Quelle
est la politique défendue par l'UDPS?
A
un moment où l'UDPS se démasque comme un parti qui
veut saboter la transition et sacrifier les intérêts
du peuple congolais sur l'autel des ambitions démusérés
de son président, nous pensons qu'il est utile de reprendre
des extraits de la déclaration des forces Lumumbistes,
Mulelistes Kabilistes, de janvier 2005.
On ne
peut pas comprendre l'histoire récente du Congo, si l'on
n'a pas saisi les relations étroites qui existent entre
l'UDPS et le RCD et MLC.
En effet, c'est l'UDPS qui a été l'initiateur de
la lutte contre le nationaliste et révolutionnaire Laurent
Désiré Kabila. Le RCD et MLC étaient ses
élèves.
L'UDPS
a combattu Mzee Kabila dès le 17 mai 1997 !
Tous les Congolais se rappellent que face à l'avancée
de l'armée de libération de Kabila en novembre 1996,
Tshisekedi a fait une réconciliation spectaculaire avec
Mobutu ! Le 21 novembre 1996 il déclara : "Enfin arrive
ce que le peuple attend: la réconciliation de la classe
politique. La Transition reconnaît deux familles politiques,
celle du Président Mobutu et celle que je dirige. Aujourd'hui,
les deux chefs de file et donc les deux familles vont se souder."
Ainsi, après six années d'une comédie appelée
Conférence Nationale Souveraine et Haut Conseil de la République,
Tshisekedi et sa famille se sont à nouveau "soudés"
au dictateur Mobutu et sa famille pour combattre ensemble les
nationaliste autour de Kabila…
C'est la Révolution populaire du 17 mai 1997 qui a détruit
la dictature mobutiste, ce que Tshisekedi n'a jamais voulu faire
!
Mais le 24 mai 1997 déjà, Tshisekedi déclare
: « Je ne reconnais pas ce gouvernement, pour moi il n'existe
pas. Je demande à notre peuple de tout faire pour résister
avec la dernière énergie à ceux qui voudraient
l'imposer. » Toute la population de Kinshasa a ignoré
cet appel à la lutte contre le nationaliste et révolutionnaire
Laurent Kabila !
Le 28 mai 1997, Kabila n'a pas encore reçu l'investiture
comme Président, mais l'UDPS se met déjà
à fulminer contre la « dictature » de Kabila...
« Nous ne sortons pas d'un cachot pour nous mettre dans
un autre. Cette fameuse révolution n'est qu'une dictature
».
Le 6 juin 1997, l'UDPS exige « le départ sans conditions
des militaires rwandais et ougandais du sol congolais ».
Tshisekedi voulait renvoyer les militaires alliés avant
que Kabila ait eu le temps d'organiser une nouvelle armée
patriotique. Le but de Tshisekedi était de faciliter la
tâche aux généraux mobutistes pour rétablir
l'ancien régime par les armes.
En septembre 1997, l’UDPS annonce déjà la
lutte armée…. du RCD et du MLC… Ce jour, l'UDPS
affirme qu’elle reste "partisane de la négociation
politique. Mais toutes les fédérations UDPS exercent
une forte pression pour que l’on passe à la lutte
armée ».
En novembre 1997, le représentant de l'UDPS à Bruxelles,
Mpuila, accuse Kabila d'être un responsable d'« esclavagisme
et terrorisme », de « crimes contre l'humanité
et de génocide ». « M. Kabila a été
recruté parmi les criminels de droit commun, les assassins,
les aventuriers, les monstres, les brigands et les terroristes».
« Kabila est un criminel et un assassin » «
un Marc Dutroux congolais » et il faut «chasser l’actuel
dictateur par tous les moyens, sans en exclure aucun», référence
discrète à la lutte armée qu’ils envisagent
déjà. Voilà des accusations aussi gratuites
que crapuleuses de l'UDPS qui ont inspiré le RCD et le
MLC.
Le 1 juillet 1998, l’UDPS publie ce qui deviendra un mois
plus tard le programme de l’agression-rébellion.
“L’UDPS exige : 1) la démission immédiate
de M. Kabila et sa condamnation, devant la justice internationale,
pour crimes contre l'humanité ; 2) l'isolement diplomatique
du régime de Kinshasa et le désarmement de toutes
les bandes armées de Kabila avec l'appui de la communauté
internationale..."
Tshisekedi,
porte parole de l'agression du 2 août 1998
Dès les premiers jours de l'agression rwando-ougandaise,
Tshisekedi en a été un des principaux porte paroles.
Fin août 1998, Tshisekedi nie l'évidence que le Congo
est agressé par le Rwanda et l'Ouganda. Il écrit
: « Les causes de la crise se trouvent essentiellement à
l'intérieur de la République Démocratique
du Congo : absence de démocratie et de l'Etat de droit,
violations des droits de l'homme..., gestion chaotique des affaires
de l'Etat, corruption, népotisme, incompétence notoire
des principaux responsables politiques, etc. »
Pire: Tshisekedi appelle la population de Kinshasa à ne
pas résister aux agresseurs rwandais et ougandais qui ont
pénétré à Masina, Ndjili et Kimbanseke.
Tshisekedi écrit: « Il n'y a aucune raison sérieuse
et défendable d'envoyer à la mort la jeunesse de
notre pays et celle des pays africains impliqués militairement
dans le conflit, ... pour un problème politique principalement
interne à la RDC qui peut être résolu autour
d'une table de négociation en vue de conclure un accord
politique global satisfaisant pour toutes les parties concernées.
»
Après 4 mois d'agression, le 23 novembre 1998, l'UDPS dépose
une plainte au Parquet de Bruxelles, plainte dirigé, non
contre les criminels Kagame et Museveni… mais contre le
Président Kabila qui dirige toute la résistance
et que l'UDPS appelle, "le Président autoproclamé
du Congo". L'UDPS exige que Kabila et Yerodia soient poursuivis
"pour crimes de droit international"...
Dans sa plainte, l'UDPS reproche à Kabila et Yerodia "des
crimes contre l'humanité perpétrés contre
les populations congolaises ainsi que contre les étrangers
se trouvant au Congo (hutus et tutsis). Ces crimes sont notamment:
les tortures, les génocides, les mutilations, les massacres
massifs des populations civiles". L'UDPS exige "l'arrestation
rapide du cerveau de cette bande des criminels, monsieur Kabila."
Complicité
avec les agresseurs
Le 7 février 2000, Tshisekedi déclare : «
Je compte me rendre en Belgique pour plaider en faveur de pressions
diplomatiques mais aussi économiques. Je pense à
un embargo sur l’achat des diamants et d’autres matières
premières qui permettent à Kabila de poursuivre
le langage de la guerre. Nous souhaiterons que la communauté
internationale instaure un embargo comme elle l’a fait pour
les diamants de l’UNITA. » Ainsi le « leader
charismatique de l’opposition » incite les puissances
impérialistes à prendre des sanctions économiques
contre le Congo agressé par les forces génocidaires
de Kagame ! Tshisekedi interdit au gouvernement congolais d’utiliser
les richesses de son sous-sol pour acheter des armes afin de défendre
la Patrie agressée. Tshisekedi est tellement avide du pouvoir
qu’il veut provoquer la défaite du Congo contre les
agresseurs dans l'espoir d'arriver ainsi à la Présidence
de la République…
Début mai 2000 Tshisekedi a répété
sa demande d’un embargo sur les armes contre le Congo, embargo
qui permettra à Kagame de gagner la guerre ! Il dit : “Je
demande de faire adopter au niveau de l’ONU une résolution
demandant l’embargo sur la vente des armes aux pays impliqués
dans le conflit congolais et d'imposer un embargo sur l’achat
de diamant en provenance de la RDC.”
Dans tous les pays occidentaux en guerre, un individu qui tente
ainsi de saboter la défense nationale en empêchant
son pays d’acheter des armes, est immédiatement jeté
en prison et il est passible de la peine de mort !
Pendant la guerre 1940-44, les autorités du Congo, alors
colonie belge, ont publié l’Ordonnance législative
n° 314 bis / APAJ du 16 septembre 1940 qui prévoit
« la peine de mort » pour des « infractions
commises dans le but d’affaiblir les moyens de défense
de la colonie ».
L'UDPS
s'allie aux génocidaires du RCD et MLC
Trois mois après l'assassinat de Mzee Kabila, les tshisekedistes
et mobutistes ont formé une alliance avec les chefs rebelles
du RCD et du MLC pour combattre les nationalistes autour de Joseph
Kabila. L'alliance s'appelait: l'Union des Forces Congolaises
pour le respect intégral de l'Accord de Lusaka et la tenue
du Dialogue Intercongolais, UFAD en sigle. C'était le 30
avril 2001 !
En signant la Déclaration de l'UFAD, l'UDPS se présente
comme le défenseur acharné du RCD et MLC! En effet,
l'UDPS affirme que le RCD et MLC défendent "le respect
de droits de l'homme et des libertés fondamentales".
Mais aucun patriote ignorait à ce moment le RCD et MLC,
avec leurs patrons rwandais et ougandais, avaient déjà
commis un génocide de 3.000.000 Congolais!
L'UDPS exige dans ce document "la mise en place d'une armée
nationale et républicaine intégrant toutes les forces
combattantes Congolaises". Ainsi, l'UDPS se profile comme
l'avocat des armées génocidaires du RCD et MLC inféodées
au Rwanda et à l'Ouganda.
Mais ce même l'UDPS qui embrasse les rebelles congolais
travaillant pour Kagame et Museveni, s'est engagée pour
que le Congo combatte les rebelles rwandais et ougandais qui s'opposent
à Kagame et Museveni ! L'UDPS a souscrit à ceci:
"La non-acceptation sur le sol congolais des rebelles, de
toutes forces négatives ou des toutes les forces étrangères
opérant à des fins de déstabilisation des
Etats frères, voisins".
Le complot entre l'UDPS et le RCD a reçu une nouvelle confirmation
le 25 avril 2002, lorsque le RCD et l'UDPS ont conclu l'"Alliance
pour la Sauvegarde du Dialogue Intercongolais", ASD en sigle.
La représentation
de l’Alliance en Europe a signé le 29 novembre 2002
un véritable manifeste de guerre civile, signé entre
autres par l'UDPS (Tshipamba Mpuila), par le RCD (Kitenge Yesu)
et par l'URR du tristement célèbre Tshimbombo Mukuna.
Décidés à prendre le pouvoir par la guerre,
l’UDPS et ses alliées du RDC se disent être
déterminés à démanteler les FAC …
"Le pouvoir maffieux de Kinshasa…garde jusqu'ici une
attitude belliqueuse et provocatrice. L'objectif est d'incorporer
les autres factions dans l'armée actuelle de Kabila, les
FAK, les Forces Armées Kabilistes, composées de
milices privées (Mai Mai, Interhamwe, ALIR et ex-Far –
génocidaires) et abusivement appelées FAC - Forces
Armées Congolaises." Que l'UDPS a pu signer ce texte
ordurier ensemble avec le RCD montre toute leur complicité.
Le RCD et L'UDPS annoncent finalement leur volonté de prendre
coûte que coûte le pouvoir à Kinshasa par la
force. « A la longue, une crise de forte intensité
ne peut pas être évitée ». « Le
conséquences désastreuses de l’aggravation
de la crise nécessitant une solution urgente, radicale
et définitive, l’ASD prendra devant l’opinion
nationale les responsabilités que lui impose l’histoire
».
Rappelons aussi que le Rapport de l'ONU de décembre 2003,
dit dans sa version originale, point 17 : "Des rapports indiquent
que Etienne Tshisekedi prépare, avec le soutien du Rwanda,
le lancement d'une rébellion au Kasaï oriental pour
déstabiliser le Gouvernement d'Union Nationale. "
Tshisekedi
élu premier ministre à vie…
Le 26 juillet 2002, Tshisekedi a fait à Luanda des déclarations
qui laissent croire que la vieillesse a sclérosé sérieusement
son cerveau. Il a dit ceci: "Le peuple congolais réuni
en Conférence Nationale Souveraine nous avait librement élu
à plus de 2/3 des délègues, au poste de Premier
Ministre charge de gérer le pays pendant la transition. …
Les dictateurs Mobutu d'abord et Kabila ensuite, nous ont empêché
d'exercer ces fonctions.… Sous Kabila père, l'UDPS
a vu son combat politique relayé par une fraction politico-militaire
importante de l'AFDL qui se dressera contre Kabila et réclamera
la démocratisation du régime. Ils prendront les armes
pour combattre Kabila. C'est depuis le 7/8/1998 jusqu'à ce
jour."
Il est vrai que Tshisekedi a été élu premier
ministre en 1991.
Mais rappelons-lui qu'il n'a pas été élu à
vie !!!
A nouveau candidat premier ministre en 1996, il a subi un échec
fracassant.
Puis la révolution nationaliste du 17 mai 1997 a balayé
tous les mobutistes, y compris monsieur Tshisekedi, déjà
impliqué dans le coup d'Etat de Mobutu du 14 septembre 1960
- il était alors Commissaire à la justice - et impliqué
dans le coup d'Etat définitif du 24 novembre 1965: Tshisekedi
était à ce moment le numéro deux, ministre
de l'Intérieur !
Mais Tshisekedi exigeait en 1997 que la révolution nationaliste
de Kabila… lui remette "son" poste de Premier ministre…
lui accordé sous le pouvoir dictatorial de Mobutu!
Ensuite Tshisekedi s'est vanté d'avoir été
le précurseur du…. RCD ! En effet, il a déclaré,
toujours à Luanda : "Sous Kabila père, l'UDPS
a vu son combat politique relayé par une fraction politico-militaire
importante de l'AFDL qui se dressera contre Kabila" - c'est-à
dire : l'UDPS a vu le 2 août août 1998 "son"
combat contre Mzee Kabila relayé par le RCD - en réalité
par Kagame et par l'armée rwandaise aidée par une
poignée de marionnettes congolaises !!!
Pour
l'UDPS, le Rwanda de Kagame est l'exemple à suivre !
Pour garder son influence sur le Congo, Kagame compte plus sur l'UDPS
que sur le RCD. En 2004, l'UDPS ose encore présenter le Rwanda
de Kagame comme l'exemple à suivre par le Congo !
François Tshipamba Mpuila a publié 2 février
2004 un document de 5 pages. Dans ses conclusions, il dit que le
Congo doit "développer les relations de partenariat
avec les autres pays de l'Occident progressiste et humaniste."
Et il cite : " Le cas de la Grande Bretagne", puis, en
deuxième lieu: "L'exemple du Rwanda. Aucun étranger
ne peut aujourd'hui imposer aux Rwandais leurs dirigeants et leurs
institutions politiques. Le Rwanda s'est libéré du
giron belge esclavagiste et néocolonialiste, a pu se doter
d'un leadership formé dans les pays anglophones. Ce leadership
conduit, sous nos yeux, ce pays vers le progrès pendant que
le Congo s'embourbe de plus en plus avec à la tête
un Kanambe imposé par le gouvernement belge".
Tshisekedi,
le candidat de Kagame à la Présidence de la RDC
Lors de l'affaire Kasongo le RCD a dénoncé : "
le scandale de l'exclusion de Monsieur Etienne Tshisekedi de la
Vice-Présidence de la République." Kagame et
le RCD ont investi beaucoup de moyens à faire élire
Tshisekedi vice-président : on aurait alors une majorité
rebelle (Ruberwa, Bemba et Tshisekedi) contre deux nationalistes,
Joseph Kabila et Yerodia.
Lors de la préparation d’une émission Forum
des Média, mi-décembre 2004, Willy Mishiki a dit devant
témoins : « Moi je vois Kagame et je discute avec lui.
Il a affirmé que le meilleur président pour la RDC
sera monsieur Tshisekedi. »
La logique politique est que Ruberwa, qui n’a aucune chance,
se retirera pour soutenir l’homme qui, fin août 1998,
appella la jeunesse de Masina, Ndjili, Kimbanseke à ne pas
résister aux agresseurs rwando-ougandais… Tshisekedi
est son nom.
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