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Sur la lutte politique au Zimbabwe en 2002 et les leçons pour les nationalistes congolais aujourd'hui

Peu avant les présidentiels de 2002, l'opposant Morgan Tsvangirai voulait faire assassiner Robert Mugabe.
« Les cerceuils », a-t-il dit, « ne gagnent pas les élections ».

Par A.R.Lokongo

Selon un rapport déjà rendu publique en 1998 par le Réseau pour la Prévention des Conflits, compilé par les «experts indépendants», et commissioné par l'Union Européenne, Robert Mugabe ne pouvait en aucun cas survivre politiquement les elections de Mars 2002. Les experts ont donc estimé que la reforme agraire que Mugabe a entreprise - quand la Grande Bretagne, l'anciènne puissannce coloniale, sous le gouvernement Tony Blair, a officiellement annoncé par écrit (une lettre signée Claire Short) qu'elle n'honorerait plus ses engagements financiers vis-à-vis la réforme agraire au Zimbabwe ˆ et son intervention militaire en République Démocratique du Congo, auraient catégoriquement signé sa mort politique.
Mais pour Morgan Tsvangirai, leader du Mouvement for Democratic Change (MDC), et principal challenger de Mugabe, convaincu de sa victoire totale à cause du pouvoir de l'argent - le gouvernement britannique, à travers son Westminster Foundation for Democracy, a déboursé $250 millions au profit de MDC - contemplait non seulement la mort politique de Robert Mugabe, mais aussi sa mort physique, pour rendre cette victoire sûre.
Au contraire, Robert Mugabe n'a pas seulement gagné les éléctions - que curieusement Tsvangirai et Georges W. Bush (lui qui n' a pas été légitimement élu) ont contesté, mais que tous les observateurs ont déclaré libres et transparentes - il a aussi réçu à déjouer l'assassinat.

Tout est parti d'une rencontre avant les éléctions, entre Morgan Tsvangirai en compagnie du sécrétaire général de son parti Wesham Ncube, son contre-ministre de l'agriculture Renson Gasela et Dickens and Madson, une firme Canadiènne basée à Montréal et spécialisée en «consultation politique». Les deux prémières rencontres pendant lesquelles le complot d'assassinat a été ourdi, ont eu lieu à Londres, plus précisement à Hilton Hotel à l'Aéroport International de Heathrow (en cctobre et en novembre 2001). Tsvangirai aurait loué les services de Dickens and Madson pour executer la sale besogne (l'assassinat de Robert Mugabe) avant le 9 et 10 mars 2002 (dates des éléctions) en contre partie d'une somme de $500.000 et des contrats lucratifs au Zimbabwe au cas ou lui (Tsvangiarai) arrivait au pouvoir. Tsvangiarai a clairement déclaré qu'il ne s'attendait pas à gagner les éléctions. $147,000 ont été déjà payés comme une avance par les parrains occidentaux de Tsvangiarai et virés à travers un compte bancaire d'une companie basée à Londres. La balance aurait été payée après l'assassinat.
La troisième rencontre qui a duré six heures du temps a eu lieu à Montréal (le 4 decembre 2001).

Mais le principal opposant Zimbabwéen ne se rendait pas compte que les services d'écoute de la même firme enregistrait et filmait toutes les rencontres. C'était Ari Ben-Menashe, un haut cadre de Dickens and Madson qui a pri part aux pourparlers (il est juif, il est un géant de l'intelligence et a peut être travaillé avec les services sécrèts Israéliens), qui a divulgué le secret.
MR Ben-Menashe a révélé à SBS, une chaîne de Télévison Australiènne, qui a diffusé tout le video le 12 et 13 février 2002 sous la rubrique Dateline programme, que c'était Tsvangirai qui a apprivoisé Dickens and Madson et non pas le contraire, et c'est bien Tsvangirai qui a révélé les sources étrangères des fonds alloué au projet d'assassinat. «Les cercueils», a dit Tsvangirai, «ne gagnent pas les éléctions».
Tsvangirai et ses compagnons sont aujourd'hui inculpés pour haute trahison et le procès est en cours.
Tsvangirai a, quant à lui reconnu avoir loué les services de Dickens and Madson, mais uniquement pour la propagande du MDC et l'amélioration de son image en Amérique du Nord, où, estme-t-il, Mugabe a pignon sur rue à travers son allié Cohen and Woods, une autre firme spécialisée en consultation politique.

D'autre part, face à l'hostilité anglo-américaine à son égard et à l'égard de son pays et de son gouvernement, le Président Robert Mugabe, en vrai patriote Africain, a osé déclarer: «Nous réfusons d'être une extension ou une province du Royaume Uni. Nous sommes un état souverain dépuis 1980 à la suite d'une lutte révolutionaire et nous voulons demeurer indépendants et acteurs de notre propre development, surtout des masses pauvres dont l'atout repose sur le travail de la terre. Nous voulons le faire de concert avec nos frères Africains et la communauté internationale toute entière. Le travail de la terre definit notre personalité en tant que Zimbabwéens. Ainsi donc MR Blair, prends soin de ton Angleterre, laisses-moi prendre soin de mon Zimbabwe.»

Que peut apprendre de cet incident - impliquant notre allié principal pendant la guerre d'agression - l'entourage du Président Congolais Joseph Kabila après l'assassinat ignoble de son père et prédécesseur Laurent Désiré Kabila, et surtout au lendemain des révelations sur le complot GP100, ourdi par Paul Kagame? A ce moment même ou le nationalisme Congolais est fragilisé par le retour en masses des tueurs du peuple et des anciens opposants bidons - Étienne Tsisekedi en l'occurrence qui, selon le Professeur Loka Ne Kongo, «a partagé la dictature avec le dictateur - grâce à l'intervention spéctaculaire des superpuissances qui les ont parrainés, le Congo risque de retomber dans l'orbite néocoloniale. Il suffit seulement que les derniers avant-gardes du nationalisme Congolais, Joseph Kabila en premier lieu, soient éliminés pour que ce projet se concretise, pour que l'histoire se répète comme après la mort de Patrice Lumumba. Ils visent à torpiller la révolution Congolaise.

La grande faiblesse du mouvement révolutionaire Congolais c'est la manque d'organisation!
Nous saisissons-donc cette occasion pour lancer un appel urgent à tous les vrais nationalistes, tous les vrais fils et filles du Grand Congo Démocratique doivent de se souder maintenant pour déjouer ce complot, travailler main dans la main, y compris avec ceux de nos compatriotes Banyamulenge qui - contrairement aux autres Banyamulenge qui ont ralliés Kagame et son RCD - ont réfusé de quitter le Congo à la demande de Paul Kagame pour que lui (Kagame) ait l'occasion d'occuper définitivement le Congo. Nous devons chasser de notre territoire tous les agresseurs, criminels et terroristes, venus à la recherche de l'or, du diament et du coltan.
Plus de laquins au sommet de l'État au service de l'impérialisme! Plus de cauchemar de la partition ou du démembrement de notre pays!

Hier on a accusé Laurent Désiré Kabila d'être «incontrôlable». Qui avait le droit de le contrôler et au profit de qui? Si nous, en tant que parti de base, repondons à cette question, nous saurons bien sûre, d'où vient notre malheur. Plus rien ne doit être comme avant ou chacun travaillait dans son coin! ! Il nous faut maintenant mettre en place le plutôt que possible une «Cooordination Lumumbiste, Muleliste, Kabiliste, regroupant tous les partis nationalistes».

Il nous faut un noyeau fort de vrais nationalistes autour de Joseph Kabila, un parti de base qui gagnera les éléctions et qui relancera le principe d'auto-determination et de démocratie directe ˆ cher à Feu Mzee Laurent Désiré Kabila - à travers les CPP, pour barrer la route à toute opportunisme, tribalisme et surtout au «système» qui nous a dominé dépuis des siècles parceque la majorité des Congolais ont choisi de se mettre à son service, au lieu de chercher à exploiter ses contradictions pour le bien du peuple.
Nous devons connaître la vraie nature de l'ennemi, mobiliser les masses dans le cadres des pouvoirs populaires, mettre fin à des improvisationsmais plutôt élaborer une politique systematique bien fondée.

La mort de Mzee Laurent Désiré Kabila constitue certe un coup dur pour le nationalisme Congolais. Mzee Kabila a été une grande personnalité qui a incarné la tradition nationaliste, l'unité du nationalisme au Congo. Kabila a poussé la lutte panafricaine à un niveau plus haut que Lumumba l'a fait. Mais c'était sans compter avec les lèche-bottistes comme Museveni, Kagame et Buyoya.
Et pendant que les jeunes qui ont réfusé l'esclavage bravaient les agresseurs à Ndjili et à Masina , Tshisekedi lui accusait Kabila «d'envoyer nos jeunes à la mort»!

Heureusement, l'essentiel est maintenant sauvé! Si on est arrivé là où on est aujourd'hui, c'est parceque Joseph Kabila, en bon stratège, a accepté de faire beaucoup de concessions, mêmes les plus humiliantes ˆ faute d'un noyau nationaliste fort autour de lui - pour enlèver tous les prétextes aux agresseurs et à tous leurs parrains d'outre-mer. Avec la nouvelle constitution, Joseph Kabila - desormais garant de la paix, de l'unité nationale, de l'indépendance politique et économique de notre pays et de son intégrité territoriale - a réçu les armes légales pour chasser les Rwandais et les Ougandais de notre pays, même en faisant appel à nos alliés, pour que le Congo s'impose et récupère les responsabilités que l'histoire lui impose en Afrique et dans le monde. Pour atteindre ce but, il faut couper les rélais de l'influence occidentale dans la Région des Grands Lacs que sont Yoweri Museveni et Paul Kagame.

S'il y avaient des éléctions en 1999, comme prévu, les nationalistes allaient gagner, à l'absence d'un mécontetement sociale ou une crise interne - après 37 ans d'instabilité monétaire, par example Mzee Kabila a réduit l'inflation de 8,000% à 11% seulement sans l'aide du FMI et de la Banque Mondiale et le peuple soutenait le changement. C'était un coup dur pour les apôtres du marché libre! Mais d'autres ont apprécié le changement.
«Kabila est sur la bonne voie démocratique, il ne demande que deux ans avant d'organiser les éléctions», a déclaré Daniel Simpson, alors ambassadeur des États-Unis à Kinshasa. Mais ils sont venus avec une sale guerre pour couper l'élan démocratique et révolutionaire propulsé par Mzee Kabila dans notre pays.

Soyons honnêtes, les soit-disant rebelles, compte tenus de leur passé, ne réprésentent rien devant le peuple, sauf la force de l'argent de sang et la violence! Admettons que les rapports de force viennent de changer. Mais l'ennemi ne baisse pas les bras.

Les superpuissances bien connues ne vont pas lacher le très riche Congo. Elle se sont rendues compte qu'elles ont déjà perdu le contrôle sur le Congo. Le peuple a ouvert les yeux. C'est pourquoi, ces puissances feront tout pour revenir avec des crocodiles dans leurs sacs.

Quoi qu'il arrive, le nationalisme ne s'eteindra jamais au Grand Congo Démocratique de Patrice Lumumba, de Pierre Mulele, de Laurent Désiré Kabila et de Joseph Kabila. La résistance ne cessera jamais. Le Congo va sauver son indépendance.

 


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Réportage avec photos sur digitalcongo.net


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