transformé. Mais, malheureusement, on nous a voulu la guerre et nous la subissons.
Je voulais dire tout simplement que vraiment, Mugabe n’est pas venu ici piller ou chercher à piller ce pays.»
Oui, Robert Mugabe à l’instar de Mzee Kabila, a une politique salvatrice pour son pays et pour toute l’Afrique. Après avoir lancé la reforme agraire par laquelle les pauvres noirs Africains au Zimbabwe ont récupéré leurs droits fonciers, longtemps confisqués par la minorité blanche, Mugabe vient de mettre de l’ordre dans le secteur minier et manufacturier dans son pays, par souci de corriger toute inégalité et bannir toute exploitation
Comme Mzee Kabila l’avait dit, Mugabe c’est un homme honnête qui exige maintenant que desormais tout investisseur dans le secteur minier au Zimbabwe doit accepter de retenir 50% des revenues et l’état Zimbabwéen en retiendra 50%. Un partage égale que les investisseurs prédateurs ne pouvaient pas accepter au Zaire de Mobutu, où ils se comportaient comme dans un terrain conqui. Ils s’imposaient, gardent 90% sans payer les taxes et les opportunists Zairois acceptaient les 10% pour le compte de l’état qu’ils empochaient en plus des aides bilatérales et les crédits leurs octroyés par le FMI et la Banque Mondiale. Et le pays se trouve dans un état de délabrement total.
D’autre part, Robert Mugabe a répri le contôle effectif du secteur manufacturier Zimbabwéens, qui était l’un des plus puissant d’Afrique avant que le gouvernement Zimbabwéen ait commi l’erreur de souscrire aux ajustements structurels dictés par le le FMI et la Banque Mondiale. Tout cela est desormais dans le passé au Zimbabwe et les Zimbabwéens et l’Afrique toute entière ne doivent qu’applaudir ces mesures salutaires.
Malgré toutes les pressions, Mugabe tient bon et ne cède pas. Pourquoi nous cedons au Congo, jusqu’à faire fi de la Bourse des Matières Précieuses mises en place par Mzee Kabila et permettre à ce que les diamants Congolais soit vendus aussi loin qu’à Telaviv, en Israël? La situation au Zimbabwe est aussi complexe qu’au Congo. Mais au Zimbabwe, le néocolonialisme est réjétté (Le Zimbabwe s’est rétiré du Commonwealth), les mercenaires blancs sont emprisonés, l’ordre règne. Au Congo, au contraire, l’état de droit est en passé à se reconstituer. Autrement Azarias Ruberwa serait poursuivi pour trahison. Autrement on ne songerais même pas à libérer les assassins d’un chef d’état. Autrement les criminels ne s’évaderait même pas de la prison sans moindre difficultés. Autrement la fraude ne demeurerait pas incontrôlée et les criminels n’accederaient pas au pouvoir... Appliquons donc la politique de Robert Mugabe chez nous, et le Congo sera sauvé.