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Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

 

 

 

 

 

 

Voilà la résistance populaire contre l'agression

A Bukavu, des milliers de femmes en rouge demandent la paix

Plusieurs milliers de femmes, vêtues de rouge, la couleur de la victoire, sont en train de marcher depuis le centre de Bukavu jusqu'à la frontière rwandaise pour protester contre la 'présumée' intervention militaire de Kigali au Nord-Kivu (est de la République Démocratique du Congo), dont on parle depuis des jours mais dont on n'a pas encore de confirmation indépendante. La nouvelle est référée par des sources de la MISNA sur place.

Le cortège, organisé par les principales associations de femmes du chef-lieu du Sud-Kivu, est parti ce matin à 9 h 00 et arrivera vers 11 h 00 à Cyangugu, le poste de frontière le plus proche. Des femmes d'avocats aux étudiantes, des membres d'ONG aux femmes au foyer, toutes défilent au son de fanfare en appelant à la paix.

Elles portent des pancartes avec les inscriptions "nous voulons la liberté", "assez de la guerre", "non aux agressions rwandaises". Les seuls hommes présents, en tête du cortège, sont le gouverneur et le vice-gouverneur de Bukavu.

A leur arrivée à Cyangugu, les manifestantes devraient lire un document soulignant que les opérations rwandaises dans le Nord-Kivu "représentent une violation des droits de l'Homme et du droit international" et accusant le gouvernement de Kigali de poursuivre des ambitions expansionnistes et de vouloir contrôler les richesses naturelles de l'ex-Zaïre.

Les femmes de Bukavu y affirment leur soutien des efforts de paix et du gouvernement d'unité nationale de Kinshasa, auquel elles demandent de mobiliser toutes les ressources pour préserver la paix et l'intégrité. Elles demanderont enfin à la communauté internationale de ne pas abandonner le pays et de soutenir l'exécutif de transition.
Publié sur Misna 6/12/2004 10:34

Face à la nouvelle agression rwandaise, les Maï-Maï appellent les Kinois à la résistance

Publié dans L'Avenir du 6 décembre 2004

Les Maï-Maï ont décidé d’appliquer sans faille le mot d’ordre de celui qu’ils reconnaissent comme leur chef de file, à savoir, le général-major Joseph Kabila, président de la République. La coordination des Maï-Maï pour la ville de Kinshasa que dirige François Kibwa Ngambo a sensibilisé sa base au cours s’une matinée politique organisée dans la salle du Zoo dans la commune de la Gombe.

La rencontre a eu lieu au lendemain de la rencontre avec le général Padiri, responsable du mouvement Maï-Maï qui a récemment séjourné dans la capitale en mission officielle. A cette occasion, le responsable des Maï-Maï Kinshasa a appelé les Kinois à se montrer solidaires des compatriotes du Nord-Kivu, victimes de l’agression rwandaise. Pour lui, les Maï-Maï ont une réputation, celle de la résistance contre les velléités annexionnistes du régime dictatorial de Kigali. Il a appelé les Kinois à la vigilance et à ne pas se tromper en pensant que l’ennemi avait l’intention de ne s’arrêter qu’à l’Est du pays.

Car, a-t-il révélé, la guerre à l’Est a comme finalité la prise de Kinshasa, siège de toutes les institutions de la transition. Il a demandé aux Kinois de se préparer à repousser les agresseurs comme l’avaient fait lors de l’agression de 1998 les habitants des communes de N’Djili, Masina et Kimbanseke. Il a exhorté les Kinois à suivre l’exemple des peuples qui ont démontré à la face du monde qu’ils peuvent résister à n’importe quelle puissance. Il a cité le cas de la Somalie, de la Côte d’Ivoire.

Le responsable du mouvement Maï-Maï pour la ville de Kinshasa a demandé à sa base de ne pas se laisser aller au baratin de la communauté internationale qui soutient l’action du Rwanda en faisant semblant de la dénoncer. Car, a-t-il souligné, cette communauté internationale soutient le Rwanda en reconnaissant que le gouvernement de Kinshasa mettait du retard dans le désarmement des rebelles rwandais. La communauté internationale donne également raison au Rwanda en reconnaissant que les ex-Far et les Interahamwe constituaient un danger pour Kigali. On a l’impression que le danger que Kigali constitue pour le Congo ne préoccupe pas cette communauté internationale.

Il a enfin fait savoir que grâce à l’action des Maï-Maï encadrés par le général Padiri Bulenda, l’avancée des troupes rwandaises est stoppée malgré le surarmement de ces soldats.

Les étudiants de l’Université de Kisangani protestent contre l’agression rwandaise

Publié le 6 décembre par L'Avenir

Comme en juin 2004, le campus de l’Université de Kisangani a donné le ton de la protestation bruyante samedi 04 décembre 2004. Le message transmis à l’autorité provinciale est sans équivoque : « Des moyens pour bouter dehors l’ennemi ».

Selon les informations obtenues des sources boyomaises, les camarades D sont partis du campus de l’Unikis pour l’Office du commandant de la 8ème Région militaire, le général-major Padiri Bulenda. C’est l’homme en qui les Congolais se reconnaissent dans cette ville et dans la province Orientale depuis la mise en route de la période de transition en 2003. Et les effets sont perceptibles : la criminalité y a baissé depuis qu’il a pris les commandes de cette région militaire.

Les étudiant ont donc voulu entrer en contact avec le mythique général dont la lutte héroïque contre l’occupation rwandaise a fait école dans la province du Sud-Kivu. Ils ne se sont pas arrêtés là puisqu’ils ont voulu également transmettre un message sans équivoque au chef de l’exécutif provincial, le gouverneur Théo Baruti Amisi. Tout ce que ces étudiants voulaient, ce sont « des moyens pour bouter dehors l’ennemi ».
 
Bukavu, calme, attend les Rwandais

Par COLETTE BRAECKMAN, envoyée spéciale à Goma et à Bukavu dans Le Soir, 03/12/2004

Pillé en mai dernier par des mutins - les soldats du général rebelle Nkunda -, le marché de Kadutu, le quartier populaire de Bukavu, a retrouvé son animation. Les jeunes qui s'y bousculent suivent, transistor à l'oreille, les émissions de Radio Okapi, la radio de la Monuc - Mission des Nations unies au Congo - ainsi que les radios internationales qui répercutent les bruits de bottes, de plus en plus assourdissants, en provenance du Rwanda. (...)

Ils nous trouveront dans la rue, dit Frank, un jeune journaliste, la population les attend. Et les mamans d'approuver en choeur : Cette fois, ils ne nous violeront pas dans nos maisons, sans défense. Nous sortirons, et c'est dans la rue que nous les rencontrerons, tous ensemble...

Les esprits sont calmes, plus déterminés que résignés et chacun participe aux efforts de vigilance : les passagers des vedettes en provenance de la ville de Goma sont interrogés et minutieusement fouillés à leur arrivée, comme s'ils revenaient d'un pays étranger ; les policiers examinent les coffres des voitures pour s'assurer qu'elles ne transportent pas d'armes.

Le vice-gouverneur du Sud-Kivu, Didace Kaningini, qui sans relâche, de l'aube jusqu'à la nuit tombée, enchaîne les réunions avec les responsables chargés de la sécurité, nous confirme la résolution générale : S'ils arrivent jusqu'ici, ce ne sera pas une promenade pour eux. Nous ne nous laisserons plus envahir, imposer un système étranger, nous sortirons nos machettes. Cela ne se voit pas, mais tout le monde est mobilisé...