
Soutenons
Joseph Kabila,
Défendons la Révolution Congolaise !
Deboutcongolais.info,
17 avril 2006
Il
faut qu’il y ait clarté et unité parmi les nationalistes
révolutionnaires sur la ligne politique défendue par Joseph
Kabila.
Il faut avoir une idée claire sur qui est Joseph Kabila , sur ce
qu’il a réalisé jusqu’à présent
et sur ce que peut-il encore faire.
Mzee Kabila a introduit un seul de ses enfants dans la politique : son fils aîné Joseph, dès l’âge de 18 ans.
Après
la guerre de libération, Mzee a confié l’armée,
dont il savait qu’en Afrique, c’est un facteur politique déterminant,
à son fils Joseph.
Il l’a envoyé en Chine pour une formation militaire intense.
Mais cette formation a dû être interrompue au moment où
la guerre d’agression rwando-ougandaise a commencé.
Joseph Kabila a dirigé alors la défense militaire de Kinshasa,
lorsque des troupes rwandaises, ougandaises et rebelles ont occupé
la Tshangu.
Après
l’assassinat de Mzee, Joseph Kabila a dû assumer la Présidence
dans des conditions dramatiques et sans préparation. Peu d’observateurs
lui donnaient une longue vie politique dans ce guêpier qu’est
la classe politique zaïroise. Il devait faire face à des politiciens
néocoloniaux expérimentés : Ruberwa, Bemba, Tshisekedi,
Ngbanda….
Et la probabilité que Joseph devienne victime d’un attentat,
était très grande.
Joseph Kabila a accepté « l’union nationale » appelée « Accord Global et Inclusif », accord imposé par les puissances impérialistes qui voulaient en finir avec le courant nationaliste au Congo. L’accord visait à affaiblir au maximum la Présidence et à « encercler » le Président de trois vice-présidents qui lui seraient hostiles.
Joseph
Kabila à alors défini un seul axe stratégique auquel
il s’est toujours tenu : piloter la transition selon les principes définis
à Sun City Prétoria, combattre la présence de toutes
les forces d’occupation étrangères et défendre
l’indépendance et la souveraineté du Congo.…
Il a utilisé sa position de Président pour garantir que les
principes de l’Accord Global soient strictement observés.
Et
cet Accord, qui avait été imposé pour « couper
les ailes à Joseph Kabila » et pour réaliser sa marginalisation,
a eu le résultat juste opposé : les Ruberwa, Bemba et Tshisekedi
se sont progressivement effondrés.
Ruberwa, parce que trop ouvertement identifié avec le régime
agresseur de Kagame.
Bemba s’est effondré parce que identifié avec le régime
Mobutu et accusé par certains de ses proches collaborateurs de s’être
emparé de dizaines de millions de dollars grâce à la «
rébellion ». En plus Bemba figure sur la liste du Tribunal International
pour crimes de guerre en République Centrafricaine.
Tshisekedi a disparu par auto-exclusion !
Tout
cela s’est produit parce que Joseph Kabila a piloté la transition
selon les principes définis à Sun City Prétoria et qu’il
n’a jamais permis des violations de ces principes, comme lors de l’occupation
de Bukavu par les forces rwandaises et leurs rebelles qui se sont affrontés
à une résistance farouche et qui ont connu un échec total.
Avoir réussi à définir cet axe principal, à s’en
tenir sans se laisser entraîner dans des combats secondaires, et gagner
l’estime de la majorité de la population : c’est bien le
résultat d’une grande habilité politique.
Nous
savons que Mzee avait décidé d’organiser des élections
libres en 1999.
Les impérialistes étaient conscients qu’il était
absolument décidé à organiser ces élections dans
le délai fixé, et que Laurent Désiré Kabila gagnerait
haut la main ces élections…
Pour le « stopper », les impérialistes ont dû lancer
leurs Rwandais et Ougandais dans une guerre d’agression prévue
pour en finir avec Mzee et le régime nationaliste en moins de deux
mois.
Mzee a résisté de façon héroïque, c’est
essentiellement lui qui a donné à la population la détermination
de s’engager dans une guerre populaire jusqu’à ce que tous
les agresseurs soient boutés dehors.
Fin 2000, il était clair que les agresseurs ne tiendraient plus deux
ans, qu’ils seraient militairement boutés dehors. La fameuse
« Communauté Internationale » a été obligé
de se prononcer de plus en plus clairement pour le retrait des troupes rwandaises
et ougandaises, appelées « forces non-invitées »
joli euphémisme pour « forces d’agression »…
Deux résolutions catégoriques de l’ONU ont exigé
le retrait des troupes rwandaises et ougandaises. Les dès étaient
jetés. C’était maintenant uniquement une question de temps
: les agresseurs devaient quitter le Congo.
L’échec américain devenait inéluctable et il serait
cuisant…
Il ne restait qu’une seule issue pour l’impérialisme américain
: assassiner Mzee Laurent Désiré Kabila.
Après
l’assassinat de Mzee et l’imposition d’un accord hostile
aux forces nationalistes, Joseph Kabila a dû faire « profil bas
» tout en restant ferme sur l’essentiel.
La classe politique néocoloniale, qui avait une majorité dans
les institutions de la Transition, était, comme toujours, divisée
par les ambitions individuelles et les conflits entre personnages défendant
les mêmes maîtres étrangers. Beaucoup se sont mis à
voler et magouiller. L’une après l’autre, de grandes vedettes
du néocolonialisme ont vu leur popularité chuter, les réactionnaires
se sont divisés dans la lutte pour les meilleurs postes…
Le seul qui sort indemne de cette n-ième Transition sous supervision impérialiste, est Joseph Kabila…
Les
élections organisées sous la domination coloniale en 1960 étaient
tout sauf démocratique…mais les nationalistes les ont gagnées
de justesse.
Mzee Kabila allait gagner les toutes premières élections démocratiques
de l’histoire du Congo prévenues pour 1999.
Pour l’en empêcher, les Américains, avec, au début,
le soutien de l’impérialisme européen, ont lancé
la guerre d’agression d’août 1998.
Mais fin 2000, Kabila était sûr qu’il gagnerait la guerre
de défense nationale et que les agresseurs devraient bientôt
partir. Dès leur départ, il remettrait les élections
à l’ordre du jour. Et les les gagnerait. Et les impérialistes
ont fait abattre Mzee
L’histoire fait parfois drôlement les choses : maintenant ce sera Joseph Kabila qui tire le profit de l’organisation des premières élections démocratiques dans l’histoire du Congo.
En
effet, en cinq années, Joseph Kabila a réussi à occuper
la place que Mzee occupait juste avant son assassinat.
Joseph Kabila est maintenant le maître de la situation et il gagnera
les élections….
Ce n’est pas donné à tout le monde de transformer une défaite aussi grave que l’élimination physique du chef historique de la révolution, en son contraire.
Si
la situation politique et organisationnelle est assez lamentable dans le camp
des nationalistes révolutionnaires, la cause n’est pas Joseph
Kabila, mais les erreurs politiques et la passivité des nationalistes
révolutionnaires eux-mêmes.
Fondamentalement, ceux qui prétendent suivre la ligne de Lumumba, Mulele
et Kabila invoquent souvent ces grands noms, tout en refusant d’agir
comme ils ont fait !
Alors, on entend circuler chez ces révolutionnaires toutes sortes de questions et de spéculations qui proviennent directement du camp ennemi ! Et ça peut aller de : « Est-ce que Joseph est vraiment le fils de Mzee ? » jusqu’à : « Joseph a liquidé les CPP et tout l’héritage politique de Mzee. »
Il
faut dire clairement que tout cela est la pénétration de la
propagande contre-révolutionnaire dans les rangs des nationalistes
kabilistes.
Par ces affirmations gratuites, on aide les contre-révolutionnaires
et les partis néocoloniaux qui s’acharnent contre Joseph Kabila.
Et on aide les opportunistes qui dominent le PPRD et ne veulent rien entendre
des idées révolutionnaires de Mzee…
Aux
personnes qui se disent nationalistes mais qui accusent le Président
Joseph Kabila d’avoir « liquidé tout l’héritage
politique de Mzee », on dira ceci : mais qui vous empêche, vous,
de défendre cet héritage ? Qui vous empêche, vous, de
défendre la ligne de Mzee et de faire votre travail révolutionnaire
dans les masses ?
Est-ce que le Président a déjà réprimé
un d’entre vous parce qu’il défendait les idées
de Mzee, de Mulele et de Lumumba ?
Le
véritable problème est que trop de nationalistes et révolutionnaires
capitulent devant le chantage et la pression des réactionnaires !
Et cela les conduit à ne PAS défendre de façon claire
et ferme le combat que Joseph Kabila mène pour que les nationalistes
révolutionnaires aient toutes les possibilités de défendre
l’héritage de Lumumba, Mulele et Kabila.
Lors
de cette Transition, Joseph Kabila ne pouvait pas être au four et au
moulin.
Le Président devait garantir que la transition se passe sans crise
majeure et aboutisse à des élections libres.
Les nationalistes révolutionnaires, eux, avaient toutes les possibilités
de défendre intégralement l’héritage révolutionnaire
de Mzee.
Or, il arrive qu’on entende des raisonnements purement opportunistes dans les rangs de ceux qui se prétendent plus nationalistes et révolutionnaires que le Président : « Dans la population, il y a beaucoup de réserves et de l’hostilité envers Joseph Kabila. Nous, révolutionnaires, ne devons pas nous identifier avec lui ».
C’est exactement cela l’opportunisme ! On invoque l’influence que certains ennemis du nationalisme ont pu exercer sur la population, pour capituler devant ces ennemis.
Au contraire, le constat de cette influence doit mobiliser les révolutionnaires pour défendre fermement Joseph Kabila, le seul qui soutient et protège tous les nationalistes authentiques.
On entend parfois un autre raisonnement politique qui est du pire opportunisme : « Comme il y a pas mal de personnes qui ne soutiennent pas Joseph Kabila, ce sera désavantageux pour nous d’appeler, lors du premier tour des élections présidentielles, à voter pour lui. Mais nous le ferons lors du second. »
Cest
un raisonnement sans tête ni queue.
S’il y a un candidat qui, au premier tour, représente mieux les
intérêts du nationalisme et de la révolution congolaise,
dites-nous son nom.
En réalité, aucun autre candidat ne pourra mieux garantir que
Joseph Kabila que l’expérience de Lumumba, Mulele et Mzee Kabila
sera défendue et continuée.
Au lieu de se laisser intimider par les mensonges lancés contre Joseph Kabila, tout patriote et révolutionnaire doit défendre le nationaliste qui est à la tête du pays et qui garantit la liberté d’expression à tous, et notamment aux lumumbistes, mulelistes et kabilistes.