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Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

 

 

 

 

 

 

Un donneur de leçons corrigé à son tour
Karel De Gucht doit renoncer à sa Porsche

Par Leonard Kasimba, 10 novembre 2004

Depuis quelques semaines tout le monde au Congo connaît le nom de Karel De Gucht. Ce nouveau ministre d'Affaires Etangères de la Belgique. Et pour cause. Ce moniseur n'as pas hésité de faire des déclarations anti-congolaises et pro-rwandaises, ainsi rompant avec la politique de neutralité de son prédecesseur, Louis Michel. La chose qui avait "choqué" Karel lors de son séjour de quelques jours à notre pays, c'était le grand degré de corruption qui existe au Congo. Or grand était notre étonnement quand un ami belge nous a envoyé la citation suivante concernant ce donneur de leçon néo-coloniale.

La citation vient intégralement de l'hebdomadaire Trends/Tendances du 4 novembre dernier:

"Jeudi dernier à l'aube, nous recevions un coup de fil du porte-parole du 16 rue de la Loi (le cabinet du premier ministre belge, ndlr), Didier Seeuws. Celui-ci revenait sur le papier que nous avions consacré, le matin même, à la demande assez incongrue introduite par de Karel De Gucht auprès du chef du gouvernement de voir son véhicule personnel pris en charge par le département des Affaires étrangères ! Demande d'autant plus surréaliste que l'humble véhicule de De Gucht est une Porsche Cayenne à moteur V 8 de 380 chevaux (alors qu'à titre de comparaison, l'Audi A 8 de Verhofstadt fait 160 chevaux).
Comme erreur dans notre papier, le porte-parole du 16 relevait simplement que le Premier ministre avait transmis le dossier, non au Budget, mais à l'Inspection des Finances. Laquelle avait, dans un premier temps, marqué son accord quant au prix de location du bolide (e 0,3346 au kilomètre pour e0,3366 maximum). Restait un hic : la cylindrée du tacot de De Gucht était de 800 cc trop importante. Notre ami aurait cependant pu introduire une demande de dérogation, mais il ne l'a pas fait. "

D'où vient ce que nous appelons l'esprit mobutiste, c'est-à-dire cette habitude de lancer des acusations sur des faits de corruption que l'on commets soi-même tous les jours? En effet, est-ce que ce ne serait pas la Belgique les aurait façonné ces mobutistes? En tout cas cette anecdote cur le style de vie de Mr De Gucht, qui excelle dans l'art de donner des leçons aux congolais, fait réfléchir.

Nous reprenons içi aussi un autre article sur la corruption dans le parti de De Gucht, dans lequel d'ailleur pas seulement le copain de De Gucht, Verewillighen, mais aussi De Gucht lui-même est mentionné. L'article vient du journal Solidaire du 22 septembre dernier.

«Ecoutez ce qu'on dit, mais ne regardez pas ce qu'on fait»
Le cas Verwilghen et la confusion entre les intérêts des ministres et ceux des firmes privées

«Les coûts salariaux doivent baisser». Ça fait des années qu'on nous bassine ce genre de phrase. Les politiques prétendent chaque fois qu'ils déduisent en toute indépendance les conséquences inévitables des faits objectifs et ce, dans l'intérêt général. Mais, la semaine dernière, on a pu se rendre compte à quel point ces mêmes hommes politiques mélangeaient, sans se gêner le moins du monde, leurs fonctions et leurs fauteuils d'administrateurs dans de grandes entreprises.

La semaine dernière, quand un journal a révélé que, depuis le 21 avril, Marc Verwilghen avait été nommé administrateur du groupe cigarettier British American Tobacco (BAT), Verhofstadt l'a promptement prié de démissionner de cette fonction. Le VLD voulait éviter d'être étiqueté comme étant le parti de la confusion des intérêts. Un ministre en fonction qui assume en même temps une fonction directrice dans une firme privée, même pour Verhofstadt, c'était un pont trop loin. En toute innocence, Verwilghen a déclaré ne pas comprendre où se situait le problème:

«D'autres ministres le font aussi, non?»
En effet, Johan Vande Lanotte est président de Plassendale et du port d'Ostende. Rudy Demotte, le ministre PS des Affaires sociales, combine allègrement son portefeuille ministériel et la présidence de l'intercommunale Ideta, l'exploitante du parc industriel de Ghislenghien où, le mois dernier, a eu lieu la dramatique explosion de gaz. Et, immédiatement après la dispute à propos de Verwilghen, Karel de Gucht, ministre des Affaires étrangères, faisait savoir qu'il se retirait du conseil d'administration du holding Dexia, du Holding communal et du Merit Capital Group...
Le champion toutes catégories des politiques qui servent des intérêts privés n'est autre que Jean-Luc Dehaene. Il n'est peut-être pas ministre en fonction, mais il reste l'une des figures politiques les plus influentes du pays. Il siège dans toute une série de conseils d'administration, dont celui de la multinationale brassicole InBev et ceux d'Umicore, de Telindus, de Lotus Bakeries etc.
Etre membre d'un tel conseil d'administration est particulièrement lucratif: l'an dernier, les administrateurs des 20 principales entreprises belges ont reçu en moyenne 150.000 euros. Cette rémunération a été augmentée de 4,4%. Qu'ils viennent encore dire que les coûts salariaux doivent baisser