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Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

 

 

 

 

 

 

Quelques jours avant l’ouverture de la conférence internationale à Dar es Salaam : insécurité et provocation à Goma et menaces de guerre à Kigali

Revue de presse par Leonard Kasimba, le 18 novembre 2004

Le Réseau National des Organisations Non Gouvernementales des Droits de l’Homme de la République Démocratique du Congo (RENADHOC) a dénoncé les actes de brigandage, d’enlèvements massifs et d’assassinats perpétrés contre des populations civiles sans défense à Goma. Le Renadhoc accuse notamment les militaires opérant dans la 8ème région militaire, sous commandement du Général OBEDI. Il s’agit des groupes armés suivants :

  • Les unités d’autodéfense populaire ;
  • Les militaires dissidents du Général Laurent Nkundabatware Mihigo ;
  • Les anciens gardes de corps des dignitaires du RCD/Goma présents dans les institutions de la république à Kinshasa ;
  • Les gardes de corps, gardes rapprochées des anciens territoriaux du Sud-Kivu en fuite à Goma ;
  • Les présumés militaires de l’armée rwandaise oeuvrant au sein de la 8ème région militaire au Nord-Kivu ;

En l’espace d’une semaine la population de Goma vient d’enregistrer 17 cas d’assassinat.
Le Renadhoc déclare par exemple que dans la nuit du 14 au 15 novembre 2004, Monsieur KASEREKA chauffeur de profession a été froidement abattu non loin de son domicile par les éléments de la police militaire PM alors que Monsieur Mbusa son ami s’est sauvé de justesse ;
Lundi 15 novembre 2004 vers 7 h 45’ alors qu’il transportait son client sur moto, Monsieur Nguba Ebele âgé de 24 ans reçoit une balle dans le ventre et son client Monsieur Kubuwa Mutalemwa âgé de 23 ans reçoit deux balles par les mêmes éléments regroupés dans les grandes artères débarquant à bord d’un camion Fuso de L’ONG TPD de Monsieur Eugène Serufuli.

En signe de protestation, la population durement éprouvée est descendue ce lundi 15 novembre 2004 dans la rue ; les élèves ont quitté l’école pour protester pour la nième fois en vain. Les manifestants ont été chassés par des militaires furieux et armés jusqu’aux dents qui ont tiré dans tous les sens. Ainsi la manifestation pacifique de protestation a été réprimée dans le sang. Le bilan provisoire fait état de 37 cas des blessés par balles réçus ce lundi 15 novembre 2004 à, l’Hôpital général de Goma à katindo. Avec l’afflux des blessés l’hôpital a été débordé.

De manière générale, la situation sécuritaire de la Province du Nord-Kivu se présente de la manière suivante :

  • Arrestations arbitraires et détentions prolongées et illégales pour cause des dettes civiles dans des maisons privées, notamment aux domiciles des militaires, dans des lieux souterrains, tel le cas de la prison souterraine sur le site Mont Goma dans la ville de Goma. Il s’agit là d’une des conséquences directes des cas du trafic d’influence dans la province ;
  • Multiplication d’assassinats et de meurtres sur des populations civiles sans défense. Le cas le plus fréquent est celui des taximen des motos, des familles vivant dans des endroits où règne l’insécurité (manque d’électricité), des commerçants ambulants et autres pratiquants du petit commerce qui sont pris pour cibles par les groupes armés opérant à l’intérieur de la province : cas d’assassinats sur la route Sake (Mugunga-Sake) , sur la route Kiwandja (Kibumba-Parc Virunga), Masisi (Kishanga-Mushaki) etc ;
  • Traversées des militaires rwandais dans les territoires du Nord-Kivu, notamment à Kibumba, à Ishasha et à Kiwandja en exécution des menaces proférées antérieurement par le gouvernement rwandais ;
  • Circulation des armes légères et de petits calibres reste un phénomène encore observé et dénoncé par les populations au Nord-Kivu ;

Le correspondant à Bukavu du journal Numerica note : « Des milliers de personnes ont embrasé, lundi les rues du chef-lieu de la province du Sud-Kivu, Bukavu. D’après les témoignages reçus, la manifestation a été organisée, en signe de solidarité avec la population de Goma, capitale du NordKivu voisin, victime, ces derniers temps, d’actes d’assassinats et d’autres exactions. « Libérer Goma » a été le slogan lancé par les sympathisants de la longue marche qui est partie des trois communes urbaines de la ville Kadutu, Ibanda et Bagira. » (edition du 17 novembre)

Radio Okapi annonce mercredi soir que les troupes militaires opérant depuis des années de la ville ont été obligé par le commandant de la 8° tégion, le général Obedi, de quitter la ville de goma et ils ont été remplacé par des militaires veant du Masisis qui seraient plus « discipliné ». 15 militaires auraient déjà été arrêté et les nouvelles troupes ont reçu l’ordre de vider la ville des armes que les anciens militaires-bandits auraient cachés dans la ville.

Dans ce contexte et tenu compte avec l’ouverture de la conférence internationale sur la Paix dans les Grands Lacs, vendredi le 19 à Dar Es Salaam, nous signalons cette dépêche de l’AFP qui vient de Kigali et qui donne le ton.
"Un petit groupe d'Interahamwe (extrémistes hutus rwandais) ont attaqué depuis le Congo avant-hier soir (lundi) un village rwandais proche de la frontière. Ils ont tiré des roquettes et trois femmes ont été blessées, dont une gravement. Cela s'est passé près des positions de l'armée congolaise, et l'armée congolaise n'a pas réussi à empêcher l'attaque ", a déclaré à l'AFP un officier haut gradé de l'état-major rwandais.

Selon l’AFP, le village visé se trouvait dans le district de Rwerere, dans la province de Gisenyi.
Or Il est clair que cette région di côté congolaise est contrôlée par les troupes de la 8° région sous le commandament du général Obedi. Cette provocation annonce une attitude de provocateur et d’aventurier de la part du Rwanda à la conférence vendredi.