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Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

Processus électoral en marche

L'Avenir, 29 avril

Le processus électoral est en marche. N'en déplaise aux pêcheurs en eau trouble. Les choses prennent une allure vertigineuse. Les matériels électoraux inspirent en confiance. Les animateurs de la transition en ont la certitude. Ils ont assisté au test de validité du matériel électronique destiné à l'identification et à l'enrôlement. Joseph Kabila a fait une visite surprise à l'Université protestante du Congo. Il s'est fait enrôler et une carte d'électeur lui a été remise. De son côté, le président de la Commission électorale indépendante remet les pendules à l'heure. Après le test réussi du matériel électoral dans les sites choisis à cet effet, le président de la Cei, l'Abbé Malu-Malu vient de déposer aux deux chambres du Parlement la requête concernant la prolongation de la transition, conformément à l'article 196 de la Constitution de la transition. Il ne reste qu'au Sénat et à l'Assemblée nationale de se prononcer pour fixer l'opinion.
Par cet acte, le président de la Cei lève l'équivoque sur la tenue des élections. En tout cas, il n'y a plus de doute, les Congolais seront fixés sur les différentes échéances. Le mystère du 30 juin est dévoilé. Cette date n'est plus fatidique comme le prétendaient certains acteurs politiques qui ont peur de se présenter aux urnes. Un seul événement sera célébré en cette date, c'est le 45ème anniversaire de l'indépendance de la Rd-Congo. Il faudrait que les deux chambres du Parlement fassent diligence pour se prononcer sur la requête de la Cei. Le peuple congolais en a déjà marre avec les spéculations des hommes politiques en mal de repositionnement. Il y a des acteurs politiques qui veulent entrer dans les sphères du pouvoir et qui prétendent, comme toujours, s'appuyer sur le peuple. Ils promettent l'hécatombe au 30 juin prochain. Pourtant, ils ont signé l'Accord global et inclusif qui prévoit le report des élections.
S'il y a échec pour la première année de la transition, ils doivent avoir le courage d'affirmer qu'ils ont échoué ensemble avec leurs collègues qui ont accepté  de gérer la transition. Ils ne peuvent pas se disculper en accusant ceux qu'ils ont toléré de mener la période de la transition. Ils peuvent exiger l'évaluation de la première tranche de la transition pour savoir pourquoi ceux qui gèrent les institutions n'ont pas réussi à organiser les élections après 12 mois. Ils ne peuvent plus renier les accords et surtout proposer des schémas qui ne sont pas prévus par le texte de Sun City.
Il est de coutume qu'au pays de Lumumba,  les acteurs politiques  brandissent le certificat de virginité quand ils ne sont pas "aux affaires". Ce jeu, le peuple le connaît très bien depuis la période de la transition mobutienne. On a vu ceux qui ont aidé Mobutu à asseoir la dictature se présenter comme de petits saints au lendemain du discours du 24 avril 1990. Ils ont sillonné le pays avec un discours virulent contre le pouvoir en place. Ils ont même déchiré les billets de Zaïre monnaie. Ils ont été transportés par le peuple qui leur a toujours servis de marchepieds. Cependant, ils n'ont pas tardé de rejoindre le dictateur dès que celui-ci leur a proposé des postes juteux. Ils ont vite oublié le peuple dont ils prétendaient défendre les intérêts.
Il en est ainsi de la transition actuelle. Tout le monde a applaudi des deux mains les accords de Sun City. Il n'y a pas eu de déclarations contradictoires. Mais, comme l'attente semble longue, les voix d'impatience se lèvent. Il faut revenir à la table des négociations pour décider la redistribution des postes. Ceux qui n'ont aucune assise politique et aucune base réelle ou ceux qui vivent d'illusions ne peuvent que soutenir les positions qui remettent les choses à la case de départ. A l'allure où vont les choses, ils peuvent déjà déchanter.