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Clare Short crache sur les tombes des victimes du génocide au Congo

Par A.R. Lokongo
Rien au monde ne peut arrêter Clare Short, l'anciènne Sécrétaire d'État Britannique chargée du Dévelopement International, à blanchir l'image du Président Rwandais Paul Kagame. Personne au monde ne peut convaincre Mademoiselle Short, même en lui présentant des faits palpables, que Paul Kagame, qu'elle a une fois qualifié d'un «chouchou» (so sweety), est un dictateur élu, un president affairiste, un agresseur et un génocidaire protégé par les superpuissances bien connues.

En effet, Mademoiselle Clare Short a animé un séminaire sur «la pertinence de l'ONU dans les pays déchirés par des conflicts», le 18 septembre 2003 à l'ICA (Institute of Contemporary Arts), situé à un jet de pierre du Palais de Buckingham, et auquel nous avons pri part.
Dans son allocution, la parlementaire britannique a commencé par critiquer les États-Unis et la Grande Bretagne pour avoir envahi l'Irak sans un mandat du Conseil de Sécurité de l'ONU ˆ ce qui lui a poussé à démissioner comme Sécrétaire d'État Britannique chargée du Dévelopement International. Ces deux superpuissances qui font face à une résistance farouche de la part des Irakiens, la plainte de crimes de guerre contre Tommy Frank, le commandant en chef des troupes américaines en Irak, le coût exhorbitant de l'occupation et le bilan des troupes Américaines et Britanniques soit bléssés, tués ou capturés et qui monte le jour au jour, etc., sont maintenant contraintes à se tourner vers le Conseil de Sécurité de l'ONU et demander à ce que ce dernier vienne à leur aide! Ce qui explique encore la pertinence de l'ONU dans les rélations internationales, a conclu Mademoiselle Short.

Ceci dit, nous avons rappélé à Mademoiselle Short ce qui suit: Aujourd'hui, c'est au Congo où est déployé le plus grand contingent de l'ONU sous la Mission des Nations Unies au Congo (MONUC). Malgré cela, les massacres, les viols et le pillage continuent à battre leur plein. Ces graves crimes sont perpétrés par les troupes Rwandaises et Ougandaises qui sont encore visiblement répérables sur le sol Congolais. Plus de 4,7 million de Congolais ont déjà été massacrés dépuis le 2 août 1998, par les troupes d'occupation et leur laquins Congolais ˆ le plus grand génocide dépuis la deuxième Guerre Mondiale, selon International Rescue Committee, d'ailleurs une organisations des droits de l'homme américaine. L'agression Rwando-Ougando-Burundaise contre la République Démocratique du Congo a été orchestrée, sponsorisée et soutenue par les États-Unis et la Grande Bretagne. Pour preuve, «Congo's Killing Fields», «Le Congo ou l'Amphithéâtre des Massacres», un documentaire diffusé à partir de Londres par Channel4, a clairement a établi la responsabilité «indirecte» du gouvernement britannique dans la guerre d'agression contre la République Démocratique du Congo. Selon le documentaire, l'administration Tony Blair octroie 60millions de Livres Sterling, soit USD90 millions par an à l'Ouganda, au Rwanda et au Burundi, respectivement, «sous forme d'aide bilatérale» en dépit de leur agression contre le Congo, il y a à peine cinq ans, une agression condamnée par plusieures résolutions «sans effet» du Conseil de Sécurité de l'ONU. C'est injuste de faire payer au peuple Congolais le prix du génocide de 1994 au Rwanda, parcequ'il n'en est aucunement responsable.

Nous avons ajouté que la magistrate Suisse Carla Del Ponte, procuratrice générale pour le Tribunal Pénal International Pour le Rwanda (TPIR), basé à Arusha, en Tanzanie, a été contrainte de ceder ce poste à un autre par le Sécrétaire Général de l'ONU Kofi Annan parcequ'elle est entrée en collision avec «votre chouchou» le Président Rwandais Paul Kagame l'année dernière. Madame Del Ponte a insisté que toute la lumière soit faite non seulement sur le génocide de 1994 mais aussi sur les crimes de guerres imputés aux éléments du FPR/APR qui ont mi fin aux tueries. Il y avait un showdown - une epreuve de force - pendant laquelle Madame Del Ponte a été grondée par Paul Kagame comme s'il lui donnait un ordre. Il fallait qu'elle sache, selon MR Kagame qu'il revenait au gouvernement Rwandais de mener une enquête sur le personnel militaire; et que elle ne devais s'occuper que de l'investigation sur le génocide. C'est ce qu'a déclaré en substance Madame Del Ponte au quotidien Italien, La Republica.

Nous avons raconté à l'Honorable Clare Short et à l'audience l'incident qui s'est produit au cours d'un vol vers Kinshasa, Kigali et Kampala, et qui a impliqué Richard Dowden, ancien redacteur-en ˆchef de la section Africaine de l'Economist et directeur de la toute puissante Royal African Society. MR Dowden voulait savoir pourquoi le Rwanda et l'Ouganda ont déployé leurs troupes jusqu'à l'intérieur du Congo, plus précisement à Kisangani riche en diamant et qui se trouve à 1.500 km loin de leurs frontières communes avec le Congo qu'ils prétendent sécuriser contre les incursions des Interahamwe et d'autres rebelles Ougandais basés au Congo. Mademoiselle Short a ménacé de le jeter dehors de son avion!

«Voulez-vous, Honorable Clare Short, fixer l'opinion ici present sur la responsabilité et la complicité du gouvernement britannique dans la tragédie congolaise, mais aussi s'il y aura un tribunal pénal international pour le Congo?» avons-nous conclu.

Donnant l'impression d'être surprise par la présence innattendue d'un Congolais qui lui contrediait dans un tel forum, Mademoiselle Clare Short a évidemment nié toute responsabilité ou toute complicité de son gouvernement dans la tragédie Congolaise et a rejetté la balle dans le camp des Congolais eux-même.

«Je ne sais pas pourquoi les Rwandais ont toujours été les victimes d'une sorte d'anti-sémitisme au Congo. Le Congo a été toujours ingouvernable. Ce que tu qualifie de tragédie Conglaise,» a-t-elle déclaré, « remonte de l'époque de Léopold II. Elle est surtout le legs de la longue dictature et de la longue kléptocratie de Mobutu. S'il y a troubles dans la région des Grands Lacs, c'est parceque Mobutu a tout gâché. Il a accueilli et supporté sur le sol Zaïrois, ceux qui ont perpétré le génocide de 1994 au Rwanda. Ces gens devaient être neutralisés parcequ'ils posaient un danger certain pour la stabilité du Rwanda. Kabila s'est présenté [lisez: Kabila came along. Clare Short a par là minimisé le charactère populaire de la Révolution du 17 Mai] et l'AFDL avec le concours des Rwandais et des Ougandais ont chassé Mobutu, mais tous les Interahamwe n'ont pas été eliminés. Le danger a été minimisé et les Rwandais et les Ougandais ont déjà quitté le Congo en 2002.»

Et là où le bas blesse c'est quand Mademoiselle Claire Short a déclaré: «Je ne crois pas du tout que 4,7 million des Congolais ont été massacrés par les troupes Rwandaises, Burundaises et Ougandaises comme tu veux nous faire croire. Le bilan des Congolais qui ont trouvé la mort est du à des effets de la guerre, comme la faim et les maladies, et ce bilan n'est pas aussi lourd comme tu le prétend [ce qui ne necessite pas un tribunal pénal international pour le Congo donc?]. Au Congo, il y a maintenant un gouvernement de transition, inclusif et d'union nationale. Et nous esperons que cette fois-ci, le train de la démocratie au Congo a déjà quitté la gare.»

Ne pouvant plus avaler des mensonges ou contenir cette insulte à la mémoire de 5 millions de Congolais, victimes de ce génocide, nous avons interrompu Mademoiselle Short pour lui signifier que nous ne sommes pas contre le peuple Rwandais et Ougandais en tant que tels. Nous sommes contre la dictature et le lèche-bottisme de Museveni et de Kagame vis-à-vis des puissances occidentales et les intérêts de leurs multinationales au détriment du Congo. Ce qui endeuille la région des Grands Lacs.
«Il n'y a pas de dictature en Ouganda et au Rwanda. Il y avait des élections libres et transparentes en Ouganda en 2002. Museveni a été réelu. Le Président Kagame vient d'être démocratiquement élu par une vaste majorité,» a retorqué Mademoiselle Short.
«Quant à la présence des Ougandais et des Rwandais dans notre pays,» avons-nous poursuivi, «je voudrais; en tant que citoyen congolais qui connait mieux la situation dans son pays et qui vient de perdre une mère dans les territoires encore occupés par les Rwandais - assurer l'honorable Clare Short et cette auguste asssemblée qu'elle est aujourd'hui visiblement répérable, car une liste des postes commandés par des généraux Rwandais au Congo (voir l'Avenir du 13.09.2003) a été présentée à MR William Swing, le chef de la MONUC. Je viens d'adresser une lettre à l'Honorable Clare Short dans laquelle j'ai inclu une copie de cette liste. Et MR Swing vient de dénoncer l'ingérence des pays voisin dans les affaires internes du Congo, ce qui risque de mettre le processus de paix en danger. C'était au cours d'une conférence en Afrique du Sud la sémaine dernière.»

La position Congolaise a été revendiquée par deux interventions de deux femmes dans l'audience. La prémière a qualifié l'assertion de Clare Short selon laquelle le bilan de la guerre au Congo est négligeable de «moralement inténable» d'après son expérience au Congo. La deuxième a invité les gouvernements occidentaux à revoir leur politique étrangère, à cesser de hisser d'autres Mobutu et Saddam Hussein au pouvoir, et quand ces derniers ne réprésentent plus leurs intérêts, ils sont combatus comme des dictateurs. Voilà une léçon à Kagame et Museveni. Les occidentaux n'ont pas d'amis permanents, ils n'ont que des intérêts permanents. Mais nous, nous sommes convaincus que le Congo va se relever - Congo will rise again - pourvu que les Congolais se respectent et ceux qui ont trahi se deprostituent. Un verdict populaire les attend aux élections. Le même peuple souhaite qu'un tribunal pénal international pour le Congo soit établi. Démocratie oblige.

 

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