Kagame
veut la mise sous tutelle de la province de Kivu
Leonard
Kasimba, 3 novembre 2004 22h
Sur
le site de propagande
de Kagame « l’agence de nouvelles rwandaise »
accuse l’armée congolaise de s’avoir retiré
de trois localités du territoire de Walungu (Nindja, Luhwindja,
Burhinyi ) en faveur des forces du FDLR (forces de libération
rwandaises). Le FDLR est l’organisation des restants d’anciens
interahamwes et membres des forces armées rwandaises, qui
avaient commis le génocide en 1994 au Rwanda.
Sur le même site dans un autre article, Kagame lui-même
accuse ces FDLR, qui après 10 ans ne peuvent plus avoir
beaucoup de génocidaires vivants et qui sont surtout composés
de bandes de jeunes réfugiés rwandais survivants,
d’être « armés jusqu’aux dents
» et d’avoir « comme but principal
d’attaquer le Rwanda et exécuter leur plan de génocide
».
Ainsi Kagame menace et il annonce que l’augmentation des
forces de la Monuc ne suffira pas pour gagner la stabilité
au Kivu. Ce qu’il faut selon Kagame, c’est «
un changement du mandat et de la mission de la Monuc ».
Il est clair que Kagame fera tout pour garder l’instabilité
au Kivu tant qu’il n’as pas obtenu une mise sous tutelle
en règle de cette région par une force internationale
qui accepte sa présence sur le terrain. Une telle mise
sous tutelle serait le premier pas de la balkanisation du Congo
dont rève le militariste à Kigali.
Combats
provoqués par des soldats pro-rwandais autour de Minova
Entretemps radio Okapi annonce des affrontements entre une brigade
de l’ancien RCD (la 11°)et une brigade des Mai Mai (la
4°). Les deux brigades tombent sous l’autorité
du commandant de la 10° région. Selon radio Okapi c’est
la 11° brigade qui a attaqué les Mai Mai du 4°
brigade. Les affrontements ont eu lieu sur la frontière
entre le nord et le sud-Kivu dans la région de Minova.
Les combats ont causé quelques milliers de réfugiés
vers Minova. Le journal L’Avenir parle d’un affrontement
entre des troupes de Nkunda et des mai mai. L’Avenir écrit
: « Les combats auraient eu lieu de 9 hures à
15. Les éléments Maï-Maï qui résistaient
à l’agression, se sont retrouvés à
bout de munitions. Ils ont donc dû demander du renfort à
la dixième région militaire basée à
Bukavu. Avant que le renfort n’arrive, rapportent nos sources,
les hommes de ont eu à larguer sur les populations de cette
localité, trois bombes. Quand est arrivé le renfort
demandé, les éléments de l’armée
congolaise ont largué à leur tour six bombes pour
neutraliser les insurgés de Nkundabatware. »
Radio Okapi annonce que les commandants des deux brigades qui
se sont affrontés sont appelés à Goma pour
instruction.