Epreuve de vérité pour Raphaël Katebe Katoto

Bruxelles, 9 août 2005 - Katebe Katoto a du mal à asseoir son image d’homme politique. Du moins en Belgique. Mis à part des gens qui viennent quémander le sou, l’homme d’affaire katangais ne remue pas grand monde sur son passage.

Pour un auditoire de 1.500 places, à peine une trentaine de personnes [72, selon d’autres sources] se sont déplacées à l’ULB, samedi 6 août, pour entendre ce premier ministre du gouvernement fantôme d’Etienne Tshisekedi.

Une contre-performance qui explique peut être la nervosité des organisateurs : UDPS et Cie. L’association des étudiants n’ayant servi [visiblement] que de prête-nom à cette journée dédiée « aux morts du 30 juin en République Démocratique du Congo ».

Vers 15 H 30, le reporter du Debout Congolais entre dans la salle. Appareil photo en main. Il se retourne et prend quelques photos du public. Un geste jugé dangereux par les organisateurs habitués à fabuler sur le nombre des participants à leurs manifestations. Un commando va se charger d’expulser « l’intrus ». Son appareil confisqué lui sera rendu après suppression de tous les clichés existants.

Dans certains milieux congolais, ce genre de pratique se nomment : lutte pour la démocratie !

DC