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Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

 

 

 

 

 

 

Le Congo appartient à tout le monde

L'Avenir, 14 avril 2005

La politique congolaise se fait plus avec des mots qu'avec des actions concrètes. Les plus grands opposants, considérés dans une certaine opinion comme l'alternative qui s'impose, sont ceux qui parlent plus, qui savent diaboliser, injurier leurs adversaires.

Pendant la transition mobutienne, une certaine opposition avait fait croire que c'est en qualifiant Mobutu de tous les noms d'oiseaux qu'on le chassera du pouvoir. L'expérience a démontré le contraire. Cette opposition n'avait pas réussi à prendre le pouvoir et à mettre fin à la dictature ; bien au contraire, elle s'est battue pour partager le pouvoir dictatorial.

Dans la communauté internationale, quand bien même on souhaitait le départ de Mobutu, personne n'avait osé mettre en pratique la dernière stratégie pour chasser le dictateur.  C'est honteux d'apprendre que si Mobutu avait résisté et qu'une certaine opinion essentiellement occidentale avait continué à le soutenir, c'est parce qu'on ne savait pas par qui remplacer le maréchal.

Ce jugement a changé dès le moment où, un certain Kabila a démontré que non seulement il pouvait mobiliser les Congolais, mais aussi il pouvait proposer une alternative crédible. Cette opinion s'était trompée tout de même sur un fait, et c'est ce qui l'a détournée de Mzée au point de l'assassiner, c'est d'avoir oublié que Kabila ne se sentirait redevable à personne, sinon au seul peuple congolais.

Cette parenthèse vite refermée, nous ramène à ce qu'on entend aujourd'hui. Certains opposants disent chaque fois qu'ils en ont l'occasion, que " le Congo appartient à tout le monde". Une façon pour eux de faire croire qu'il y aurait des gens qui privatiseraient le Congo. Tel discours, essentiellement pour la consommation locale et militante, traduit le syndrome de martyr.

On voudrait faire passer dans l'opinion qu'il y a dans l'opposition des gens qui seraient victimes d'exclusion. On peut dire cela de Gizenga. Car, il n'aura été aux affaires de son pays que pendant quelques deux mois et il y a de cela plus de 40 ans. Mais qui d'autre de cette opposition en vue peut dire qu'il a été exclu ? Encore qu'en politique, il n'est pas question de se faire des cadeaux. Ca  passe ou ça casse.

Il est vrai que le Congo appartient à tout le monde. La seule façon de donner la chance à tout le monde, c'est d'aller aux élections et non d'organiser sans cesse des négociations pour le partage du pouvoir. Le Congo appartient à tout le monde, c'est vrai. C'est pourquoi, il ne peut être question de revenir à un schéma qui a échoué. Car, 11 ans après, le leadership de la Cns n'a pas réussi à organiser les élections.

En outre, pourquoi revenir seulement au schéma de la Cns, alors qu'il y a mieux que la Cns, le schéma de 1960.Ce ne sont pas 2300 Congolais qui avaient voté, mais plus de 10 millions de Congolais. Puisque le Congo appartient à tout le monde et puisqu'il faut exhumer le meilleur leadership, allons-y. Ce schéma de 1960 ne manque pas  d'adeptes.

Et Gizenga n'avait pas attendu le 30 juin pour proposer qu'on revienne à la légitimité de 1960.  Certains l'avaient tourné en dérision. Ce sont les mêmes qui pensent que l'on peut revenir 15 ans en arrière à un schéma basé sur une élection dans une salle fermée. Comme quoi, il faut tourner la langue dix fois avant  de revendiquer le Congo pour tout le monde.