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Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

Manifestation congolaise [RDC] à Bruxelles

Des Congolais ont marché, lundi 16 mai à Bruxelles, pour exiger la fin de la transition en cours en République Démocratique du Congo à la date du 30 juin prochain. La manifestation qui est partie de la Bourse aux alentours de 14 heures pour se disperser vers 16 heures 30 au Parvis Saint Roch, dans le centre ville, n’a pas été une grande réussite.

Georges Alves, Bruxelles, 19 mai 2005

Une centaine pour les uns, un peu moins pour les autres …des manifestants congolais ont parcouru les boulevards Anspach et Albert II avant de déboucher sur la chaussée d’Anvers, dans le centre de Bruxelles, lundi 16 mai. Sur leur chemin, les Congolais se sont livrés à cœur joie à des chants, slogans et surtout des insultes à l’encontre des acteurs politiques au pouvoir à Kinshasa.
Etaient particulièrement visé : le président Joseph Kabila et les quatre vice-présidents de la coalition 1+4 [une structure née des accords de Pretoria en 2002 qui impose un président et quatre vice-président au sommet du pouvoir]. Autre cible des manifestants : Louis Michel, le commissaire européen chargé de la Coopération et de l’Aide au Développement. Ces subits opposants au système 1+4 reprochent à l’ancien ministre belge des Affaires étrangères d’avoir pris officiellement position pour la poursuite de la transition telle que voulue et décidée en Afrique du Sud par les signataires de l’accord global et inclusif. Les manifestants congolais reprochent également Louis Michel de vouloir entraîner avec lui les autres membres de l’Europe de 25 dans ses analyses de la situation en RDC, notamment son collègue Javier Solana, commissaire européen aux Relations extérieures avec qui Louis Michel a fait le déplacement pour Kinshasa, il y a deux semaines.
Annoncée quelques jours plus tôt sur les ondes de radios « Air Libre » et « Panik », la manifestation du lundi n’a pourtant pas connu une grande réussite en dépit de ce travail de battage médiatique.
« Seuls quelques initiés ont répondu présents à l’appel des organisateurs », note un observateur.
Seuls quelques initiés ont répondu présents
Il y avait l’UDPS, largement majoritairement avec son très controversé Dr. Mpuila Tshipamba, mais aussi une bonne dizaine d’autres acteurs politiques congolais peu connus du grand public, ainsi que des nostalgiques du régime Mobutu. Un chef coutumier Zande [une tribu de la Province Orientale], ex officier des FAZ [Forces Armées Zaïroises) et proche ami de la famille Mobutu s’est illustré en prenant la parole sous sa casquette de « chef traditionnel ». Dans un style plus discret, M. Nyindu Kitenge [trois fois ministre sous la transition mobutienne, dans les années nonante, actuellement chef de l’opposition congolaise en exile] a lui aussi fait partie de figures connues de cette manifestation.
Dans la foule, certains acteurs politiques arboraient leurs calicots réalisés à la hâte sur du papier ou du carton, comme s’ils ne pouvaient pas s’offrir un tissu de toile sur le marché.
Cet aspect rudimentaire de l’organisation n’a pas laissé indifférent :
« Sacrés politiciens congolais, s’est exclamé un manifestant indigné, ils viennent avec des affiches [de leurs partis] faites à la va-vite comme s’ils n’étaient pas au courant de l’ action alors que c’est eux les organisateurs ».
« Ils promettent tous de faire mieux que ceux qui dirigent à Kinshasa, mais ils sont incapables de rassembler cent personnes sur des dizaines de milliers de Congolais que compte la Belgique »,
a fait remarqué un autre.
Seule note positive à cette marche : le respect scrupuleux des consignes de la police par les manifestants. Une attitude qui contraste étonnement avec le flot d’insultes déversées par les manifestants sur le pouvoir de Kinshasa.
Rendez-vous à Washington
A l’Eglise Saint Roch sur la chaussé d’Anvers, le point de chute de la marche, plusieurs orateurs se sont succédés sur le podium pour inviter le peuple à se soulever au lendemain du 30 juin pour « mettre un terme au système 1+4 ».
Un délégué de la « Fédération des Congolais de l’Etrangers » [FCE], venu des Etats-Unis d’Amérique, a pris la parole pour inviter à son tour les Congolais d’Europe à se rendre nombreux à Washington où ce monsieur organise une marche au mois de juin prochain. Quelques minutes plus tôt, Thierry Kialumba, un journaliste congolais résidant à Paris, a donné lecture de la déclaration du « Congrès mondial des Congolaise de l’étranger », un congrès initié par Cheik Fita [Asbl Poto Moindo], Marcel Nzundu [asbl Artisans de Paix] et Francis Kalombo [asbl ACC5] dont la marche constituait le clou.
L’appel de Joseph Kabila au Parlement le même lundi mettant en garde tous fauteurs de troubles et promettant la rigueur de la loi, un appel qui a suscité tant d’ovations dans les milieux politiques de toute tendance confondue à Kinshasa, ne devrait pas visiblement beaucoup plaire à ces opposants de rues de Bruxelles.