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Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

 

 

 

 

 

 

Quand les agresseurs du Congo brandissent la question de la nationalité, que veulent-ils en réalité?

Par A.R. Lokongo, 14.09.2004

Pour nous eviter la guerre au Congo via l’instrumentalisation des Congolais opportunistes par les superpuissances, les multinationales et les pays voisins, certains parlementaires auraient opter pour la troisième voie: “l’intégration” de ceux qui peuvent brandir les armes n’importe quand au cas ou ils ne sont pas octroyés la nationalité Congolaise.
Or au Congo, la guerre d’agression vient de nous apprendre que ce n’est pas la nationalité comme telle que les concernés visent. Ce qu’ils visent c’est s’enrichir à partir des richesses naturelles et immenses dont regorge le Congo, derrière le dos du peuple Congolais et contruire ou investir ailleurs, dans leurs pays d’origine ou à l’étranger. Ils s’agitent non pas parce qu’ils aiment le Congo, mais pour ce qu’ils vont tirer du Congo.
Il y a un proverbe Bongando qui dit:«Ekongo eyaki bosana akesa nsou nko la basangi»; ce qui signifie «Un péroquet qui vient de loin n’hésite pas à picorer tous les safous, par trousseaux, et même ceux qui ne sont pas encore mûrs».
Preuve? Tous les dignitaires frondeurs du RCD-Goma se sont construit de bels villas, pas au Congo, mais en Afrique du Sud. La nationalité ne sera qu’une plate forme à partir de laquelle ils vont réaliser leurs desseins. Et même ceux qui ce disent rebelles Congolais autochtones ont souillé leur nationalité congolaise avec le sang de leur compatriotes (plus de 5 millions massacrés) qu’ils ont fait couler. Par example, tout l’argent que Bemba a fait pendant la guerre est amassé à l’étranger (il a des villas au Portugal et en Belgique). Selon les preuves palpables, Bemba n’a rien construit à l’Équateur. Onosumba n’a rien construit au Kasaï, Ilunga n’a rien construit au Katanga. Et parcequ’ils ont contôlé des régions entières, jusqu’alors le peuple attend encore les recettes qu’ils ont accumulées.
Feu Mzee Laurent Désiré Kabila l’a beau exprimé quand il a déclaré:
«Dans notre pays tout riche qu’il est, dans l’arrière pays, le paysan, toute sa richesse c’est une machette, une houe et une natte. Il n’a pas de lit. Il a vecu comme ça pendant les trois décennies du Mobutisme. Mobutu les a laissés completement isolés. Pas de routes, pas d’infrastructures de communication avec le reste du pays et du monde. Le peuple était completement abandonné à lui-même. C’était vraiment de la misère. Voilà comment on peut punir tout un peuple et ce sont ces mêmes gens, rencheris par les occidentaux - surtout les missions diplomatiques des pays occidentaux chez nous parceque ce sont elles qui dirigeaient notre pays - qu’ils veulent nous voir les associer à notre oeuvre libératrice. Ils ont voulu continuer avec cette vie de tricherie avec le peuple. Ils l’ont ménée jusqu’à ce que nous sommes venu mettre fin à ce genre d’amusement.»
Ceci dit, la solution sur le problème épineux de nationalité ne réside pas dans la soit-disant troisième voie. On ne peut pas s’empresser avec ce problème pour satisfaire aux veleités hégémoniques et économiques de ceux qui pointent les canons à notre direction. Ce problème ne doit être debatu que par un parlement élu suivi d’ un référendum populaire.
S’entêteter pour infiltrer cette troisième voie, c’est prendre la responsabilité devant l’histoire à la suite de cette capitulation ou ce bradage de la nationalité congolaise. Ce dont le Congo a besoin maintenant, c’est une armée forte capable de dissuader tout aventurier de s’acheter une Kalashinkov, et venir au Congo, s’enrichir, piller, massacrer, violer avec toute impunité et puis rentrer avec le butin ailleurs ou y rester et se faire octroyer la nationalité congolaise par la force. Une armée qui va faire la chasse à tous les infiltrés (même au sein de l’armée!) Rwandais, Ougandais, Burundais, etc, qui ont profité de la guerre d’agression pour nous envahir comme des criquets ravageurs et pèlerins qui devastent maintenant l’ensemble de la zone africaine sahélienne. Ah oui, même le ministre de l’intérieur britannique, David Blunkett, parlant des réfugiés et des chercheurs d’asile a déclaré que son pays est maintenant «submergé» ou «innondé» (swamped) par trop d’immigrés. Faut-il les intégrér tous? S’est-il démandé. Les opérations de déportation vont bon train maintenant au pays de Shakespeare.
Au Congo, le retour à l’ordre et rétablissement de l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire national doivent précéder le débat sur la nationalité.
Et nous ne saurions finir sans faire un appel à notre jeune classe de journalistes. Nous leur disons «bravo» et surtout leur demandons de n’avoir pas peur et de dénoncer à chaque fois que de besoin, tous les dérives qui ménacent l’existence du Congo en tant qu’État souverain sur le sol de nos ancêtres.