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La présence des généraux Kisempia et Padiri à l’Est effraie Kagame et Museveni

Par JM, publié dans L'Avenir du 22 septembre 2003
 
A l’issue du dialogue intercongolais, il y a eu la décision de la réunification du pays, ce qui justifie la présence du gouvernement d’union nationale et de la nouvelle armée réunifiée et intégrée. La matérialisation de celle-ci pose cependant problème, à cause de deux noms que Kagame et Museveni redoutent : Kisempia et Padiri. En effet, les deux hommes ont un sens patriotique aigu qui rebute les pyromanes de la crise congolaise.

Et pour cause. Le Général Major Kisempia Sungilanga Lombe connaît bien le terrain de Goma, où il est nommé commandant de la première région militaire. Autant il a démontré sa bravoure à Mbandaka où il a brillamment contré les velléités de Museveni, autant maintenant, toujours fidèle au Chef de l’Etat et commandant suprême de l’Armée et à la nation congolaise, il va prouver à Kagame à partir de Goma que les Congolais sérieux et qui ont une grande foi et un grand amour dans leur patrie existent.

Car la corruption ne passera pas. Et aucun moyen de chantage international n’est encore trouvé par le président rwandais qui n’ignore pas que le vaillant général major Kisempia a la réputation de matière grise sur le plan international, formé qu’il est dans les hautes académies militaires belges et congolaises. Le «je ne trahirai jamais le Congo» de tous les Kabilistes, c’est ce pourquoi il se bat toujours et sans complaisance derrière le Chef de l’Etat et la haute hiérarchie de l’armée nationale congolaise. Quant au Général Major Padiri, c’est un noyau dur, que Kagame n’a pas su écraser durant toutes ses années d’occupation d’une partie du Congo. Padiri a évolué dans les territoires occupés, en vrai stratège militaire, avec ses
éléments: les Maï-Maï. Kagame ne lui ‘a jamais fait peur. Par contre, il a su payer à la résistance du Général Padiri un prix non des moindres dans son occupation du Congo. Celui qui était hier le chef des Maï-Maï incarnait alors dans les territoires occupés l’âme d’un Congo uni, refusant d’être divisé; il était l’écho sonore de la volonté du chef de l’Etat de réunifier et de pacifier le Congo, sans transiger sur l’intégrité du territoire national. Elevé au rang de Général Major dans l’armée réunifiée, Padiri est nommé Commandant de la région militaire de la province orientale, porte d’entrée de Museveni.

Conscients qu’avec ces deux personnalités l’ordre, la discipline, la conscience nationale vont régner à Kisangani et Goma, portes d’entrée des agresseurs du Congo, et qu’il ne sera pas possible de les aliéner pour exploiter les mines d’or et le coltan, les vrais maîtres de la guerre qui sévit au Congo avaient interdit à des personnes nommées dans l’armée pour prendre d’autres fonctions de ne pas rejoindre Kinshasa. Ce, afin de prolonger la crise et d’achever leur plan sur base des recettes générées par l’occupation du Congo.
Car si les commandants des régions militaires nommés par eux à Kisangani et à Goma venaient à lâcher prise au profit des personnes au service du Congo, on ne parlera plus de l’agression rwando-ougandaise et le profit des pilleurs s’arrêtera net.

Par cette action où les vrais artisans de la guerre ont même ignoré que ceux qu’ils ont soutenus et qui sont au gouvernement à Kinshasa sont d’accord avec les structures de l’armée, les pays agresseurs ont voulu montrer que seuls comptent leurs intérêts et non des alliances. Comme quoi chacun doit en tirer des leçons.
Quoi qu’il en soit, le peuple congolais ne cédera jamais à la pression de quelque nature que ce soit pour se laisser dominer par des pays voisins, ou même pour céder une partie de son territoire national. Les Kivutiens ont soutenu Padiri et les Kasaïens, les Songyeen particulier, ont barré la route aux Rwandais à Kabinda, pour encourager leurs frères enrôlés dans l’armée congolaises d’aller jusqu’au dernier sacrifice pour sauver la nation. Honorés qu’ils sont par ces nominations, ils sont davantage soudés et loyaux au chef de l’Etat pour la paix au Congo, avec tous les Congolais réunis derrière les actions de leur président et rien ne pourra les perturber.
Ensemble nous bâtirons un pays uni et fort. Il ne sert à rien de trahir le Congo pour enrichir les étrangers, car en définitive, étant donné que les alliances se font et se défont, nous finirons un jour par nous retrouver malheureux au Congo ou quelque part en exil, qui a toujours été amer, puisque le Congo va mal. A éviter absolument.
 

 

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