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Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

 

 

 

 

 

 

Les entreprises publiques ne sont pas des vaches-au-lait au profit des politiciens mafieux et véreux, comme à l’époque récente de triste memoire.

Par A.R. Lokongo, 1 octobre 2004

La question qui se pose à ce moment même ou les «composantes» du Dialogue Intercongolais se disputent la gérance des entreprises publiques et les postes diplomatiques, est celle de savoir pourquoi les acteurs politiques Congolais considèrent les entreprises publiques et les ambassades – heritage national qu’elles sont - comme des entreprises privées, des vaches-au-lait à traire à leur guise, comme à l’époque de triste memoire. La Sizarail – Société Interregionale Zairoise du Rail, Sarl - constitue un exemple concret «qui a trahit bien la nature de ce pouvoir là (la prédation mobutiste) que nous avons forcé d’aller en congé indeterminé», comme l’a dit Feu Mzee Laurent Désiré Kabila au Palais de la Nation lors de ce qui a été sa dernière conférence de presse avec les éditeurs de Kinshasa sur l’état de la nation.

A cette occasion Mzee Laurent Désiré Kabila a expliqué comment nous souffrons tous à cause de la gestion malsaine des entreprises publiques pendant la Deuxième République et les efforts de reconstruction coupés court par la guerre d’agression.

«Ces Monsieurs,» a-t-il déclaré, «étaient impliqués dans l’affaire Sizarail, c’est-à-dire, ils ont détruit la compagnie nationale de chemin de fer, ils sont venus se griffer dessus. Ils ont commencé à exploiter le chemin de fer national comme leur propre affaire à eux, privée. Si on y a mi fin, c’est parce que c’était de la Mafia. Ça ne profitait qu’à ceux là. D’ailleurs le chemin de fer était déjà par terre pratiquement. Il n’y avait plus de courrier ordinaire même transport de quoi. Quand nous sommes arrivés au pouvoir qu’est ce que nous avons trouvé, c’était ni wagon, ni ceci, tout venait de l’Afrique du Sud; et ils ne faisaient que ce qui les intéressaient. C’est pourquoi vous trouviez, je ne sais pas combien de temps, la voie ferroviaire Kalemie venant de Lubumbashi, s’opérait, c’était une ou deux fois par semaine, les gens étaient bordés jusque sur le toit des wagons. C’était tellement pauvre qu’il fallait revoir les choses. Et lorqu’on est allé dans les installations de la direction de la Compagnie de Chemin de Fer, il n’y avait que des grues, il n’y avait rien du tout. Nous sommes conscients qu’il faut maintenant acquerir d’autres locomotives, d’autre wagons. D’ailleurs ce matin avant même que je vienne ici, nous avons débloqué des montants pour réparer des wagons pour le transport des passagers. L’effort est là, il est constant, mais nous devons acquerir des locomotives, les efforts sont entrain d’être fait, il faut de nouvelles voitures, il faut la refection, donc la reconstruction même des voies ferrées, ce sont là des paris qu’il faut remporter absolument parce qu’on a pas de choix. Mais moi je pense que le Congo pourra reussir à refaire le chemin de fer parce que toute notre volonté est là dans le cadre du programme de reconstruction du secteur de transport qui est le secteur premier, le secteur clé. Tout cela était envisagé, mais on ne nous a pas laissé le temps de le faire. Jalousement. Ils sont entrés dedans avec une sale guerre inexpliquée pour arrêter le tout à fin de consacrer le peu de resources qu’on avait à acheter des armes pour nous défendre, ceci cela. C’est justement pourquoi, on a perdu le temps de reconfectionner le chemin de fer. Mais moi je pense que c’est une de nos priorité des priorités. Et le gouvernement actuel a pour mission de reussir, du moins dans la partie qui n’est pas sous contrôle de l’ennemi. En tous cas les parties comme les Samba-Kasongo-Kindu, on doit se battre pour ejecter ces gens dehors et que les activités normales. Là. C’est un programme prioritaire. Et on va le reussir. Nous sommes très conscient de la gravité du problème de l’acuité des tarnsports, Mais nous lançons l’appel aux opérateurs économiques de se lancer aussi dans le domaine des transports.»

Ah oui, le peuple sentait que Mzee Kabila, malgré la guerre d’agression avait la volonté politique de remedier les choses, de reconstruire l’état dans tous les domaines. Voilà un exemple à suivre.