
"Perspectives électorales en R.D.C. - Enseignements tirés
du message à la Nation
du Président de le République le 16 mai 2005"
document signé Vital Kamerhe
Jorge Alves et Junior Kisui, deboutcongolais.info - Bruxelles ;
Mantabel Gode, président du PADES; professeur Mashaury, responsable
de la Coordination des Révolutionnaires Kabilistes; Wembo Ossako,
président du Front Patriotique, Justin Bitakwira, cadre kabiliste;
Franck Mayengo, président des Forces Nationalistes Révolutionnaires;
Albert Mukulubundu, cadre du Front des Patriotes - Parti du Travail; Henri
Kazanga Kitenge, président du Cadre de Concertation des Groupes Révolutionnaires
pour la Démocratie Directe – Kinshasa.
Introduction
Les
nationalistes partisans de l'œuvre de Laurent-Désiré
Kabila, de Mulele et de Lumumba, font l’analyse de la situation politique
depuis l'assassinat de Mzee Kabila.
Mzee était un nationaliste et un révolutionnaire hors pair
qui, grâce à sa longue expérience, a porté sur
ses épaules tout le poids de la guerre de libération, de la
reconstruction et finalement de la guerre de résistance patriotique
contre les agresseurs rwandais, ougandais, brunudais et leurs bandes de
collaborateurs congolais.
L'assassinat
de Mzee a été un coup terrible, porté par les ennemis
du Congo.
Le 16 janvier 2001, les nationalistes, groupés autour du général-major
Joseph Kabila et du général-major Sylvestre Lwetscha, ont
été obligés de reculer pour éviter leur élimination
planifiée.
Ils ont tenté de sauver l'essentiel, pour pouvoir relancer ensuite
la lutte pour l'idéal de Mzee.
Mais les forces néocoloniales qui ont dominé la Transition mobutiste (1990-97), se sont alliées aux rebelles pro-Kagame et pro-Museveni, et ensemble elles constituent la majorité dans le nouveau régime issue du Dialogue de Pretoria.
Nous savons que Mzee, qui avait créé les Comités du Pouvoir Populaire (CPP) pour que le peuple mûrisse et se prend en charge. Il n'a pas eu le temps de reconstituer le Parti de la Révolution Populaire, reconstruction qu'il voulait réaliser avec les meilleurs éléments émergés des CPP.
Après
l'assassinat de Mzee, ce sont les infiltrés du MPR et du Frojemo
qui se sont précipités pour liquider les CPP sans discussion
à la base, montrant ainsi leur mépris total des masses populaires.
Ce sont les mêmes qui ont présenté le 26 janvier 2001
comme l'antipode du 17 mai 1997.
Pour eux, finies, toutes ces aberrations qui s'appellent Pouvoir Populaire,
décolonisation économique, lutte contre l'exploitation des
masses par la bourgeoisie bureaucratique et compradore, auto-prise en charge,
défense de l'indépendance et de la souveraineté contre
les ingérences et impositions des puissances impérialistes.
Les
16-26 janvier 2001, Joseph Kabila a hérité une situation impossible.
Washington le plaçait devant le choix : rompre avec la politique
de Mzee Kabila ou subir le même sort…
Mzee Kabila avait une expérience révolutionnaire unique de
40 années, sa forte personnalité dominait le nouveau régime
nationaliste, il avait une popularité extra-ordinaire. Après
l'assassinat de ce Géant du nationalisme congolais, Joseph Kabila
et son équipe ont été obligés de faire des concessions
humiliantes, dans l'intention de sauver l'essentiel. Mais pour sauver l'essentiel
dans une situation où il faut reculer devant des adversaires devenus
arrogants, il faut beaucoup de courage et d'intelligence politiques.
Déjà dans l'entourage de Mzee, on trouvait de nombreuses personnes
qui criaient "Vive Mzee!" dans le seul but de maintenir leur poste.
Ils se moquaient complètement des principes et des orientations politiques
définis par Mzee.
Ce phénomène s'est encore amplifié aujourd'hui…
Le discours du Chef de l'Etat du 16 mai 2005 était adressé
à l'Assemblée nationale et au Sénat où les adversaires
de Mzee Kabila ont la majorité.
Le but principal du discours était d'assurer que le Transition, acceptée
par tous à Pretoria, aboutisse à une fin heureuse.
Aujourd'hui, l'essentiel, c'est effectivement cela !Ensuite, ce sont les
élections qui trancheront.
Si les nationalistes les gagnent, le peuple pourra reprendre la marche vers
l'indépendance, le pouvoir populaire et le bien-être qui a
commencée le 17 mai 1997 et qui a été brutalement interrompue
par l'agression - rébellion, par le pillage et le génocide
commis par les Rwandais et Ougandais et leurs "rebelles".
Comme
Président de la République, Joseph Kabila doit se mettre,
en s'adressant à l'Assemblée nationale et au Sénat
où se trouvent beaucoup d'ennemis acharnés du nationalisme
kabiliste, "au-dessus" de sa propre famille politique.
Néanmoins, nous estimons que les rédacteurs du discours sont
allés parfois trop loin dans les concessions politiques et idéologiques.
Et ils ont écrit quelques contre-vérités qui nuisent
à notre cause.
Entre autres celle-ci : "(Le 16 janvier 2001) le pays était
au bord de l'éclatement, occupé par les troupes étrangères
et confrontés à une guerre qui continuait à décimer
inutilement nous populations. … Le pays était plongé
dans l'isolement diplomatique".
Ce sont des affirmations qui ne correspondent pas à la vérité
historique.
En effet, les résolutions 1234 et 1304 de l'ONU avaient affirmé
déjà en 1999 et en 2000 que le Rwanda et l'Ouganda ont agressé
et occupé le Congo en violation des principes de la Charte de l'ONU
et qu'ils devaient immédiatement prendre des mesures pour
retirer toutes leurs troupes de la R.D.C.
La résistance contre l'agression - occupation a commencé le
2 août et elle a continué sans faiblir jusqu'au 16 janvier
2001 et loin au-delà : quel nationaliste peut affirmer que cette
résistance héroïque "continuait à décimer
inutilement nos populations" ???
Les résolutions 1234 et 1304 ont prouvé également que
le Congo avait rompu son isolement du début
de la guerre et que, désormais, c'étaient bel et bien les
agresseurs rwandais et ougandais qui se trouvaient sur banc d'accusation
et de plus en plus isolés!
Dans
le présent document, nous faisons l'analyse scientifique et critique
des "Enseignements tirés du message à la Nation du
Président", document signé Vital Kamerhe.
Le texte de kamerhe constitue une attaque en règle contre l'oeuvre
révolutionnaire de Mzee Laurent-Désiré Kabila.
Mzee est présenté par Kamerhe comme un homme qui a ruiné
le Congo, qui a poussé le pays à l'éclatement, qui
a plongé le pays de Lumumba dans un chaos généralisé…
Jusqu'à présent, seuls les rebelles et leurs alliés
de l'opposition politique, osaient tenir des propos aussi injurieux à
l'adresse du Héros national.
Le texte de Kamerhe affirme "tirer les enseignements"
du discours du Président.
Kamerhe a fait 18 pages, alors que le discours du Président n'en
compte que 16.
Normalement, on tire "les enseignements" après avoir lu
un texte. Mais l'écrit de Kamerhe précède le discours
du Chef de l'Etat… Après les 18 pages indigestes de Kamerhe,
qui lira encore le discours du Président?
A la
page 4, Kamerhe falsifie l'histoire du Congo et dénigre la politique
révolutionnaire du Président Mzee Laurent-Désiré
Kabila. Kamerhe affirme ceci :
"Au moment de l'accession (de Joseph Kabila) à la
Magistrature suprême, la situation est très préoccupante:
1. Régression du développement général du pays,
épuisé par 32 années de dictature.
2. Deux guerres en l'espace de quatre ans;
3. Partition de fait du pays occupé militairement par le Rwanda,
l'Ouganda et le Burundi qui n'attendaient plus que la reconnaissance internationale".
Analysons
point par point.
1. D'abord, Kamerhe périodise la dictature le 24 novembre 1965. Ainsi
il s'oppose diamétralement à Mzee Kabila qui a toujours mentionné
les 5-14 septembre 1960 comme le début de la dictature néocoloniale
au Congo, et non le 24 novembre 1965, le moment où Mobutu a remplacé
Tshombe comme principal homme politique néocolonial. Ceci n'est pas
un détail de l’histoire.
En effet, la terreur contre les jeunesses et les masses lumumbistes a commencée
dès l'élimination politique de Lumumba. Des milliers de nationalistes,
dont Gizenga, ont été emprisonnés après l'assassinat
de Lumumba, des centaines de lumumbistes ont été tués
entre 1960 et 63.
Tshombe, Mobutu, Kasavubu, Nendaka, Ileo et Bomboko ont été
les figures principales de la période de répression et de
terreur contre les nationalistes qui a commencé le 4 septembre 1960
La période où le terrorisme de l'Etat a atteint son développement
maximal, se situe avant le 24 novembre 1965 : nous parlons
des années 1964-65, lorsque, pour écraser la révolution
muleliste, plus de 300.000 "jeunesses" ont été massacrées
par l'armée néocoloniale appuyée par les armées
belge et américaine et par des mercenaires blancs de l'Afrique du
Sud et de la Rhodésie.
Mais selon Kamerhe, le Congo était toujours en "démocratie".
Ensuite, l'homme de la répression sanglante, Tshombe, a été
élu "démocratiquement" par une population encore
sous le choc de la terreur.
A ce moment, les Occidentaux ont estimé qu'un régime civil
ne pourrait pas mater les révoltes populaires qui couvaient. Le régime
dictatorial de Tshombe serait constamment menacé par de nouvelles
insurrections. Ainsi, ce régime néocolonial élu apparaissait
comme trop faible face au peuple révolutionnaire prête à
reprendre le combat pour l'idéal de Lumumba.
L'impérialisme a choisi alors d'imposer un régime dictatorial
militaire, qui utilisait en même temps de la démagogie nationaliste.
Et on a eu le coup d'Etat du 24 novembre 1965 organisé par Mobutu,
président, Mulamba, premier ministre et Tshisekedi, ministre de l'intérieur..
Périodiser la dictature en 1965, c'est délibérément
falsifier l'histoire du Congo et l'enseignement de Mzee Kabila.
2. Ensuite,
Kamerhe mets sur le même pied la guerre de libération, cette
guerre populaire dirigée de main de maître par Mzee, et la
guerre d'agression génocidaire déclenchée par le Rwanda
et l'Ouganda. Ces "deux guerres en quatre ans" auraient
créé "une situation très préoccupante".
Aucun patriote congolais, nationaliste et kabiliste ne peut mettre sur papier
une telle ignominie. Mettre la guerre de libération et la guerre
d'agression et d'occupation sur le même pied, comme sources de malheurs
et de désastres, c'est justement ce que font les mobutistes et autres
ennemis de Mzee Kabila. En fait, leur conviction profonde est que le malheur
a commencé avec la guerre de libération victorieuse qui balaya
le régime mobutiste !
Toute la population congolaise sait que la guerre de libération a
remis le Congo sur la voie de Lumumba, et cela après 37 années
de dictature néocoloniale. Seuls les réactionnaires peuvent
mettre sur le même pied la guerre de libération menée
par les forces nationalistes révolutionnaires et la guerre d'occupation,
la guerre génocidaire des agresseurs rwandais et ougandais et leurs
valets rebelles congolais.
Faut-il
rappeler à l'ancien chef du Front des Jeunes Mobutistes, monsieur
Kamerhe, que la guerre de libération de Mzee a amené un changement
radical de la situation des masses populaires de tout le Congo? Faut-il
lui rappeler que la meilleure période qu'ont connue les Congolais
depuis le 30 juin 1960, est justement la période qui commence le
17 mai 1997 et se termine avec la guerre d'agression génocidaire?
En effet, très vite après la victoire du 17 mai 1997 la sécurité
a été restaurée sur pratiquement l'ensemble du territorial
national et notamment à Kinshasa. Pendant toute la Transition "démocratique",
le taux d'inflation a été énorme et a même dépassé
les 8.000 % en 1993 ! Kabila a réussi en une brève période
à maîtriser l'inflation, les prix étaient devenus stables.
L'Etat a été rétabli, les militaires, policiers et
fonctionnaires ont été correctement payés, la fierté
nationale des Congolais et Congolaises a été rétablie.
Un Plan triennal réaliste a été adopté qui allait
permettre au pays de redémarrer… Les Congolais voyaient un
avenir heureux grâce à la reconstruction et grâce à
la mobilisation de toutes les énergies populaires.
Kamerhe n'a rien senti de tout cet élan populaire.
Mais Kamerhe évoque une "situation très préoccupante
due à deux guerres en l'espace de deux ans"… Quelle
insulte à la mémoire de Mzee Laurent-Désiré
Kabila !
Enfin, parlant de "la situation très préoccupante" dans laquelle Mzee aurait laissé le Congo, Kamerhe mentionne un troisième point: "3. Partition de fait du pays occupé militairement par le Rwanda, l'Ouganda et le Burundi qui n'attendaient plus que la reconnaissance internationale ". (p.4) Nous réfuterons cette assertion mensongère ensemble avec une autre contre-vérité fabriquée par Kamerhe, qui affirme : "(En 2001) la situation politique est au bord du chaos : impasse du processus global de paix de Lusaka, interruption de tous les contacts avec le facilitateur Masiri déclaré persona non grata…"
Nous
réfutons point par point ces calomnies contre Mzee. "Impasse
du processus global de paix de Lusaka…"
Le 15 janvier 2001, il n'y avait nullement une "impasse du processus
global de paix de Lusaka"!
Non, grâce à la politique nationaliste ferme de Mzee, le monde
entier avait déjà reconnu que le Congo était bel et
bien agressé et occupé par les armées rwandaise et
ougandaise et donc que l'Accord de Lusaka, basé sur le mensonge d'un
"conflit interne au Congo", était caduc !
Quel
a été le véritable but de ceux qui ont imposé
l'Accord de Lusaka sous le chantage le plus ignoble?
Le "International Crisis Group" est le groupe d'Etude
sur le Congo le plus important du monde, financé par les Etats-Unis
et l'Union Européenne, il engage des spécialistes du plus
haut niveau pour analyser les évolutions au Congo.
A propos des fameux Accords de Lusaka si chers à Kamerhe, le ICG
a du avouer ceci. « Le Président congolais, Laurent-Désiré
Kabila, a été contraint de signer l’Accord
de cessez-le-feu de Lusaka qui avait comme but de réaliser
son écartement du pouvoir ». (1)
« La configuration des discussions tracée dans l’Accord
de Lusaka a été dessinée expressément
pour renverser le régime de Laurent Kabila, le Président
de l’époque, en le forçant de négocier sur une
base d’égalité avec ses nombreux opposants. Le même
sort attend son fils Joseph, s’il entre dans le Dialogue. »
(2)
Pour quelle raison, Kamerhe voulait-il que Mzee se soumette docilement aux
stipulations d'un tel Accord écrit et imposé expressément
pour éliminer le régime nationaliste au Congo ?
Puis
Kamerhe est obligé de cacher à ses lecteurs que, le 9 avril
1999 déjà, le Conseil de Sécurité a voté
la Résolution 1234 qui affirma la justesse de la cause congolaise
défendue par Mzee Kabila.
La Résolution « réaffirme que tous les Etats ont
l’obligation de respecter l’intégrité territoriale,
l’indépendance politique et la souveraineté nationale
de la République démocratique du Congo et qu’ils sont
tenus à s’abstenir de recourir à la menace ou à
l’emploi de la force soit contre l’intégrité territoriale
ou l’indépendance (du Congo).
La Résolution « déplore que des forces d’Etats
étrangers demeurent en République démocratique du Congo
dans des conditions incompatibles avec les principes de la Charte des Nations
Unies et demande à ces Etats de mettre fin à la présence
de ces forces non invitées et de prendre immédiatement
des mesures à cet effet. »
Un an plus tard, en juin 2000, le Secrétaire général
de l’ONU, Kofi Annan, a été choqué par le spectacle
terrifiant de l'Ouganda et du Rwanda s'affrontant militairement sur le territoire
congolais et cela à trois reprises!
Le Conseil de Sécurité a largement suivi Kofi Annan et la
Résolution 1304 de l'ONU de juin 2000 était une victoire stratégique
de la diplomatie de Mzee.
Elle dit ceci. "4. Exige: a. Que l'Ouganda et le Rwanda,
qui ont porté atteinte à la souveraineté et à
l'intégrité territoriale de la République démocratique
du Congo, commencent à retirer toutes leurs forces de son territoire
sans plus tarder, conformément au calendrier prévu
dans l'Accord de cessez-le-feu de Lusaka et le Plan de dégagement
de Kampala en date du 08 avril 2000 … "
L'ONU reconnaît donc dès juin 2000 que le Congo est agressé
et occupé par le Rwanda et l'Ouganda et qu'ils doivent retirer leurs
troupes "sans tarder". En clair: il ne faut pas attendre "le
processus global de paix de Lusaka…" et son dialogue
inter-congolais, qui n'ont strictement rien à voir avec l'agression
et l'occupation.
Tout
cela permet de dénoncer un autre mensonge et une autre calomnie signés
Kamerhe : "Le Président Joseph Kabila … a
réussi à convaincre tout le monde que la guerre en R.D. du
Congo est une agression avérée".
Nous n'avons pas dû attendre le 26 janvier 2001 pour que le monde
reconnaisse l'agression du Congo:
Mzee Kabila avait déjà imposé cette vérité
à l'ONU deux ans plus tôt, le 9 avril 1999 !!!
Puis Kamerhe affirme : "Le Rwanda et l'Ouganda n'attendaient
plus que la reconnaissance internationale". C'est une
calomnie révoltante contre la politique de Mzee. Kamerhe présente
Laurent-Désiré Kabila comme un irresponsable et un aventurier
qui a failli pousser les Occidentaux à reconnaître l'annexion
de grandes parties du Congo par les armées rwandaise et ougandaise.
C'est un mensonge grossier de Kamerhe.
Kamerhe sait parfaitement bien que la Résolution 1304 de l'ONU de
juin 2000 "4. Exige: a. Que l'Ouganda et le Rwanda, qui
ont porté atteinte à la souveraineté et à l'intégrité
territoriale de la République démocratique du Congo, commencent
à retirer toutes leurs forces de son territoire sans plus tarder".
La "reconnaissance internationale imminente de la partition du
territoire congolais" est donc une invention de Kamerhe.
II. L'Assemblée Constituante et Législative de Mzee Kabila déclare : "Les Accords de Lusaka sont caduc".
Suite
à la Résolution 1304 de l'ONU de juin 2000 de l'ONU, l’Assemblée
Constituante et Législative – Parlement de Transition, en session
à Lubumbashi, a dénoncé les clauses de l’Accord
de Lusaka qui sont contraires à la Charte de l’ONU et violent
la souveraineté et l'indépendance du Congo.
Tous les efforts de Mzee Kabila, de son gouvernement et de son parlement
seront désormais concentrés sur un seul objectif : les agresseurs
doivent quitter le territoire congolais immédiatement et inconditionnellement,
ensuite le gouvernement organisera un Forum inclusif de toutes les forces
attachées à l'indépendance et la souveraineté
du Congo.
La Résolution
de l'ACL-PT souligne que le 14 et 15 août 2000, lors de la rencontre
des signataires de l’Accord de Lusaka, les Etats-Unis, le Rwanda,
l’Ouganda, l’Afrique du Sud, la Zambie et les trois groupes
de rebelles ont refusé de discuter la question du retrait des forces
d’agression et d’occupation, exigé le 9 avril 1999 par
la résolution 1234 du Conseil de Sécurité.
La Résolution 001 de l’Assemblée Constituante et Législative
affirme que «l’agression contre la République Démocratique
du Congo est devenue un fait juridique non-discutable par des décisions
du Conseil de Sécurité et de la Cour Internationale de Justice
».
Elle déclare « la caducité de l’Accord
de Lusaka, fondé sur la thèse d’une rébellion
» et dénoncé par un nombre croissant de
rebelles qui ont quitté les agresseurs.
La Résolution qualifie les restes des trois groupes rebelles comme
des « factions de la trahison nationale ».
La fiction d’une « rébellion interne » qui devait
être mise sur un pied d’égalité avec le gouvernement
légale – et c’est là le noyau de l’Accord
de Lusaka - appartenait définitivement au passé.
Mais Kamerhe rejette, comme un véritable renégat, tous ces
acquis de Mzee Kabila et de l’Assemblée Constituante et Législative
– Parlement de Transition constituée à l'initiative
de Mzee.
Kamerhe
dénonce Mzee Kabila parce qu'il a récusé Masire.
Mais Masire, qui se prenait pour le faiseur de Rois au Congo, était
ouvertement de mèche avec les agresseurs !
Les députés de l'ACL-PT se disent surpris « par
l’acharnement de certains participants à imposer Masire comme
facilitateur », quoiqu’il ait été récusé
par le Congo. Apparemment, Masire et ceux qui le pilotent, veulent «
régenter notre pays, confirmant leur complicité active avec
l’agression, l’invasion et l’occupation de notre territoire
».
Le texte affirme que le Congo « est en droit de se reconnaître
en position de légitime défense face à l’atteinte
à sa souveraineté et à son intégrité
territoriale ».
On sait
qu’au moment où les Rwandais et Ougandais ont déclenché
leur agression, le gouvernement Kabila était en pleine préparation
de la convocation d’une Assemblée législative et constituante.
Mi-mai 2000, Kabila a repris ce projet interrompu par la guerre. Masire,
l'a immédiatement rappelé à l’ordre : «
L’assemblée constituante est destinée à faire
avorter le processus du dialogue. » (3)
Le « dialogue intercongolais » était donc utilisé
par Masire pour couvrir un coup d’Etat qui retire au gouvernement
légitime l'essentiel de ses prérogatives. Kabila et le gouvernement
de salut public sont considérés être démissionnaires,
il leur est interdit de continuer le travail gouvernemental interrompu par
l’agression. C’est cela la logique de Masire qui pensait pouvoir
mettre le Congo sous tutelle américaine. Et Kamerhe se fait le défenseur
de ce Masiri…
En réalité,
Masire, qui devait "faciliter" le dialogue, était devenu
le Grand Complicateur ! Il avait annoncé clairement la couleur :
« L’objectif du dialogue national est de créer une
nouvelle base constitutionnelle et gouvernementale favorisant une paix durable
au Congo ». (4) Masire affichait ainsi clairement son intention
de changer les bases mêmes de la politique nationaliste du gouvernement
congolais. Il était l'instrument d'un coup d'état pro-américain
et pro-agresseurs.
Evoquant à quoi ressemblera le « nouvel ordre politique »
qu’il voulait imposer au Congo, Masire a eu l’affront de dire
: « On peut citer l’exemple de l’Afrique du Sud et
du Zimbabwe ». (5)
Pour cette seule phrase, Masire méritait d’être chassé
du Congo comme un indésirable. Cette phrase place le gouvernement
nationaliste et légitime de Kabila, reconnu comme tel par le monde
entier après le 17 mai 1997, sur le même pied que les gouvernements
coloniaux, racistes et terroristes qui ont régné pendant des
décennies sur ces deux pays de l’apartheid blanche.
Kabila comparé à des racistes comme Verwoerd et Botha de l’Afrique
du Sud et Ian Smidt de la Rodhésie : il fallait le faire !
Si Kamerhe aurait pris la défense de Masiri du vivant de Mzee, il
aurait été considéré comme traître. Kabila
assassiné, le Congo ne pouvait pas résister aux dictats américains
et il fallait bien "accepter" Masiri. Mais Kamerhe ose aujourd'hui
s'en prendre à Mzee qui a déclaré Masiri
persona non grata…
Dans ses conclusions, l’Assemblée « dénonce l’Accord de cessez-le-feu signé à Lusaka le 10 juillet 1999 parce que dépassé ; demande au Conseil de Sécurité la stricte application de la Résolution 1234 ordonnant le retrait immédiat du sol congolais de toutes les forces étrangères non-invitées ; envisage la désignation d’un autre facilitateur neutre ».
Une des conclusions essentielles de la Résolution de l'ACL-PT était que les agresseurs, soutenus et protégés par les Etats-Unis et l’Afrique du Sud, ne quitteront le Congo que lorsque les forces armées du Congo seront en mesure de les bouter dehors. L’Assemblée « en appelle au peuple congolais de se mobiliser en forces d’autodéfense populaires pour résister, combattre, battre les forces d’occupation et de libérer le pays de l’agression ; demande au gouvernement de prendre les mesures qui s’imposent face à la volonté manifeste des agresseurs de perpétuer l’occupation du pays, de poursuivre la guerre d’invasion jusqu’à Kinshasa ».
Kamerhe
connaît parfaitement cette résolution capitale, élaborée
sous la supervision de Mzee. Qui est Kamerhe pour qu'il puisse rejeter avec
une telle arrogance toute la politique de Mzee Laurent-Désiré
Kabila et de l'Assemblée Constituante et Législative - Parlement
de Transition ?
En plus, Kamerhe falsifie tout l'œuvre de Mzee en caractérisant
la situation du pays au 16 janvier 2001 en ces termes : "Partition
de fait du pays occupé militairement par le Rwanda, l'Ouganda et
le Burundi". Non, début janvier 2001, la résistance
des FAC et des armées alliées et la résistance populaire
avaient brisé les offensives stratégiques des agresseurs,
avaient stoppé leurs progrès et les avaient condamnés
stratégiquement à la passivité. Du côté
congolais, la mobilisation diplomatique, populaire et militaire battait
son plein pour bouter les agresseurs dehors ! Et Mzee allait réussir.
Mzee était en train de gagner sa deuxième guerre de libération
!
C'est pour cette raison qu'il ne restait aux Etats-Unis que l'assassinat
pour faire "rentrer" le Congo dans les rangs…
Kamerhe
falsifie aussi l'histoire en présentant le Président Laurent-Désiré
Kabila comme un homme têtu prônant l'exclusion.
Lors de la première session de l'ACL-PT à Lumumbashi, nous
avons vu des responsables du RCD qui ont rompu avec les agresseurs, participer
activement aux débats. Ils se sont engagés à mener
une campagne auprès de leurs anciens compagnons - rebelles pour les
faire revenir à la raison en quittant le camp de l'agression, de
l'occupation et de la rébellion.
Mzee n'a jamais traité une personne qui avait un minimum de patriotisme
comme un ennemi. Mzee n'excluait aucun patriote, mais il devait bien exclure
ceux qui persistaient à servir les agresseurs, occupants et génocidaires
!
Voici les paroles que Mzee a dit, en février 2000 déjà
!
« La solution de la crise congolaise passe par le départ
des agresseurs du territoire congolais » « Il est question de
savoir comment aider les rebelles. La solution réside dans la mise
sur pied d’une Assemblée constituante et législative,
un vieux projet du gouvernement qui a été mise en veilleuse
à cause du déclenchement de la guerre d’agression. »
(6)
Abordant la question de l’unité national autour de la question
principale du moment : la libération du pays des forces d’agression
et d’occupation, Kabila dit ceci : « Quand une bonne initiative
tente de nous conduire vers la cohésion, le gouvernement de salut
public doit s’y accrocher. La Consultation nationale est une bonne
chose pour notre pays, pour notre peuple, pour nous-mêmes et pour
les agresseurs et les rebelles qu’ils ont créés …
Il faut comprendre qu’après la Consultation nationale, il y
a inévitablement des mutations à opérer. Politiquement,
le pays va connaître une autre image. Certaines convergences
de vues avec ceux qui s’opposaient à nous, vont tirer vers
une sorte de juxtaposition. On ne saura pas ignorer totalement nos concitoyens
qui n’étaient pas avec nous. Le Congo a besoin de tous ses
enfants honnêtes, qu’ils soient du gouvernement ou ceux qui
s’appellent de l’opposition. Nous allons apprendre à
vivre avec le nouveau système politique. L’apparition
très prochaine de l’Assemblée constituante et législative
peut faire voir cette mutation, ce nouveau paysage politique que le Congo
va montrer au monde. Nous devons contrôler le changement. »
(7)
Kabila prônait ainsi une politique d'inclusivité de toutes
les forces congolaises opposées à la violation de l'indépendance
et de la souveraineté du Congo par les agresseurs rwandais et ougandais,
inclusivité même des forces qui étaient opposées
au gouvernement nationaliste. Mais c'est le mouvement nationaliste, la force
dirigeants de la guerre de libération comme de la guerre de résistance
nationale, qui devait rester le noyau central du nouveau pouvoir.
III. Quand et pourquoi les puissances impérialistes soutiennent-elles des "élections libres"?
Kamerhe
a écrit également ceci.
"Les Congolais … ne manqueront pas de faire le bon
choix … entre la démocratie par les urnes - et les pillages
et soulèvements populaires qui ne font pas avancer la cause de la
démocratie au Congo."
Pour quelle raison les puissances impérialistes font elles une propagande
tapageuse à propos de la "démocratie par les urnes",
ces mêmes puissances qui ont organisé le coup d'Etat contre
le gouvernement de Lumumba, sorti des urnes? Et pourquoi sont-elles allées
jusqu'à l'assassinat de ce premier élu du peuple ?
Ces mêmes puissances ont lancé l'agression rwando-ougandaise
en août 1998 dans le but d'éliminer Kabila et son gouvernement
en moins d'un mois. Pourquoi ont-elles jugé nécessaire de
recourir à cette mesure extrême? Eh bien ! parce qu'elles savaient
que le Président Laurent-Désiré Kabila avait solennellement
promis, lors de la prise de pouvoir par les forces de libération,
qu'il s'engageait à organiser des élections libres et démocratiques
en 1999. Les puissances impérialistes savaient que Kabila était
décidé à tenir parole et qu'en 1999 il organiserait
des élections libres où tous les partis pouvaient participer.
Ces puissances étaient également convaincues que les nationalistes
allaient les gagner haut la main! L'agression rwando-ougandaise a été
lancé par Washington en août 1998 pour éliminer Kabila
avant qu'il puisse voir sa légitimité révolutionnaire
confirmée par des élections libres.
Pourquoi les puissances habituées à régenter le Congo,
font-elles une propagande tapageuse sur la "démocratie
des urnes"?
Elles le font pour la simple raison que, dans un régime néocolonial
comme le Congo l'a connu depuis le 5 septembre 1960 jusqu'au 17 mai 1997,
les élections sont nécessairement gagnées par les classes
dominantes qui contrôlent l'appareil de l'Etat, les services de renseignement,
l'armée, la police et qui disposent de fonds considérables
provenant de détournements, de pourcentages exigés sur des
transactions, de vols dans les caisses de l'Etat et des entreprises publiques…
Ainsi, Tshombe, considéré par l'Afrique entière comme
un ennemi irréductible de l'indépendance africaine, a été
élu "démocratiquement" après la terrible
répression organisée par les armées belge et américaine
qui ont fait plus de 300.000 morts parmi les "jeunesses" mulelistes
et lumumbistes.
Et puis récemment, en 1996, après sept années de Transition
"démocratique", aussi bien les Etats-Unis que la France
ont déclaré que Mobutu organisera les élections "démocratiques"
prévues pour 1997 et que, sans doute, il les gagnera. Le pouvoir
aux mains de la grande bourgeoisie bureaucratique et compradore zaïroise,
soutenu par les puissances impérialistes, Mobutu et son MPR allait
à nouveau s'imposer par les urnes…
A Prétoria,
en 2003, les impérialistes sont arrivés à casser la
légitimité et la continuation du pouvoir nationaliste de Mzee
Kabila.
Elles ont imposé une espace présidentielle qui comprend trois
partisans du néocolonialisme et des Assemblées législatives
dominées par les mobutistes, les opposants au pouvoir nationaliste
et les groupes d'agents rwandais et ougandais…
Les impérialistes sont aujourd'hui pour des "élections
libres" parce qu'ils estiment que la grande majorité des politiciens
qui défilent sur les plateaux des télévisions, sont
partisans du néocolonialisme, qu'ils acceptent la domination des
Etats-Unis, de l'Union Européenne, du Fond Monétaire Internationale
et de la Banque Mondiale sur le Congo.
La majorité des politiciens, y compris un nombre non négligeable
des hommes politiques du PPRD, à commencer par Kamerhe, estiment
que la politique d'indépendance de Mzee, sa politique d'opposition
au contrôle et aux dictats des Etats-Unis et de l'Union Européenne
sont "dépassées" et qu'il est plus réaliste
et sage d'accepter la domination comme une réalité incontournable…
Et ils sont convaincus que les maîtres du monde leur offriront de
justes récompenses pour les services qu'ils leur rendront…
Un dernier
"détail" typique : Kamerhe formule à la première
page l'alternative : "démocratie par les urnes ou
soulèvement populaire".
Est-ce que Kamerhe ignore que depuis l'assassinat de Lumumba et l'instauration
du premier gouvernement de dictature néocoloniale, celui Kasavubu-Mobutu,
les 5 et 14 septembre 1960, Laurent-Désiré Kabila a été
toujours été partisan de soulèvements populaires contre
le régime néocolonial?
Le premier soulèvement eu lieu juste après l'annonce de l'assassinat
de Lumumba. L'armée lumumbiste, dirigée par le général
Lundula, a alors réussi à libérer la moitié
du territoire national. Le 24 février 1961, Mbuyi Maji été
libéré par l'armée nationaliste…
C'est la capitulation de Gizenga en juin 1961 qui a liquidé tous
les acquis de la lutte…
Mzee a dit le 16 mai 1997 : "La guerre de libération
dure depuis le 14 septembre1960 et est continuée aujourd'hui
par l'AFDL contre la dictature et pour l'instauration d'un régime
démocratique et d'un Etat de droit". Ainsi, Mzee salue
les luttes, les résistances et les soulèvements populaires
qui ont marqué toute la période de septembre 1960 au 17 mai
1997.
Si l'intention de Kamerhe était d'évoquer les agissements
de Tshisekedi, de l'UDPS, de Katebe Katoto et autres autour du 30 juin 2005,
il devait parler de "provocations" et d' "émeutes"
et non de soulèvements populaires qui ont toujours été
l'expression par excellence de la volonté des masses populaires à
rétablir le pouvoir nationaliste et populaire de Lumumba.
IV. Kamerhe rejette toute la politique d'indépendance et de souveraineté de Mzee Kabila.
Kamerhe
parle aussi d'une "situation diplomatique asphyxiante"
et de "relations avec les Etats-Unis entachées
de tensions, de suspicions et de méfiance". (p.5)
S'il y avait de la tension et de la méfiance entre le Congo et les
Etats-Unis, à qui la faute ?
Il est clair que Kamerhe impute la faute à Mzee Kabila. Alors que
Mzee a seulement exigé que le Congo soit respecté comme un
pays qui prend souverainement ses décisions en fonction des intérêts
de sa population.
Rappelons à Kamerhe que les Etats-Unis se sont ingérées
dans les affaires intérieures du Congo nouveau, dès que les
Forces de libération ont chassé les mobutistes de Kisangani.
Dans l'International Herald Tribune du 28 mars 1997, les Etats-Unis avaient
déjà déclaré la guerre à Mzee: "Washington
espère que Mobutu perde et que Kabila ne gagne pas. Aucune capitale
n'a une affaire d'amour avec Kabila. Kabila ne convient absolument
pas pour être le Président du Zaïre, disait un
haut responsable des Etats-Unis."
Dès mars 1997, les Etats-Unis décident à la place des
Congolais que le grand patriote Laurent-Désiré Kabila, qui
se bat depuis l'âge de 18 ans pour l'indépendance et la souveraineté
du pays, "ne convient absolument pas pour être Président".
Mais selon Kamerhe, il fallait dire : "Oui, Maître, Kabila ne
convient vraiment pas."
Kabila était encore à Lumumbashi, lorsque les Américains
lui ont proposé "des spécialistes qui ont rédigé
les Constitutions des nouveaux pays surgis de l'ex-Union Soviétique
et qui sont en mesure de rédiger une Constitution pour le nouveau
Congo"…Mzee Kabila a reçu ce message comme une insulte
à lui-même et au Congo !
Mais Kamerhe estime que c'est Mzee qui a introduit la méfiance et
la suspicions dans les relations congo-américaines !
Les
tensions dans les relations entre le Président Laurent-Désiré
Kabila et les Etats-Unis sont uniquement dues à la volonté
des Américains d'imposer leurs conceptions politiques au Congo et
de s'emparer à vil prix des matières premières du pays.
L'impérialisme américain a clairement affiché ses visées
sur les richesses de la R.D.C. Bill Richardson a fait en novembre 1997 une
déclaration capitale pour comprendre la suite du drame congolais.
« La République Démocratique du Congo revêt
une très grande importance pour les intérêts des Etats-Unis
en Afrique. ... La RDC est essentielle pour ce qui est des intérêts
américains, parce qu'elle est appelée à devenir le
moteur de la croissance en Afrique Centrale, en raison de sa situation stratégique.
La RDC offre des possibilités immenses pour ce qui est de son développement
économique et des investissements américains : elle possède
13% des réserves hydroélectriques du monde, 28% des réserves
de cobalt du monde, 18% des réserves de diamant à usage industriel
du monde, 6% des réserves de cuivre du monde, des sols fertiles pour
l'agriculture ... et enfin, la moitié des forêts tropicales
de l'Afrique. » (8)
Voilà pourquoi les Etats-Unis ont « soutenu » Kabila
pendant une courte période, tout en le pressant de faire de plus
en plus de concessions économiques et politiques, c'est-à-dire
en le forçant à prendre la voie néocoloniale.
Mais
lorsqu'il est devenu clair que Kabila n'était pas prêt à
brader les richesses de son pays, Washington s'est lancé dans une
campagne d'intoxications et de mensonges sur les thèmes des "droits
de l'homme" affreusement violés par Kabila…
Les ONG's payés par les Américains ont été mobilisés.
Chaque fois que les Américains veulent s'emparer des richesses d'un
pays, ils inventent des "violations des droits de l'homme" pour
mener des campagne de déstabilisation et pour encourager des mouvements
d'opposition politique et militaire.
Au Congo, le tapage autour du soi-disant "génocide des Hutu
commis par Kabila" avait uniquement pour but de boycotter la reconstruction
et de contraindre les autorités à accepter le bradage des
richesses du sous-sol congolais.
L'Agence de Presse Congolaise écrivait début mars 1998 à
propos de cette campagne contre Mzee Kabila : « Cette enquête
des Nations Unies s'inscrit dans un vaste complot de déstabilisation
du nouveau pouvoir congolais. Certaines ONG et autres soi-disant
associations de défense des droits de l'homme, financées par
l'étranger, sont utilisées à cette fin ». (9)
Est-ce que Kamerhe ignore que la campagne américaine : "Kabila
génocidaire des Hutu" a commencé début 1997, pour
s'intensifier dès la libération du 17 mai 1997 et qu'elle
a duré jusqu'à l'agression rwandaise du 2 août 1998
?
Ce jour-là, Kabila est devenu pour la propagande américaine
le "génocidaire des… Tutsi" !
Alors,
Kamerhe, une question se pose : qui a provoqué une "situation
diplomatique asphyxiante" et qui était responsable
de ces "relations avec les Etats-Unis entachées
de tensions, de suspicions et de méfiance"? C'est
en pleine conscience que les Etats-Unis ont mené des campagnes de
mensonges et d'intox contre le Congo nationaliste de Mzee Kabila.
Et Kamerhe, en accusant Mzee Kabila, prend position pour la politique de
déstabilisation du Congo par les Américains !
En effet,
Kamerhe peut-il ignorer que Aldo Ajello avait, en mars 1998 déjà,
fait une déclaration remarquée qui ridiculisait les centaines
de pages consacrées par les agents américains au « génocide
des Hutu commis par Kabila »? Aldo Ajello a affirmé ceci :
« Nous avons assez d'informations pour savoir que des massacres
ont effectivement eu lieu. Nous avons également suffisamment d'informations
pour savoir que ces massacres étaient le résultat d'un agenda
rwando-rwandais et que Kabila n'a rien à voir avec cela. Il a été
laissé complètement en dehors de cette affaire. C'est un bataillon
rwandais qui a été à l'œuvre ». (10)
Et Herman Cohen, républicain et ancien secrétaire d'Etat adjoint
chargé de l'Afrique, a déclaré ceci. "Nous
savons des témoins oculaires congolais que l'APR est systématiquement
allé aux villages congolais tuant tout les Hutus qu'elle a pu trouver.
Je crois qu'elle a massacré plus de 350,000 réfugiés
Hutus." (11)
Il est évident que les Américains connaissaient la réalité
des massacres au moment même où ils ont eu lieu. Et qu'ils
ont délibérément lancé de fausses accusations
à l'adresse de Mzee Kabila !
Mzee
Kabila avait parlé très clairement de la campagne anti-congolaise
menée par le pouvoir américain. C'était lors du 34ème
sommet de l'OUA tenu début juin 1998 à Ouagadougou.
« Malgré tous ses efforts en matière de sauvegarde
et de promotion des droits de l'homme et en l'absence totale d'aide extérieure
traditionnelle, la République Démocratique du Congo est vilipendée
et accusée à tort par ses détracteurs. L'Afrique doit
savoir que les accusations portées contre la République
Démocratique du Congo n'ont qu'une seule cause : le transfert du
processus de prise de décision. Pendant plus de 30 ans,
les puissances extra - africaines se sont accoutumées à décider
en lieu et place des Congolais. Aujourd'hui, nous avons remis le processus
de décision à l'intérieur du Congo. Elles sont mécontentes
de nous voir prendre des décisions réfléchies par nous-mêmes
et dictées par l'intérêt de nos populations ... Elles
veulent toucher à notre souveraineté. Je lance un
appel pathétique à tous nos frères africains afin de
comprendre que les accusations portées chaque jour contre la République
Démocratique du Congo ne sont rien d'autre qu'une guerre subversive
et un flot de mensonges auquel ne pourra échapper aucun des Etats
africains soucieux de préserver son indépendance et sa souveraineté.
»
«Ils disent : Le problème au Congo, c'est Kabila.
Ils veulent ma peau, parce que j’ai affirmé que les Congolais
ne sont plus des mendiants qui vivent de l’assistance des
puissances qui nous veulent soi-disant du bien. Ce qui gène
réellement ces puissances, c’est notre Plan Triennal,
c’est notre décision de compter sur nos propres forces et de
refuser de recevoir des ordres de ceux qui se considèrent depuis
toujours comme nos maîtres. Notre diamant, notre or, cuivre, cobalt...
nous appartiennent. Nous devons en profiter. Nous devons nous-mêmes
vendre nos richesses, alors qu’avant, ce sont d’autres qui vendaient
et n’apportaient rien au bien-être de notre peuple... »
(12)
Ce discours montre que Mzee Kabila était réellement un nationaliste
révolutionnaire de la stature de Lumumba. Mais Kamerhe accuse Mzee
d'être un irresponsable qui a provoqué inutilement des
tensions, des suspicions et de la méfiance entre les
Etats-Unis et le Congo. Ainsi, Kamerhe s'est mis du côté des
Américains contre Mzee.
Kamerhe s'affiche comme un adversaire de toute la politique extérieure
nationaliste du Héros national!
V. Mzee Kabila, homme de paix et de dialogue, savait défendre vaillamment le Congo agressé.
Continuant
sa campagne de mensonges contre Mzee, Kamerhe écrit : "L'action
de Joseph Kabila privilégie … le dialogue à la guerre."
(p.20)
Est-ce que Kamerhe veut insinuer que Mzee privilégiait la guerre
au dialogue ?
Parlons
de la guerre d'agression du 2 août 1998. Mzee Kabila a tout fait pour
amener Kagame et Museveni à la raison et pour qu'ils refusent de
devenir les instruments de la politique anti-congolaise et anti-africaine
des Etats-Unis. En effet, depuis janvier-février 1998, l'éventualité
d'une agression rwando-ougandaise contre le Congo était publiquement
discutée aux Etats-Unis.
Joachim Diana écrit le 18 mai 1998 : "L'Ouganda est devenu
le meilleur élève du FMI. Bercé par le discours des
performances que les Ougandais n'attestent pas, Museveni ne peut comprendre
que Kabila tienne tête à ces institutions ... Si certaines
puissances veulent utiliser l'Ouganda pour déstabiliser la RDC, le
peuple congolais les rendra responsables de ce qui arrivera. »
(13) C'est exactement ce qui va se passer : les Etats-Unis utilisent l'Ouganda
pour mettre sur pieds une coalition régionale dressée contre
le nationalisme congolais...
Mzee Kabila a dit alors dans une interview célèbre avec Nikola
Vadjon : « Cette presse internationale essaie de continuer l'œuvre
satanique de division des Etats de la région. Le Congo a besoin de
beaucoup d'amis, de marcher ensemble avec d'autres pays. Il faut que les
Africains refusent d'être divisés et surtout d'être utilisés
par les puissances qui prétendent régenter le monde. On s'est
servi de pays voisins pour essayer de nous intimider. Nous avons rejeté
cela et ces mêmes puissances disent alors : "Voilà, Kabila
est inflexible. Il il s'isole, il est seul". Mais cela entre justement
dans la politique de diviser pour régner qui a été
inaugurée par ces puissances depuis l'aube du système colonial.
Il n'y a pas de conflit avec l'Ouganda. » (14)
Au même
moment, Ed Marek, un ancien agent des services de renseignement de l'Armée
de l'air américaine, faisait part à ses lecteurs des commentaires
extrêmement significatifs qu'il a entendus dans les cercles du pouvoir
à Washington. Il écrit : « Le gouvernement de Kabila
adopte une attitude indépendante à l'égard de l'Occident,
comme nous le voyons aussi souvent de la part des Chinois... Cette attitude
a d'énormes conséquences à long terme pour toute l'Afrique
Centrale et pour les relations de l'Occident avec cette région. Nous
devons admettre que nous sommes extrêmement déçus par
cette évolution au Congo. Ce n'est certainement pas ce que nous envisagions
lorsque nous avons tenté d'éliminer Mobutu du paysage politique
zaïrois. Si nous avions su à l'époque que telle allait
être l'orientation que prendrait le Congo, nous aurions abordé
les choses différemment pendant ce processus de mise à l'écart.
» (15)
Cette prise de position nous en apprend beaucoup sur la « démocratie
» américaine. Pour les Etats-Unis, Kabila commet un
crime en suivant une voie de développement indépendante.
Et les Américains de s'exclamer : si nous avions su cela, nous n'aurions
certainement pas permis que l'AFDL gagne la guerre de libération
contre Mobutu…Ainsi, les Américains revendiquent presque ouvertement
leur « droit » de décider des affaires intérieures
du Congo.
Mais selon Kamerhe, c'est Mzee Kabila, cet aventurier, qui a provoqué
inutilement "des tensions, des suspicions et de la méfiance"
dans les relations avec les Etats-Unis…
"
Joseph Kabila privilégie … le dialogue à la guerre",
prétend Kamerhe. (p. 20)
Mais est-ce que Kamerhe a oublié que Joseph Kabila est général-major
et commandant suprême del’armée nationale ?
Comme tout homme normal, Joseph Kabila préfère le dialogue
à la guerre, si le dialogue peut résoudre le problème
posé. Mais si ce n'est pas le cas ?
Alors Joseph Kabila fera son devoir militaire.
En cette matière, il est honteux comment Kamerhe veut insinuer une
"opposition" entre la position de Mzee Kabila et celle de Joseph
Kabila.
Après la nouvelle agression lancée par Kagame au Kivu, début
juin 2004, Joseph Kabila a tenu exactement les mêmes propos sur la
défense de la Patrie, que son père a tenu au début
de l'agression !
De façon perfide, Kamerhe présente au peuple congolais une
image du Président Joseph Kabila "épurée"
de tout ce qui est patriotique et révolutionnaire.
Or, le peuple a été galvanisé par les déclarations
pertinentes tenus par le Président Joseph Kabila dans le journal
Le Monde du 3 juin 2004, en pleine crise de Bukavu. Voici ses propos : "Le
gouvernement a d'ores et déjà décidé la mobilisation
générale pour défendre la Patrie. Nous devons d'abord
compter sur nous-mêmes. La capacité militaire se construit
avec le temps, mais, même si la guerre est longue, nous finirons par
la ramener d'où elle est venue, à savoir au Rwanda ! "
VI. "Les rebelles sont des traîtres qui ont provoqué le déplacement, l'agonie et la mort de millions de Congolais".
Kamerhe affirme ceci. "La réconciliation nationale est effective. Les frères qui, hier, se considéraient comme des ennemis irréductibles, siègent aujourd'hui côte à côte." (p. 13) "Joseph Kabila a décrispé la situation politique marquée à l'époque par une grande méfiance". (p.8)
Le Chef
de l'Etat, s'adressant à toutes les composantes qui ont signé
l'Accord Global et Inclusif, peut saluer "les frères" qui
siègent maintenant côte à côte et se féliciter
de la réconciliation nationale effective.
Mais des accords de circonstances, conclus pour passer la Transition sans
affrontements violents, ne doivent pas faire oublier l'antagonisme entre
le néocolonialisme et l'indépendance politique et économique
!
Si le Président doit parler comme le garant des Accords de Pretoria,
le chef de fille du Parti nationaliste kabiliste devrait parler comme le
garant de la continuité des idées de Mzee Kabila !
Kamerhe
se plaint que "hier" les frères se considéraient
comme des ennemis irréductibles.
Mais si Kamerhe était vraiment le chef d'un parti kabiliste, il devait
dire haut et fort, comme le fit Mzee, que les Congolais qui se sont mis
au service des agresseurs et génocidaires, étaient bel et
bien des ennemis du peuple !
Kamerhe dénonce "la grande méfiance" qui
régnait, du temps de Mzee, envers les Congolais qui collaboraient
avec les agresseurs. Mais Mzee avait tout à fait raison! Comment
ne pas se méfier des Congolais qui ont participé à
la mise à mort de 4.000.000 Congolais?
Kamerhe, voudrait-il que la population nationaliste, éduquée
dans l'amour du Congo et des masses populaires congolaises, cesse de se
méfier des criminels qui ont été placés à
la tête de l'Etat par des puissances étrangères dont
ils sont les agents ?
On sait que Kamerhe estime que le Congo n'a pas d'autre choix que de s'aligner
sur les puissances occidentales. Mais une petite question à Kamerhe
: qu'est-ce que les Français ont fait après la guerre d'occupation
par les nazis allemands ? Tous les grands collaborateurs, à commencer
avec le héros national, le Maréchal Pétain, ont été
fusillés !
Kamerhe
s'affiche tellement comme un flatteur des puissances occidentales, que même
ses amis américains le trouvent ridicule !
Est-ce que vous savez comment les hommes du pouvoir américain jugent
les Congolais qui se sont mis au service des agresseurs, occupants et génocidaires
rwandais et ougandais ?
L'ambassadeur américain Richard Williamson a fait une intervention
remarquée au Conseil de sécurité du 7 juillet 2003.
Il a utilisé des termes que nous n'avons jamais entendus de la bouche
d'un officiel américain. Il a dit ceci.
"Le conflit sanglant au Congo est tragique. Les
pires actes imaginables, comme le cannibalisme,
y ont été commis. On estime que plus de trois millions
de personnes sont mortes à cause de cette guerre. Le mépris
des différentes fractions n’ont pas été capables
de mettre fin à la brutalité excessive de leurs troupes. Le
mépris de la vie est révoltant, les histoires de décapitations
répugnantes. Nous avons écouté les descriptions
d'actes de torture, de viols, de tueries et de cannibalisme de la part du
MLC avec dégoût et avec une profonde tristesse.
Ces actes cruels faisaient partie d'une campagne systématique
et horrifiante d'atrocités contre les civils. Nous exprimons
notre condamnation de ces actes horrifiants. Il y a eu
un procès, mais le gouvernement des E.U. est très déçus
de la façon inappropriée avec laquelle Jean-Pierre
Bemba et le MLC ont traité les procès
des suspects de ces atrocités. Ces procès étaient biaisés,
il y a eu un mépris pour la nature grave de ces crimes,
personne n'a été accusée de crimes contre l'humanité
et de crimes de guerre."
Cette déclaration signifie que Jean-Pierre Bemba est déjà
politiquement mort aux yeux de l'establishment américain.
Mais Kamerhe estime que les grands criminels de la collaboration avec les agresseurs et génocidaires sont des "frères qui peuvent siégent aujourd'hui côte à côte avec nous." Dans l'impunité? Sans avoir été jugés? Sans avoir demandé pardon pour leurs crimes? Ce serait de la complicité. Ce serait de la trahison envers les familles qui ont vu les leurs torturés et massacrés par les agresseurs et rebelles !
Kamerhe
parle comme un laquais des Américains. Mais même des Américains
qui ont défendu avec acharnement la politique impérialiste
de Washington, ont honte de la bassesse d'un Kamerhe!
Ed Marek est un publiciste américain très connu qui a affirmé
en février 1998 que Washington devait mener une politique envers
le Congo de Kabila sur le modèle de la politique suivie contre l'Irak
de Saddam Houssein…
Mais après le génocide de 4.000.000 Congolais, Ed Marek a
fait une sorte d'autocritique…
Le 6 janvier 2003, dans une interview avec Sylvestre Ngoma pour Congo Vision,
Marek dit des vérités qui ridiculisent Kamerhe. Marek dit
ceci.
"L'Accord de Lusaka et celui de Prétoria de 2002 sont mauvais
pour le peuple congolais. J'aurais souhaité que le gouvernement congolais
ne les avait pas signé. Ces Accords légitiment l'invasion
rwandaise et ougandaise et l'occupation et je trouve cela inacceptable.
Ces Accords ne reconnaissent pas non plus que les victimes de cette guerre,
ce sont le peuple congolais et l'état souverain du Congo.
Les soi-disant rebelles congolais sont des bureaucrates cooptés par
les gouvernements de l'Ouganda et du Rwanda et utilisés comme des
marionnettes. Ils n'ont pas de base populaire. Ce sont, à
mes yeux, des traîtres et leurs activités traîtresses
ont provoqué l'agonie, la mort, le déplacement de millions
de Congolais. Je suis choqué qu'ils ont trouvé des postes
de responsabilité dans le gouvernement de transition."
Voilà les propos que tient un Américain qui fut un ennemi
de Mzee. Mais qui, en face des destructions énormes et des pillages
monstrueuses causées par l'agression et l'occupation et face au génocide
congolais, fustige les traîtres à la Patrie congolaise qui
ont provoqué l'agonie, la mort et le déplacement de millions
de leurs compatriotes...
VII. Est-ce que le PPRD de Kamerhe sert le Chef de l'Etat?
Kamerhe
écrit : Joseph Kabila, "cet Homme
de parole et d'actions, mérite que les Congolais et les Congolaises
lui expriment, ainsi qu'à toute sa famille politique, leur gratitude
lors des élections."
Les Congolaises et Congolais exprimeront leur gratitude au général-major
Joseph Kabila, qui effectivement a débarrassé le Congo des
troupes d'agression rwandaises et ougandaise et qui a amené les groupes
de rebelles pro-rwandais et pro-ougandais à cesser leur actes barbares
contre la population civile.
Mais
pour quelle raison les Congolais devaient-ils exprimer leur gratitude au
PPRD et surtout à son chef solitaire, Kamerhe ?
Lors de l'enterrement de Mzee Kabila, trois millions de Kinois étaient
dans les rues pour pleurer le héros national. Qu'est-ce que le PPRD
a fait avec cet héritage, comme avec l'héritage formidable
des Comités du Pouvoir Populaire ?
La direction du PPRD et Kamerhe lui-même ont gaspillé toute
la confiance populaire que Mzee leur a léguée.
La base du PPRD est abandonnée par une direction que ne pense qu'aux
postes juteux et à l'argent. L'éducation des masses, leur
organisation et mobilisation sont complètement abandonnées.
Cette base crie son indignation contre un secrétaire général
indigne et incapable, qui a trahi les enseignements et les orientations
de Mzee. Et cette base se demande avec inquiétude : mais est-ce qu'il
n'y a vraiment pas de cadres au PPRD qui ont l'amour des masses populaires
et qui jurent fidélité aux enseignements patriotiques et révolutionnaires
que Mzee Kabila a dispensés ?
L'idéologie du poste et de l'argent facile instauré dans le
PPRD, est en train de ronger tout et elle prépare la chute du Président
Joseph Kabila.
Kamerhe
ose prétendre que sous Mzee Kabila "l'image de marque du
Congo a été ternie à l'extérieur".
(p.17) En 1960, les réactionnaires disaient aussi que dictateur Lumumba
avait terni l'image du grand Congo !
Mais est-ce que Kamerhe ignore que Mzee Kabila avait été nommé
par la population de tous les pays africain "l'homme de l'année"
en 1997-78 ? Tous les Africains patriotes ont reconnu en Laurent-Désiré
Kabila un nouveau Lumumba…
Ce sont les néo-mobutistes comme Kamerhe qui ternissent l'image du
nationalisme congolais et qui préparent presque ouvertement le retour
du néocolonialisme. N'avons-nous pas vu à la télévision
un énergumène agitant le drapeau américain lors du
discours de Kamerhe à Kisangani?
VIII. Jusqu'où ira le travail destructeur de Kamerhe ?
La faillite
du PPRD a éclaté au grand jour.
Lorsque les CPP occupaient le terrain, le peuple connaissait déjà
la misère due à la guerre d'agression et d'occupation et aux
efforts de guerre. Mais ce peuple gardait l'espoir, puisque Mzee montrait
le chemin pour chasser les agresseurs par des voies militaires et diplomatique,
Mzee ouvrait la perspective d'un Congo indépendant, comptant sur
ses propres forces, mobilisant toutes les énergies populaires.
Aujourd'hui,
ce peuple vit toujours dans la misère… mais il a perdu l'espoir
suscité par l'œuvre patriotique de Mzee…
Dès l'assassinat de Mzee, les Kamerhe et consorts ont clamé
que les CPP n'ont plus d'avenir. Ils ont liquidé les CPP en démoralisant
au maximum tous ses partisans dévoués.
Puis ils ont créé un "Parti pour le Poste et la Recherche
de Dollars", le PPRD, qui sert aux chefs comme instrument pour garder
leur poste et qui attire de nouveaux "chercheurs de postes".
Le PPRD est l'exacte opposé du PRP de Laurent-Désiré
Kabila, le Parti de la Révolution Populaire, qui a été
l'œuvre de sa vie.
Dans le PPRD, il n'y a pas de centralisme démocratique, ce sont l'individualisme
et l'arbitraire que Kamerhe propage par l'exemple ! Kamerhe tout seul a
pondu « sa » brouchure, ses deux adjoints n’y ont pas
mis un mot, ils ignoraient même que leur « chef » allait
produire un texte aussi ignoble.
Toute l'expérience glorieuse du PRP a été balayée,
poussée dans l'oubli. Aucune base idéologique et politique
unit les PPRD-istes, il n'y a pas de règles d'organisation et de
discipline qui sont contraignantes pour tous, de haut en bas.
La première chose qu'enseignait Mzee au maquis, est qu'un nationaliste
révolutionnaire doit être un homme de la masse, une femme de
la masse. A Hewa Bora, les masses étaient consultées pour
toutes les décisions importantes.
Mzee a continué ce style, une fois arrivé au pouvoir. Les
CPP étaient conçus pour être un grand mouvement de masse
de Congolaises et de Congolais décidés à prendre leur
sort en main, de reconstruire leur pays en comptant essentiellement sur
leurs propres efforts et en saluant toutes les aides non conditionnées.
Mzee avait décidé de sélectionner, dans les CPP, les
meilleurs forces pour reconstruire le PRP.
Tout cela a été détruit par le PPRD où, selon
la formule consacrée de Mzee, on retrouve à la direction,
beaucoup "d'aventuriers et d'opportunistes…".
En effet, juste comme à l'époque de l'AFDL, on a vu "renaître"
au sein du PPRD la bourgeoisie bureaucratique et compradore.
Mais Mzee n'est plus là pour la combattre avec toute la rigueur nécessaire.
C'est le vide idéologique totale, c'est l'absence d'un projet politique
nationaliste opposé aux projets des politiciens néocoloniaux
qui dominent les écrans.
C'est l'inexistence d'un travail d'enquête, de conscientisation, de
mobilisation des masses populaires. Pour les kamerhistes du PPRD, ce sont
là des mots creux, c'est du passé, aujourd'hui il faut être
réaliste, il faut se ranger du côté des plus forts…
du côté de ces forces extérieures et intérieurs
qui ont éliminé cet homme du passé qui s'appelait Mzee
Laurent-Désiré Kabila.
Les
kabilistes ayant abandonné le travail politique et idéologique
dans les masses, ce sont les réactionnaires, les tshisekedistes et
mobutistes, qui dominent les cités populaires avec leur intox et
leurs mensonges, qui préparent les esprits à la violence contre
les forces qui défendant l'idéal de Lumumba et de Kabila !
Grâce à la complicité de la direction du PPRD qui a
organisé la démobilisation idéologique et politique,
la contre-révolution tshisekediste - mobutiste s'impose dans les
quartier populaires où jadis les Comités du Pouvoir Populaires
maintenaient la flamme du nationalisme.
L'intoxication diffusée par l'UDPS et alliés n'a jamais été
combattue sérieusement par le PPRD.
Depuis des années, l'intox "Joseph Kabila, qui s'appelle
Joseph Kanambe, est un Rwandais", n'a jamais été
démolie. Les critiques malveillante et perfides à l'adresse
du Président, n'ont jamais été réfutées
avec la vigueur nécessaire.
Depuis de longues mois, les ennemis du nationalisme diffusent la thèse
qu'ils ont inventée de toute pièce,: "La Transition
doit s'arrêter le 30 juin 2005. Et si elle ne s'arrête pas,
nous provoqueront des émeutes, nous prendrons des machettes pour
en finir avec ceux qui continueront à gouverner illégalement."
Cette thèse contredit la Constitution adoptée à Pretoria
par tous. L'Accord Global et la Constitution provisoire indiquaient que
la Transition durera jusqu'au 30 juin 2005, avec possibilité de deux
prolongations de six mois. La fin de la Transition se situe donc le 30 juin
2006.
Pourquoi les Occidentaux ont-ils imposé la formule : 30 juin 2005
et deux prolongations de 6 mois ? Mais simplement pour maintenir une pression
constante sur la classe politique congolaise ! S'ils avaient fixé
la fin directement pour juin 2006, tous les non-élus de l'Accord
Inclusif auraient dit : Mais nous avons tout le temps… Et la Transition
aurait sans doute traîné jusqu'en 2007…
Les
forces anti-nationalistes, alliées à Kagame, ont décrété
toutes seules, contre l'avis des organes de la Transition et contre la position
de toute la Communauté Internationale, que le 30 juin 2005, tout
s'arrête. Des milliers de jeunes désoeuvrés ont été
"chauffés" pour qu'ils soient prêts à tuer
à la machette.
Lors du match de football Congo-Ouganda, presque tout le Stade a chanté
la Zaïroise !
Après le match gagné par le Congo, des cris retentissaient:
" 30 juin - machettes !" Ces "démocrates"
qui se réclament de l'UDPS et d'autres partis anti-kabilistes, poussent
ouvertement à des tueries à grande échelle.
Et dans tout cela, la main invisible de Kagame est lourdement présente…
N'oublions pas que Tshisekedi s'est vanté d'avoir été
le précurseur du…. RCD !
En effet, il a déclaré le 26 juillet 2002, à Luanda
: "Sous Kabila père, l'UDPS a vu son combat politique relayé
par une fraction politico-militaire importante de l'AFDL qui se dressa contre
Kabila. Ils ont pris les armes pour combattre Kabila. C'est depuis le 7
août 1998 jusqu'à ce jour."
Tshisekedi avoua ainsi que depuis le premier jour de l'agression, il s'est
allié aux troupes rwandaises et au RCD!
Le RCD et l'UDPS ont conclu l'"Alliance pour la Sauvegarde du Dialogue
Intercongolais" qui afficha ouvertement de prendre le pouvoir à
Kinshasa par les armes. L'Alliance déclara le 29 novembre 2002: «
A la longue, une crise de forte intensité ne peut pas être
évitée ». « Le conséquences désastreuses
de l’aggravation de la crise nécessitant une solution urgente,
radicale et définitive, l’ASD prendra devant l’opinion
nationale les responsabilités que lui impose l’histoire ».
Ces menaces d'un coup d'état par l'UDPS et le RCD prennent toute
leur importance avec l'agitation autour du 30 juin, jour où les ennemis
du Congo veulent balayer toutes les institutions légales et prendre
le pouvoir dans un climat d'anarchie et de violence….
Kamerhe,
par ses critiques malveillantes contre l'oeuvre révolutionnaire de
Mzee Laurent-Désiré Kabila, par sa liquidation du travail
idéologique et politique au sein des masses populaires, a préparé
le terrain pour l'UDPS et pour Kagame.
C'est ça la leçon que les jeunes des quartiers populaires
ont fait comprendre au Stade, lors du match Congo-Ouganda, le 5 juin 2005,
jour anniversaire du Président Joseph Kabila… Ce jour, tous
les nationalistes se sont rendu compte de l'échec intégral
de la direction du PPRD et essentiellement de l'homme qui monopolise cette
direction : Kamerhe.
Le Président Joseph Kabila et le mouvement nationaliste ne pourront
pas gagner les élections avec un tel Parti!
Heureusement
que cet échec apparaît dans toute sa dimension, au moment où
un changement radical reste possible. En effet, la base du PPRD se dit toujours
"CPP"! Elle n'a jamais tourné le dos à Mzee Kabila
comme certains chefs indignes l'ont fait. Cette base est toujours motivée
par les idées de Mzee sur l'indépendance économique,
sur le pouvoir populaire, sur l'auto-prise en charge, sur l'éducation
et la mobilisation des masses des quartiers populaires.
Il faut mettre fin au règne des grands bureaucrates autoproclamés
"dirigeants nationalistes".
Qu'on se tourne vers la base du PPRD pour qu'elle dise quels sont les cadres
qui ont leur confiance. La base se trompe rarement dans son jugement sur
les dirigeants, parce qu'elle vit le résultat de leur travail…
Une nouvelle direction du PPRD, composée de partisans convaincus
des idées de Mzee Kabila, une nouvelle direction tournée vers
la base et mettant en valeur les militants et les membres, pourra regagner
vite la confiance populaire.
Des
groupes nationalistes révolutionnaires ont refusé de rejoindre
le PPRD, vu comme un parti de la nouvelle bourgeoisie bureaucratique et
compradore. Mais ces groupes ont un grand problème. Leur division
les rend complètement impuissants, incapables de faire un travail
politique et organisationnel dans les masses populaires. Leur unification
est la condition de leur efficacité.
Et les élections s'approchant, l'unification d'un PPRD ressourcé
et des nationalistes révolutionnaires enfin fusionnés, peut
changer radicalement le paysage politique congolais…
IX. Jusqu'où iront les ambitions de Kamerhe?
Nous voulons faire quelques remarques finales sur les rapports entre Kamerhe et le Président Joseph Kabila, tels qu'ils apparaissent dans cette publication.
Kamerhe,
ancien chef du Frojemo, le Front des Jeunes Mobutistes, a des ambitions
démesurées.
A la page 6, Kamerhe écrit : "L'Eternel Tout-Puissant
qui gère le destin du peuple congolais, porte son choix sur le Général-Major
Joseph Kabila."
Ce genre d'affirmations disqualifient leur auteur, monsieur Kamerhe.
D'abord, l'histoire congolaise a déjà connu des clowneries
de ce genre.
Voici en quels termes monseigneur Malula s'est adressé en 1965 à
Mobutu. "Monsieur le Président, L'Eglise reconnaît
votre autorité, car l'autorité vient de Dieu. Nous appliqueront
fidèlement les lois que vous voudrez bien établir." (16)
Dans la logique de Kamerhe, ce serait donc l'Eternel Tout-Puissant qui a
voulu le coup d'Etat de Mobutu du 24 novembre 1965 ?
Et qui a fait assassiner Mzee Kabila pour que son fils Joseph puisse accéder
à la Magistrature suprême?
Et c'est toujours L'Eternel Tout-Puissant qui peut pousser demain des tueurs
du RCD, du MLC ou de l'UDPS à abattre le Président Joseph
Kabila?
Est-il interdit de penser que Kamerhe a déjà introduit sa
candidature auprès du Tout-Puissant Eternel pour le "poste"
de Président, au cas où une main criminelle, guidée
par ce même Tout-Puissant Eternel, abat le général-major
Joseph Kabila?
Kamerhe
a jugé utile de publier sur la couverture une photo accompagnée
de la légende : "Le Secrétaire Général
du PPRD, Vital Kamerhe, recevant des instructions du Chef de l'Etat".
Quand on observe la photo, on est frappé par trois constats : Kamerhe
est la figure dominante de l'image, il est un peu au-dessus du Président
et il pointe son stylo apparemment pour apprendre quelque chose au Président
qui apparaît comme l'"élève" de Kamerhe.
La photo contredit sa légende, puisque c'est apparemment le Président
qui reçoit des instructions du Secrétaire Général…
Pourquoi Kamerhe a-t-il choisi justement cette photo?
La brochure
contient beaucoup de belles photos où le Président figure
seul.
Puis on voit le Président avec une quinzaine de hauts dignitaires
de l'Eglise catholique.
Mais il n'y a aucune photo du Président parmi la population ou entouré
de jeunes des quartiers de Kinshasa. Quel est l'image que Kamerhe a voulu
présenter du Président?
Kamerhe publie une photo du Président en compagnie de Mbeki, une autre avec Mandela, tous les deux des adversaires de Mzee Kabila dès la guerre de libération. Quel est le message que Kamerhe livre ainsi aux alliés angolais, zimbabwéens et namibiens qui ont sacrifié leurs soldats pour la liberté du Congo? Or, dans son discours le Président fait une mention particulière pour l'aide de l'Angola.
Kamerhe
publie une grande photo du Président en compagnie de Bush, et une
toute petite où l'on voit Joseph Kabila en présence d'un homme
d'Etat européen inconnu du grand public congolais. Est-ce que Kamerhe
a voulu montrer qu'entre les deux puissances impérialistes, il choisit
la plus barbare et la plus belliciste, celle qui a "donné le
feu vert" aux agresseurs et qui est donc co-responsable pour le génocide
de 4.000.000 Congolais?
Kamerhe veut-il faire semblant d'ignorer pas qui a fait quoi ? Mais quel
habitant de Kinshasa ignore que les agresseurs rwandais et ougandais, sous
le patronage des Etats-Unis, ont occupé Inga en août 1998 et
ont coupé l'électricité d'une ville de 8.000.000 d'habitants,
provoquant la mort de centaines d'habitants de la capitale ? Et les Kinoises
et Kinois se rappellent toujours que les Etats-Unis sont intervenus pour
sauver "leurs" Rwandais et Ougandais encerclés à
Inga !
Le Secrétaire général du PPRD publie aussi une photo de lui-même en compagnie de Mzee Kabila. Sous-titre : "Vital Kamerhe salue Mzee L.D. Kabila après de laborieuses négociations à Lusaka". Toute la brochure de Kamerhe constitue une attaque contre la politique nationaliste conséquente du Président Laurent Désiré Kabila qui refusait toute forme d'ingérence et de domination étrangères. Mais connaissant la grande popularité dont Mzee jouit toujours parmi les masses populaires, Kamerhe publie une photo qui suggère qu'il était politiquement proche de Mzee…
Le lecteur
se pose inévitablement la question : cette brochure, a-t-elle reçue
l'approbation du Secrétariat Générale où se
trouvent, à part Kamerhe, également la Secrétaire générale
adjointe Mme Marie-Ange Lukiana et le Secrétaire adjoint Philémon
Mukendi ?
Sans doute la réponse est : non ! Et alors nous nous trouvons à
nouveau en présence d'une des nombreuses manifestations du pouvoir
personnel qu'exerce Kamerhe sur le PPRD, au mépris du vice-Président
Yerodia de ses deux adjoints et des cadres du parti.
Et puis, Kamerhe a oser écrire sous une photo où il se trouve
aux côtés de Lukiana et de Mukendi : "Une équipe
soudée déterminée à réussir".
C'est se moquer de son monde, parce que personne au PPRD n'ignore que Kamerhe
monopolise l'argent au point ou il n'informe même pas ses adjoints
des sommes qui lui sont remises. Ne parlons pas de discussions démocratiques
entre les trois secrétaires généraux sur l'attributions
de ces sommes: cela n'existe simplement pas dans ce parti où la démocratie,
même entre cadres supérieurs, est encore plus étouffée
qu'à l'époque dans le Secrétariat du MPR…
Est-ce que le Président est informé sur le pouvoir personnel
que Kamerhe exerce sur PPRD et sur le clientélisme qui l'accompagne?
Kamerhe ose écrire : "La lutte contre la corruption et l'impunité
sont des signes palpables de la réussite". (p.18)
Que la lutte contre le corruption et l'impunité soit d'abord
"palpable" au PPRD !
Quand viendra l'audit financier sur la gestion de Kamerhe, audit réalisé
par des experts indépendants de la Présidence, pour que les
cadres et les membres du PPRD puissent juger de l'ampleur des magouilles,
des détournements et des dépenses arbitraires et sans justificatifs
?
Toute la brochure de Kamerhe ne peut qu'exacerber la révolte de la
base du PPRD qui reste remarquablement fidèle à Mzee Kabila,
à ses enseignements et aux Comités du Pouvoir Populaire.
Et cette base, aujourd'hui étouffée, n'a pas encore dit son
dernier mot…
1)
ICG Africa Report, n°27, p.3
2) ICG Africa Report, n°27, p. 18.
3) IRIN, Naïrobi, 17 mai 2000 : Entrevue avec Ketumile Masire
4) Quette Masire : Le Plan de la facilitation du Dialogue inter-congolais,
dans Le Phare, 19 avril 2000
5) Quette Masire : Le Plan de la facilitation du Dialogue inter-congolais,
dans Le Phare, 19 avril 2000
6) L’Avenir, 23 février 2000 : Pius Muabilu : Lusaka III, Kabila
reste sceptique
7) Le Palmares, 19.02.2000 : Discours – Bilan du Chef de l’Etat
8) ACP 11 nov 1997
9) « La philosophie de la politique externe », ACP, 6 avril
1998.
10) Aldo Ajello dans : DE MORGEN du 24 mars 98
11) Congopolis Mardi, 15 octobre 2002 - Interview avec M. J. Herman Cohen
12) Bulletin spécial de l'ACP 18 février 2001
13) J. DIANA G., « Museveni est jaloux de Kabila », L’Avenir,
18 mai 1998.
14) Présidence de la République, Directeur de la communication,
31 mai 1998.
15) New Congo Net, 3-4 février 1998
16) Dépêche DIA, 6-8-65, A.F. -6-1273, p. 1357