Accueil
Page P.E. Lumumba
Page P. Mulele
Page L.D. Kabila
Discours de J. Kabila
Crimes du Mobutisme
Briefing Actualité
Synthèse de la semaine
Liens
Communiqués
Qui sommes-nous?
Contact
Actualites internationales
Votre réaction sur ce site

Archive d'articles
Archive des réactions de 2003-2004


Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

 

 

 

 

 

 

Washington et Karel de Gucht préparent en coulisse un sale coup contre le peuple congolais

Pilotage par Washington de l’accord tripartite entre Kinshasa, Kigali et Kampala ; voyage aux USA pour concertation de Karl de Gucht, ministre belge des affaires étrangères ; les attaques répétées de ce dernier contre la transition congolaise ; rumeurs sur la démission de Swing, patron de la Monuc. Tout ceci constitue la partie visible d’un complot qui se prépare en secret.

Léonard Kasimba, 17 mars 2005

Un accord tripartite entre Kinshasa, Kigali et Kampala est parrainé par les Etats-Unis depuis l’année passée. Les Américains voudraient bien s'appuyer davantage sur cet accord: étant donné que Kigali et Kampala sont leurs vassaux. Ce serait la meilleure stratégie pour Washington de garder la RDC et ses richesses sous son contrôle.

Conclu à Kigali le 26 octobre de l’année passée, cet accord a été évalué pour la première fois le 2 février dernier à Washington sous l’égide du gouvernement américain. Une réunion entre Kinshasa, Kigali et Kampala – qui s’inscrit dans le cadre de l’Accord – aurait du avoir lieu ce mois-ci. Elle a est reportée à cause du déplacement du chef de l'Etat congolais, Joseph Kabila, en Asie.

Apparemment, la mise en application de cet accord nécessiterait un autre accord à la fois secret, diabolique et scandaleux entre Washington, Paris et Bruxelles . Notre collègue Mikombe décrit dans le journal « Le Communicateur » comment ces 3 capitales le négocieraient à l’insu du peuple congolais. Le voyage aux USA pour concertation de Karel de Gucht expliquerait peut être cela.

Paralyser le CIAT et mettre les élections au frigo ou les réduire à une formalité

Pour donner plus de poids à l’accord tripartite entre les trois capitales de la région de Grand-Lac, les Yankees travailleraient à réduire la marge de manœuvre du CIAT (Comité international d’accompagnement de la transition). C’est dans cette perspective que certains à Washington commencent à mettre en doute l’efficacité de la Monuc qui pilote le CIAT. Ils font courir des bruits sur la démission de son chef, Swing. Pour certain, la décision finale serait repoussée au 1° avril. Pour d'autres, le contract de Swing qui se termine en juin ne serait pas prolongé.

D’autres sources vont plus loin : Jusqu’à citer l’envoyé spécial de l’Union Européenne pour les Grands Lacs – Aldo Ajello – comme le prochain successeur de Swing à la tête de la Monuc. Entre temps l'administration Bush veut réduire le budget de cette même Monuc. Ce qui constituerait peut-être le premier pas du retrait de l'appui américain à la Monuc et au CIAT.

Ce n’est pas pour rien qu’à Washington certains décideurs envisagent de saper le CIAT : il est composé des cinq pays membres permanents du Conseil de Sécurité (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie), de la Belgique, du Canada, de l'Afrique du Sud, de l'Angola, du Gabon, du Mozambique, de la Zambie, de l'Union Européenne, de la Commission Européenne, de l'Union Africaine et de la MONUC. Washington juge que ce mélange rend son contrôle du Congo trop difficile. Par ailleurs, les USA, toujours dans leur stratégie de contrôler la RDC et ses richesses, cherchent également à réduire les futures élections à une affaire purement formelle, sans réelle signification. Parce que si elles ont lieu, elles doivent, selon la stratégie américaine, aboutir à la formation d'un gouvernement d'union nationale. Autrement dit : « avant les élections doit être égal après les élections ». Karel De Gucht, pro-Americain, l’a laissé entendre quand il expliquait qu'après les élections, quels que soient les résultats, les perdants devront avoir un quota dans le gouvernement pour qu'ils ne reprennent pas la guerre. Autrement dit : les élections ne peuvent pas résoudre le conflit congolais. On peut déjà comprendre ce que visent toutes ses attaques contre la Transition depuis octobre 2004.

Ce n’est pas un hasard si les USA veulent réduire les futures élections en RD Congo à une simple formalité : au fur et à mesure que les élections se rapprochent, les Américains et Karel De Gucht voient leur inquiétude grandir. En effet, leurs marionnettes congolaises, dont le RCD, le MLC et d’autres partis politiques sont des dépotoirs, ont largement démontré leur inaptitude politique et leur infirmité organisationnelle. Ce qui fait que les élections vraiment libres pourraient bien aboutir à une victoire des nationalistes congolais. C’est ce qui s’est passé lors des élections organisées en 60 par la Belgique. On veut donc éviter que l’Histoire se répète.

Le peuple Congolais accepterait-il la mise sous tutelle américaine par Kampala et Kigali interposés ? Laisseraient-ils traîner cette transition et voir les élections réduites à une simple formalité? On sait que les Etats-Unis n’ont pas pu briser l’unité du peuple congolais en téléguidant l’agression du Congo par leurs vassaux rwandais et ougandais. Une guerre qui a fait 5 millions de morts. Les Congolais savent que cette guerre est une guerre américaine pour mettre le Congo à genoux et que Kigali et Kampala ne sont que des sous-traitants. A Washington, Paris et Bruxelles, on ferait mieux de ne pas se tromper.