Accueil
Page P.E. Lumumba
Page P. Mulele
Page L.D. Kabila
Discours de J. Kabila
Crimes du Mobutisme
Briefing Actualité
Liens
Communiqués
Qui sommes-nous?
Contact
Actualites internationales
Votre réaction sur ce site

Archive d'articles
Archive des réactions de 2003-2004


Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

En visite à La Havane au Cuba, Yerodia ému par le mémorial des combattants cubains morts en Afrique

L'Avenir, 4 mai 2005
 
Le vice-président de la république Yerodia Abdoulaye Ndombasi poursuit sa visite à Cuba. Arrive le jeudi dernier par un régulier de Air France, il a été reçu par le Vice président du Conseil d’Etat. Les deux personnalités ont eu un entretien qui s’est transformé en des émouvantes retrouvailles. La rencontre a eu lieu au siège du parti. En effet, M. Esteban Lazo Hermandez connaît le Congo, mais n’y est jamais arrivé. Mais il connaît très bien Yerodia. Il lui a rappelé les occasions que le vice-président congolais avait visité le Cuba et sa rencontre avec Che Guevara. 

M. Esteban a visité le Congo Brazza et a dit n’avoir vu Kinshasa qu’à partir de l’autre rive du fleuve. Il a également visité des pays tout autour du Congo. Il a souhaité voir le Congo sortir de ses difficultés actuelles notamment en organisant les élections. Aussitôt après cet entretien de plus d’une heure, Yerodia Abdoulaye Ndombasi est allé déposer une gerbe de fleur en l’honneur des combattants cubains tombés sur-le-champ de bataille en Afrique. Un mémorial à la mesure de la mission que ces combattants cubains s’étaient confiée en allant mourir pour la justice loin de leur pays.  Une cérémonie très émouvante.

Le vice-président Yerodia, très ému, n’a pu retenir ses larmes devant la presse cubaine.  Le vice-président est allé ensuite visiter le musée de la ville de la Havane. Il s’est fait expliquer différents vestiges dont  le plan de la ville de la Havane. Il a longuement reçu des informations sur les bâtiments  qui avaient servi pendant la colonisation et l’usage qu’on en fait aujourd’hui. Plus d’une heure de visite.

Tout autour de la place du musée, des livres sur la révolution cubaine, sur Che et sur le vrai et unique lider maximo du monde, Fidel Castro.  La délégation congolaise s’est ruée sur les rares livres dont on pouvait trouver des versions françaises. C’est le cas de la plaidoirie de Fidel Castro, L’histoire m’acquittera. Tout le monde s’en est procuré un exemplaire en reconnaissant, à travers les progrès accomplis dans le pays,   qu’effectivement l’histoire a réellement acquitté Fidel Castro.
 
La bombe atomique cubaine

Le clou de la visite du vice président Yerodia à La Havane doit sans aucun doute être la participation à la grande fête de travail à la place de la  Révolution. Il était 6 heures. La place de la révolution était déjà noire de monde,  mais en réalité rouge, mieux, multicolore, des couleurs nationales cubaines. Yerodia arrive sur les lieux de la manifestation. Grande surprise. Il est accueilli par des cris en lingala.

On s’en doutait, le Congo était présent à cette manifestation par sa colonie de La Havane composée essentiellement des étudiants, qui a vu la participation de beaucoup de peuples progressistes du monde. Les ressortissants congolais étaient au bord des larmes de voir leur vice-président faire son entrée à la place de la révolution.  Avant même que la délégation congolaise s’installe, Fidel Castro faisait son entrée dans un grand brouhaha des drapelets et au cri Fidel, Fidel, Fidel.

Son cortège n’est composé que de deux voitures. Une Fiat et une Mercedes ancien modèle.  Jamais un leader politique n’a été adulé et n’a été aussi proche de son peuple.  Un accueil spontané. Car, la veille aucune publicité pour appeler le peuple à participer à cette manifestation. La raison de cette vénération, on la saura en visitant les provinces. La révolution cubaine est une réussite qui confond tous ses détracteurs.

Selon les estimations, plus d’un million de participants à cette manifestation. Au cours de l’entretien que Yerodia avait eu avec le camarade Esteban, ce dernier lui avait livré le secret de la résistance du peuple cubain face à la super puissance américaine. En effet avait-il dit, les Américains n’ont peur que de la bombe atomique. Le Cuba, avait-il annoncé sous un ton de confidence, avait sa bombe atomique qui effraie les Américains. Il a promis de montrer à son hôte cette bombe au cours de la manifestation en l’honneur de la fête internationale du travail.
Cette bombe était là. C’est le peuple cubain. Chaque cubain était seul devant sa responsabilité et sa conscience. Toutes les délégations des peuples amis mettront l’accent sur la solidarité du peuple cubain et sur le caractère internationaliste de la révolution cubaine. Mais celui qui a tenu l’assistance en haleine, c’est le délégué du Venezuela, pays qui venait d’expérimenter la solidarité et le sacrifice du peuple cubain.

Le paradoxe américain

Dans sa tenue traditionnelle vert citron, Fidel Castro, debout pendant deux heures, sous les applaudissements nourris, a commencé son discours par remercier tous les peuples du monde qui sont venus s’associer au peuple cubain à l’occasion de cette fête. Le Cuba, a dit le président, avait condamné l’attaque du 11 septembre à New York contre les innocents en utilisant des avions de ligne. Car, Cuba ne recourt jamais à la violence aveugle, mais préfère engager un combat d’idées.

Malheureusement, a-t-il constaté, le gouvernement Bush qui a déclaré la guerre contre le terrorisme, «recourt lui-même au terrorisme». Non seulement il occupe une partie du territoire cubain, mais il y a installé un lieu où se pratique la torture contre des prisonniers. En plus de cela, le gouvernement américain «protège et arme des terroristes, des gens qui terrorisent le peuple cubain en plaçant des bombes même dans des représentations diplomatiques». Il a demandé au gouvernement américain, dans la mesure où sa lutte contre le terrorisme était sincère de soumettre  les terroristes cubains à la justice notamment vénézuélienne où ils ont commis des crimes impardonnables.
Aussitôt après la manifestation, la délégation du Vice-président Yerodia s’est envolée en province, particulièrement  à Varadero où elle a visité le travail de la révolution cubaine dans le domaine du tourisme.

De notre envoyé spécial,  J. Diana G.