Réactions
sur la repression du 10 janvier à Kinshasa
Nous
publions les réactions des nationalistes aux évènements
de lundi 10 janvier sur cette page.
1)
Reçu dans notre forum le 11 janvier à 9h48 :
"Voilà,
hier le gouvernement a tiré sur les peuples de Kinshasa.
L'ennemi
des institutions de transition du Congo est à l'est, à
Goma, à Walikale, à Beni, à Bukavu, à
Kanyabayonga, etc... et non à Kinshasa où les peuples
n'ont pas d'armes.
Que
les autorités transitoires et transitaires ne se trompent
pas de cible.
Ceux
qui tirent les ficèles sont dans les sphères des espaces
institutionnels et non à Masina, à Kingasani, à
Ndjili ni dans un autre zone annexe de Gombe. Nous
ne voulons plus de morts gratuites dans les rues de Kinshasa ni
ailleurs (6.000.000 des morts c'est de trop).
Depuis
l'installation du gouvernement de transition avec tous la cohorte
des rebelles assassins et canibales en tête, le mot d'ordre
est la fin de la transition."
libanga
lola
lola@yahoo.fr
2)
Déclaration de Marie-Ange Lukiana, la Secrétaire générale
adjointe du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie
(PPRD) après la réunion du Comité Exécutif
National tenu mardi 11 janvier.
«
Le Comité exécutif national élargi aux fondateurs
et cadres du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie,
PPRD en sigle, s’est réuni ce jour au siège
national du Parti pour examiner la situation politique de l’heure,
à savoir :
1) les manifestations publiques non autorisées de ce lundi
10 janvier 2005 et leurs conséquences,
2) le contenu de la déclaration politique du Mlc du lundi
10 janvier 2005.
S’agissant des manifestations publiques non autorisées
ayant perturbé l’ordre public, la sécurité
des personnes et de leurs biens, l’opinion se souviendra que
lors de l’interview radiodiffusée qu’il a accordée
a un Journaliste de Radio France Internationale, Monsieur l’Abbé
Apollinaire MALU-MALU, Président de la Commission Electorale
Indépendante, CEI, a évoqué l’éventualité
de boucler le processus électoral avant octobre 2005.
Une campagne d’intoxication et de désinformation de
l’opinion a été immédiatement organisée
et a servi de prétexte aux états-majors de certains
partis politiques bien connus, pour concevoir et organiser l’agitation
qui a prévalu dans la Ville de Kinshasa ce lundi 10 janvier
2005.
En effet, des bandes isolées des jeunes gens, manifestement
manipulés, payés et drogués, se sont mis à
s’attaquer aux paisibles passants, aux moyens de transport
publics et privés, aux édifices publics, aux églises
et aux autres infrastructures. Il s’en est suivi mort d’hommes
et dégâts matériels importants.
Le PPRD, Parti attaché aux valeurs républicaines,
de patriotisme, d’unité et d’indépendance
nationale, de liberté et d’égalité, de
justice et de démocratie, de solidarité, de paix et
de progrès:
- déplore toutes ces pertes en vies humaines et présente
ses condoléances les plus attristées aux familles
endeuillées;
- exprime sa solidarité avec l’ensemble des victimes
de ces manifestations et en particulier avec l’Eglise catholique
dont une paroisse a été injustement pillée
et une paisible religieuse violentée;
- condamne avec la dernière énergie la violence sous
toutes ses formes, comme arme pour accéder au pouvoir;
- dénonce les auteurs, les commanditaires et les complices
de ces actes inciviques orchestrés dans le but de bloquer
le processus électoral et, partant, de mettre en péril
le processus de la Transition;
- exige que soient traduits en justice les auteurs, les commanditaires
et les complices des actes incriminés qui livrent les enfants
d’autrui à la mort tout en mettant les leurs à
l’abri.
S’agissant
de la déclaration elle-même à la base de ces
tristes événements, le PPRD rappelle qu’au Dialogue
Intercongolais, la Composante Gouvernement dont le PPRD est le continuateur,
avait proposé une année et demie, soit 18 mois de
Transition. Le MLC et le RCD étaient pour 3 ans, soit 36
mois, et l’UDPS soutenait une Transition de 5 ans, c’est-à-dire
dans 60 mois.
Après des longues et houleuses discussions, la période
de Transition a été fixée à 24 mois.
Et ce sont les autres composantes qui ont introduit l’incise
du prolongement de 6 mois renouvelables une fois, et le PPRD a,
une fois de plus, accordé sa concession. De ce qui précède,
le PPRD constate que bon nombre des forces politiques en présence
évoluent dans leur logique de départ, celle de voir
la Transition prolongée indéfiniment.
Pour le PPRD, les élections constituent la seule alternative
crédible dans notre pays, en vue de promouvoir l’avènement
d’un nouvel ordre politique, démocratique, géniteur
du développement et du mieux-être de l’ensemble
des populations congolaises. Le PPRD tient à ce que les élections
libres, démocratiques et transparentes soient organisées
dans les délais constitutionnels, conformément aux
prescrits de l’article 196 de la Constitution de la Transition,
et le PPRD est à tout moment prêt à y participer.
S’agissant de la déclaration du MLC caractérisée
par des affirmations gratuites et subversives, les discussions autour
des questions soulevées par celle-ci se poursuivent encore
et le Parti fera connaître sa position dans les heures qui
suivent »
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