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Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

Merci Camarades Etudiants,
Vous avez réussi à démontrer que M. Etienne Tshisekedi ment !

Association Mémoire Verte (AMV), Kinshasa 14 juin 2005

1. Lundi 13 juin 2005 est un grand jour pour la Communauté des Etudiants de la République Démocratique du Congo. Il l’est davantage pour l’ensemble des populations congolaises et pour les partenaires extérieurs.

2. En effet, au cours de la rencontre de clarification qu’il a eue avec une délégation d’Etudiants, le président national de l’UDPS a affirmé que c’est l’AFDL qui est venue interrompre le Schéma de la Conférence Nationale Souveraine (Cns) tenue du 31 juillet 1991 au 6 décembre 1992.

3. Il est bon de souligner à l’attention des Etudiants qu’en cette année académique 2005, ceux qui ont commencé le Graduat avaient à l’époque de la Cns entre 11 et 13 ans, tandis que les Camarades qui sont en Licence avaient entre 14 et 17 ans. Les uns étaient à l’école primaire, les autres à l’école secondaire.

4. Donc, bien des Etudiants d’aujourd’hui ne connaissent pas suffisamment cette page de l’Histoire nationale.

5. Avec la rencontre du lundi 13 juin 2005, M. Etienne Tshisekedi leur donne l’occasion de la relire.

6. La Réalité Historique est qu’au moment où l’AFDL a commencé la guerre de libération en octobre 1996, le schéma de la Cns avait déjà cessé d’exister depuis avril 1994.

7. C’est au cours de ce mois d’avril-là que M. Etienne Tshisekedi, conduit en cortège par les Camarades de l’UDPS, s’en est allé signer les Accords dits du Palais du Peuple dont voici la genèse :

Ce qu’il faut savoir du Schéma de la Conférence Nationale Souveraine

8. D’abord, il y a eu la tenue de la Conférence Nationale Souveraine entre juillet 1991 et décembre 1992. La Cns avait produit une Constitution appelée « Acte portant dispositions constitutionnelles relatives à la Transition » et un Ordre institutionnel avec:
- 1 Président de la République, en la personne du maréchal MOBUTU SESE SEKO
- 1 Parlement dénommé « Haut Conseil de la République » (HCR) présidé par Mgr Laurent MONSENGWO PASINYA et
- 1 Gouvernement animé par M. Etienne TSHISEKEDI, élu au sein de la Cns.

9. Pour mémoire, la Constitution de la Cns n’a jamais été promulguée par le Président de la République MOBUTU SESE SEKO. D’ailleurs, l’acte de nomination de M. Etienne TSHISEKEDI en qualité de Premier Ministre s’était basé sur l’Ordonnance n°92/085 du 19 août 1992 se référant à la Constitution révisée de juillet 1991.

10. Par voie de conséquence, le HCR n’a jamais fonctionné légalement. De même la Commission nationale électorale et l’Autorité audiovisuelle.

11. Les Etudiants ont entendu M. Etienne TSHISEKEDI leur dire que « La Conférence nationale souveraine avait prévu une Constitution de Transition. Sa Constitution de la Transition prévoyait une ossature, un cadre avec un Président de la République, un gouvernement dirigé par un Premier ministre ; il y avait un Parlement qu’on appelait le Haut Conseil de la République. Il y avait – parce que vous parlez des commissions – il y avait une commission électorale indépendante, il y avait l’Autorité de l’Audiovisuel. Si vous voyez que ça été repris en Afrique du Sud, elles n’ont pas été inventées en Afrique du Sud ; ça se trouvait dans la Constitution de la Transition qui était déjà en application au pays. On invente rien. Ce n’est que simplement un problème de mandat.

12. Ils se sont entendu encore dire par M. Etienne TSHISEKEDI que « Comme les actes qui dirigent le pays voudraient le démontrer, outre que les Institutions de la Transition prennent fin le 30 juin, le 30 juin toutes ces structures qui étaient prévues à la Conférence qui fonctionnaient au moment du coup d’Etat de M. Kabila reprennent leur cours normal… ».

13. Ils l’ont entendu ajouter que « Les décisions de la Conférence étaient obligatoires, exécutoires et opposables à tous… ».

14. En réalité, M. Etienne TSHISEKEDI ne fait que mentir. Car :
- quelle valeur juridique peut avoir une Constitution non promulguée ?
- et comment une Constitution non promulguée peut-elle rendre opérationnelles la Commission nationale électorale et l’Autorité audiovisuelle ?

Ce qu’il faut savoir du Schéma du Conclave Politique de Kinshasa

15. Ensuite, il y a eu la tenue du Conclave Politique de Kinshasa (CPK) en mars 1993. Ces assises ont regroupé les forces politiques et sociales regroupées au sein des FPC. Elles ne se sont pas senti concernées par la Conférence Nationale Souveraine entièrement dominées par les forces politiques et sociales acquises à l’Opposition radicale, regroupées sous la bannière de l’USOR.

16. Le Conclave Politique de Kinshasa a produit à son tour une Constitution dénommée Acte Constitutionnel Harmonisé et un Ordre institutionnel avec :
- 1 Président de la République, en la personne de MOBUTU SESE SEKO
- 1 Parlement appelé « Assemblée Nationale », présidé par M. ANZULUNI BEMBE et
- 1 Gouvernement, animé par M. Faustin BIRINDWA.

17. Les Etudiants se rendront surtout compte que M. Etienne TSHISEKEDI et M. Faustin BIRINDWA sont tous les deux de l’UDPS. Ils se sont brouillés pour une question de partage du pouvoir ; le premier cité ayant toujours tendance, depuis les Accords du Palais de Marbre I en septembre-octobre 1991, à éliminer les partenaires politiques qui lui apportent ou rapportent la primature.

18. Evidemment, contrairement à la Constitution de la Cns, la Constitution du Conclave a été promulguée.

19. Ainsi, le pays connaîtra dès mars 1993 deux Ordres institutionnels concurrents appelés respectivement « Schéma de la Cns » et « Schéma du Conclave », avec cette différence fondamentale que le Schéma de la Cns n’avait pas de fondement constitutionnel établi, tandis que le Schéma du Conclave, si.

20. C’est à partir de ce moment que s’est instauré le premier dédoublement institutionnel connu sous la Transition enclenché le 24 avril 1990.

21. C’est pour revenir à un même schéma institutionnel établi sur une même Constitution que seront initiées les Concertations politiques du Palais du Peuple, lesquelles donneront au pays les Accords du Palais du Peuple. D’où le vocable « Troisième voie », c’est-à-dire « Ni Cns, ni Conclave ».

22. De ces Accords du Palais du Peuple sortiront effectivement une Constitution appelée « Acte Constitutionnel de la Transition » et un Ordre institutionnel avec :
- 1 Président de la République, en la personne de MOBUTU SESE SEKO
- 1 Parlement, dénommé « Haut Conseil de la République – Parlement de Transition » (HCR-PT) présidé par Mgr Laurent MONSENGWO PASINYA secondé dans ses fonctions par M. André BO-BOLIKO (pour le compte de l’USOR) et ANZULUNI BEMBE (pour le compte des FPC), et
- 1 Gouvernement, animé par M. Léon KENGO WA DONDO, élu au HCR-PT.

23. Partant, les Accords du Palais du Peuple, alias « Troisième voie » ou encore « Ni Cns, ni Conclave », avaient liquidé le Schéma de la Cns et le Schéma du Conclave. Cela en 1994.

24. L’AFDL a déclenché la guerre de libération en 1996, presque DEUX (2) ans après la liquidation du Schéma de la Cns par ses propres défenseurs, M. Etienne TSHISEKEDI en tête.

25. Trois preuves peuvent être citées pour établir l’authenticité de la liquidation dudit schéma et l’implication personnelle de M. TSHISEKEDI :
- la première preuve, c’est la signature, en avril 1994, des Accords du Palais du Peuple par M. Etienne TSHISEKEDI en personne. Si les journaux comme « LE PHARE », « LE POTENTIEL » et « LA TEMPETE DES TROPIQUES » veulent bien contribuer à la clarification de cette page de l’Histoire nationale, ils peuvent ouvrir leur documentation aux Etudiants qui constateront ce fait. Dieu merci que ces journaux continuent de paraître ;
- la deuxième preuve, c’est la saisine de la Cour Suprême de Justice par l’UDPS en vue de l’interprétation de l’article 78 de l’Acte Constitutionnel de la Transition, lequel disposait que le Premier Ministre devait provenir de la famille politique autre que celle à laquelle appartenait le Chef de l’Etat. La famille du Chef de l’Etat MOBUTU SESE SEKO était les FPC. Celle du Premier Ministre était l’USOR devenue USORAL. Les Accords du Palais du Peuple avaient institué ces deux familles politiques constitutionnelles à l’image des composantes et entités actuelles ! Pour rappel, MM. TSHISEKEDI, ILEO et autres KENGO appartenaient tous à l’USORAL, l’autre famille. Les Etudiants peuvent inviter Me Joseph MUKENDI wa MULUMBA, alors Conseiller politique et juridique de M. TSHISEKEDI. C’est lui qui avait introduit la saisine auprès de la Cour Suprême de Justice. Dieu merci qu’il est encore en vie.
- la troisième preuve est l’acceptation, par M. Etienne TSHISEKEDI, de sa nomination au poste de Premier Ministre, début avril 1997, alors que la guerre de l’AFDL battait son plein. L’ordonnance de nomination de M. TSHISEKEDI s’était référée à l’article 78 de l’Acte Constitutionnel de la Transition. Les Etudiants peuvent accéder à ce document en consultant soit la Cour Suprême de Justice, soit les Services administratifs de l’UDPS, soit encore les rédactions des journaux précités.

26. Les Etudiants retiendront qu’aussitôt renommé en avril 1997 Premier Ministre, mais cette fois-ci conformément à l’Acte Constitutionnel de la Transition qui avait déjà liquidé en 1994 les Schémas de la Cns et du Conclave, M. Etienne TSHISEKEDI décidera « souverainement » de disqualifier cette Constitution pour le remplacer tout aussi « souverainement » par celui de la Cns, sciant ainsi délibérément la branche sur laquelle il s’est assis. Il sera démis une fois de plus de ses fonctions, quelques jours plus tard.

27. Le 9 avril 1997, par l’ordonnance n°97/071, le maréchal MOBUTU SESE SEKO va désigner le général Norbert LIKULIA Premier Ministre, en violation évidemment de l’Acte Constitutionnel de la Transition.

28. Un mois et une semaine plus tard, soit le 17 mai 1997, l’AFDL prenait le pouvoir abandonné dans la rue la veille par MOBUTU SESE SEKO.

29. Et, ce jour-là, l’AFDL a trouvé un pays :
- sans Président de la République
- sans Parlement, et même
- sans Premier Ministre !

30. Conséquence : la remise-reprise avec le premier Gouvernement AFDL s’est fait entre les ministres sortants LIKULIA et les ministres entrants Laurent-Désiré KABILA.

31. Quand alors M. Etienne TSHISEKEDI dit au Peuple Congolais – dont les Etudiants – et à la Communauté internationale que c’est l’AFDL qui a liquidé le Schéma de la Cns, il ment !

32. Quand alors M. Etienne TSHISEKEDI ment aux Etudiants – qui sont pourtant l’avenir – c’est qu’il ment aux futures générations !

33. A dire vrai, les Etudiants noteront que ce que fait M. Etienne TSHISEKEDI est la caractéristique dominante chez les Mobutistes : ils n’assument jamais la responsabilité de leurs actes, ni de leurs propos ! Ils sont plutôt habitués, depuis 1960, à n’engager que la responsabilité des autres !

34. Ainsi, grâce donc aux Etudiants qui l’ont rencontre lundi 13 juin 2005, Monsieur Etienne TSHISEKEDI a révélé sa face véritable au Peuple Congolais et à la Communauté internationale, celle d’un homme réellement IRRESPONSABLE.

35. La grande démonstration, il l’a faite en qualifiant les autres de ZERO, engageant de ce fait la responsabilité des Etudiants dans la thèse « 1+4 = 0 ».

36. Concrètement, cela veut dire que tout ce qui touche de près ou de loin au Schéma « 1+4 » est ZERO. Ainsi :
- quand les partenaires extérieurs (Onu, Union africaine, Union européenne, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Belgique, France, Japon, Chine et autres Afrique du Sud) exhortent les Congolais à aller aux élections dans les délais constitutionnels, ils sont ZERO !
- quand les composantes et les entités mettent fin à la guerre, conviennent du retour à la paix, restaurent l’intégrité nationale, elles sont ZERO !
- quand les Institutions de la Transition entreprennent le brassage de l’armée et de la police, elles sont ZERO !
- quand les mêmes Institutions coopèrent avec les Institutions internationales (Fonds monétaire international, Banque mondiale, Union européenne, Banque africaine de développement, Clubs de Paris et de Londres etc.), elles sont ZERO !
- quand les confessions religieuses respectables comme l’Eglise Catholique Romaine exhortent les forces politiques à dialoguer, elles sont ZERO !
- quand les acteurs politiques, les activistes des droits de l’homme, les journalistes, les syndicalistes, les artistes et autres les sportifs plaident pour des négociations, ils sont tous ZERO !
- et quand le Peuple Congolais dans son ensemble prie pour l’implication de toutes les forces dans la gestion de la Transition en vue d’aller aux élections, il est lui-même ZERO !

37. Comment peut-on alors applaudir un tel homme si l’on est pas soit même Zéro ?

38. Les Congolais et les Partenaires extérieurs doivent dire « MERCI AUX ETUDIANTS » qui nous permettent à nous tous de réaliser à quel point M. Etienne TSHISEKEDI se moque bien du Peuple, du Pays, de l’Etat congolais et de la Communauté internationale.

Fait à Kinshasa, le 14 juin 2005
Association Mémoire Verte (AMV)