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James Kabarebe tire les ficelles au Congo pendant que son maître Paul Kagame s’occupe d’élections (*)Un compte-rendu d'une réunion de membres et de sympatisants de la RCD-Goma vient de nous parvenir. Le chef d’Etat-major rwandais serait à l’origine de la liste des officiers criminels désignés aux commandes de la nouvelle Armée nationale congolaise. Georges Alves Bruxelles, 25 août 2003 - Le général
James Kabarebe a pris les commandes du RCD/Goma pendant que Paul Kagamé,
son maître, s’occupe prioritairement de la campagne présidentielle.
C'est dans cet ordre d'idée que le chef d’Etat-major de l’APR
(l’armée Patriotique Rwandaise), s'est permis d'imposer au
gouvernement congolais la liste des officiers ex-rebelles qui continue
à susciter des vagues. C’est en ces termes que celle que ses paires ont
surnommée la dame de fer parle de James Kabarebe, l’actuel
chef d’Etat-major rwandais. Mme Sifa dénonce aussi l’autoritarisme du
Commandant James: « Personne ne peut lui dire ‘non’
au RCD et tous les officiers ont été promu par lui. Il est
à la base de la mise à l’écart de tous les
officiers supérieurs ex-FAZ (Forces Armées Zaïroises)
du RCD considérés comme trop proches de leurs amis
de Kinshasa par lui. » Outre James Kabare, d’autres critiques du genre
ont été adressées au colonel RCD/Goma Francis Kangala :
« Vous êtes responsable de ce qui vient de se passer.
Vous avez été successivement directeur des Etudes stratégiques,
le G3 ( chargé des opérations, organisations et instruction)
de l’armée du RCD, Conseiller militaire de Ondekane au Département
des Activités militaires. Vous connaissez tous les officiers et
vous aviez la responsabilité de dire au Vice-président Ruberwa
et au Général Sylvain Buki de ne pas céder aux caprices
suicidaires de James. Mais vous n’avez rien fait »,
s’est insurgé Alain Amundala, rapporteur du groupe. C’est dans cette atmosphère faite de tension
que membres et sympathisants du RCD/Goma s’étaient retrouvés
samedi, 23 août, dans la ville de Bridgeport (USA) pour faire le
point de la situation en RDC. La saga continue Mais la saga semble loin d’être finie. L’ordonnance
présidentielle venait à peine d’être promulguée
la semaine dernière lorsque Mgr Monsengwo, l’archevêque
de Kisangani, et certaines organisations de droits de l’homme sont
montés au créneau. Tous dénoncent le fait que le
gouvernement de transition ait retenu d’autres criminels pour le
compte du même RCD/Goma. Il s’agit donc de Eric Ruhomberi
accusé d’avoir massacré les officiers congolais à
l’aéroport de Kavumu (Kisangani) ; du général
Amisi Gabriel (alias Tango Four), commandant des troupes à Kisangani
lors de la répression de la mutinerie particulièrement sanglante
qu’a connue cette ville l’année dernière. Et
finalement, du Général Laurent Kunda cité dans les
tueries de Kisangani également. Il lui est reproché en plus
d’avoir tué des travailleurs de la Douane dans cette troisième
ville du Congo. Il faudra sans doute beaucoup de ressources mentales et physiques à Joseph Kabila et aux masses congolaises pour mener à bien cette transition tumultueuse. (*) Cet article a été publié sur le site www.deboutcongolais.be.tf |
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